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Jésus… et nous !

Pâques ! Jésus est ressuscité voilà environ 2 000 ans nous annoncent les évangiles. Ce que nous savons tous, c’est qu’un homme a donné sa vie pour tous les hommes sur terre, pour leur salut, afin qu’ils croient en Dieu. Dans ces multiples sermons, Jésus a transmis un message de paix, d’amour et de compassion envers les autres. L’Eglise, c’est-à-dire dans un premier temps ses apôtres, puis ensuite les pères de l’Eglise, ont façonné ce qui allait devenir une des plus grandes religions du monde par le nombre de fidèles.

Alors, puisque ces quarante jours qui s’ouvrent à nous permettent selon les chrétiens de se remémorer la résurrection de Jésus avant son ascension vers le ciel, et donc sa disparition définitive de la terre, tentons de nous interroger sur le monde dans lequel nous vivons et pour lequel cet homme a fait le sacrifice volontaire de sa vie, pour nous.

Et que voyons-nous ?

Un monde toujours façonné à l’aune des plus belles qualités de l’homme et de ses pires défauts. Un monde plongé dans la lutte entre le bien et le mal. Un monde dans lequel s’ébauche une pensée universelle pour tenter de tracer les lignes d’horizon de l’humanité, contrariée dans les faits par des hommes soumis à leurs tentations séculaires du pouvoir, du sexe et de l’argent. Ce monde, vous le connaissez, et je n’ai pas la prétention de vous le décrire mieux que vous.

Alors, sacrifice inutile ?

Personnellement, non, je ne le crois pas. Lorsque l’on remonte aux sources, telles qu’elles nous sont livrées en tout cas par les textes et les exégètes bibliques, ce beau message d’espoir délivré par Jésus a permis à des générations et des générations d’accepter leur sort et de lutter pour leur avenir. Evidemment, tout comme l’avait d’ailleurs dénoncé Jésus en son temps vis-à-vis de sa religion juive, reflet des faiblesses et des ambitions humaines, la religion chrétienne, ce qui serait sa religion aujourd’hui…, n’est pas exempte de défauts et a suscité dans le passé les pires déchainements de passion, à l’opposé pourtant du message délivré par Jésus. Ce monde d’aujourd’hui n’échappe pas finalement à cette logique des imperfections humaines. Le pourrait-il d’ailleurs ?

Mais comment recevoir aujourd’hui ce sacrifice ?

Que l’on soit croyant ou non, Jésus nous a montré un chemin. Libre à nous de le recevoir dans sa forme brute, ses sermons, ou dans sa forme religieuse, en adhérant à une communauté respectueuse de dogmes établis par la suite. Ce chemin constitue selon moi une philosophie de vie que l’on peut d’ailleurs, sacrilège pour certains !, dégager de son empreinte religieuse juive de l’époque pour en conserver les fondamentaux.

Je mets quant à moi sur le même plan Jésus, et son message, avec un certain nombre de philosophies, orientales notamment, qui délivrent un enseignement sur le sens de la vie. Et il est vrai que dans ce panorama, l’Islam constitue une tâche noire pour moi tant le parcours de Mahomet, et ce Coran qui règle de manière infantile tous les moments de la vie, constituent un anachronisme au milieu de philosophies qui tendent à élever l’âme. C’est en tout cas mon opinion. Et je souhaiterais que les musulmans s’en rendent compte par eux-mêmes et trouvent un autre chemin qui mène vers dieu si tant est que cela soit leur destination attendue…

Mais revenons à Jésus. Quel bilan ferait-il de ces quelque deux mille ans qui nous séparent de son témoignage ? Le chemin est encore long… se dirait-il sans doute !

Peut-être souhaiterait-il également rappeler un message mal compris. Tout comme il s’en était pris notamment aux pharisiens plus attachés au texte, et au rituel, qu’à l’esprit de la foi, je me demande si Jésus ne s’en prendrait pas aujourd’hui à ces chrétiens, et en particulier ces catholiques, qui affichent leur foi comme une vitrine sans en entretenir réellement la chaleur et la profondeur dans leur âme. Merci au pape François de l’avoir rappelé…

Pourtant, un catholique, en choisissant de se présenter comme tel, endosse une double responsabilité dans la société humaine. D’une part, celle qui relève de sa conscience d’individu, égale en cela à tout autre être humain, mais aussi, d’autre part, celle qui relève de sa foi et donc de l’image qu’il incarne en affichant cette foi au regard des autres. En d’autres termes, un catholique se devra d’être exemplaire pour témoigner de la réalité de sa foi et, finalement, de sa véracité.

Ce n’est pas nouveau, mais je crois que, trop souvent, certains catholiques s’abritent derrière leur foi pour se permettre des comportements peu chrétiens. Il est vrai que la communion permet l’absolution des péchés… Du passé faisons table rase le dimanche pour repartir comme si de rien n’était le lundi ! Non, nous sommes redevables de nos actes, de tous nos actes, quelles que soient les religions. Et le pardon n’est pas l’oubli, mais l’encouragement à s’améliorer à condition, à condition dis-je, que cela procède d’un comportement intérieur honnête. Alors, à bon entendeur salut, catholiques de tous les pays, reconnaissez-vous…, pour ceux qui ont ainsi péché par facilité dans la promesse de l’absolution.

Et que toutes les enceintes qui s’abritent derrière l’oriflamme de la foi veuillent bien s’engager dans une démarche d’introspection. Ecole catholique plus motivée par les quotas de réussite que par la bienveillance due à leurs élèves pour les accompagner jusqu’au bout dans leur parcours, association chrétienne d’aide à la recherche d’emploi plus imprégnée de pharisianisme que d’écoute pour répondre à la détresse de ceux qui ont frappé à leur porte, ou tout simplement, catholiques de tous les jours qui, dans leur parcours professionnel ou personnel, s’écartent par leurs actes ou leurs paroles de la voie dans laquelle ils sont censés s’être engagés,…

Il reste encore du chemin à parcourir, pour nous tous, catholiques ou non, chrétiens de manière générale, ou non, tous autant que nous sommes.

Alors, que ce moment symbolique de la résurrection de Jésus soit pour nous tous l’occasion d’une conversion intérieure de notre âme pour tendre vers le meilleur, et vaincre le pire…

Patrick CLEMENT




La mascarade de l’élection du président de la Commission européenne

Découvrant que des journalistes de bonne foi nous vantaient dans leurs articles l’ouverture démocratique de l’Union européenne grâce à une innovation du traité de Lisbonne qui consisterait à faire élire le président de la commission européenne à travers le vote du 25 mai prochain de l’élection des parlementaires européens, je suis resté interloqué. En fait, ce serait plutôt un scrutin au suffrage universel indirect comme l’est celui de nos sénateurs élus par les conseillers municipaux, les conseillers généraux,… Même si en l’occurrence, c’est un système pseudo indirect, encore plus hybride, puisqu’il aurait fallu que le vote des parlementaires donne une automaticité dans la désignation du nombre des représentants à la commission européenne qui elle aurait alors élu le président de la commission européenne pour être dans le même système de suffrage indirect que le Sénat. Vous trouverez en fin d’article les termes exacts de ce dispositif.

En fait, c’est encore une mascarade sortie tout droit du cerveau technocratique d’un fonctionnaire bruxellois pour faire croire au bon peuple, tellement stupide qu’il ne se rendra pas compte de la supercherie, que l’on rendrait plus démocratique les instances les plus controversées de l’Union européenne. Effectivement, la commission européenne est régulièrement l’objet d’attaques de la part de ceux qui dénoncent le caractère peu démocratique des institutions européennes et du poids jugé exorbitant en particulier de la commission dans le processus décisionnel.

Mais ne rentrons pas dans le détail. Evidemment, les électeurs se rendront aux urnes pour élire, non pas leur député d’ailleurs, mais une liste de futurs députés, hors sol, qui les représenteront au Parlement européen en fonction de l’orientation politique retenue. En aucun cas, ils ne voteront pour le président de la commission européenne. C’est une supercherie qui ne trompe personne. C’est de la pure propagande bruxelloise. Bien sûr, le résultat du vote pourrait avoir une influence sur la couleur politique du futur président de la commission européenne. Quoique, notre cerveau technocratique a évidemment pondu un système encore plus tordu puisque ce sont en réalité les chefs d’Etat qui proposeront au vote du Parlement le candidat au poste de président de la commission européenne. Et, par exemple, Mme MERKEL considère que le résultat des élections du parlement n’entrave pas la liberté de choix des chefs d’Etat dans cette désignation, nonobstant le poids politique obtenu par les différentes listes et donc l’éventuel candidat naturel porté par la liste ayant obtenu le plus grand nombre de parlementaires européens.

Voilà l’Europe dont on ne veut plus, cette Europe de l’Inefficacité, des mécanismes complexes qui conduisent aux résultats catastrophiques que l’on connait en matière d’immigration,…

Alors, de même que nous ne pouvons pas adhérer à des marionnettes, ces créations frankestaïennes, que représentent un Herman Van Rompuy, pseudo président du conseil européen, ou une Catherine ASHTON, pseudo représentant de l’Union pour les affaires étrangères, nous ne voulons plus de ce machin ventripotent et hideux.

Patrick CLEMENT




Ukraine : se poser les bonnes questions…

Je ne suis qu’un simple citoyen doté de capacités intellectuelles « normales » bien que la normalité ait été quelque peu dévoyée dans son acception normale ces derniers temps… Ce qui veut dire pour moi, qu’étant conscient de mes limites et de la relativité de mon savoir, je suis toujours ouvert à de nouveaux arguments qui viendraient faire évoluer mon opinion. Mon opinion, car j’allais oublier, je fais partie de ces gens ordinaires qui aiment bien se forger leur propre opinion et qui ne se satisfont pas des « éléments de langage » régurgités désormais dans la presse, sauf exception notable comme un hebdomadaire tel que VALEURS ACTUELLES.

Alors, où veut-il encore en venir ? Je passe sur le fait que, même si les Français doutent de l’honnêteté intellectuelle des journalistes, comme nous le révèlent des sondages régulièrement, il faut bien reconnaître que les médias audiovisuels ont encore un très fort impact sur nos concitoyens, d’un naturel finalement assez confiant… C’est ce que je constate en tout cas. Non, l’objet de mon propos sera ici plus circonscrit. Je voudrais de nouveau aborder la question de l’Ukraine suite à l’interprétation qu’en font les journalistes du FIGARO dans le numéro de ce jour. Je prends LE FIGARO qui a une tradition de sérieux en matière de relations internationales, même si leur strabisme divergent vers le quai d’Orsay ne fait aucun doute, mais c’est tout de même le journal qui aurait pu, selon moi, avoir une approche plus objective des événements compte tenu du fait que le méchant POUTINE entraîne un réflexe pavlovien d’attaque répulsive du côté des confrères journalistes plus à gauche. Oh pardon, non, LE FIGARO n’est pas situé à gauche dans sa ligne éditoriale, ce sont les journalistes qui sont un peu…, allez, ambidextres ! Cela dit, tout s’arrange aujourd’hui avec le recours au traitement de texte…

Alors, « what’s the point ? », diraient nos amis américains. Pour ne prendre que l’éditorial de ce jour de Philippe GELIE, confirmé peu ou prou par le commando de journalistes mobilisés sur cette affaire, et notre experte, Laure MANDEVILLE, réquisitionnée pour l’occasion, je dois dire mon étonnement face à cette ligne de pensée qui n’évolue guère malgré la teneur des événements et la publication, remarquée, de points de vue différents dans ce même journal dans les semaines passées (ce n’est plus le cas ces derniers temps d’ailleurs…, pensée unique oblige ?). Le méchant, c’est la Russie, et les gentils ce sont les américains et les européens ! Et on déroule les arguments selon ce schéma d’interprétation bien commode, voire reposant pour l’esprit…

Je dis schéma d’interprétation pour ne pas dire postulat, ou, en mathématiques, hypothèse de départ. Car j’ai vraiment l’impression que nos « analystes » ont posé cette hypothèse de départ et construisent ensuite leur raisonnement autour, sans jamais se remettre en question. C’est vrai, c’est difficile, cela demande du courage, car changer d’opinion demande une certaine forme de courage vis-à-vis d’autrui, et ensuite un courage intellectuel pour accepter d’affronter sa propre conscience afin de juger sa propre pensée.

Tout cela pour dire que je suis surpris par exemple de constater que M. GELIE n’a aucun doute sur le fait que la Russie soit dans son tort. Les événements de Kiev sont pour lui d’une parfaite limpidité. Par un coup de force, un gouvernement a été renversé finalement, mais circulez, il n’y a rien à voir… L’Union européenne n’a-t-elle pas joué le pompier pyromane dans cette affaire comme on se plait à le dire aujourd’hui vis-à-vis de la Russie concernant l’agitation actuelle dans l’est de l’Ukraine ? Il ne s’agit pas d’être naïf. Evidemment, la Russie joue aujourd’hui un certain rôle dans ces événements, pour ne pas dire un rôle certain. Mais comme je l’avais rappelé dans un précédent article, ne s’agit-il pas d’une réponse du berger à la bergère ? Alors, c’est de cela qu’il serait intéressant de discuter tant on est passé vite sur la réalité des mouvements impliqués dans le renversement de pouvoir à Kiev…

Et si les américains voyaient d’un bon œil le renfort de l’OTAN avec l’entrée de l’Ukraine, ils n’ont certes pas envie d’une guerre, froide ou chaude, avec la Russie. On se trompe d’époque ! Les dindons de la farce, ce seront les européens, tout comme François HOLLANDE s’était fait ridiculiser par les Etats-Unis qui avaient levé le pied dans leur escalade verbale contre Assad en Syrie, le laissant tout seul en rase campagne… Les européens, dont on a pu voir le poids lors de la conférence de presse organisée suite aux accords intervenus hier pour faire baisser la tension, Miss ASHTON étant quasi oubliée par M. KERRY, à l’issue de son intervention… Les européens, ridicules, comme d’habitude, dont on n’attend d’eux que des milliards d’euros et qui sont incapables de s’affirmer comme une véritable puissance organisée, et pour cause… Si l’euro ne fonctionne pas compte tenu des différences de structure économique des différents pays qui l’ont adopté, l’Union européenne ne représente pas une Nation mais encore un conglomérat de Nations, et c’est heureux. Mais, de grâce, faisons cesser ce mythe d’une Union européenne acteur sur la scène internationale (ou actrice, je m’y perds un peu ?). Le ridicule ne tue pas mais ne rend pas plus fort vis-à-vis des autres Etats qui rigolent sous cape, et encore, de moins en moins sous cape.

Alors, sans conclure car je ne prétends pas détenir la vérité mais je constate que les faits me donnent raison, je voudrais revenir sur cette idée maintes fois rabâchée selon laquelle la Russie voudrait reconstituer une forme d’URSS (Union des Républiques Socialistes Soviétiques). La question n’est pas là. C’est une approche biaisée. On sait bien que cela permet de disqualifier Vladimir POUTINE pour faire peur au bon peuple. Non, la question, je le rappelle une nouvelle fois, est de prendre conscience qu’une grande Nation telle que la Russie, avec le passé effectivement qui est le sien, URSS ou empire, aura toujours vocation à vouloir préserver un cordon d’Etats autour d’elle pour préserver sa sécurité. C’est si difficile que cela à comprendre. Cela dit, je conçois que pour des Nations qui se suicident de l’intérieur par l’encouragement d’une immigration irraisonnée, non assimilée, cela soit effectivement difficile à comprendre…

J’ai beau être français, j’aime me poser les bonnes questions ! Et me remettre en question le cas échéant…

Patrick CLEMENT




Jésus fait toujours autant vendre !

Constat récurrent depuis le livre DA VINCI CODE, notamment évidemment car le phénomène ne date pas d’hier, on sait qu’au-delà de l’intérêt pour Jésus, certains l’utilisent afin de faire des succès de librairie à bon compte. Que ce soit par le pouvoir de l’imagination ou par des artifices d’interprétation, chacun surfe sur la vague de Jésus, qui n’est pas la vie, la voie, le chemin que l’on aurait pu imaginer mais un moyen encore une fois d’obtenir un succès d’audience.

Alors quand L’EXPRESS se fait l’écho du livre de Reza ASLAN, « Le zélote », en feignant de croire à une découverte originale, on imagine bien qu’il s’agit de faire vendre un peu plus d’exemplaires de son numéro, PAQUES approchant… Cela ne trompe personne surtout quand l’article démontre lui-même l’inanité de la thèse, réchauffée périodiquement et enterrée aussitôt, doublée par l’interview d’un théologien, Olivier-Thomas VENARD pour ne pas le nommer, qui fait honneur aux exégètes bibliques lesquelles m’étonnent toujours par la culture immense dont ils font preuve. La technique est toujours la même, sortir une phrase de son contexte et ensuite tout construire autour de celle-ci ou celles-ci pour défendre une thèse préconçue. C’est la différence entre celui qui sait replacer les éléments dans leur contexte et conserver une approche globale tout en allant dans le détail pour explorer la réalité des paroles prononcées et dégager la signification que l’on peut en tirer.

Bref, vous avez compris que nous touchons là un mal, de manière générale, qui ronge nos sociétés contemporaines où, en s’appuyant sur des médias peu regardants, chacun peut faire prendre des vessies pour des lanternes avec un peu de savoir-faire.

L’actualité est souvent traitée de cette manière d’ailleurs, surtout dans les médias audiovisuels. Il suffit de trouver celui qui va abonder dans votre sens lors d’une interview. Par exemple, lors d’une grève des transports, si le journaliste souhaite légitimer les grévistes, nous allons découvrir le voyageur qui comprend bien le geste de ces grévistes et qui en accepte les conséquences… Le tour est joué. On pourrait multiplier ces exemples à l’infini. C’est facile et après tout on ne risque rien… sauf au moment des élections lorsque les électeurs sont interviewés dans les urnes par le biais de leur bulletin de vote et font connaître leur véritable opinion ! Seuls ceux qui manipulent l’opinion publique sont surpris à force de croire eux-mêmes à leurs boniments mais ceux qui vivent au quotidien les problèmes des Français sont enfin confortés dans leurs sentiments et surtout encouragés à conserver une analyse objective, c’est-à-dire en tout cas fondée sur la réalité de leur vécu et de leurs constats.

Pour revenir à Jésus, je voudrais juste témoigner d’une démarche qui n’écarte pas la remise en cause des idées acquises. Lorsque je me permets de dénoncer une thèse présentée comme originale alors qu’il n’y a rien de nouveau sous le soleil, cela ne veut pas dire qu’il faut cesser d’interroger nos connaissances. Je l’ai fait à mon modeste niveau, que ce soit sur Jésus, mais aussi sur Mahomet même si dans ce dernier-cas, ma culture est moins étendue.

Et dans ce registre, je ne m’interdis aucun questionnement au risque de heurter les croyants. Concernant les évangiles par exemple, comme je l’ai déjà mentionné dans mes articles, je reste surpris que le cœur des évangiles ne tourne pas autour du témoignage de Jésus ressuscité, assailli alors de questions par ses apôtres voulant tout savoir sur une expérience aussi extraordinaire. A moins que… De même, lorsque Lazare est ressuscité, il n’apparait plus et personne n’a l’idée de lui poser des questions sur son incroyable voyage au-delà de la mort… et son retour. Mille questions me viendraient à l’esprit. A moins que… De même encore, ceux qui bénéficient d’un miracle n’apparaissent plus dans l’histoire des évangiles alors que l’on imagine bien qu’ils auraient pu être les témoins vivants auprès de Jésus pour prouver ses dons. A moins que… Mais j’attends les réponses également !

Ce que je veux dire, c’est que comme en politique, tout sujet mérite une approche objective, rationnelle, afin d’explorer la vérité des choses.

C’est ainsi, de même, qu’en matière scientifique, je n’écarte aucune possibilité relative à tel ou tel phénomène, même en l’absence de preuves. Un simple constat, même surprenant, dérangeant, est parfois déjà un pas vers la vérité. Nous savons de plus en plus que nos connaissances actuelles sont tellement limitées que nous devons accepter de ne pas comprendre, sans rejeter d’office tel ou tel fait ou phénomène.

C’est ainsi que nous pouvons progresser dans la recherche de la vérité.

C’est un peu une obsession pour moi. Il nous faut préserver cette capacité à découvrir la vérité même si cela remet en cause des idées reçues, et surtout lorsqu’elles émanent de gardiens de telle ou telle religion qui veulent préserver leur fonds de commerce et garder sous leur emprise leurs … brebis.

Encore une fois, je prêche pour que cela soit notre obsession à tous, en tout cas le plus grand nombre, car l’évolution, voire même la préservation de notre civilisation, est à ce prix.

Que l’on nous protège donc de l’obscurantisme sous toutes ces formes… et des mensonges entretenus ! Ce doit être l’ardente obligation de notre République, de notre démocratie.

Patrick CLEMENT




Hollande ne peut pas changer de politique

L’espoir fait vivre, j’avais la faiblesse de croire à un sursaut. Non, François HOLLANDE n’a rien compris. Comme on dit, il est formaté pour la vie et ne peut plus s’échapper de son logiciel.

Il faudra donc le sanctionner de nouveau aux élections européennes. Plus durement encore, le plus sèchement possible. Un désaveu encore plus fort. A gauche, en s’abstenant ou mieux…, à droite en votant pour les listes d’opposition.

Mais revenons sur les suites de cette victoire électorale magnifique qu’a même tenté de camoufler, ou de faire oublier plus exactement, France 2 au journal de 20H00 le lundi soir en nous bombardant de reportages autour de la nomination d’un nouveau Premier Ministre. C’était donc la grande nouvelle, écartant du coup la réalité des conséquences électorales que l’on connaissait pourtant alors dans le détail. TF1, pour une fois, n’est pas rentré dans ce jeu-là. Le vent souffle de l’autre côté et TF1 est un bon cheval qui sait reconnaître le bon foin, euh la bonne écurie je veux dire…

Alors la vague bleue, avec toutes les nuances de bleu …, nous l’avons eue, c’est clair. Il est évident que les électeurs n’ont pas envoyé le même message, et je crois, sans se prendre pour des gouvernants. A chacun sa place, les électeurs votent, les élus gouvernent. En d’autres termes, je ne suis pas sûr que les électeurs envoient des messages complexes portant sur telle ou telle orientation économique. Ils sanctionnent les élus et demandent des résultats. Aux élus d’interpréter le cas échéant ce que cela veut dire en termes de politique économique, sociale, … à mettre en œuvre mais surtout en définissant les conditions de la réussite pour la politique engagée… ou à engager…

Alors, nous avons bien compris que ceux qu’on appelle écologistes – mais qui se rapprochent aujourd’hui de la gauche de la gauche, rouge, rouge vif, rouge sang…, comme on voudra – sont comme les socialistes de gauche ou les communistes. En clair, favorables à une politique de gauche comme on l’aime : faire payer les patrons et donner plus aux salariés, eh eh eh. C’est un peu caricatural mais cela permet de s’y retrouver.

François HOLLANDE serait désormais social-démocrate et entrainerait derrière lui l’autre frange du parti socialiste, encore majoritaire…, dans une politique dont les contours ne sont pas encore définis. Comme il nous le rappelle dans son premier discours suite aux résultats électoraux, c’est la faute à la Droite. Il a oublié la crise économique de 2008, et la merveilleuse politique économique qu’il a engagée depuis deux ans. Mais bon, plus c’est gros, plus ça passe. Ils sont tellement cons ces français, hein François. Ils vont bien gober ça.

Alors, au risque encore une fois de ne pas être original, voilà ce que je pense.

Ma première réaction est claire. Si vous vouliez dégouter un peu plus les Français de la politique, c’est gagné. C’est déjà ça, me direz-vous. Une belle victoire pour François. Bravo, mon François. Bah oui, quoi, je jette les dés en l’air, pardon, les ministres, et je trie ensuite. Qu’ai-je là ? Un Ministre de l’intérieur qui, en deux ans, a laissé l’insécurité se développer et a relancé l’immigration dite légale, qui viendra d’ailleurs mécaniquement renforcer l’immigration clandestine. Ah oui, c’est ballot, c’est la faute à Schengen, nous, on n’peut rien faire. Bah oui, quoi. Mais il parait que Manuel VALLS est le plus populaire de mes ministres. Ah ça, faudrait voir mon François. Si populaire, c’est tenir un discours sur la sécurité qui rassure les Français, ça, pour sûr, ça facilite les scores obtenus par les instituts de sondage. Mais est-ce que cela ne veut pas dire tout simplement qu’en termes de discours, c’est ce qu’attendent les Français et c’est pour cela qu’ils plébiscitent celui qui tient justement un tel discours. Mais quel rapport avec les résultats obtenus. Ah là, bien joué Manuel. Après avoir changé la méthode de calcul des chiffres de la délinquance (on sait jamais, on pourrait comparer avec les « autres »… avant…), il était temps de partir car ça va devenir de plus en plus difficile de faire croire que les chiffres s’améliorent même avec le nouveau système… Bravo, ouf, c’est le suivant qui va se prendre l’impopularité dans les dents, et pas moi, na.

Mais le pire pour dégoûter les Français, c’est de voir une nouvelle fois, car la droite s’y entend également pour ces jeux de « passe-moi ton ministère, je te refile le mien », c’est de constater une nouvelle fois le désastre de la conception de leur mission qu’ont les femmes (eh oui, elles aussi, elles ont gagné aussi cette égalité-là, malheureusement…) et les hommes politiques français. C’est tout simplement incroyable et, je ne recherche pas l’originalité à tout prix, mais je n’ai vu aucun commentaire sur ce point essentiel. Quelle mascarade que ces échanges de postes !

Manuel VALLS prend la poudre d’escampette,… comme un voleur…, mais au moins, c’est parce qu’il a une « promotion » ! Mais les autres. Ah, une exception me direz-vous, la mère Duflot se barre d’elle-même. Oui, enfin, après avoir cassé son jouet en fragilisant le secteur immobilier, le mot est faible, il valait mieux dégager pour elle avant que la réalité de son échec ne lui retombe dessus.

Et les autres ! La mère PINEL se trouve un autre grain à moudre. C’est sûr, après un tel bilan flatteur… il faut lui permettre de déployer son immense talent ailleurs…

Bon, c’est vrai, certains restent et d’autres se font carrément virer. Peillon paye pour sa politique époustouflante. Mais le bon François n’a pas eu les… de virer la mère Taubira (« la pire d’entre nous » aurait-il pu dire…). Deux poids, deux mesures. Entre les deux, je vais vous dire, j’aurais même préféré garder le camarade Peillon parce que de toute façon, les syndicats feront bien ce qu’ils voudront avec le prochain ministre. En fait, elle doit vraiment tenir notre bon François par les… pour qu’il l’ait gardée. Ah, pardon, suis-je bête. Ca peut être sympa pour mettre des bâtons dans les roues de mon premier ministre que j’adore tant. Bah oui, la réussite, c’est bien, mais castrer un futur concurrent, c’est quand même pas mal aussi. Ca c’est sûr, il va nous l’assaisonner notre petit Manuel, le bon François. Et le petit Manuel, il n’est pas si bête que ça. Il a déjà commencé à expliquer aux Français dans son interview au journal télévisé du soir de TF1 qu’il était là pour mettre en œuvre la politique du bon François. Une allégeance opportuniste à double détente…Vous avez compris, les p’tits gars… Eh oui, pas la mienne, alors si ça marche pas, faudra regarder du côté du bon François, moi je ne suis que celui qui met en œuvre les idées géniales de notre bon président de la République.

Bref, je ne vais pas vous faire un panorama complet du jeu de chaise musicale auquel on vient d’assister, et encore on n’a sans doute rien vu puisque la troupe des secrétaires d’Etat va rentrer en piste la semaine prochaine nous annonce-t-on, mais vous avez le mode d’emploi. Alors, ça fait un petit jeu pour quelques jours…

Pour être sérieux, bien que je l’étais même si je vous parais cynique, voire désabusé, je voudrais dire haut et fort que nos institutions n’y sont pour rien. Comme on l’apprend en droit, il y a la règle et la manière de l’appliquer. Ce n’est pas la faute de la Vème République si chaque Ministre prend ses fonctions en se croyant investi d’une sorte de mission divine, dans un domaine dans lequel la plupart du temps il n’a d’ailleurs aucune compétence, pour se précipiter afin de faire voter « sa » loi. Ah oui, c’est vrai, le monde attendait cette nouvelle loi comme le messie…. Faudrait-il alors modifier la constitution pour qu’un Ministre n’ait le droit d’engager une réforme qu’après avoir passé un an dans son Ministère, le temps qu’il comprenne quelque chose au secteur qu’il récupère ? Non, je ne le  pense pas. C’est une question de bon sens. De même, est-il normal que tous ces génies déguerpissent au bout de deux ans en moyenne de leur Ministère une fois qu’ils ont marqué de leur emprunte législative la politique de leur périmètre d’intervention ? Je crois que tout cela est à revoir.

Et si j’aborde ce point, c’est parce que j’en viens à une question qui repasse en boucle. Ah mais mon brave, avec le quinquennat maintenant, on ne peut plus rien faire. Le pauvre Président n’a plus le temps. On se demande comment fait le Président de la principale puissance économique, militaire,… de ce monde, je veux parler bien sûr du président des Etats-Unis, dont le mandat n’est que de quatre ans. Oui, je sais, il a d’autres problèmes. Mais en quatre ans, on peut en faire des choses, alors en cinq. Surtout que nos Présidents, du coup, les utilisent pratiquement jusqu’au bout ces cinq ans. Et je vous renvoie à ces Ministres qui, au bout de deux ans, estiment avoir achevé leur tâche et réclament un nouveau jouet. De qui se moque-t-on ?

Bref, en un mot comme en cent, François HOLLANDE n’a rien compris. Il ne va pas plus gouverner la France qu’hier, il va faire de la politique, enfin, de la tambouille politicienne…

Rendez-vous donc aux élections européennes pour lui envoyer un nouveau petit coucou du pays. Ding-dong, coucou… ! C’est nous. Les Français…

Patrick CLEMENT




Municipales : le vote utile, c’est le vote FN

L’avantage en vieillissant, ce n’est pas que l’on aurait raison de manière proportionnelle au nombre de cheveux blancs qui viennent auréoler votre tête, non, mais c’est que sa propre histoire vous permet d’avoir du recul et donc de porter une analyse plus complète sur les événements vécus.

Voyez-vous, comme je l’ai expliqué dans mon article introductif sur la création de l’ALLIANCE REPUBLICAINE DE PROGRES (www.alliance-republicaine-de-progres.com), mon parcours politique, inspiré par l’action de Charles de Gaulle, s’est traduit par mon adhésion aux thèses défendues à l’époque par le RPR (Rassemblement Pour la République – j’aime bien ce nom encore aujourd’hui car il résume tout mon engagement même si j’ai voulu, avec le terme de Progrès – au sens de recherche de la Vérité –, mieux situer l’action politique qui était la mienne en termes de choix de Civilisation). Ce Rassemblement, à mes yeux, ce devait être effectivement comme l’avait proclamé le Général à l’époque, la représentation des Français dans le métro à 18H00. Un Rassemblement de la France en quelque sorte, toute similitude avec le RPF (Rassemblement Pour la France) étant d’ailleurs bien appropriée en l’occurrence.

Alors, j’en ai vu passer des présidents ! Des présidents qui ne croient en rien finalement, Mitterrand, Chirac et maintenant Hollande, et des présidents qui croient en tout au fond, Giscard d’Estaing et, en fait, Sarkozy. J’ai vu aussi des chances gâchées, à droite, un Raymond Barre, et sans doute un Balladur, à gauche, certainement, un Michel Rocard et un Jean- Pierre Chevènement. La réussite sourit-elle aux meilleurs, je vous laisse y réfléchir…

Et j’ai surtout vu, depuis la prise de pouvoir par ces présidents successifs, un renoncement relatif à ce qu’était l’identité de la France et ce que devait être l’identité de la France. Entendons-nous bien, dans un monde qui, du fait de l’évolution technologique, s’inscrit nécessairement dans un cadre mondial, je ne nie pas la tendance longue, ancrée déjà dans l’histoire, d’un rapprochement progressif entre nos peuples. Mais je sais aussi que le poids des Nations, ainsi que des continents, conserve et conservera encore longtemps une empreinte forte avec laquelle il faudra compter pour construire l’avenir de notre monde. Je sais aussi que le temps long, qui verra très certainement une interpénétration entre nos peuples au sein même de chacun de nos pays, n’est pas le temps court de la réalité quotidienne qui veut que pour que des citoyens partagent un même sentiment d’appartenance, il faut des efforts, en premier lieu, de la part des nouveaux venus (!), et, ensuite, pour forger ce creuset que l’on nomme Nation, voire Civilisation, et qui nous rassemble alors tous par-delà les couleurs de peau et de religion, ou toute autre croyance.

Oui, je le sais bien. Et je le sais tellement bien que pour préserver cette chance d’évolution qui respecte en même temps cette capacité à assurer le Progrès d’une Civilisation, c’est-à-dire l’approfondissement de la connaissance des « mécanismes » de la vie, sur terre, et dans l’univers, il nous faut porter haut les couleurs de la Raison et combattre, par le débat au minimum, les idées qui portent en elle un embrigadement des populations afin de leur cacher la Vérité.

Voilà pourquoi, ce que je défendais hier, pour ma part en soutenant le RPR, mais je conçois que l’on ait pu partager ces mêmes convictions en soutenant d’autres partis, ce que je défendais hier est aujourd’hui incarné selon moi par le Front National. Oh, je ne dis pas que je suis d’accord avec tout, et je ne l’étais pas non plus hier (et je ne sacralise personne, ni même Charles de Gaulle dont la « realpolitik » afin de porter la France au sommet des grandes Nations s’est soldée parfois par des décisions politiques cruelles comme pour l’Algérie – même si l’Algérie française était, on le comprend bien aujourd’hui, une impasse, mais c’est vrai que les harkis ont été abandonnés comme jamais, je pense, la France n’a abandonné ses alliés, ses frères), mais aujourd’hui le Front National est le seul parti qui se fixe comme objectif de défendre la France et les Français. Et notamment, en luttant contre cette construction européenne qui n’a plus rien de démocratique. Vous savez, les hommes politiques ont des défauts – et ils en ont… – mais la démocratie permet avec les élections de les changer. Par contre, les technocrates de Bruxelles sont indéboulonnables. Et cette forteresse administrative est désormais tellement complexe qu’ils sont les seuls à en maîtriser le fonctionnement et ont pris le pouvoir réel par conséquent sur les hommes politiques qui font semblant de gouverner encore cette hydre.

Je reste convaincu que l’Europe, de l’Atlantique à l’Oural comme disait Charles de Gaulle, car notre histoire européenne s’inscrit dans cet espace, doit passer par la coopération entre les Nations et non par l’inféodation de celles-ci à un pouvoir supra national qui nie en fait leur existence. Et même leur avenir en tant que Nation, comme on le voit par exemple avec la tentative de l’Union européenne de faire émerger des entités territoriales plus petites, comme les régions, ou bien pire, en noyant ses citoyens sous un flot continu d’immigrés pour fabriquer des masses humaines mieux contrôlables sans doute car désunies, a minima…

Alors, je suis le premier à penser que ce n’est pas un conseiller municipal, voire dans le meilleur des cas, un maire, qui pourra engager le changement attendu. Mais je sais, et vous savez bien, que la marée est une succession de vagues qui viennent recouvrir progressivement la plage. Cette vague municipale doit précéder ces autres vagues électorales qui nous attendent dans les prochains mois pour reconquérir notre espace vital de décision et retrouver notre liberté d’action. C’est ça la démocratie. Et j’attends que l’on vienne m’expliquer en quoi les valeurs défendues par le Front National ne seraient pas démocratiques aujourd’hui. Chacun peut être d’accord ou non avec le programme du Front National mais je ne vois pas en quoi ses propositions ne seraient pas conformes à nos valeurs républicaines. Non, je ne vois pas. Bien sûr, les médias trouveront bien le canard boiteux à exhiber pour tenter de prouver le contraire, et c’est d’ailleurs leur obsession dès qu’un article parait ou qu’un reportage est diffusé, mais je vous garantis qu’il serait facile de trouver dans chaque parti les mêmes canards boiteux qui ne représentent pas leur parti.

Je ne veux pas être plus long. Je veux juste que vous compreniez mon choix aujourd’hui.

Le seul moyen d’envoyer un message fort, pour ceux qui partagent le point de vue que je viens d’évoquer, c’est à mon sens de voter Front National.

Patrick CLEMENT




Transports, pollution : la gauche et l’art du foutage de gueule

Après la farce de la circulation alternée un jour sans pollution atmosphérique, je voudrais démontrer comment la gauche manie l’art du « foutage de gueule ». Et si les journalistes faisaient leur métier et l’opposition le sien également, je ne m’énerverais pas derrière mon clavier d’ordinateur au point parfois d’en devenir vulgaire, j’en conviens.

Comme chacun sait…, la RATP vient de passer une nouvelle commande de bus diesel pour Paris. Et la gauche, se sentant gênée aux entournures, promet que la prochaine fois, il s’agira de bus électriques. Alors, attention, ce serait un peu facile de tirer à vue sur le diesel après avoir encouragé pendant des années son utilisation, tous gouvernements confondus, et on aurait beau jeu de dédouaner la gauche en se retranchant derrière une décision relevant finalement de la RATP.

Mais laissez-moi vous raconter une petite histoire ; l’histoire en fait dans toute sa vérité.

En 1995-1996, Didier JULIA, vice-président en charge de l’environnement du Conseil régional d’Ile-de-France, alors piloté par la droite, avait déjà tenté d’obtenir l’achat par la RATP de bus électriques. Eh oui, déjà, à cette époque, la droite elle aussi voulait lutter contre la pollution atmosphérique, et à raison, mais de manière rationnelle. En ce temps-là…, les bus électriques étaient déjà au point. Un seul inconvénient à l’époque, la taille des batteries et le temps de rechargement. Mais pour les bus justement, les batteries pouvaient facilement trouver leur place à l’arrière du véhicule et pour une flotte dite captive, fonctionnant essentiellement la journée, la nuit permettait le temps de rechargement nécessaire. Oui, mais voilà, en 1995-96, la RATP a préféré reporté ce choix… promettant que la prochaine commande serait la bonne !

Alors, faisons un peu d’histoire … encore contemporaine. En 1997, la gauche plurielle, alliant donc notamment les socialistes et les pseudo écologistes, arrive au pouvoir avec Lionel Jospin comme Premier ministre et Dominique Voynet, représentant les « Verts », comme Ministre de l’environnement (jusqu’en 2001). En 1998, le Conseil régional passe à gauche avec Jean-Paul Huchon qui en devient le Président, à la tête d’une majorité alliant elle aussi notamment les socialistes et les pseudo écologistes. Et oui, en 1998 ! Et, cerise sur le gâteau, Bertrand Delanoë devient maire de Paris en 2001, avec, devinez quoi, une majorité combinant là encore socialistes et pseudo écologistes. Retenez bien ces dates et rajoutez en une essentielle aussi, s’il vous plait. En 2004, est créé le STIF (Syndicat des Transports d’Ile-de-France) qui sera présidé par… Jean-Paul Huchon, et l’est toujours…., à la tête d’une majorité de gauche, composée notamment de socialistes et de pseudo écologistes, incluant les représentants des départements et de la ville de Paris. Imaginez-vous, sans rentrer dans le détail, que le STIF est en dialogue permanent, c’est peu de le dire, avec la RATP et la SNCF, notamment en matière d’investissements.

Bon, je crois que vous avez compris. Pas la peine de vous faire un dessin. Alors, quand la gauche se décharge de ses responsabilités en matière de pollution atmosphérique en Ile-de-France et renvoie la balle à… plus tard, en particulier pour l’équipement du parc de bus de la RATP en véhicules électriques, je crois que le terme « foutage de gueule » s’avère finalement très gentil.

Voilà mes amis, dans quel pays nous vivons. Mon seul espoir est de croire que si les Français vivaient dans un pays démocratique et avaient accès à une véritable information, la vérité les amènerait à voter autrement.

Comme le disait Guillaume d’Orange, « Point n’est besoin d’espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer ».

Je vous salue fraternellement.

Patrick CLEMENT




Ecolo-socialos, partez, vous êtes la honte de la France !

Je n’en peux plus, non je n’en peux plus d’être gouverné par des couillons et je suis gentil pour ne pas être plus vulgaire car si je disais le fond de ma pensée…

J’ai envie de crier, de hurler, je n’en peux plus. Que ce Premier Ministre en sursis ou pas décide de mettre en place la circulation alternée lundi prochain me donne envie de hurler. Que ces incompétents notoires qui bousillent notre pays depuis bientôt deux ans nous emmerdent avec ce genre de connerie me donne envie de hurler. J’ai envie de hurler. N’y-a-il pas de problème plus important, messieurs les nuls ?

Il n’y a aucune pollution et il n’y en aura aucune lundi, je peux vous le garantir sur ce que j’ai de plus cher. Vous êtes incompétents, ridicules, nuls, couillons. Tout cela pour tenter une surenchère par rapport à vos partenaires écologistes, enfin écologistes selon eux car je ne leur accorde pas ce mérite, c’est tout simplement lamentable.

Il n’y a aucune pollution et il n’y aura aucune pollution lundi. Vous vous êtes fait avoir par ce lobby vert qui parasite AIRPARIF notamment. Comment pouvez-vous vous laisser avoir à a point ? Je reste sidéré, effondré. La  brume ne signifie pas qu’il y a de la pollution. N’importe quel Français qui se promène en France peut découvrir des zones plongées dans la brume sans qu’il y ait la moindre des pollutions. Vous êtes stupides, idiots, crétins. J’ai envie de hurler.

Savez-vous que la principale des pollutions vient justement des fumées d’usine qui ne laissent aucune trace par exemple ? Bien entendu, je ne parle pas de ces images que nous voyons dans certains pays asiatiques, notamment en Chine ou pollution et nuage de pollution se combinent. Je parle de la France.

Il n’y a pas de pollution M. AYRAULT. Vous vous êtes fait avoir comme un enfant de chœur si tant est que vous puissiez être comparé à un enfant de chœur.

Si des organismes indépendants pouvaient faire des mesures de vérification, nous pourrions constater qu’il n’y a pas de pollution et qu’il n’y a en aura pas lundi. Les verts sont capables de tout, de tout !

Je n’en peux plus d’être gouverné par des couillons. Les verts sont capables de tout pour faire parler d’eux, notamment évidemment avant les élections municipales. Vous ne faîtes pas le rapprochement ? Réfléchissez deux minutes, si cela est possible. Mais ne tombez pas dans le piège.

Je n’en peux plus. J’ai envie de hurler. Comment pouvez-vous être aussi bête ? Comment pouvez-vous gouverner la France. Au nom de mes ancêtres, j’ai honte. Ils se sont battus pour notre pays. Ils ont fait partie de la Résistance. Comment leur expliquer l’état de la France ? Vous êtes la honte de la France. Nos ancêtres doivent se retourner dans leurs tombes. Pour certains, ils ont donné leur vie pour la France. Comment pouvez-vous être aussi minable ?

Arrêtez ! Partez ! Ne cassez pas plus la France ! Ayez au moins ce dernier élan de dignité. S’il vous plait. Partez !

Patrick CLEMENT




Crimée : la réponse du berger Poutine à la bergère Otan

Je ne peux pas m’empêcher de réagir à la nouvelle avancée du pion russe sur l’échiquier ukrainien. Et je suis sidéré face au traitement journalistique qui en est fait et de ne voir pratiquement qu’un procès à charge… contre Vladimir POUTINE.

Croyez-moi ou non, je pense être un vrai patriote mais tout de même, ne peut-on pas ouvrir les yeux comme je le rappelais dans mon précédent article ?

Quel que soit l’habillage « démocratique » ayant couronné les événements de Kiev pour installer un nouveau pouvoir, aucun observateur sérieux ne pourrait nier le coup de force qui a précédé l’arrivée de cette nouvelle équipe, pour certains toujours illégitime d’ailleurs…

Alors, que la réponse du berger à la bergère se soit faite en Crimée, région hautement stratégique pour la Russie, je ne pense pas que l’on puisse s’en étonner, voire s’en offusquer… Là, à chacun de se déterminer. A tout le moins, l’Ukraine n’est pas un jouet et la Russie ne joue pas qu’une partie économique contre ses « partenaires » économiques que sont l’Europe et les Etats-Unis.

Je crois que nos leaders internationaux sous-estiment le poids des Nations qui ne se résument pas à des tableaux économiques, même si les enjeux économiques ne sont pas indifférents. Avec l’Ukraine, et la Crimée, on touche à l’âme russe comme cela a d’ailleurs été bien rappelé mais sans en tirer les conséquences sur ce que serait l’attitude russe face à ce qui leur semble avoir été un coup en traitre à Kiev.

Bien entendu, je ne dis pas que la Russie est toute blanche, j’observe simplement la logique des réactions.

Alors, prenons garde maintenant à bien comprendre ce qui motive Vladimir POUTINE. Il ne s’agit pas d’une nouvelle pièce conquise pour le puzzle européen ou d’un nouvel atout dans la manche de l’OTAN dont les Etats-Unis se seraient bien satisfaits. Nous avons affaire à une question fondamentale de l’identité du territoire russe et de sa zone immédiate d’influence.

Imaginons la réciproque, que ce soit pour la France, à ses portes, ou bien même pour les Etats-Unis. Et réfléchissons à ce que nous dirions… ou ferions.

Alors, jouons avec les mêmes règles sinon nous risquons de sérieux dérapages.

Patrick CLEMENT




Ukraine : nous avons besoin d’une Europe de l’Atlantique à l’Oural

Très sincèrement, je ne voulais pas prendre la parole sur ce sujet tant je considère qu’il faut intervenir dans le débat en connaissance de cause et pour faire part d’une opinion personnelle qui puisse apporter quelque chose.

Je dois avouer que, dès le début, je me suis méfié du traitement médiatique des manifestations à Kiev tant je trouvais l’approche manichéenne un peu douteuse avec les gentils pro-européens d’un côté et les méchants pro-russes de l’autre. Heureusement, l’analyse s’est faite ensuite un peu plus précise sur la réalité géopolitique de ce pays. Mais évidemment, avec dans un « camp » l’horrible POUTINE qui a eu le tort de ne pas partager les idées en vogue dans notre pays, et dans d’autres il faut bien le dire, sur l’homosexualité – elle est belle la liberté d’opinion une fois que les « hautes autorités morales planétaires » ont décidé ce qui était bien ou mal – forcément, c’était le camp des méchants.

Alors, je serai prudent dans mes propos car des ukrainiens sont morts et je ne conteste pas le fait que la situation tant politique qu’économique – notamment en matière de corruption (mais je crois savoir que ce n’est pas l’apanage de l’Ukraine…) – pouvait prêter à contestation, mais je veux juste me situer sur le plan de la géopolitique. Heureusement, cela a été fort bien rappelé ensuite, l’Ukraine, et pas seulement la Crimée, constitue pour la Russie un enjeu stratégique de premier plan. On ne peut pas penser les rapports internationaux sans comprendre les forces en présence et les enjeux de pouvoir entre les différents pays.

Voilà pourquoi, lorsque notre BHL national (Bernard-Henri LEVY pour ceux qui ignoreraient la marque BHL…) ordonne presque à l’Union européenne de conclure un accord immédiatement avec l’Ukraine, je trouve cela suicidaire dans le contexte actuel et je veux le dénoncer ici avec force. BHL commandera-t-il les troupes européennes depuis Saint-Germain-des-Prés en cas de conflit avec la Russie. Et, au fait, quelles troupes européennes ? Alors, ne jouons pas avec le feu. C’est une affaire de grands maintenant. L’Ukraine n’est pas un jouet.

La Russie ne peut pas laisser l’Ukraine dériver hors de son giron. On peut le comprendre tout de même. Mettons-nous à la place des russes. C’est souvent la meilleure manière de faire progresser sa compréhension d’un sujet.

Evidemment, je n’ai pas la solution mais je pense, je crois, qu’il ne faut surtout pas agiter le chiffon rouge d’un accord précipité avec l’Union européenne pour ces deux raisons. D’une part, l’Ukraine est un enjeu stratégique trop important aux yeux des russes pour qu’ils laissent faire. D’autre part, l’Union européenne ne veut pas, ne peut pas, affronter la Russie.

L’Europe de l’Atlantique à l’Oural, voilà cependant selon moi la solution d’avenir que Charles de Gaulle avait si bien identifiée. Non pas une Europe technocratique comme celle qui s’est imposée à nous aujourd’hui, mais une solidarité européenne qui englobe nos nations si liées par l’histoire. Je me sens russe et c’est sans doute pour cela, notamment évidemment, que j’ai tellement détesté l’Union soviétique compte tenu de cette coupure qu’elle avait créée avec nos autres nations européennes.

Oui, la solution, c’est de faire l’Europe de l’Atlantique à l’Oural, avec les russes, et en dépassant le carcan administratif que cette Union européenne a créé, nous éloignant tant de l’inspiration initiale de cette Europe des Nations que nous appelons toujours de nos vœux.

J’espère que les élections européennes nous donnerons l’occasion d’envoyer au Parlement européen des élus capables de sortir des nasses de ce monstre pour jeter les bases d’une Europe de la coopération et de la fraternité entre les Nations, et entre les peuples européens, dans le respect de la souveraineté de chaque pays, Ukraine et Russie incluses bien évidemment.

Patrick CLEMENT