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Giscard, contre-panégyrique pour une crapule soixante-huitarde

En ce jour de deuil national en l’honneur du « petit télégraphiste de Varsovie » il convient de rappeler que le néo-capitaliste Giscard d’Estaing est le premier chef d’État à avoir rompu le pacte multiséculaire qui unit la France au Liban.

Néo-capitaliste et soixante-huitard comme l’écrit magistralement Régis Debray dans Mai 68, une contre-révolution réussie : « L’État comble chaque jour son retard. La transcroissance du système, indispensable à sa survie, s’est opérée, et continue de le faire, sur la lancée de Mai. Les nouvelles fonctions du capital ont trouvé leurs organes adéquats. Après que le Patriarche s’est vu signifier son congé (avril 1969, contrecoup de Mai 68) par la voix combinée des agents de change de la Bourse et des agents du changement de la Sorbonne, Pompidou le latiniste, né à Montboudif de parents instituteurs, débarrasse le plancher devant Giscard l’économiste, né à Coblence d’un père financier international. L’humanisme classique passe le flambeau au systémisme du M.I.T., les normaliens des cabinets ministériels aux brain-trusts d’énarques. La vieille bourgeoisie d’Etat à la nouvelle bourgeoisie financière. II y eut bien subversion dans le passage de l’archéo au néo, mais elle n’a renversé que les rapports unissant, au sein de la société libérale, les techniques de gestion aux pratiques de domination. Nous sommes passés d’une technocratie honteuse (cachée derrière un charisme patriarcal) à une technocratie triomphante, c’est-à-dire d’un autoritarisme triomphant (mais en façade) à un autoritarisme honteux (plus diffus, et plus réel) ».

En 1970, dans son manifeste du capitalisme avancé Ciel et Terre, Jean-Jaques Servan-Schreiber préconisait l’abolition de la transmission héréditaire de la propriété des biens de production. Le capitalisme patrimonial du XIXe et du début du XXe devenait un boulet pour le capitalisme d’actionnariat. On comprend mieux la collusion des gauchistes et des libéraux au service du néo-capitalisme.

Le vieil Engels avait été quasi prophétique : « En dissolvant les nationalités, l’économie libérale fit de son mieux pour généraliser l’hostilité, pour convertir l’humanité en une horde de bêtes féroces – les concurrents sont-ils autre chose ? – qui se dévorent mutuellement parce que les intérêts de chacun sont égaux à ceux de tous les autres. Après ce travail préliminaire, il ne restait plus à l’économie libérale qu’un pas à faire pour atteindre son but : il lui fallait encore dissoudre la famille ».

Le libéralisme sociétal et le libéralisme économique allant de pair, Giscard a été tout naturellement l’initiateur et le champion des réformes sociétales. « Cette heureuse libération sociétale [mai 68] eut pour pendant et contrepartie un effondrement symbolique, avec la mise en marche d’une privatisation tous azimuts, bien au-delà des services, des pouvoirs publics eux-mêmes. Big Brother vaincu, Big Mother monta sur le pavois ; et l’autorité paternelle mise à bas, l’individu compassionnel, soulagé de son ancien surmoi, fut livré tout cru à la tyrannie de l’argent, de l’opinion et de l’instant. Avec cette revanche en sursaut du refoulé, on passa d’un trop d’État à un pas assez. Les révolutions authentiques sont toutes puritaines. L’exaltation unilatérale et rien de moins que freudienne de la libido par l’« esprit de Mai » aurait pu mettre la puce à l’oreille des historiens de l’immédiat. Ce que l’individu gagnait en liberté, le citoyen n’allait-il pas bientôt le perdre en fraternité ? Et les citadins, en égalité ? Derrière une Love Parade ouverte à tous les exclus, des free parties sans interdits, se faufilaient, sans mot dire, le trader, l’insatiable show-biz et le tout-à-l’ego.» (Régis Debray, extrait de la préface de Mai 68, une contre-révolution réussie).

Dans le site de l’Institut du monde arabe, à la page Genèse du projet, on peut lire : « C’est Valéry Giscard d’Estaing qui a été le premier à envisager un organisme de ce type afin d’apaiser les tensions du moment et de permettre des collaborations créatrices au lendemain de la première crise pétrolière ». Du Bat Ye’or dans le texte !

En 1976, Giscard donne carte blanche à la Syrie au Liban, carte blanche qui est à l’origine  de l’invasion et d’une occupation de presque trente ans. Alors que la Syrie venait d’envahir le Liban, Giscard déclara à Hafez-el-Assad reçu en grande pompe à Paris : « Rien ne nous satisferait d’avantage que de constater que le concours de la France au Liban n’est pas nécessaire ».

Trahison qui provoqua cette réflexion de bon sens et cruellement prémonitoire de Saddam Hussein à l’adresse de Raymond Barre : « Comment se fait-il que la France amie de longue date du Liban le lâche ? Comment pouvons-nous vous faire confiance alors que nous ne sommes amis que de fraîche date ? ».

En octobre 1978, Louis de Guiringaud, ministre des Affaire étrangères, rejette sur les seuls chrétiens la responsabilité de la guerre du Liban et sur les milices chrétiennes la responsabilité de son aggravation : « Il ne faut pas oublier que ce sont les Chrétiens qui ont appelé les Syriens au Liban pour se protéger contre les Palestiniens, pour essayer aussi de restaurer une situation privilégiée dont ils bénéficiaient dans le Liban tel que nous l’avions nous-mêmes constitué après la Première Guerre mondiale, et aidé à se maintenir après la Deuxième Guerre mondiale. Un Liban dont la majorité de la population est musulmane, mais dans lequel l’État était pratiquement contrôlé à tous les échelons par les Chrétiens…. Ce sont ces milices chrétiennes qui ont déclenché la dernière bagarre de la bataille de Beyrouth ; ce ne sont pas les Syriens… Je considère comme très important de leur dire, à travers vous, qu’il ne faut pas qu’ils comptent sur l’appui de la communauté internationale dans un combat qui est un combat sans raison, déraisonnable ».

Un mois plus tôt Louis de Guiringaud s’était rendu en Indonésie (pays dont la population est principalement mahométane) pour y signer un accord militaire assorti de vente d’armes et de la garantie que dans le cadre de l’Onu la France ne s’opposerait pas à l’Indonésie pour avoir envahi le Timor oriental et y avoir commis des massacres de masse.

Le Timor oriental dont la population est catholique…

François Mitterrand candidat avait fait la promesse de rétablir les liens pluriséculaires entre la France et le Liban. Il tint parole et c’est pourquoi notre ambassadeur Louis Delamare fut assassiné. Mitterrand a soutenu la souveraineté du Liban tant qu’il a pu. En 1989 la Syrie a voulu, par une offensive d’envergure, en finir avec la zone du Liban non encore occupée par elle. La France a rapproché deux frégates lance-missiles et le porte-avions Foch, ce qui a eu pour effet de stopper la Syrie. Peine perdue cependant puisqu’il fallut donner des gages à la Syrie l’année suivante pour la faire entrer dans la coalition contre l’Irak. Les États-Unis exigèrent que la France lâche Michel Aoun et qu’Israël lève les exclusions aériennes afin que la Syrie puisse bombarder le palais présidentiel de Baabda. La France s’est, hélas, couchée pour favoriser une guerre contraire à ses intérêts et à ses amitiés, Israël a prouvé son manque de fiabilité et la scélératesse américaine a été une nouvelle fois confirmée.

Pascal Olivier

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Zemmour a acté le naufrage de la doctrine Chevènement

Le 16 octobre dernier, quelque heures après la décapitation de Samuel Paty, était diffusé sur la chaîne de télévision CNews un débat qui opposait Éric Zemmour à Jean-Pierre Chevènement. L’évènement tragique ne pouvait pas être commenté au cours de ce débat puisque l’émission avait été enregistrée la veille. Mais ce qu’a révélé malgré lui J.-P. Chevènement a de quoi laisser pantois tout en donnant à cette tragédie un éclairage nouveau. Vers la 27e minute il déclare : « Je pense que dans le projet de loi que prépare le président de la République contre le séparatisme, il y a des outils utiles pour faire en sorte que dans notre pays à l’école les valeurs républicaines, la laïcité, soient  respectées et je pense que la démarche de Jean-Michel Blanquer qui consiste à désigner des référents laïcité porte ses fruits, on voit qu’il y a des signalements qui permettent de combattre au quotidien un certain nombre de faits, des injures, des manifestations tout à fait insupportables, comme par exemple la vocation [le projet] de la décapitation de tel ou tel professeur, ou de toutes choses que l’on voit circuler. C’est le fait d’une toute petite minorité, il y a 12,5 millions d’élèves mais il y a peut-être quelque milliers de ceux-ci qui sont concernés ».

Vous avez bien lu, le président de la République et le gouvernement que fréquente J.-P. Chevènement savaient que des professeurs étaient menacés de décapitation par certains de leurs élèves.

« Quelques milliers », J.-P. Chevènement a minimisé bien qu’il ne soit pas sans savoir que ce sont les minorités agissantes qui font l’histoire. « La bouteille est à moitié vide et à moitié pleine » répondit-il à Zemmour qui mettait en doute la volonté d’acculturation et d’assimilation des nouveaux venus dans le creuset français. Là aussi JPC n’est pas sans ignorer que l’assimilation est estimée à seulement 5 à 10 %. Cette estimation est celle avancée par Pierre Brochand, ancien directeur général de la DGSE, le 2 juillet 2019, lors de son intervention au séminaire de la Fondation Res Publica dont JPC est le président fondateur. Pierre Brochand estime en outre les intégrés à 30-35 % et les sécessionnistes à 50 % dont une grosse majorité nous est franchement hostile. Voilà donc la source, pour le moins alarmante, qui permet à JPC de trouver la bouteille à moitié pleine et de ne pas perdre espoir !

Le Che a surpris en affirmant que si on ne pouvait plus intégrer pour des raisons de communautarisme, de tensions, de capacités d’accueil, il fallait réduire ou stopper l’immigration. Zemmour qui a déclaré en début d’émission avoir voté pour lui en 2002 aurait pu lui rappeler qu’à l’époque, candidat à la présidentielle, il avait refusé le moratoire sur l’immigration que demandaient ses partisans de l’autre rive, refus qui a pesé lourd dans sa défaite.

L’ami Zemmour a rappelé à juste titre au Che que Charles de Gaulle affirmait qu’on assimile des individus et non pas des communautés ou des peuples. En revanche on intègre des communautés ou des peuples ce qui n’est pas la pratique historique ni la vocation de la France et surtout pas celle de la République une et indivisible. Éric a coutume (il ne l’a pas fait cette fois-ci) de faire référence aux travaux de Pierre Milza sur l’immigration italienne en France. L’exigence de l’assimilation républicaine est à l’origine de la remigration des deux tiers des Italiens. Nos ennemis et les collabos de l’invasion et de la colonisation que nous subissons le savaient, c’est pourquoi ils ont si bien combattu l’assimilation au profit de l’intégration. Ils ont hélas été grandement aidés dans cette funeste entreprise par les travaux du faussaire Jacques Berque , le mauvais génie de J.-P. Chevènement :

Chevènement sous l’emprise du faussaire Jacques Berque

Nos ennemis sont aujourd’hui confortés par le président de la République qui a affirmé qu’il n’y a pas de culture française.

Chevènement a tendu un piège à Zemmour en lui demandant s’il pensait que le métissage était une bonne chose. Curieuse question venant d’un Chevènement qui déclarait il n’y a pas si longtemps : « Il aurait fallu distinguer le sort de la France et de l’Algérie, parce que, je le pense, ces deux peuples n’étaient pas miscibles ».

Zemmour a répondu qu’il n’était pas hostile au métissage, que les gens font ce qu’ils veulent mais qu’il ne devrait être ni diabolisé ni prôné, or c’est bien à un eugénisme du métissage que nous assistons, tout ce qui n’est pas métissé est mal et en particulier tout ce qui est blanc est diabolisé, depuis les années 80 l’antiracisme est un racisme anti-Blanc. Éric a ajouté que même un historien de l’Action française comme Jacques Bainville pensait que la France n’est pas une race mais une nation, elle est une âme pour Michelet. Le Che et Zemmour sont tombés d’accord pour dire que la France est un creuset, qu’elle est universelle. Zemmour a dû quand même préciser que ça ne venait pas de nulle part, que ce creuset était enraciné dans la terre de France et d’évoquer la citation de Charles de Gaulle : « Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne ».

À propos de l’école, Chevènement a raison de dire qu’elle est un pilier de la République, le lieu de l’apprentissage de l’exercice du pouvoir souverain des futurs citoyens. Il aurait pu aussi ajouter qu’il ne peut y avoir de démocratie sans l’existence d’une importante classe moyenne éduquée. Cela est juste mais théorique, éloigné  des réalités, fait remarquer Zemmour, l’école est dévastée, le niveau effondré, elle est devenue une entreprise de propagande et de formatage au politiquement correct. Il incrimine à raison le collège unique (réforme Haby) et les pédagogistes fous. Il rend aussi en partie responsable le Che artisan des 80 % d’une classe d’âge au niveau du bac avec cette fois-ci moins de raison me semble-t-il, Chevènement étant un ardent défenseur de l’élitisme républicain. Éric aurait pu dire – mais il ne l’a pas fait – que c’est bien parce que l’on cherche à mettre à bas la République et la démocratie que l’on assiste à une destruction délibérée de l’école.

Sur la question de l’islam, Zemmour s’adresse à Chevènement en ces termes : « Vous avez échoué, pardonnez-moi, parce que vous avez peut-être pris les mauvaises armes, vous avez cru qu’on pouvait acclimater un islam de France et ça a échoué, il peut y avoir des musulmans en France, oui absolument, mais il ne peut pas y avoir un islam de France ».

Ce à quoi Chevènement répond : « L’islam évolue, est capable d’évoluer. M’a succédé à la tête de la Fondation de l’islam de France (…) un homme tout à fait éminent, Ghaleb Bencheikh, qui est un grand savant, qui est en même temps quelqu’un de convaincu de ces idées et qui veut faire vivre cet islam des Lumières, ce mot n’est pas de moi, il est de Jacques Berque, il a également employé le mot d’islam de France disant que la France devait être capable de donner cet exemple ».

 Nous y voilà. JPC inspiré par le faussaire Jacques Berque avait espéré qu’un islam de France compatible avec la République entraînerait par exemplarité le monde musulman vers la modernité. Le contraire s’est produit. L’avancée de l’islam en France et en Europe conforte et accentue les régressions dans le monde musulman et en Europe. C’est traditionnellement par la conquête de la périphérie que l’islam réislamise son centre. L’hubris de cette folle espérance a fini en Némésis !

Convaincu par Jacques Berque, Chevènement a cru dans la fable de la rationalité islamique, c’est en s’appuyant sur cette chimère qu’il a posé la première pierre de l’islam de France en invitant l’islam à la table de la République y compris les fréristes de l’UOIF et les islamistes du Tabligh.

Voici un extrait de son discours prononcé le 28 janvier 2000 lors de la signature avec des représentants de l’islam en France du texte  Principes et fondements juridiques régissant les rapports entre les pouvoirs publics et le culte musulman en France :

« Qu’est-ce que la laïcité en effet, sinon la croyance en la capacité de tous les citoyens, quelle que soit leur religion, de s’entendre sur le bien commun, la res publica, à la seule lumière de la raison naturelle à laquelle le Coran se réfère constamment, du moins dans la traduction qu’en a donnée Jacques Berque ».

C’est totalement faux, il n’y a pas une seule fois dans le Coran le substantif « raison » y compris dans la traduction de Jacques Berque. C’est dans En relisant le Coran, un recueil de commentaires de Jacques Berque sur le Coran, que le faussaire s’est livré à des contorsions pour faire croire à des appels à la raison avec des notions prétendument proches comme la clairvoyance, la lucidité, la sagesse, la vérité, etc.

« Islam des Lumières est un oxymore » a répondu l’ami Zemmour, il ne peut pas y avoir d’islam des Lumières, l’islam c’est exactement le contraire des Lumières.

Zemmour a trahi un petit secret en révélant qu’en privé Chevènement lui aurait avoué qu’il n’avait pas réussi à faire signer explicitement le renoncement à l’interdiction de l’apostasie punie de mort autrement qu’indirectement, par une référence à la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales.

Chevènement qui n’apprécie que très peu qu’on lui fasse ce reproche avait été jusqu’à falsifier le texte signé le 28 janvier 2000, Principes et fondements juridiques régissant les rapports entre les pouvoirs publics et le culte musulman en France dans le fichier PDF consultable en ligne sur le site de la Fondation de l’islam de France. Au bas de la première page il avait ajouté tout l’article 9 de ladite convention, article qui stipule entre autres la liberté de changer de religion. C’est comme si un notaire faisait un ajout à un acte après coup sans refaire signer les parties !

Cet ajout a été supprimé après que Ghaleb Bencheikh a succédé à Chevènement à la tête de la Fondation. Souci du successeur de ne pas être accusé de faux en écriture publique ou impossibilité d’afficher la liberté d’apostasie pour les mahométans ?

Voici la version actuellement en ligne :

https://fondationdelislamdefrance.fr/wp-content/uploads/2017/05/Principes-et-fondements-juridiques-r%C3%A9gissant-des-rapports-entre-les-pouvoirs-publics-et-le-Culte-musulman-en-France.pdf

Voici la version anciennement en ligne visible en fouillant dans les archives du net :

http://fondationdelislamdefrance.fr/wp-content/uploads/2017/05/Principes-et-fondements-Islam-de-France.pdf

« Si on avait supprimé la peine de mort contre ceux qui quittent l’islam, l’islam n’existerait plus aujourd’hui. L’islam aurait disparu dès la mort du Prophète, que la paix soit sur lui. Condamner l’apostasie, c’est ce qui a permis de garder l’islam jusqu’à nos jours » martelait le prédicateur Al-Qaradawi. « Si l’islam mondial avait un chef, ce serait lui » écrivait naguère Xavier Ternisien.

Cela étant dit, plutôt que d’accabler Chevènement sur sa reculade, ce qui pourrait laisser croire que les mahométans jouissent légalement en France d’un statut séparé sur la question de l’apostasie et qui ne ferait qu’encourager ceux qui l’interdisent de fait dans leur pratique sociale, il serait beaucoup plus utile de confronter les signataires à leurs pratiques. La liberté de conscience, d’expression, la séparation des Églises et de l’État, l’égalité entre les sexes et bien d’autres choses ont été acceptées « sans restriction » le 28 janvier 2000 par les représentants des principaux courants de l’islam en France, signataires du texte issu de la Consultation. Cette adhésion et cette signature sont largement transgressées et trahies. Sur la question de l’insincérité des signataires, Jean-Pierre Chevènement avait naguère répondu que son rôle n’était pas de sonder les reins et les cœurs. Aujourd’hui nous savons. Cette transgression et cette insincérité sont à verser dans le dossier d’instruction de l’interdiction du culte islamique en France.

Quant au « grand savant » Ghaleb Bencheikh, son adoubement en ouléma (savant de l’islam) par le Che laisse rêveur. Régis Debray n’a pas vu venir ce coup-là, après l’intellectuel en phase terminale (I.T.) voici venir les oulémas ! Ouléma qui le 19 octobre dernier, au cours de l’émission Soir Info sur CNews disait de Zemmour, l’honneur et le fierté de la chaîne,  : « Un délinquant condamné par la justice trois fois qui vient nous dire des inepties et des âneries ».

Zemmour et Chevènement sont d’accord : « la France c’est  la croyance dans la raison ». Chevènement ajoute qu’il croit dans le débat. La démocratie délibérative est le socle de la République.

Il devrait rappeler cela à son ancien conseiller parlementaire, Guillaume Vuilletet, qui a voté la levée de l’immunité parlementaire de Marine et de Collard avec tout le bureau de l’Assemblée nationale à l’exception remarquée de Clémentine Autain qui a sauvé l’honneur du bureau. Collard et Marine avaient en réponse à un odieux journaleux qui assimilait le FN à Daech publié sur Twitter des images des exactions de Daech. Les poursuivre pour apologie de terrorisme est une forfaiture.

Le « grand savant » de Chevènement, Ghaleb Bencheikh, n’est pas en reste quand il propose de réprimer la misislamie et non pas l’islamophobie (qui est comme son nom l’indique une pathologie, « Je suis islamophobe et j’en suis fière » doit doucement le faire rigoler), l’opposition à l’islam, la vraie, celle qui tient intellectuellement la route, celle de Rémi Brague par exemple.

Répression des idées et des sentiments, le « grand savant » dans ses œuvres chariatesques :

https://nos-medias.fr/video/qu-est-ce-que-l-islamophobie-ghaleb-bencheikh

Ses homologues « savants » de la plus prestigieuse instance mondiale de l’islam sunnite, l’université al-Azhar, ont quant à eux réitéré après la décapitation de Samuel Paty leur exigence d’une législation mondiale interdisant « la diffamation des religions », autrement dit la prohibition de l’insoumission à l’islam. De son côté il n’est pas question pour al-Azhar que l’islam prenne ses distances avec les textes qui appellent à trucider les non-musulmans, ce que lui avait pourtant demandé le Président Sissi.

Le sunnisme n’est peut-être pas hiérarchisé mais chacun joue sa partition !

Jean-Pierre Chevènement dans sa grande naïveté s’était fait rouler dans la farine lors de sa rencontre avec le grand imam de la mosquée al-Azhar, Mohammed Tantaoui, qui lui avait courtoisement, diplomatiquement et pour lui être agréable, affirmé que le voile n’était pas une obligation religieuse. Nicolas Sarkozy ministre de l’Intérieur avait demandé au même personnage la même onction au moment de la loi de 2004 sur le voile à l’école, onction aussitôt contestée par des oulémas (savants) d’al-Azhar et par le mufti d’Egypte, Ali Gomaa, présent aux allocutions publiques de MM. Sarkozy et Tantaoui. Ali Gomaa mit en garde la France contre une telle loi. Cela nous a coûté le crash du vol 604, 134 Français précipités dans la mer Rouge :

https://ripostelaique.com/2004-crash-du-vol-604-apres-le-voyage-de-sarkozy-aucun-rapport-avec-la-loi-sur-le-voile.html

Le Che reproche à Zemmour « d’hystériser inutilement le débat, parce que la passion ça peut consister à mettre tellement de haine face à face qu’on arrive plus à la maîtriser . Or moi je voudrais éviter à notre pays le funeste destin qui le guette qui est celui d’un cheminement à une guerre civile ».

Non Jean-Pierre, sûrement pas une guerre civile. Pour qu’elle soit civile encore faut-il appartenir à une même nation. Les Français de papier et de jure à qui tu as donné si facilement la nationalité, il suffisait qu’ils en expriment la volonté (tu l’as reconnu devant Zemmour) n’appartiennent pas à notre nation au sens de Sieyès ou de Renan. En revanche nos ennemis auront intérêt à faire croire à une guerre civile pour que nous ne puissions pas la nommer de son vrai nom, guerre de libération nationale, guerre de reconquête, guerre de décolonisation.

Et pour qu’il y ait guerre il faut être deux, pour l’instant seuls les Français subissent une offensive unilatérale, 120 agressions au couteau par jour, au moins 200 viols quotidiens et plus de mille agressions gratuites par jour, probablement bientôt la progression des égorgements et des décapitations, etc…

En réalité ce que tu veux, cela ressort des tes écrits et de tes dires, c’est minimiser, dissimuler autant que possible la réalité sur les viols, les assassinats, les attentats qui ravagent la France, c’est intimider ceux qui voudront en parler et terroriser ceux qui entendront se défendre, fort avec les faibles, faible avec les forts.

N’as-tu pas dit à l’ami Zemmour à la fin de l’émission : « Vous démoraliseriez une armée à vous tout seul, c’est la marque de votre talent, mais en même temps ça mériterait qu’on vous fasse fusiller [pour ce que vous avez dit hier dans votre émission]*… en temps de guerre je dis bien puisqu’il** démoraliserait une armée, vous avez compris que je n’ai nullement l’intention de vous fusiller, sinon peut-être du regard ».

Tu t’es rattrapé laborieusement à la fin mais trop tard, c’était dit.

  • Ce qui est entre crochet est passé pendant la diffusion initiale mais est coupé dans la vidéo consultable.

** À la troisième personne parce qu’il s’adresse à Christine Kelly qui avait manifesté sa surprise.

Pascal Olivier 

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Les Américains ont interdit une mosquée à Ground Zero, interdisons Médine !

Il y a 17 ans, le 11 septembre 2001, les États-Unis subissaient sur leur sol la première attaque depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Attaque ourdie par des alliés des EU en Afghanistan, dans les Balkans et ailleurs. Ces alliés ne supportaient plus la présence en Arabie saoudite – tout entière assimilée à une grande mosquée – de leurs amis, les troupes « impies » américaines qui y avaient pris pied, depuis qu’ils avaient, contre l’Irak, volé au secours de ce que la planète compte de plus rétrograde et de plus jihadiste (cf. Le 11 septembre 2001 ou le déclin de l’Empire américain).

L’attentat intervient dix ans après que les Américains se sont installés en Arabie saoudite. Dix ans est le maximum que la charia autorise pour une trêve avec des mécréants. Traités de paix et traités d’amitié sont, eux, prohibés. C’est pourquoi le Sénat afghan avait tenté de faire modifier le titre d’un traité d’amitié avec la France.

Les buts de guerre du 11-9 ont été atteints. Le gros des troupes américaines se sont retirées d’Arabie saoudite en 2003 (pour aller s’installer en Irak).

En 2010, la construction à proximité immédiate de Ground Zero d’un centre islamique avec mosquée est approuvée, alors que le seul édifice religieux détruit par l’attentat, une église orthodoxe grecque construite en 1916 et qui se trouvait au pied des tours jumelles, est quasi interdit de reconstruction, comme si le pacte d’Omar s’appliquait d’ores et déjà dans le Nouveau Monde.

Le tollé est immédiat, une mobilisation avec maintes manifestations (dont des parents de victimes) contre cette profanation et ce sacrilège durera plusieurs années, jusqu’à l’abandon de l’infâme projet en 2015. Quant à l’église grecque, les obstacles à sa reconstruction seront levés fin 2011.

Newt Gingrich, ancien Président de la Chambre des représentants des États-Unis, avait déclaré : « Les nazis n’ont pas le droit de mettre en place un panneau à côté de Musée de l’Holocauste à Washington. Nous ne pourrions jamais accepter que les Japonais installent un site à côté de Pearl Harbor. Il n’y a aucune raison pour nous d’accepter une mosquée à côté du World Trade Center ».

Il s’agit donc bien de sacré. Le sacré est, par définition, la chose pour laquelle on accepte de tuer ou de mourir (sacrifice) et la chose qu’on ne peut piétiner sans commettre un sacrilège. C’est pourquoi l’ami Zemmour a commis une faute en déclarant à Causeur qu’il respectait des gens prêts à mourir pour ce en quoi ils croient – ce dont nous ne serions plus capables. Ce qu’il a dit revient à respecter tous les sacrés. Seul le sacré est universel, affirme Régis Debray, pas son contenu. Or, on ne peut respecter que ce qui est sacré pour nous, sinon tout devient sacré et il nʼy a plus de sacré. Et c’est peut-être là la source de notre problème. Lʼislam ne fait pas partie de notre sacré, il est même le contraire de ce qui est sacré pour nous, il n’est donc pas respectable.

Le sacré de Médine, parfaitement décrypté par Lina Murr Nehmé, consiste bien à tuer légalement les laïques conformément à la charia :

https://www.youtube.com/watch?time_continue=31&v=PQfTaxeojdA

Sa chanson Don’t Laïk, sortie une semaine avant l’attentat contre Charlie Hebdo, résonne comme une fatwa :

« Porte le voile t’es dans de beaux draps / Crucifions les laïcards comme à Golgotha ».

(Comme au Golgotha ou comme sur le Golgotha, puisqu’il s’agit, en l’occurrence, d’une colline. Médine est le genre d’inculte qui dit « sur Paris » ou « sur Nice » en lieu et place de « à Paris » ou « à Nice » et qui, du coup, commet un mésusage du « à »).

Dans sa chanson Speaker Corner :

« Mon blaze Médine version latine de la sainte ville d’Al Madina ».

Un hadîth : « L’Islam reste attaché à Médine comme le serpent à son trou ». Donc à la partie politique (violente) du Coran.

Médine l’islamiste ne piétinera pas impunément nos martyrs.

Le 11 septembre 2018.

Pascal Olivier

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Les indépendantistes pour une Corse défrancisée et islamisée

Si la forfaiture, le coup d’Etat antidémocratique du 4 février 2008 est de notoriété publique, avoir fait entrer par la lucarne parlementaire le Traité établissant une Constitution pour l’Europe (maquignonné en Traité de Lisbonne), traité que le peuple avait sorti par la grande porte du suffrage universel, un autre référendum a été bafoué de la même manière, mais cette fois-ci en catimini. La loi portant la nouvelle organisation territoriale de la République, celle qui a créé les grandes régions (des sortes de Länder), cette loi a subrepticement introduit pour le 1er janvier 2018 la création d’une Collectivité de Corse en lieu et place de l’actuelle collectivité territoriale et des deux départements. Ce rabaissement de la Corse à un TOM, ce démantèlement de la République et de la France, les glorieux Corses l’avaient rejeté lors du référendum du 6 juillet 2003. Dix ans plus tard, les glorieux Alsaciens avaient à leur tour, lors du référendum du 7 avril 2013, refusé que l’Alsace devienne un Land.

A l’issue du vote de ce dimanche, cette nouvelle Collectivité de Corse aura très probablement une majorité de brigands indépendantistes. Ces brigands indépendantistes qui ne se privent pas de fustiger ce qu’ils appellent le « colonialisme français », de déclarer que la Corse est dans la situation des trois départements d’Algérie à la veille de l’indépendance, expriment leur solidarité avec les colons mahométans. Ils entretiennent avec eux de fraternelles relations selon leurs propres dires et accusent de racisme les Résistants corses.

Déjà des voix s’élèvent (entre autres certains présidents des nouvelles grandes régions) pour demander que l’on étende l’expérience corse aux nouvelles régions (Länder). Il faut achever le démantèlement de la France. C’est le moment d’en profiter, les patriotes sont mal en point, le Front National n’a réuni dimanche dernier en Corse que 3,28 % des voix alors que Marine Le Pen était arrivée en tête au premier tour de la présidentielle et avait réuni 48,52 % des voix au second tour ! Bientôt le retour des Grandes Compagnies comme l’avait prédit le regretté Max Gallo !

La Corse est pauvre et vit de la solidarité de la nation (deux milliards d’euros de transfert par an). Il ne s’agit donc pas de la part de ces brigands indépendantistes d’un séparatisme de riches (Catalogne, Flandre, Lombardie) qui ne veulent plus être Espagnols, Belges ou Italiens par égoïsme, la nation étant le lieu où s’exerce la démocratie mais aussi la solidarité. Une Corse indépendante ne serait pas indépendante longtemps !

Je vous invite à lire ou à relire le magnifique texte qu’avait écrit Gérard Couvert, Corse, une machine de guerre contre l’unité nationale dont voici quelques extraits en guise de conclusion :

« Une Corse indépendante, serait intérieurement soumise à des clans parfois violents, et extérieurement aux intérêts anglo-saxons ; elle se transformerait en un immense porte-casino, un De Wallen monstrueux, un Ibiza puissance quatre, avec une économie aux mains de mafias bien peu locales et nettement moins folkloriques que celles à l’œuvre aujourd’hui. Le Cuba de Batista en quelque sorte, Big Brother en plus. (…) La France a protégé les particularités corses, Berlin fera de la Corse une réserve d’indigènes.

Concitoyens, Français habitants de l’île, ne vous engagez pas dans cette impasse mortelle d’une Corse sans France, mais cherchez plutôt à mettre plus de fierté et d’honneur corse en France ».

Pascal Olivier

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Max Gallo : « Islam : ne rien abandonner à la politique de l’apaisement »

Max Gallo est mort.

Il est mort au moment du triomphe du macronisme, c’est-à-dire de l’officialisation de l’union incestueuse de la « gauche » sociétale (ou américaine comme on l’appelait du temps de Rocard) et de la droite libérale.

Homme de gauche (tant que la gauche était encore la gauche), Max Gallo fut à la fois patriote, républicain, souverainiste, laïque et catholique. Il avait fait sienne cette phrase quasi apophthegmatique de Marc Bloch tirée de L’Etrange défaite : « Il est deux catégories de Français qui ne comprendront jamais l’histoire de France, ceux qui refusent de vibrer au souvenir de Reims, ceux qui lisent sans émotion le récit de la fête de la Fédération ».

Max Gallo pensait que la France traversait une crise nationale de grande ampleur, comparable à celle que nous avons connue durant la guerre de Cent Ans. Il avait déclaré à propos du Suicide français de l’ami Zemmour : « Je suis assez souvent d’accord avec Éric Zemmour. Dans ce livre, il y a beaucoup de points qui me paraissent très intéressants : les thèmes de souveraineté, d’indépendance, les questions liées à l’immigration sont des problématiques essentielles. Et Zemmour a un mérite, c’est de mettre le doigt sur les questions qui fâchent, qui font mal. Et il le fait avec la sincérité d’un patriote républicain. Et, de ce point de vue là, je le soutiens ».

Max Gallo avait enchanté l’émission de Philippe Meyer sur France Culture, L’Esprit public, émission devenue sans intérêt depuis son départ. A lui seul, il tenait tête avec talent aux autres habitués de l’émission, européistes dans leur ensemble. L’écouter le dimanche matin donnait, comme pour l’émission Répliques d’Alain Finkielkraut le samedi matin, le sentiment d’écouter Radio Londres.

Le patriote, l’antifasciste, le souverainiste, le républicain, le laïque et le chrétien qu’il était se devait d’appeler à résister à la chose la plus totalitaire, la plus violente, la plus esclavagiste, la plus misogyne, la plus obscurantiste, la plus inégalitaire, la plus droitière qui soit, l’islam. C’est ce qu’il fit courageusement et habilement dans son célèbre article publié en février 2006 par le Figaro au moment de l’affaire des caricatures de Mahomet, Islam : ne rien abandonner à la politique de l’apaisement.

L’article commençait ainsi : « Aurons-nous demain le courage – et la possibilité – d’exprimer ce que nous pensons, vrai ou faux, de l’islam ? Ou bien, au moment de dessiner une caricature, d’écrire, de publier, ou tout simplement de parler, et même de penser, devrons-nous nous autocensurer, nous souvenant des foules déchaînées incendiant des représentations diplomatiques du Danemark et de la Norvège, ces deux pays qui sont parmi les plus pacifiques, les plus démocratiques de tous les États du monde ? »

Max Gallo concluait son article par un détour dialectique, en faisant mine de passer par une sorte de soumission houellebecquienne avant l’heure : « On peut aussi envisager une capitulation rampante qui se donnerait la bonne conscience de la sagesse et de l’esprit de responsabilité. […] pourquoi ne pas cesser de résister ? Va-t-on se battre pour douze caricatures sinistres ? Et allons au bout : l’Empire romain a été conquis par le christianisme ; pourquoi l’islam ne serait-il pas la nouvelle religion conquérante ? On s’adaptera. On se convertira. Il faut oser regarder ces choix en face. Que voulons-nous défendre de ce que nous avons acquis, siècle après siècle ? Que sommes-nous prêts à abandonner ? Par réalisme ? Par sagesse ? Ou par lâcheté ? Au temps de Munich, en 1938, ce dernier mot avait un synonyme, employé par les diplomates : apaisement ».

Lorsqu’à l’automne 2005 les bibliothèques brûlaient en France, comme, toute proportion gardée, elles brûlèrent en 637 à Ctésiphon, Max Gallo fut l’un des très rares courageux à aborder la dimension islamique du soulèvement au milieu des couards qui cherchaient à conjurer le sort en ne voulant pas que ce soit autre chose que du social. Entre les « pogromes antirépublicains » que dénonçait Alain Finkielkraut et le « basculement civilisationnel » que déplorait Régis Debray, nous avions avec Max Gallo une articulation, une proposition politique.

Puissent le souvenir et l’exemple de Max Gallo inspirer au camp patriote un dénouement à sa crise interne. République, souverainisme, patriotisme, laïcité, catholicisme et identité vont de pair comme a contrario vont de pair mondialisme sous égide américaine, libéralisme économique et sociétal et paradoxalement (mais pas tant que ça) islam.

Pascal Olivier

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Le soutien de Chevènement à Macron : le primat de l’islamo-collaboration

 

L’appel de Jean-Pierre Chevènement à un « vote résolu » pour Emmanuel Macron est tombé dimanche 23 avril à 20 h 35, peu de temps après l’annonce des premières estimations. « Stupeur et étonnement ! Appeler à voter pour un candidat communautariste et eurobéat au nom des idées républicaines et souverainistes » écrit dans les commentaires Jean François Cayla, un fidèle du Che de très longue date, depuis Patrie et Progrès, il y a plus d’un demi-siècle !  Pascale Fourier, enseignante et journaliste qui avait naguère réalisé pour Radio Aligre des entretiens de qualité, entre autres du Che, de Jacques Sapir, d’Emmanuel Todd, de Jacques Nikonoff, de Bernard Cassen a réagi par un long et argumenté commentaire en expliquant pourquoi elle ne votera pas pour Macron. Les autres commentateurs ne sont pas en reste.

La magnifique Anne-Marie Le Pourhiet, juriste constitutionnaliste, membre du Conseil scientifique de la fondation Res Publica de Jean-Pierre Chevènement, déclare dans un article publié le 30 avril dernier par Boulevard Voltaire que « Jamais, de toute la Ve République, nous n’avons eu une candidature à l’élection présidentielle aussi parfaitement éloignée des valeurs républicaines que celle d’Emmanuel Macron ».

Non seulement le Che n’appelle pas à voter pour Marine qui a présidé le FN, seul parti d’envergure patriote social et républicain, mais il appelle à un vote résolu pour Macron qui incarne une contre-révolution libérale que n’aurait pas reniée Burke, ce contre quoi le Che s’est opiniâtrement battu tout au long de sa vie.

En 1967, il avait écrit avec Didier Motchane et Alain Gomez sous le pseudonyme collectif de Mandrin, un livre qui s’intitulait L’Énarchie ou les Mandarins de la société bourgeoise (c’est au Che que nous devons ces néologismes d’énarchie et d’énarque). On pouvait déjà y lire : « Cessant de se vouloir missionnaire d’un service public dont il délaisse le discours au profit de la rhétorique moderniste du « management », l’énarque est souvent devenu et souhaite parfois devenir un cadre comme beaucoup d’autres ». Thèse confirmée par Régis Debray qui écrit dans Mai 68, une contre-révolution réussie :

 « L’Etat comble chaque jour son retard. La transcroissance du système, indispensable à sa survie, s’est opérée, et continue de le faire, sur la lancée de Mai. Les nouvelles fonctions du capital ont trouvé leurs organes adéquats. Après que le Patriarche s’est vu signifier son congé (avril 1969, contrecoup de Mai 68) par la voix combinée des agents de change de la Bourse et des agents du changement de la Sorbonne, Pompidou le latiniste, né à Montboudif de parents instituteurs, débarrasse le plancher devant Giscard l’économiste, né à Coblence d’un père financier international. L’humanisme classique passe le flambeau au systémisme du M.I.T., les normaliens des cabinets ministériels aux brain-trusts d’énarques. La vieille bourgeoisie d’Etat à la nouvelle bourgeoisie financière. II y eut bien subversion dans le passage de l’archéo au néo, mais elle n’a renversé que les rapports unissant, au sein de la société libérale, les techniques de gestion aux pratiques de domination. Nous sommes passés d’une technocratie honteuse (cachée derrière un charisme patriarcal) à une technocratie triomphante, c’est-à-dire d’un autoritarisme triomphant (mais en façade) à un autoritarisme honteux (plus diffus, et plus réel) ».

 Pour la petite histoire, Macron est un énarque qui a échoué par deux fois à l’écrit du concours d’entrée à Normale Sup, un énarque pur jus en quelque sorte. Non pas mandarin de la société bourgeoise comme l’écrivait naguère le Che mais mandarin du néo-capitalisme qui s’attaque à la fois au prolétariat et à l’archéo-bourgeoisie, à la famille et à la patrie. Le normalien Régis Debray écrivait dans l’opuscule cité plus haut : « Le développement du mode de production et de distribution capitaliste n’avait plus besoin de tout ce qui survivait ici et là, dans les têtes et le tissu social, du Travail-Famille-Patrie.

« A quoi bon le culte du travail, quand la source de la plus-value n’est plus dans la quantité de travail fourni, mais dans sa qualité technologique, c’est-à-dire dans la matière grise utilisée ? Et quand les loisirs deviennent eux-mêmes une marchandise – activité génératrice d’emplois et de superprofits ? »

Ce à quoi l’on pourrait aujourd’hui ajouter, à quoi bon le culte du travail quand, par exemple, l’incendie de voitures par des « jeunes » (euphémisme le plus souvent usité pour désigner des islamo-racailles) contribue à augmenter le PIB ? On comprend mieux pourquoi ces incendies volontaires, pénalement des crimes, sont qualifiés d’incivilités, un autre euphémisme. Cette sorte de « destruction créatrice » a d’autres avantages. Avec la violence que subit quotidiennement le peuple, on n’a plus besoin d’envoyer la troupe contre lui. Le peuple est terrorisé, mis en coupe réglée, pillé, assassiné. Jamais la répression n’a été aussi efficace. On a du coup moins besoin de policiers et de gendarmes, on ferme de plus en plus de commissariats et de gendarmeries.

Nous sommes un peuple de vieille souche paysanne, laborieuse et parcimonieuse, ce qui contribue à une saine économie mais n’est plus en phase avec le néo-capitalisme, lequel favorise le flux au détriment du solide, ce qui bouge au détriment de ce qui demeure. C’est pourquoi Emmanuel Macron s’est engagé à surtaxer l’immobilier et à exonérer les valeurs mobilières. L’ISF et la taxation des plus-values immobilières (les « maîtres » qatariens en sont exonérés) seraient aux classes aisées ce que la loi SRU est à la classe ouvrière, un instrument de captation des biens immobiliers au profit du Grand Remplacement. L’immigration de masse (de peuplement et assez peu de travail) est elle aussi dans un premier temps un facteur d’augmentation du PIB (cf. Les déclarations de Christine Lagarde, de Pierre Moscovici et de beaucoup d’autres à propos des « migrants »). Sa fonction première n’est pas de faire baisser les salaires comme on a trop coutume de le dire mais de disposer d’une armée de réserve de consommateurs. Une armée de réserve avide de biens de consommation ce qui aura pour avantage de « fluidifier » le bas de laine des autochtones, légalement par la « nécessaire » solidarité, l’impôt, ou encore illégalement par la rapine. A la fois jizya et butin en quelque sorte.

Je développerai dans un autre article la question de la famille et de la patrie qui sont avec le travail devenus des choses encombrantes, des obstacles aux conditions modernes de production et de distribution. Le libéralisme économique va de pair avec le libéralisme sociétal. Et la peste sociétale rime avec antisocial. Et antisocial rime avec islam. Il y a dans l’islam un profond mépris des travailleurs et des paysans. En revanche le commerce y est loué, le « beau » modèle (Mahomet) était commerçant (et voleur). Le marché s’accommode bien de l’islam, beaucoup moins du catholicisme. L’islam n’aime ni les femmes ni la famille, sources de désordre. Il n’aime pas les patries non plus et ne jure que par l’oumma. Travail, famille, patrie, la boucle est bouclée, l’islam concentre à lui seul tout ce qui est nécessaire pour détruire l’ordre ancien, le nôtre. En bon mandarin du néo-capitalisme Emmanuel Macron s’accommode parfaitement de l’islam qui le lui rend bien, il est le candidat de la Mosquée de Paris et des Frères musulmans de l’UOIF, lesquelles préparent un projet terrifiant pour la France comme révélé par Lina Murr Nehme.

Jean-Pierre Chevènement invité par Zemmour et Naulleau le 26 avril dernier faisait part de sa souffrance de voir que l’Est de la France avait placé Marine en tête. L’ami Gérard Couvert dans un article publié par Boulevard Voltaire le 28 avril dernier avait eu la lumineuse idée de superposer la carte des résultats avec celle des mosquées. Le résultat est éloquent !

Par ailleurs, le même Gérard Couvert qui avait naguère fait partie du Pôle républicain et qui a glorieusement contribué à la réunion qui permit à Nicolas Dupont-Aignan d’ébranler la France, donne une explication originale à cette incroyable trahison du Che. Pour ma part j’avais déjà écrit que Jean-Pierre Chevènement a un faible pour l’islam et que c’est le seul domaine où il prend des libertés avec ses principes et même avec sa légendaire probité. Il semble que c’est de ce côté qu’il faille chercher les raisons de ce naufrage : Macron est le candidat adoubé par la Mosquée de Paris et par les Frères musulmans de l’UOIF, Mosquée de Paris et UOIF que Jean-Pierre Chevènement avait funestement contribué à installer à la table de la République.

Pascal Olivier

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Lire les dernières déclarations honteuses de Chevènement :

http://www.chevenement.fr/Il-faut-faire-un-choix-de-responsabilite-et-se-placer-du-point-de-vue-de-l-interet-general_a1916.html

http://www.chevenement.fr/Le-Pen-presidente-serait-un-tres-mauvais-coup-porte-a-la-Republique-Chevenement_a1917.html

 




Islamo-collabo : Pourquoi les musulmans ont préféré Hamon à Valls

Le deuxième tour de la primaire de la gauche a opposé, avec le résultat que l’on sait, les enfants terribles du rocardisme, les bébés Rocard que sont Manuel Valls et Benoît Hamon. Le défait Manuel Valls est celui-là même qui avait naguère confié la direction du MJS à Benoît Hamon. L’autonomie que Michel Rocard avait conféré au MJS vis-à-vis du PS permettra à Benoît Hamon de tisser patiemment sa toile.

Benoît Hamon s’engage pour la première fois en politique à l’âge de 19 ans, contre la loi Devaquet. C’était il y a trente ans. Le 6 décembre 1986 Malik Oussekine mourait matraqué et tabassé par deux policiers à moto (voltigeurs).

Ce tragique événement continue à être exploité de nos jours à travers un hypothétique syndrome Malik Oussekine, syndrome qui a bon dos. L’affaire n’aurait sans doute pas eu le même retentissement si le Père Desjobert avait révélé plus tôt l’intention de Malik Oussekine de devenir prêtre : « Bien que de tradition musulmane, il avait choisi la religion catholique car Malik était Français et voulait continuer à vivre dans ce pays où le catholicisme est la religion dominante » (Libération du 22 mars 1987). La sépulture de Malik Oussekine a été un enjeu entre la France et l’Algérie. Il sera finalement enterré au Père Lachaise, l’habileté du Florentin François Mitterrand qui avait rendu visite à la famille du défunt a probablement pesé dans ce choix. Mais sur sa tombe point de symbole chrétien, elle est islamique, y figure un verset du Coran, et un croissant. Si vous passez un jour au Père Lachaise je vous invite à réparer cette injustice en vous signant devant sa tombe. Que vous soyez croyant ou non, chrétien ou non, peu importe, un minimum d’orthopraxie civilisationnelle ne peut pas faire de mal. C’est le meilleur hommage que l’on puisse rendre à Malik Oussekine dans la poche duquel on avait découvert un Nouveau Testament.

Cette malheureuse affaire qui a eu lieu pendant la première cohabitation a été habilement exploitée par François Mitterrand pour se faire réélire en 1988. Jacques Chirac dut patienter jusqu’en 1995 avant de pouvoir contenter BHL en donnant son aval à la guerre islamo-otanienne contre les orthodoxes en Yougoslavie.

Le syndrome Malik Oussekine est souvent évoqué (hélas y compris dans nos rangs) à propos de l’inaction et de la complaisance de la police dans le cadre de graves atteintes à l’ordre public, comme par exemple les violences et la casse des « Nuits de boue » et autres contestataires patentés par le pouvoir. Supercherie ! Il suffit de voir avec quel zèle et quelle brutalité Valls ministre de l’Intérieur a réprimé le très pacifique mouvement de 2013 contre la loi Taubira. Ce n’est pas sans émotion que ceux qui ont vécu cette formidable révolution anti-libérale qui a sonné le glas de la contrerévolution libérale soixante-huitarde regarderont cette vidéomusique du groupe FTP, Veilleur de civilisation :

https://www.youtube.com/watch?v=SvSwZ3tKk4w

https://www.youtube.com/watch?v=SvSwZ3tKk4w

Quid des colons qui cherchent à tuer nos policiers ? Pourquoi n’y a-t-il pas eu de descente de police à la Grande Borne après la tentative d’assassinat des policiers dans leur voiture ? Parce qu’il y a là-bas mille hommes en armes répond Philippe de Villiers et qu’il faudrait donc envoyer l’armée. Lors des pogromes anti-républicains de l’automne 2005 à Grigny, ce n’est qu’un seul fusil de chasse (celui d’un imam ou de son fils semble-t-il) qui avait sévi contre la police. Nicolas Sarkozy alors ministre de l’Intérieur avait tout fait pour que la police ne réplique pas et que la chose ne s’ébruite pas. Résultat, aujourd’hui c’est mille hommes en armes qu’il faudra affronter, rien qu’à Grigny-Viry-Chatillon !

En 2013, dans le fief de Benoît Hamon, à Trappes, ville très largement colonisée, le commissariat de police avait subi un assaut et essuyé des tirs à l’arme automatique après le contrôle d’une niqabée. On comprend mieux l’islamo-collaboration sans détour de Benoît Hamon qui met sur le dos de la tradition ouvrière française la misogynie islamique qui interdit de bistrot les mahométanes à Sevran et ailleurs !

Valls est aussi un islamo-collabo mais beaucoup moins coté par les mahométans. Et pourtant il est réellement islamo-collabo. C’est lui qui préconisait un financement public de l’islam au mépris de notre loi et de notre tradition laïques et républicaines. Pas assez collabo pour nombre de mahométans qui ont appelé à le battre. Il lui ont fait payer son virage pro-israélien et son bras de fer avec Dieudonné.

La génération Dieudonné est le nom attribué par Alexandre Devecchio dans « Les nouveaux enfants du siècle » à la génération coran ou jihad. Dieudonné enfant de l’antiracisme des années quatre-vingt et de l’anti-FN et qui finit dans la concurrence victimaire, dans le communautarisme, dans l’antisémitisme. La génération « anti-feuj », « anti-céfran », « anti-bolos » en quelque sorte qui a adoubé Benoît Hamon. Malik Oussekine doit se retourner dans sa tombe.

Pascal Olivier

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Sarkozy, le chanoine de Riyad éjecté

sarko-taule

On ne peut bouder notre plaisir devant l’immense défaite du chanoine de Riyad écarté de la course à la présidentielle par son propre camp dès le premier tour des primaires de la droite et du centre. Le Peuple est de retour. Avec le brexit, l’élection de Trump, l’éviction spectaculaire de Sarkozy, nous assistons à un Printemps des Peuples.

Pour mémoire voici quelques extraits de son discours-prière psalmodié dans la capitale du fanatisme (Riyad) quelque chose entre une reddition et une conversion à un improbable syncrétisme à dominante islamique. C’était le 14 janvier 2008, peu après l’insultant discours du Latran, le 20 décembre 2007 :

« D’ici partit il y a 14 siècles le grand élan de piété, de ferveur, de foi qui allait tout emporter sur son passage, qui allait convertir tant de peuples et faire naître l’une des plus grandes, des plus belles civilisations que le monde ait connu. »

« Finalement, le Dieu unique des religions du Livre » [Le catholicisme et l’orthodoxie ne sont pas des religions du livre. La notion de religions du livre est mahométane].

« Il n’y a pas de civilisation qui ne soit le produit d’un métissage. L’Occident a recueilli l’héritage grec grâce à la civilisation musulmane ».

« Sur la condition des femmes, sur la liberté d’expression, l’Arabie saoudite elle aussi s’est mise en mouvement ».

« L’Arabie Saoudite et la France n’ont pas seulement des intérêts en commun. Elles ont aussi un idéal commun ».

Par ailleurs Sarkozy a fait sauter le verrou référendaire qu’avait mis en place Chirac pour tout nouvel élargissement de l’UE et a ouvert à la Turquie onze des seize chapitres de l’acquis communautaire ouverts à ce jour. Le bonimenteur a eu la hardiesse pendant la campagne des primaires de reprocher à Hollande d’avoir ouvert le chapitre Politique économique et monétaire alors que ce dernier n’en a ouvert en tout que trois ! Certes, trois c’est trois de trop et le chapitre en question n’est pas des moindres (son ouverture avait été refusée par Sarkozy en 2007), c’est tout de même l’hôpital qui se moque de la charité !

Cette défaite du chanoine de Riyad est aussi celle de ceux qui ont appelé à voter Sarkozy pour des raisons tactiques. Qu’ils se soient rattrapés aux branches à la dernière minute en appelant à voter Fillon ne change rien à l’affaire, on n’appelle pas à voter pour un tel personnage (Sarkozy) même pour de bonnes raisons. Et l’on ne demande pas à ceux qui ne se reconnaissent pas dans la droite libérale d’aller signer une déclaration mensongère pour fausser la sincérité du scrutin. C’est valable aussi pour les inciviques qui à gauche ont manigancé pour favoriser Juppé, c’est également leur défaite.

Pascal Olivier

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L’ennemi de la Nation Juppé veut retirer à la France sa dissuasion nucléaire

 

Juppé-ObrouOn a pu lire dans la presse patriote une multitude d’articles et de commentaires sur la catastrophe que serait pour la France Alain Juppé Président de la République. On a même été jusqu’à penser, probablement à raison, que Juppé nous ferait regretter Hollande.

Dans cette belle unanimité on a semble-t-il oublié de rappeler que Juppé avait en 2009 co-signé avec Michel Rocard, Alain Richard et Bernard Norlain un texte publié dans le Monde. Ce texte considérait que la France pouvait se passer de l’arme nucléaire.

Et même si Alain Juppé n’a pas suivi son co-signataire Michel Rocard lorsqu’en 2012 ce dernier avait suggéré juste après l’élection de Hollande qu’unilatéralement la France renonce à sa force de frappe, on n’est pas vraiment rassuré. On l’est d’autant moins que nous avons des échéances à court terme pour le renouvellement de notre flotte de sous-marins stratégiques !

Michel Rocard avait des circonstances atténuantes, il portait comme une tunique de Nessus le fait que son père (le physicien Yves Rocard) était le père de la bombe atomique française. Alain Juppé qui n’a pas cette excuse est un atlantiste, un libéral, un ennemi de la Nation. Dans le paysage politique d’aujourd’hui Alain Juppé et Emmanuel Macron sont les deux figures de l’extrême-droite.

Tout naturellement, en libéral cohérent, Alain Juppé fait sienne la loi Taubira. Il ne la modifiera pas. Le libéralisme économique va de pair avec le libéralisme sociétal. Et la peste sociétale rime avec antisocial. Et antisocial rime avec islam. Ça tombe bien Juppé s’accommode parfaitement de l’islam. Il y a dans l’islam un profond mépris des travailleurs et des paysans. En revanche le commerce y est loué, le « beau » modèle (Mahomet) était commerçant (et voleur). Le marché s’accommode bien de l’islam, beaucoup moins du catholicisme. L’islam n’aime ni les femmes ni la famille sources de désordre. Il n’aime pas les patries non plus et ne jure que par l’oumma (cf les conférences de Tareq Oubrou ami de Juppé). Travail, famille, patrie, la boucle est bouclée, l’islam concentre à lui seul tout ce qui est nécessaire pour détruire l’ordre ancien, le nôtre.

 

Il ne se trouve hélas pas parmi les candidats à la primaire de la droite l’équivalent d’un Philippe Séguin. L’élève Francois Fillon est pour le moment très en deçà du maître et même en deçà du Fillon de 1992 qui vota contre le traité de Maastricht. Et il faut bien reconnaître que si les candidats sont tous de droite, ils sont tous pour le maintien de l’euro.

Néanmoins un monde sépare un Jean-Frédéric Poisson et un Alain Juppé. Ceux qui s’estiment de droite tout en défendant des valeurs vertueuses et restent attachés à la France pourront voter Poisson. Ceux qui préfèrent un vote plus tactique pour barrer la route à Juppé pourront se rabattre sur Fillon. 

Pascal Olivier

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Chevènement sous l’emprise du faussaire Jacques Berque (3/5)

jacquesberqueLien vers le premier article de la série : Une Fondation pour le financement de l’islam de France (1/5).

Lien vers le deuxième article de la série : formation des imams et Institut d’islamologie (2/5)

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A l’origine de nos maux les mots de Jacques Berque ou la faute de Jean-Pierre Chevènement aurait pu être le titre d’ensemble de la série.

En 1985 Jacques Berque rendait son rapport intitulé L’immigration à l’école de la République au ministre de l’Education nationale, Jean-Pierre Chevènement, enthousiaste et empressé de mettre en application les recommandations du rapport. On y préconisait d’abandonner la notion de « culture d’origine » au profit de la notion de « culture d’apport » et du coup de parler d’intégration plutôt que d’assimilation. On y recommandait dès le primaire l’enseignement des langues et des civilisations de ces « cultures d’apport » comme pour mieux empêcher que s’accomplisse le travail de deuil nécessaire à toute assimilation. Jacques Berque avait convaincu le Che que l’identité de la France était mouvante et que la France demeurait la France tout en s’enrichissant d‘apports successifs. La substitution de la notion d’intégration à celle d’assimilation a été dévastatrice. On assimile des individus qui deviennent des citoyens, on intègre des communautés. Dix-sept ans plus tard, en 2002, le constat était accablant, le traitement de faveur envers « les cultures d’apport islamo-méditerranéennes » débouchait tout naturellement sur antisémitisme, racisme et sexisme comme en témoigne le livre Les territoires perdus de la République. En 2004 le rapport Obin enfonçait le clou. Aujourd’hui, trente ans après le rapport de Jacques Berque, nous sommes dans la configuration des « guerres de défédération » qu’évoquait en 2003 Régis Debray dans sa contribution épistolaire à la commission Stasi.

Il est hélas un autre domaine dans lequel le mauvais génie Jacques Berque a exercé sa néfaste influence sur Jean-Pierre Chevènement, l’islam. « Je gardais cependant à l’esprit la double exhortation de Jacques Berque à la France et à nos concitoyens d’origine maghrébine à assumer pour l’une sa méditerranéité et sa part d’islamité et pour les autres leur francité. Le biais de la religion n’était certes pas le plus facile ni le seul pour donner à nos concitoyens issus de l’immigration maghrébine le sentiment que la République leur reconnaissait, à travers l’islam, une dignité égale à celle des autres Français. (…) J’entendais simplement réaliser l’ascension de cette vertigineuse question de l’intégration républicaine par toutes ses faces : l’école, l’accès à l’emploi, le logement, la citoyenneté partagée, la reconnaissance de l’islam à l’égal des autres religions monothéistes, etc. C’était simplement le moyen qui s’offrait à moi en tant que nouveau ministre des Cultes pour ouvrir la voie à un islam de progrès. (…) Jacques Berque m’avait convaincu depuis longtemps qu’un islam de France pouvait, en relevant le défi de la laïcité, constituer un exemple pour le monde musulman tout entier. Dans la postface [intitulé « En relisant le Coran »] qu’il a donné à la traduction du Coran, Berque a souligné les appels à la rationalité qui s’y trouvent. C’est par son noyau rationnel que l’islam peut le mieux participer au dialogue avec les autres religions, avec les autres cultures, et même avec les croyances des incroyants » (JPC pages 388 et 389 de Défis républicains).

La croyance dans cette fable de la rationalité islamique va très loin, Jean-Pierre Chevènement est convaincu que l’islam est plus propice à la laïcité que le christianisme, il l’a répété à plusieurs reprises, entre autres dans ses discours à Alger et à Oran en 2010 ! Dans les récents entretiens qu’il a donnés à la presse ou à la télévision il a réitéré cette sornette prononcée également le 6 juin dernier en conclusion du colloque Intégration, laïcité, continuer la France de la Fondation Res Publica : « Jacques Berque, dans sa traduction du Coran, avait recensé quarante-quatre appels à la raison naturelle ! A quarante-quatre reprises le Prophète fait appel à la raison naturelle, pose le principe qu’il n’y a pas de contrainte en matière de religion et dit qu’il faut chercher le savoir jusqu’aux limites du monde connu à l’époque (« jusqu’en Chine », écrivait-il), aujourd’hui ce « monde connu » s’étend aux biotechnologies, à l’astrophysique etc. ».

Ce credo prononcé dans le cadre prestigieux de la Fondation Res Publica est un concentré de contrevérités, de confusions et de méconnaissance de l’islam.

S’il y avait « quarante-quatre fois appel à la raison » dans le Coran cela ne pourrait venir de Mahomet dont l’occurrence ne revient que quatre fois ! De plus on sait par des études récentes que le nom de Mahomet a été introduit tardivement par un même auteur. Et surtout, il n’y a pas une seule fois dans le Coran le substantif « raison ». Je renvoie le camarade Jean-Pierre Chevènement qui n’est pas arabisant au Dictionnaire du Coran rédigé par les meilleurs spécialistes de la question, il pourra vérifier. Jacques Berque dans En relisant le Coran s’est livré à des contorsions pour faire croire à des appels à la raison avec des notions prétendument proches comme la clairvoyance, la lucidité, la sagesse, la vérité, etc.

Le verset de « Nulle contrainte en religion » (sourate II verset 256) n’est jamais cité en entier. Et pour cause voici la suite : « La bonne direction s’est distinguée du fourvoiement. Quiconque mécroit aux idoles et croit en Dieu, tient à l’attache la plus sûre et imbrisable. Dieu est écouteur, connaisseur ». Ce verset n’a hélas pas le sens qu’on lui prête. On peut lire ici ce que disent les exégèses du verset en question. « Aucun exégète ne comprend le principe « Nulle contrainte en religion » dans le sens du droit de quitter l’islam, ou du droit de ne pas pratiquer les obligations cultuelles »(Sami Aldeeb). Par ailleurs, je laisse au Che la responsabilité de l’attribution de ce verset à Mahomet !

Quant à aller chercher le savoir jusqu’en Chine, ce n’est pas dans le Coran, Jean-Pierre ! C’est un hadîth considéré par les mahométans comme « fabriqué », un dire faussement attribué au prophète avec au moins un menteur dans la chaîne de transmission.

Pourquoi tant de mensonges et de contorsions pour attribuer à l’islam une rationalité qui lui est étrangère ? Dans La Mésentente, Dictionnaire des difficultés doctrinales du dialogue islamo-chrétien, Marie-Thérèse et Dominique Urvoy écrivent : « Depuis le début de la confrontation du monde islamique avec l’Occident, et pour faire pièce à la prétention de celui-ci à détenir la palme de la rationalité, l’affirmation du caractère foncièrement rationnel de l’islam est devenu un aspect essentiel de l’apologétique islamique. Cela s’est mis en place progressivement, d’abord en Inde contre les anglais au XVIIIe siècle, puis en Egypte à la suite de l’expédition de Bonaparte, le processus s’étendant ensuite à presque tout le monde islamique affecté soit directement par la colonisation, soit du moins par le conflit avec un monde plus avancé technologiquement.». Jacques Berque était un acteur de cette apologétique et Chevènement est un zélateur de celle-ci.

Benoit XVI, dans le magistral et érudit discours de Ratisbone a pris l’islam comme exemple d’une forme de pensée où la raison a un rôle seulement instrumental et non constitutif : « Ne pas agir selon la raison est contraire à la nature de Dieu (…) Pour l’empereur, byzantin nourri de philosophie grecque, cette affirmation est évidente. Pour la doctrine musulmane, au contraire, Dieu est absolument transcendant. Sa volonté n’est liée à aucune de nos catégories, fût-ce celle qui consiste à être raisonnable ». Comme pour donner raison au pape, ce discours sur le rapport entre raison et foi qui condamnait la violence exercée au nom de la religion provoqua moult violences dans le monde musulman.

Jacques Berque a commis une magnifique et grandiose traduction du Coran qui a le tort d’être une œuvre littéraire en soi et qui ne donne pas une idée fidèle ou fiable de ce qu’est le Coran. En génial faussaire qu’il est et sous couvert de la modestie intellectuelle de rigueur, il revendique son forfait jusque dans le titre : Coran, essai de traduction par Jacques Berque. Il n’est pas interdit d’avoir une libre interprétation mais dans ce cas il faut se garder d’en faire un ouvrage de référence pour les non-arabisants qui ont besoin de se faire une idée juste du texte original. C’est cette traduction que Jean Ziegler a brandi à Eric Zemmour au cours de l’émission Infrarouge sur la RTS en lui assénant qu’il ne voyait rien de mal dans le Coran. On a récemment posé à Chevènement la même question qu’à Alain Juppé : « Avez-vous lu le Coran ? ». Le Che a répondu oui, dans la traduction de Berque et a ajouté qu’il la recommandait. Je recommande à mon tour au camarade Jean-Pierre Chevènement de lire une autre traduction, par exemple celle de D. Masson qui a l’avantage d’avoir l’imprimatur d’al-Azhar. Derrière le D de l’auteur se cache un prénom féminin, Denise. Prénom qui a été occulté pour ne pas heurter les misogynes que sont les mahométans. Jacques Berque fait partie des traducteurs du Coran (avec Hamza Boubakeur, le père de Dalil) à avoir caviardé le verbe frapper (ou battre) dans la sourate IV 34 qui ordonne de frapper sa femme. Le faussaire lui a substitué un plus pudique et plus neutre « corrigez-les » alors qu’il n’y a aucune ambiguïté ni difficulté de traduction pour tout arabisant honnête.

Jacques Berque qui n’était guère favorable au voile islamique disculpait l’islam de l’inégalité homme-femme qu’il mettait sur le dos d’un passif culturel antérieur à l’islam. Dans son sillage, Le Che reprend à son compte cette ineptie en clamant à chaque fois qu’il le peut qu’il ne faut pas confondre l’islam avec une tradition patriarcale et endogamique qui lui préexistait. Comment expliquer alors que les chrétiens d’Orient ne soient pas endogames ? Et s’il est vrai que les sociétés méditerranéennes sont machistes, elles ne sont pas nécessairement misogynes. En revanche l’islam est misogyne. Dans la Sunna (Coran et hadith-s) les femmes et la famille sont considérées comme ennemies, comme source de désordre, comme écartant les hommes du « sentier de Dieu », comme corruption possible de l’esprit guerrier jihadiste. « Si un corps de garde pouvait être religieux, l’Islam paraîtrait sa religion idéal » écrivait Claude Levi-Strauss dans Tristes tropiques.

« Ne serait-il pas temps de redécouvrir Jacques Berque et d’œuvrer à de « nouvelles Andalousies » ? Certes, la tâche est d’immense ampleur, mais ô combien exaltante ; elle doit devenir une cause nationale » écrit Jean-Pierre Chevènement page 400 de Défis républicains. Il reprend à son compte l’espérance de Jacques Berque : « J’appelle à des Andalousies toujours recommencées, dont nous portons en nous à la fois les décombres amoncelés et l’inlassable espérance ».

Ce mythe de l’Andalousie est une invention qui remonte au temps des Lumières. Comme on ne savait pas grand chose de l’Andalousie, on a opposé à une Espagne de l’Inquisition un fantasme andalou. Ernest Renan est l’inventeur d’Averroès, s’il ne l’avait pas exhumé des poubelles de l’histoire mahométane, il y serait resté enseveli à tout jamais. Et le mythe a la vie dure en témoigne cette cinglante et magistrale réponse de Rémi Brague aux inepties de Luc Ferry.

Dans le sous-chapitre de Défis républicains intitulé « De nouvelles Andalousies » Chevènement écrit : « Les jeunes nés de l’immigration sont une chance pour la France. Ils ouvrent sur le monde. Il est aberrant d’avoir supprimé le Capes d’arabe, alors qu’il faudrait, au contraire, avoir des lycées franco-arabes ! ». Bref le Che et Jacques Berque meurtris par l’échec de l’Algérie française rêvent à un succès d’une France algérienne, à l’accomplissement en France de l’utopie andalouse !

Jacques Berque préconisait la mise en place d’une commission consultative constituée de personnalités respectées, choisies sur le modèle d’une choura islamique, que le gouvernement interrogerait pour les créations de lieux de culte et la régulation des fonds venus de l’étranger (cf le premier article de la série). Il recommandait la création d’une université islamique à Strasbourg associée à l’université al-Azhar du Caire pour former des imams et des islamologues (cf le deuxième article de la série). Le prochain article (4/5) aura pour thème La Consultation (Istichara dérivé de choura) que Jean-Pierre Chevènement a mis en place en 1999 et qui a débouché sur la création du Conseil français du culte musulman (CFCM) en 2003.

Pascal Olivier 

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