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Soutien à la manifestation du dimanche 9 mars

affiche9marsA 14H00, le dimanche 9 mars, place Denfert Rochereau, se rassembleront les éclaireurs de notre pays, c’est-à-dire ceux qui pressentent, depuis de très nombreuses années pour certains, que notre pays traverse une des plus graves crises de son histoire, voire la plus grave. L’immigration massive, légale et clandestine par naturalisation à l’ancienneté ensuite, modifie en profondeur l’équilibre de notre peuple français, tout comme celui de nombreux peuples européens, au point de bousculer les valeurs qui fondent le socle de notre société, voire de notre civilisation, notamment, mais pas seulement, à travers la diffusion d’une religion, l’Islam, qui s’intéresse plus au conditionnement de ses fidèles qu’à l’idée que l’on peut se faire d’une vie dévouée à Dieu. Nous n’allons pas développer ici ce thème car les arguments sont connus. Les faits par contre sont-ils bien connus des Français ainsi que leurs conséquences déjà réelles aujourd’hui ? Voilà la raison de cette manifestation organisée à l’initiative de RIPOSTE LAÏQUE et RESISTANCE REPUBLICAINE, en faveur d’un referendum contre l’immigration massive, fort du récent succès de cette initiative en SUISSE.

L’objet de ma prise de position en faveur de cette manifestation est de marquer l’importance de s’engager. Depuis le nombre d’années que nous nous épuisons à alerter nos proches et tous ceux que nous pouvons toucher, nous aurions pu baisser les bras d’autant plus que certains Français pensent qu’il est trop tard déjà pour empêcher la dégradation de la situation vers la guerre civile… un jour.

Pour ma part, bien que je puisse comprendre les critiques adressées à son encontre, je me réfère à celui qui a incarné la Résistance lorsque la situation semblait désespérée, le général De Gaulle. Et je me rappelle qu’au départ, cette aventure semblait vouée à l’échec. Je reste convaincu que lorsque l’on est fort de ses idées car elles s‘appuient sur un raisonnement rationnel qui vous conforte dans l’idée qu’elles correspondent à la vérité, le temps peut permettre de vous donner raison. L’évidence finit par s’imposer !

Je crois qu’aujourd’hui les éclaireurs d’hier sont rejoints par une masse de plus en plus grande qui prend en fait conscience d’elle-même d’un constat incontestable. Difficile de le cacher et pas besoin d’en subir les effets immédiats pour ceux qui ont la chance d’être encore – pour combien de temps encore – à l’écart des si nombreuses zones touchées. Les journalistes ont d’ailleurs du mal à comprendre cela… et tant d’autres choses malheureusement. C’est pourquoi il faut faire sans eux, et en fait contre eux, pour le moment en tout cas.

Alors, pour que nos enfants ne nous reprochent pas de n’avoir rien tenté, et en souvenir de nos anciens qui se sont battus pour la France, j’appelle tous ceux qui souhaitent sauver notre pays à venir le dimanche 9 mars manifester calmement mais fermement leur intention de mettre un terme à l’immigration massive avant qu’il ne soit trop tard. Et j’y invite d’ailleurs tous les Français quelles que soient leurs origines car l’amour de la patrie appartient à tous les Français qui aiment notre pays avec ses valeurs et ses acquis civilisationnels gagnés de haute lutte, et qui ont d’ailleurs sans doute motivé le choix de la France.

Et pour ceux qui pensent que l’économie justifie cet afflux de main d’œuvre, je ne m’en tiendrai même pas au constat évident de l’immense main d’œuvre actuellement au chômage ou sous-employée mais surtout au fait qu’une Nation a besoin d’équilibre. Les troubles qui ne manqueront pas d’arriver si on laisse les choses se poursuivre perturberont de manière bien plus profonde notre économie que les conséquences supposées, à vérifier, qu’encourrait notre pays en mettant fin à cette immigration massive. D’autant que c’est l’âme de la France qui serait remise en cause. Et cela ce n’est pas que de l’économie. Je respecte la création de richesses mais l’argent n’a pas d’odeur … ni de patrie. C’est juste un constat pas un jugement !

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Patrick CLEMENT




Les journalistes français sont-ils tous des pourritures ?

L’affaire DIEUDONNE vient une fois de plus alimenter la chronique de la désinformation subie en France de la part des médias français.

En effet, nous lisons et entendons à longueur de journée parler du comique ou du polémiste DIEUDONNE alors qu’il s’agit d’un leader politico-religieux islamiste qui s’affirme comme tel sans complexe. Et c’est son droit à vrai dire de se revendiquer comme tel. Mais que les journalistes ne le fassent pas savoir aux Français relève de la désinformation pure et simple.

Car les journalistes le savent. Moi-même, je l’ai su grâce à l’excellent site d’information RIPOSTE LAIQUE qui a notamment diffusé une vidéo, accessible à tous, de l’interview de DIEUDONNE à la télévision iranienne…, oui iranienne. Il explique tranquillement son antisionisme, vante les mérites de l’islamisme et encourage les chrétiens à devenir musulmans puisque MAHOMET est le prophète attendu dans la Bible. D’ailleurs, on se demande pourquoi les juifs ne se convertiraient pas. Mais surtout, cet antisionisme va jusqu’à prédire et donc encourager la fin de l’Etat d’Israël dans cette décennie et, non pas l’extermination, en tout cas pas encore, mais l’expulsion de tous les juifs vers l’Europe, et la France en particulier, avant de gagner ensuite ce qui pour DIEUDONNE constitue leur terre d’accueil, les Etats –Unis.

Bref, DIEUDONNE n’est ni un comique ni un polémiste, c’est un leader politico-religieux, islamiste, qui se sert simplement de tous les moyens pour propager ses thèses, y compris les scènes de spectacle.

Avez-vous déjà vu un comique revendiquer les thèses mises en scène dans ses sketches ? Moi pas.

Or les journalistes ont accès à ce genre d’information. Forcément. Donc partant du principe qu’ils ne sont ni cons, ni incompétents, ce sont donc des pourritures pour ne pas diffuser la vérité comme leur métier les y oblige ou, en tout cas, l’exigerait par essence.

Alors, que Manuel VALLS joue au SARKOZY pour se faire valoir, c’est certain. Ses réactions à géométrie variable, nous avons eu l’occasion de les connaître. Mais je dirais qu’en l’occurrence, ce n’est pas le problème.

Ce qui me désole, c’est de voir nos médias se moquer par exemple de la presse qualifiée d’inféodée à Poutine, et de constater comment ces mêmes médias se comportent en France. Est-il besoin de rappeler que le journal de France 3 Ile-de-France ou France 3 National, le soir, tient plus du journal communiste et que nos journaux télévisés sur TF1 et France 2, notamment, me font plus penser à la propagande socialiste qu’à de l’information libre… ? Quand je pense que je dois payer une redevance pour cela !

Mais avec l’affaire DIEUDONNE, nous avons une preuve flagrante de l’état de la presse en France. La majorité des journalistes sont de véritables pourritures.

Toutefois, comme je suis ouvert au débat, je serais ravi, et peut-être rassuré, de découvrir que des journalistes ne le sont pas et font état de la réalité des positions de DIEUDONNE et donc de la bonne qualification de ce personnage qui n’est par conséquent ni un polémiste ni un comique.

J’attends donc de voir s’il existe des journalistes en France qui ne sont pas des pourritures !

Patrick CLEMENT




Le déclin programmé de l’Europe, voire de l’Occident

Les raisons d’espérer sont maigres et je crains plutôt que nous ne nous dirigions petit à petit vers un monde dans lequel les acquis de la civilisation occidentale seront remis en cause, avec des soubresauts violents à prévoir. Les forces à l’œuvre pour ruiner nos efforts sont puissantes et notre volonté de résister est faible, en tout cas à ce jour. Au risque de me répéter, mais l’enjeu en vaut la peine, quelle est la situation ?

Un très bref rappel, car je me suis longuement expliqué sur le sujet, mais je reste atterré de voir à quel point nous avons perdu tout bon sens en considérant que, pour des raisons d’équité, il fallait accorder le même statut aux couples homosexuels qu’aux couples normaux au titre de la logique de l’espèce humaine que constituent les hommes et les femmes. J’avoue que ce manque de lucidité me laisse perplexe. En fait, au-delà de la bêtise de ceux qui prônent de telles inepties, je crois plutôt que c’est la lâcheté de ceux qui nous gouvernent, voire de ceux qui pourraient être appelés à nous gouverner…, qui me sidère. Raison pour laquelle je vois dans ce renoncement symbolique une première marque forte de déclin, parmi bien d’autres évidemment.

De manière générale, sans nostalgie excessive en pensant au siècle des Lumières, il faut bien reconnaître que l’on n’est pas en présence d’un siècle des Lumières en ce XXIème siècle débutant… Nos pseudo-élites qui se gargarisent d’un monopole quasi exclusif de l’expression publique brillent plutôt par leur rhétorique bien rodée que par la puissance de leur intelligence ! Leur tentation est grande et se vérifie d’ailleurs quotidiennement de leur part de vouloir étouffer toute étincelle d’une expression qui viendrait mettre en évidence la vacuité de leur pauvre pensée. La faiblesse d’esprit est souvent synonyme de pulsion autoritaire pour étouffer les contradicteurs.

J’en viens donc au plus grand danger qui menace notre civilisation gavée de bonnes intentions mais incapable de voir la vérité en face. Que le pape François stigmatise nos sociétés occidentales soi-disant incapables de compassion envers l’étranger marque bien ce manque de lucidité quand on sait les efforts entrepris depuis plus d’un demi-siècle en faveur de son accueil, et au-delà pour l’immigration intra-européenne. D’ailleurs, comment ne pas voir qu’en tentant de « séduire » les musulmans de manière aussi visible (ce dont se gargarisent nos médias, idiots utiles en la matière…), celui-ci se place en fait lui-même en situation d’infériorité, ce que ne manqueront pas d’observer les peuples (et surtout leurs leaders religieux) principalement d’origine orientale qui alimentent le syndrome communautariste dans nos pays européens… Ce sont en effet des peuples qui ont l’habitude et pour tempérament de juger l’autre à l’aune de sa puissance et de sa volonté, fidèles en cela en matière religieuse à celui qu’ils prennent pour le prophète de Dieu. Je dis tout de suite « qu’ils prennent » car, que l’on croit en Dieu ou non, il est parfaitement évident que celui qui a incarné la violence, la guerre, les intrigues, le dévoiement sexuel, et j’en passe…, ne peut en aucun cas pour un esprit logique être accepté comme un prophète de Dieu. Mais je conçois qu’il ne suffit pas de le dire pour convaincre tous les musulmans qui, pour une majorité d’entre eux, cherchent honnêtement Dieu dans leur vie, et croient l’avoir trouvé, souvent plus par tradition qu’autre chose, dans la religion qui leur est « imposée » dès leur plus tendre enfance. Comme je l’ai déjà expliqué dans mes écrits, cette religion vénère un homme dont tout le parcours est en contradiction avec ce que porte l’élan spirituel dans notre culture occidentale, à savoir l’amour de l’autre pour les chrétiens, ou l’épanouissement humain au sens large, pour les philosophies ou religions « asiatiques ». C’est résumé à grands traits mais cela a le mérite de la clarté. J’attends avec impatience de voir se lever des musulmans pour proclamer par exemple l’existence de Dieu en dehors des obligations stupides et archaïques qui leur sont imposées par le Coran d’une part, et, d’autre part, les tenants autoproclamés de cette religion en matière de rituels alimentaires ou vestimentaires (il est vrai selon le même aveuglement que d’autres religions malheureusement…). Sortons enfin de l’obscurantisme comme notre religion chrétienne a su le faire, en partie en tout cas du moins selon moi, et comme les philosophies « asiatiques »… ne l’imposent pas quant à elles. Et pour assurer la sérénité d’un débat si sensible, notre République laïque a besoin d’être réconfortée, voire renforcée, en reprenant le pouvoir notamment face à un gouvernement des juges de fait, au niveau national et européen (sans parler des Etats-Unis), qui impose ses conceptions artificielles en dehors de toute volonté populaire.

Je souhaiterais donc revenir sur la lâcheté de nos pseudo-élites, plus stupides et lâches qu’élites d’ailleurs, qui monopolisent l’expression publique dans nos médias, vautrés par terre, qui les adulent servilement, ne comprenant d’ailleurs rien aux conséquences de leur aveuglement. En refusant ne serait-ce que de mettre en débat le caractère archaïque encore une fois de la religion musulmane (et, en n’hésitant pas à aborder le sujet sous l’angle des autres religions ou philosophies), et en cédant aux populations qui, par la stupidité volontaire de nos gouvernants de gauche et la servilité de nos gouvernements de droite, ont envahi désormais certaines portions de notre territoire, nous faisons encore une fois le jeu de ceux qui manipulent ces populations immatures pour leur intérêt personnel et leur volonté de pouvoir. Comment ne pas voir cela ? Je ne vois qu’une solution, enfin deux peut-être, la bêtise ou la lâcheté (ou les deux…).

Je ne confonds d’ailleurs pas les dirigeants et leurs électeurs, voire leurs représentants locaux. Il est évident que certains élus de gauche ont conscience de cela, et évidemment leurs électeurs, mais je désespère de leur lâcheté face à la structure technocratique imbécile, pour être gentil, qui mène leurs partis. Ces imbéciles qui s’imaginent intelligents en construisant notre société dans un monde imaginaire sans rapport avec la réalité. Balayez donc ces incompétents. Faîtes le ménage, il est temps. Reprenez le pouvoir. Je tiendrai le même langage vis-à-vis de notre technocratie politique de droite qui ne vaut pas mieux en cela que son inféodation à la bien-pensance empêche tout débat de fond sur la réalité de la situation de notre pays, dans ce domaine et dans d’autres. Pour être clair, je ne vois pas en quoi la technostructure de l’UMP est plus capable de proposer comme l’aurait fait en son temps Charles de Gaulle une politique courageuse porteuse d’espoir pour notre peuple.

Comment ne pas comprendre le pessimisme de notre peuple qui désespère, législature après législature, président après président, de voir des hommes et des femmes prendre conscience de la situation à laquelle est confronté notre pays et proposer une politique courageuse. Nos journalistes au cerveau étriqué (« narrow minded » en anglais…) seraient bien obligés de s’incliner devant la volonté populaire !

Je suis de la génération de ceux qui voient leur pays s’enfoncer dans un communautarisme suicidaire pour notre Nation depuis plusieurs décennies, consécutif à une immigration débridée jamais contenue. Et je constate avec effroi, oui effroi, que le discours de gauche est d’une crétinerie sans bornes et celui de droite d’une lâcheté sans limites. Il n’y a peut-être pas d’homme providentiel pour reprendre le mot de notre ancien premier ministre qui témoigne quant à lui d’un certain courage je trouve, et d’ailleurs nous lui avions donné sa chance en 2007 si c’est de Nicolas SARKOZY dont on veut parler, mais force est de constater que sans un discours fort, porté par une personnalité charismatique et un programme adapté, il est à craindre que notre pays ne s’enfonce de plus en plus dans le chaos que nous pronostiquons depuis longtemps pour notre part, en ayant peu de chances de s’en sortir sans affrontements violents qui ne manqueront pas de survenir.

Je suis fatigué de devoir répéter cela depuis des années, des décennies même maintenant. Je suis fatigué ! Il est temps de prendre les choses en main…

Patrick CLEMENT




Mariage homo, affaire Méric, allocations familiales : l’affaiblissement démocratique de la France

Vous riez, disait La Fontaine, et bien préparez-vous à pleurer oserai-je répondre, avec moins de talent je le reconnais bien volontiers.

Je l’ai déjà écrit, il y a dictature et dictature. Sans rentrer dans un débat sur les différents degrés de la dictature, je crois pouvoir dire que l’on pénètre dans son périmètre à partir du moment où la vérité est manipulée par le pouvoir et/ou que la vérité ne peut plus éclore car le débat est confisqué.

Où sont les preuves ?

Elles sont nombreuses et s’accumulent d’ailleurs incidemment depuis de nombreuses années. Trois exemples récents pour faire court et vous permettre de juger par vous-même mais le but du jeu est bien d’éveiller les consciences pour que chacun se constitue sa propre liste et la fasse connaître à tous.

– L’affaire de la manifestation pour tous. Au-delà des manipulations du pouvoir pour inciter les français à ne pas venir manifester, je regrette, encore une fois, car je l’ai déjà dit par le passé, qu’aucune investigation minutieuse n’ait été entreprise par les médias pour faire la vérité sur le nombre de manifestants. Enfin, bon sang, à qui fera-t-on croire que de nos jours, il n’est pas possible d’avoir un décompte du nombre de manifestants précis à quelques pourcents près. Rien de nouveau sous le soleil mais ce manque de curiosité me laisse pantois…

– L’affaire Clément MERIC. Merci aux sites internet tels que celui de RIPOSTE LAIQUE de nous permettre d’approcher la vérité. Je ne reviendrai pas sur la manipulation entreprise par les plus hauts responsables de l’Etat pour intoxiquer nos concitoyens, sauf pour préciser tout de même que cette seconde nature de la gauche dans sa tendance à « l’intox » se révèle d’une toute autre nature justement lorsque celle-ci détient les clés du pouvoir… La manipulation par l’Etat n’a pas le même sens ni la même portée que celle exercée par une force politique dans l’opposition. Cherchez l’erreur ! En tout cas, si j’ai trouvé des éléments d’information sur cette malheureuse affaire qui s’est soldée par la mort accidentelle d’un homme, ce n’est pas dans les médias traditionnels que je les ai trouvés, y compris ceux que l’on penserait le mieux à même en principe de constituer une digue face à la désinformation, mais dans les réseaux dits sociaux qui, heureusement, ont enfourché une monture journalistique qui fait par ailleurs défaut. Il ne s’agit d’ailleurs pas de prendre parti mais juste de constater que la recherche de la vérité, pourtant facile puisque de nombreuses sources étaient disponibles, n’a pas été véritablement poursuivie par nos médias. Je conserverai enfin un silence poli, car dépité, sur la capacité qu’ont nos partis politiques dits d’opposition à se coucher devant la parole officielle qui nous est imposée via les médias quasiment non moins officiels en l’occurrence…

– L’affaire des allocations familiales. Des allocations familiales ? Eh oui, des allocations familiales. Vous savez, il parait qu’il y a un grand débat portant sur le déficit lié à notre politique familiale. Un débat ? Quel débat ? Avez-vous entendu parler de la manière dont sont attribuées les allocations familiales ? Par exemple, savez-vous que « quelle que soit votre nationalité, vous pouvez bénéficier des prestations familiales » (Caisse d’allocations familiales) ? Puisque le sujet vient sur la table, ne pourrait-on pas engager la discussion, simplement engager la discussion je dis bien, sur le bien-fondé d’attribuer des allocations familiales à des étrangers. Notre bon hebdomadaire, Valeurs actuelles, s’étonne dans non numéro de cette semaine du fait que tout parent algérien installé en France pourra toucher des allocations familiales au titre de ses enfants, nés en Algérie, qui décideraient de le rejoindre (même si les enfants ont pénétré en France en dehors de toute procédure de regroupement familial). C’est bien ! Mais justement, c’est inquiétant de constater que même un hebdomadaire honnête sur le plan journalistique comme celui-là n’en profite pas pour faire un dossier sur les conditions d’attribution des allocations familiales justement aux étrangers. Encore une fois, pour en débattre, informer les français, et valider dans notre pacte républicain qu’il est bien légitime que des étrangers bénéficient d’allocations familiales dont le fondement est d’aider pourtant a priori les parents d’enfants français…

Alors, vous me direz que les partis politiques sont eux-mêmes muets. Oui, c’est vrai et c’est sans doute le plus inquiétant même si la presse a son rôle d’alerte, de vigie, à jouer. Mais, effectivement, que les partis, et surtout évidemment, les partis d’opposition ne jouent même pas leur rôle d’animation du débat démocratique, c’est sans doute un signe d’une sorte de consentement tacite devant cette forme de dictature insidieuse de la pensée qui veut que certains sujets soient désormais tabous. Définitivement ? L’avenir nous le dira. Mais constater que même un parti comme le Front National, sensé défendre les « nationaux », n’engage pas le débat sur ce terrain-là en dit long sur l’affaiblissement de notre capacité démocratique. Et je ne parle que de débat à ce stade…

Voilà trois « affaires » récentes qui témoignent d’une plongée inquiétante de notre pays dans l’apathie démocratique. Je ne sais pas pour vous, mais moi je suis inquiet. Car s’il m’est arrivé d’en vouloir aux Français pour leur choix selon moi catastrophique en matière électoral, il est difficile de leur reprocher, car ils n’en ont ni le temps ni forcément les moyens, de ne pas être bien informés des sujets qui mériteraient pourtant un débat franc et sincère.

La dictature commence par de petits renoncements, consentis,… puis imposés… !

Patrick CLEMENT




Mariage homo : La France s’affranchit des lois naturelles

En légiférant sur l’ouverture du mariage à des couples homosexuels, la France vient rien de moins que de s’affranchir des lois naturelles de notre monde et de notre espèce humaine.

En effet, mettre sur un pied d’égalité un couple constitué d’un homme et d’une femme avec un couple constitué d’un homme et d’un homme ou d’une femme et d’une femme, c’est bien considérer que notre civilisation ne repose plus sur une des lois naturelles les plus fondamentales de notre monde et de notre espèce humaine, à savoir la reproduction humaine, et donc la place légitime faite à l’alliance entre un homme et une femme pour assurer la survie de l’espèce depuis que le monde est monde et que notre espèce humaine est apparue sur terre.

C’est donc par un acte de pure volonté, en s’affranchissant des lois naturelles de notre monde et de notre espèce humaine, c’est-à-dire de la normalité que représentait sur le plan naturel l’union d’un homme et d’une femme, que la France s’engage dans ce chemin aventureux consistant à construire une société humaine qui sera régie désormais par des considérations sociétales et non en respectant la nature telle que celle-ci nous a faits.

Alors, pourquoi pas ! Oui, cela peut être considéré comme un progrès de civilisation mais ainsi que je l’avais souligné dans mes précédents articles sur le sujet, auxquels je vous renvoie, cela veut tout simplement dire que l’homme s’arroge le pouvoir demain de décider ce qui est, et cela en dehors des limites exprimées par l’ordre naturel des choses. C’est effectivement possible encore une fois. Mais est-ce souhaitable ? Peut-être, à condition que l’Homme ait bien conscience d’avancer dans un monde inconnu qu’il va explorer en le façonnant à sa guise. C’est désormais en fonction de son propre jugement et de ses propres choix qu’il bâtira notre civilisation. Tout sera donc envisageable. Tout, si l’Homme le décide. Dans le domaine de l’union entre êtres humains, et toutes ses variantes imaginables demain, mais aussi, il faut bien le comprendre, dans tous les autres domaines de la vie humaine, absolument tous.

Je ne suis pas sûr que les Français aient tous bien compris les enjeux que sous-tendait cette évolution législative habillée des beaux habits, artificiels en l’occurrence, de l’égalité, qui n’a clairement aucun sens en la matière si l’on veut bien considérer qu’une relation normale au regard des lois naturelles est bien celle et seulement celle d’un homme et d’une femme et que toute autre type d’union relève de la convenance personnelle mais ne peut appeler un traitement égalitaire, sortant de fait de la normalité. Cela a été dit, un peu, sûrement pas assez, et certainement pas avec assez de force sous l’angle du caractère anormal au sens des lois naturelles d’une telle relation entre un homme et un homme, ou une femme et une femme. Il est vrai que cela demande d’avoir préserver sa lucidité et d’avoir également un peu de courage…

Personnellement, je crois que la marche en avant vers la découverte des mystères de la vie et de notre univers suscitera déjà suffisamment de bouleversements pour que nous ne tentions pas de préserver les fondamentaux qui constituent le socle de notre espèce humaine telle que la nature l’a créée…, et non pas l’Homme lui-même, faut-il le rappeler ? Des avancées sociétales sont possibles sans pour autant jouer à se prendre pour des dieux, libres de décider hors des réalités tracées par un ordre naturel qui s’impose à l’Homme, que l’on inscrive cet ordre naturel dans un référant qui serait Dieu, ou non !

En tout cas, quelle que soit la réponse que chacun souhaite faire face à ce cas de conscience, il n’est tout simplement pas imaginable dans une République qui se veut démocratique d’engager notre société dans une telle évolution de la civilisation sans recourir au consentement direct du peuple français par referendum, ou d’ailleurs de tout autre peuple sur tout autre continent. Cela démontrerait une telle dérive de notre système démocratique que l’on serait en droit de s’interroger sur les sursauts que cela pourrait à terme engendrer de la part de ces peuples bafoués dans leur droit le plus essentiel à dessiner leur avenir.

Que nos gouvernants, et nos représentants élus, veuillent bien prendre en considération cette réflexion pour ne pas ensuite être surpris par les réactions qu’ils susciteront dans le cas contraire, peut-être sans avoir bien pris conscience eux non plus des vrais enjeux soulevés par ce vote.

Le bon sens existe-t-il encore dans notre beau pays et sur notre belle planète ?

J’attends que la réponse me soit apportée et j’espère qu’elle sera positive pour garder espoir en l’avenir.

Patrick CLEMENT

www.alliance-republicaine-de-progres.com




Aéroport de Nantes, nouvelle civilisation : joyeux Noël, Monsieur le Premier ministre

Monsieur le Premier Ministre,

A travers vous, c’est aux gouvernements successifs de la France depuis près de quarante ans que je souhaiterais m’adresser, et quelque part, de manière générale, au pouvoir exécutif mais aussi législatif de notre pays. Non pas que je pense que la Gauche et la Droite soient équivalentes. L’ouverture inconsidérée de nos frontières aux immigrés, clandestins ou non, le laxisme en matière de sécurité, l’hyper inflation des impôts et taxes, l’incompréhension des ressorts du monde économique, le sectarisme idéologique, le prêt à penser… sont selon moi plutôt l’apanage de la Gauche malheureusement, même si je concède bien volontiers que le manque de courage de la Droite fragilise la claire distinction des positionnements. En voulant gouverner pour des clientèles, on se prive, bien souvent, d’une vision de l’intérêt général de la France, qui fait alors défaut aux hommes politiques de manière générale, nonobstant les positionnements en principe différents. Désolé pour ce constat sévère qui m’affecte autant qu’il peut vous paraître sévère…

Mais laissons cela, nous l’avons déjà évoqué et nous attendons encore le sursaut auquel les français aspirent au fond d’eux-mêmes, qu’ils soient de Droite ou de Gauche, pourvu que le débat d’idées leur permette d’ouvrir les yeux sans les lunettes déformantes que leur tendent trop souvent nos chers médias affublés de leurs œillères idéologiques.

Et je ne veux pas dire ici que tout est noir quand les socialistes sont au pouvoir. La haute fonction publique qui veille au grain, parvient parfois à modérer les ardeurs partisanes de certains des ministres ou représentants parlementaires, quand, cependant, une autre partie de cette fonction publique s’ingénie à mettre en œuvre les projets les plus inconscients. Double face d’une même médaille… D’ailleurs, pour vous prouver ma bonne foi, ou ma sincérité si vous préférez,  j’aurais même aimé que la Droite puisse défendre le projet de nouvel aéroport de Nantes qui s’inscrit parfaitement dans les conclusions du rapport parlementaire GONNOT / FAVENNEC datant de 2003, « Quelle politique aéroportuaire à l’horizon 2020 ? 21 propositions pour un nouvel envol », en faveur notamment d’un renforcement des plateformes aéroportuaires de province pour éviter une hyper centralisation de l’offre aéroportuaire française. Vous voyez, je ne vous veux pas du mal !

En fait, mon propos consiste à reprendre votre reproche adressé à Gérard DEPARDIEU. Non pas tant sur la forme que sur le fond. Laissons de côté le fait que votre courroux s’abatte sans nuance ou en tout cas de manière ciblée, oubliant au passage tous ceux qui, artistes ou sportifs, ont fui de la même manière nos paysages fiscaux pour des cieux plus cléments, mais en ayant l’avantage d’avoir les faveurs de la Gauche compte tenu de leur engagement plus ou moins visible… Passons également sur le fait que, tel un commerçant qui se mettrait à injurier les clients qui ressortent de son magasin sans rien n’acheter, il serait plutôt utile de se demander pourquoi ceux-ci s’en vont (toute comparaison ayant bien entendu ses limites !). Non, je voudrais tenter d’élever le débat même si cela vous paraîtra sans doute un peu prétentieux.

En effet, deux phénomènes attirent plus particulièrement mon attention. J’avais déjà évoqué ce constat dans un article sur le grand écart de la société française dénommé « le syndrome de la girafe », publié sur le site www.alliance-republicaine-de-progres.com le 21 septembre 2011. Voyez-vous, Monsieur le Premier Ministre, en quelques décennies, Vous (au sens de l’institution que vous incarnez aujourd’hui) avez non seulement transformé les fondamentaux de notre pays par un peuplement qui, de complémentaire, prend désormais logiquement la voie d’un peuplement quasiment de substitution à finalement moyen terme de notre pays, mais vous avez aussi modifié la manière de penser sa patrie. Oh non, pas Vous tout seul, c’est un souffle puissant qui nous vient de l’après-guerre, insufflé par notre construction européenne mais aussi par une rhétorique toute onusienne. En effet, le contre point de l’idée de races consisterait à mettre à bas l’idée de Nation « homogène ». Mélangeons tout le monde en quelque sorte dans un grand melting pot et les hostilités entre groupes humains, caractérisés ces derniers siècles par l’émergence des Nations et leurs conflits récurrents, s’évaporeront d’elles-mêmes. Belle idée philosophique qui, sur le papier, se comprend bien. Mais la nature n’aime pas être bousculée. Le temps fait partie de son ADN.

Alors que voyons-nous ? En dehors de l’affirmation évidente des communautarismes qui fragilisent la cohésion de chacun de nos pays, à travers le monde d’ailleurs, nous constatons deux phénomènes à l’œuvre, aussi mortifères l’un que l’autre si l’on n’y prend garde, car synonymes de fragilisation de nos Nations et donc de délitement.

D’une part, une tendance à l’autonomie de groupes humains qui veulent se rassembler sur la base de critères géographiques et culturels, plus forts que ceux qui prévalent dans ces territoires nationaux aujourd’hui éclatés. Cela se passe aussi bien en Europe qu’aux Etats-Unis par exemple. Mais si ce phénomène s’amplifie, nous assisterons au renforcement de « confettis territoriaux », je vous l’accorde plus ou moins grands, et plus ou moins cohérents, mais propices à un isolement qui, un jour, risquera de déboucher sur des affrontements que je qualifierais d’inter-confettis.

D’autre part, en développant encore une fois dans une démarche philosophique compréhensible intellectuellement mais largement précipitée dans les faits, le sentiment que l’homme est finalement citoyen de bien plus qu’un Etat, mais d’un territoire plus vaste, par exemple, l’Europe ou le monde occidental (le corollaire est à rechercher du côté du monde musulman, voire hindou, voire…), chemine alors dans l’esprit humain l’idée selon laquelle, finalement, son territoire d’appartenance est bien plus vaste que le pays étroit dans lequel ses ancêtres se projetaient pour s’identifier à leur patrie. Mais oui, peu ou prou, en devenant citoyen du monde, il ne devient citoyen de nulle part. Et la révolution des technologies a incontestablement encouragé cette évolution. Ainsi, pour être concret, mais illustratif, quand vous dîtes aujourd’hui français ou allemands ou italiens,… il faudrait être aveugle ou particulièrement malhonnête pour ne pas constater que les caractéristiques physiques  visibles traditionnelles des citoyens de ces pays se sont diluées. Il me semble que c’est évident pour tout le monde. Mais quel impact sur la conscience de ceux qui ont gardé en mémoire le temps d’un pays plus homogène. Quel bouleversement ! Et, en parallèle, comme nous l’avons vu, quelle faiblesse dans l’envie d’assimilation qui avait fait la force d’une politique d’immigration intelligente, car progressive et fondée sur cette envie de devenir français, en l’occurrence, à part entière. Ce schéma se confirme dans tous les pays et cela donne le vertige.

Mais alors, c’est peut-être le sens de l’histoire, me répondrez-vous ? Peut-être, sauf que cette marche forcée va selon moi aboutir à des tensions qui se concrétiseront par des affrontements d’un nouveau genre. Guerres civiles, instabilité géopolitique de nombreuses parties du monde,… A moins, diront certains, que cette dispersion – dilution ne soit contrôlée par une organisation mondiale suffisamment puissante pour tenir les rênes de cette créature débridée.

Voilà pourquoi, fidèle à mon credo d’un progrès scientifique, non pas tout puissant (j’ai bien conscience que le progrès recèle toujours ses deux versants, positifs et négatifs, et c’est donc à la responsabilité de l’homme qu’il est fait appel pour choisir en toute liberté le bon versant), mais qui nous éclaire, je préconise de savoir trouver le bon tempo pour cette marche en avant tout à fait révolutionnaire dans l’histoire de notre humanité à cette échelle et dans un tel cadre considéré comme pacifique.

Mais, de grâce, ne refusez pas de voir le résultat de Votre création et ne vous étonnez pas de découvrir des citoyens qui désertent leur pays pour s’installer dans un territoire plus accueillant à leurs yeux dans un monde qui est désormais totalement leur selon eux aujourd’hui.

Me comprenez-vous ? Je n’ai pas de solution miracle. J’appelle juste à une prise de conscience vis-à-vis de ces phénomènes pour nous éviter des incompréhensions et donc des erreurs de conduite pour l’avenir proche et pas seulement lointain.

Voilà Monsieur le Premier Ministre, ce que je souhaitais confier à celui qui définit la politique de la Nation, auprès du Président de la République. Bien entendu, je n’oublie pas que vous êtes selon nos institutions le bouclier censé protéger celui qui incarne au premier chef la politique de la France. Et, comme tout observateur éclairé, personne n’est dupe de la réalité de votre marge de manœuvre même si, aujourd’hui, par rapport à hier, les faux semblants sont plus forts car les personnalités sont effectivement différentes (vous nous direz un jour ce qui est préférable, un dialogue franc et direct ou une valse à mille temps comme aurait dit Jacques BREL en son temps…).

Je ne suis pas sûr en tout cas que ces enjeux précédemment exposés aient bien été intégrés dans votre corpus d’idées. Puis-je me permettre de vous encourager à explorer ces quelques pistes de réflexion que je vous livre avec toute l’honnêteté intellectuelle qui me caractérise même si je concède volontiers avec une modestie non feinte, car acceptée, les faiblesses de ma propre pensée en la matière, notamment pour définir la voie la mieux adaptée à suivre.

A défaut de pouvoir vous demander de changer tous vos repères intellectuels, ouvrez grand le champ de la réflexion à ceux qui en ont les capacités, et ensuite, ma foi, ce sera à vous de prendre vos responsabilités, en principe dans le temps républicain et démocratique qui vous a été imparti par vos compatriotes…

Joyeux Noël Monsieur le Premier Ministre ! Profitez-en bien…

Respectueusement.

Patrick CLEMENT




La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale

L’article 1 de notre Constitution nous rappelle tout ce que nous devrions revisiter dans ces temps de doutes, en nous projetant vers la belle idée de Progrès qui doit guider le monde pour donner du sens à la vie de l’Homme. Progrès étant entendu comme ce qui nous permet de progresser dans la connaissance du monde et de l’univers. A chacun de définir, dans la relativité des sociétés, ce que signifie progrès sur le plan de l’organisation démocratique et sociale des Hommes.

Devant le spectacle misérable que nous donne à voir la Politique en ce moment, je ne vois pas d’autres échappatoires que de remettre à plat les fondamentaux qui doivent animer notre civilisation.

Spectacle minable d’une Gauche au pouvoir qui, élue par ses mensonges, se contorsionne comme une pauvre marionnette secouée par les vents de la crise. Gouverner la France demande du caractère, surtout lorsque l’on n’a aucune idée sur la direction vers laquelle on souhaite finalement aller.

Spectacle lamentable d’une Droite qui, à défaut d’avoir vraiment une trajectoire bien définie, faisait des zigzags, mais dans une certaine direction identifiable tout de même. On avait le tournis mais on se disait qu’un certain cap était préservé, bon an mal an… Aujourd’hui, la tambouille à laquelle nous assistons de la part des protagonistes de ce qui devrait être la principale force d’opposition est pitoyable. Je ne gâcherai pas plus de temps et de mots sur la chienlit qui s’est installée dans ce mouvement dit populaire.

Spectacle affligeant des politiques de manière générale. Aucun ne semble pouvoir rattraper l’autre tant on a l’impression qu’ils sont mus les uns et les autres par des considérations personnelles plutôt que par l’intérêt de leur pays. On voit bien pourquoi Charles de Gaulle craignait le règne des partis ! Et que dire, dans une récente  émission politique de cet affrontement verbal de café du commerce entre une Marine LE PEN qui se croit dans une cour de préau d’école et un Manuel VALLS qui applique la méthode Coué avec une régularité de métronome. Même un Mélenchon, qui malheureusement s’est égaré dans la rationalité de ses idées crypto communistes, nous parait plus digne de respect en termes de convictions. Mais que nous reste-t-il ? La France est désespérée et nous n’attendons pas quelque sauveur autoproclamé mais la réactivation d’un débat politique digne de ce nom porté par des médias qui accepteraient de présenter les idées sans mettre en avant leurs propres idées.

Dans ce vaste capharnaüm qu’est devenue la France aujourd’hui, j’ai voulu élever mon esprit en lisant le livre de Benoît XVI sur l’enfance de Jésus. Et tout à coup, la lumière fût. J’ai compris de manière plus forte qu’auparavant, car je tâtonnais, j’ai compris que le dialogue avec les religions ne pouvait pas se faire sur une base rationnelle. Eh oui, c’était d’une telle évidence que je veux m’en expliquer car je crains aussi que de tels propos soient mal interprétés ou utilisés à d’autres fins.

Je veux dire tout simplement que, comme pour les deux premiers tomes de cette série consacrée à Jésus, Benoît XVI, avec érudition et ferveur spirituelle, dialoguait dans un plan religieux et uniquement religieux. Sa réflexion ne visait pas à aborder son sujet de manière rationnelle, mais à argumenter dans le cadre qui était celui de la vérité de ce qui était rapporté dans les évangiles ou autres textes parallèles. Mais jamais à se poser la question, vraiment, de la véracité de ce qui était rapporté, ni des intentions possibles que l’on pouvait entrevoir de la part des auteurs. De manière plus évidente que d’habitude m’apparaissait une vérité forte, profonde, indépassable. Chaque religion situe son dialogue dans sa foi ce qui autolimite sa capacité de raisonnement en valeur absolue. Elles ne peuvent qu’argumenter en valeur relative, ce qui atténue la force de leur propos mais ne doit pas cependant aboutir à l’évacuer.

Et cela se vérifie évidemment pour toute religion. La virginité de Marie, mère de Jésus, les miracles, la résurrection de Jésus,… sont à prendre tels quels ce qui constitue un postulat qui vient altérer la capacité de raisonnement sans « a priori ». De tels dogmes fragilisent la pensée et la réflexion. Mais puisque cela ressort du domaine de la foi, il n’est pas possible de se retrouver, en tout cas dans ce registre-là. Il en va de même de Mahomet qui multiplie les sourates qui n’ont d’inspirées que son intérêt personnel comme en témoigne de manière flagrante, en particulier, ses accommodements, censés être reçus de Dieu, pour lui permettre de mieux profiter des femmes, voire des très jeunes filles, qu’il convoitait et qu’il obtint ainsi. Pauvre Dieu, décidément. Il est bien utile pour justifier tout et son contraire, toujours par l’intermédiaire des hommes bien entendu, pour consolider leur pouvoir ou ménager leurs intérêts personnels.

Oh, je ne dis pas, et je l’ai écrit, que je nie la possibilité de dimensions qui nous échappent encore. Mais ce qui est certain, c’est que lorsqu’il nous sera donné de mieux pénétrer ces espaces inconnus encore, ou si mal connus en tout cas, nous découvrirons à quel point nous faisions fausse route. Par contre, attention, fausse route certes, mais sans doute nécessaire car elle correspond à cette recherche de vérité, ce besoin de croire en autre chose que ce monde uniquement matériel, que nous nous devons impérativement de respecter ces cheminements. Pour autant qu’ils ne nous emmènent pas vers des fadaises administrées par des hommes qui s’érigent en porte-parole de Dieu.

Et c’est bien là le plus important. Cette République laïque, indivisible, est le ferment de la possibilité de vivre ensemble (je vous renvoie à la charte de l’ARDP sur le site www.alliance-republicaine-de-progres.com ). Hors du champ du raisonnement strictement rationnel, mais constituant une aspiration spirituelle profonde, ancrée au plus profond de l’Homme, les religions doivent pouvoir se retrouver sur un terrain neutre si j’ose dire. Haute exigence pour ceux qui considèrent que Dieu est tout et dépasse toute organisation instituée par les hommes. Mais seule cette ambition peut nous préserver des affrontements irréductibles et nous laisser le temps d’œuvrer pour que la vérité dans le progrès de nos connaissances puisse nous permettre de comprendre le monde qui nous entoure. Je l’ai déjà dit. Toute spiritualité a vocation à rentrer dans le giron de la réalité, soit parce que notre connaissance élargie en fera tomber des pans entiers, soit parce que cette même connaissance élargie nous donnera à voir de nouveaux horizons qui modifieront de manière irréversible notre manière de penser.

Il est donc impératif de préserver cette capacité à avancer dans la recherche de la Vérité. Et  c’est cette République laïque, ou tout modèle d’organisation politique assurant les principes fondamentaux que je viens d’exposer, qui doit être notre valeur commune. Et sans gardiens du temple là encore autoproclamés. Quand j’entends certains dirigeants francs-maçons nous expliquer par interview interposée que les religions n’ont pas à prendre part au débat public, je m’érige en faux contre ce genre d’affirmations, fort de ce que je viens d’expliquer pourtant. Mais dans mon esprit, le débat public n’est interdit à personne, et les francs-maçons n’en ont pas plus le monopole républicain que n’importe quelle autre catégorie sociale. A chacun de s’exprimer au regard de ses convictions, pour autant que chacun accepte de parler en toute clarté par rapport à l’ensemble du corpus d’idées qui l’anime. Et à ce titre, encore une fois malgré les préventions que je viens de rappeler à l’égard de la rationalité en quelque sorte subjective de leur raisonnement, les religions peuvent et doivent nous donner leur interprétation, en toute liberté, tout simplement parce qu’elles expriment également une certaine vision du monde et de la vie.

Et nous voyons bien que notre modèle éducatif doit porter les germes de cette liberté d’opinion et d’expression. Très clairement, en rappelant, non pas tant dans une morale laïque que dans une lecture attentive de nos principes républicains, le fondement de notre savoir-vivre ensemble. Notre histoire contient tous les éléments d’explication et se prête indirectement à la compréhension du fait religieux, dans sa diversité. Tout comme la géographie permet une vision géopolitique du monde dont ne doivent pas s’abstraire nos jeunes citoyens du monde. Citoyens du monde qui, cependant, doivent pouvoir comprendre leurs racines avant de se projeter dans de nouveaux espaces.

Non, je ne suis pas un doux rêveur. J’appelle vraiment tous ceux qui sont encore un peu lucides à rejoindre cette croisade en faveur d’un modèle politique capable de garantir notre marche vers le Progrès. Et alors, en ayant fixé ces principes fondamentaux, le reste en découlera naturellement. Non pas d’une traite, bien sûr, avec des a coups et des errements. Mais si l’esprit de cette quête est bien préservé, nul doute que nous cheminerons ensemble pour parvenir au but fixé, un jour, et sans que ce but ne puisse lui-même peut-être livrer tous ses secrets, en tout cas, avant longtemps. Mais si but il y a, il peut être atteint car il existe. Ce qui est, est. Et ce qui est peut donc être connu…

J’en suis convaincu. Croyez-moi !

Patrick CLEMENT




Election de Barak Obama : le modèle des Etats-Unis remis en question ?

Non, non, je ne suis pas mauvais perdant ! Barak OBAMA a bien gagné et c’est un homme assurément sympathique, intelligent, qui a de plus belle allure. François HOLLANDE, dans un autre registre, est aussi sympathique… Mais je me place résolument, pour ce qui est des élections américaines, sur le terrain des constatations que l’on peut faire à l’issue du scrutin et à la lecture des résultats.

J’ai déjà eu l’occasion de regretter que nos amis américains aient plutôt adopté le modèle communautariste que le modèle intégrationniste vis-à-vis des nouvelles populations issues de l’immigration. Cela dit, l’intégration se faisait ensuite au grès des réussites individuelles. Le fait que notre modèle intégrationniste français se soit grippé ne me fait pas changer d’avis, au contraire. Je considère que le dépassement des seuils de populations qu’il serait possible d’intégrer en termes de nombre d’immigrants est clairement à l’origine de ce dérapage, je ne reviens pas sur cette évidence. N’en va-t-il pas de même aux Etats-Unis, terre pourtant d’immigration ? Mais quand il n’y a plus volonté d’intégration mais souhait de préserver sa communauté, les conséquences sont sans doute identiques ici ou là…

Mais aujourd’hui, je voudrais plus particulièrement m’intéresser aux remarques diffusées dans nos médias sur le vote majoritairement des blancs en faveur de Mitt ROMNEY et le vote ultra majoritaire des noirs, des hispaniques et des asiatiques, notamment, en faveur de Barak OBAMA. Vous me direz, comme les commentateurs le laissent entendre, que les démocrates ont mieux su capter ces votes identitaires. Mais je crois plutôt que l’on assiste à une dérive terriblement inquiétante pour les Etats-Unis de leur modèle d’intégration. La démocratie est en danger quand un individu vote à une élection politique en fonction de la couleur de peau, ou de l’origine raciale d’un candidat, et non de son programme politique. On peut facilement anticiper d’ailleurs ce que serait le vote des étrangers aux élections locales si François HOLLANDE persévérait dans cette voie… Où est la citoyenneté ? Où est la Nation ?

A titre personnel, je continue de croire que Mitt ROMNEY était le meilleur candidat pour sortir les Etats-Unis de la crise économique. Attendons la suite. Sur le plan international, je reste également dubitatif. Le retrait des troupes américaines d’Irak avait clairement été programmé par George W. Bush et le retrait annoncé d’Afghanistan était bien entendu prévu mais sans avoir donné une date précise pour ne pas risquer de fragiliser la coalition sur place sur le plan militaire… Quant à Ben Laden, tant mieux si Barak OBAMA a bénéficié du succès des services américains dans la traque de ce terroriste mais, même si l’on peut s’en réjouir, cela ne constitue pas en soi un fait d’arme stratégique ni une avancée diplomatique… Bref, le bilan ne me semble pas à la hauteur des ambitions affichées en début de mandat. Quant aux programmes sociaux, et notamment le système de santé, soyons prudents dans nos analyses car le modèle américain diffère du nôtre et je ne suis pas sûr que nous ayons de leçons à donner en la matière… Le malade ne risque-t-il pas de mourir guéri ?

Mais l’élection est passée, Barak OBAMA a été élu. Est-il donc aujourd’hui le président des Etats-Unis d’Amérique ou le président principalement de minorités il est vrai de plus en plus importantes et de moins en moins dissoutes dans le corps social américain d’origine, pourtant lui-même si composite ? Nos seuils de tolérance, toujours nos seuils, encore nos seuils. Et la volonté de s’assimiler qui fait défaut. Nous sommes à la croisée des chemins. Et je ne pense pas, comme l’affirment nos commentateurs français, ou américains en l’occurrence, qu’il faille demander aux républicains d’aller séduire ce nouvel électorat par un discours adapté à leurs propres préoccupations. Non, je crois plutôt qu’il s’agit de réfléchir à l’avenir du modèle américain en tant que Nation et aux moyens de préserver les Etats-Unis en tant qu’entité territoriale cohérente. Ou nous faut-il considérer que les Nations les plus stables demain seront celles qui seront le plus homogènes sur le plan de leur population ? Et nos regards se tournent alors aussitôt vers le continent asiatique par exemple, mais aussi vers des pays comme l’Inde, voire l’Amérique du sud… De belles analyses en perspective pour nos politologues. Nous sommes en plein cœur d’une réflexion sur l’avenir de nos civilisations et, au-delà et dans une échéance pas si lointaine que cela, de l’harmonie de l’espèce humaine sur terre.

Pour cela, il nous faudra éviter de jouer les Pinocchio comme nous l’avons vu récemment en France, juste pour gagner une élection, fut-elle présidentielle, mais bien se poser les  vraies questions dans leur pureté cristalline à défaut de savoir trouver immédiatement les réponses aussi limpides qu’il le faudrait. Mais c’est en cherchant que l’on trouve… Et non en s’aveuglant ou en aveuglant nos concitoyens, français, ou d’ailleurs.

Je ne résiste pas à la tentation de faire un parallèle avec le débat qui secoue l’UMP actuellement dans la bataille pour la désignation de son futur président. Quand je lis ou entends des personnalités de ce parti (de chacun des deux camps en compétition, car ils ont eu le bon goût de se répartir équitablement dans les deux ce qui rend plus difficile le choix mais correspond peut-être à cette recherche mal comprise du « catch all party » c’est-à-dire du « parti attrape tout » en voulant séduire tout le monde…), quand je les entends  disserter sur la meilleure manière de positionner le parti dans l’avenir, plus ou moins à droite ou au centre, je rêve. Ou est-ce un cauchemar éveillé ? Je me demande si la bêtise a des limites. Cela dit, quand je vois notre aveuglement depuis ces dernières décennies, je crois que j’avais déjà obtenu la réponse. Lorsque De Gaulle dirigeait la France, il se demandait quelle voie il fallait suivre pour lui permettre de continuer à jouer un rôle clé dans le monde ! Et se fichait bien de savoir si on allait le positionner à tel ou tel emplacement de l’échiquier politique. Ne pourrait-on pas suggérer à nos futurs leaders de l’UMP, et des autres partis de droite dans l’idéal, de se poser cette seule question qui vaille. Le reste n’est vraiment pas à la hauteur des enjeux. Si j’osais, j’inciterais également les partis de gauche à s’engager sur le même chemin. Avec lucidité, courage et détermination. Pour un Nicolas BAVEREZ qui voit clair, combien de bataillons d’aveugles ébahis.

Pour redonner espoir aux français, aux américains, et à tous les habitants du monde, ne serait-il pas temps de leur montrer ce que pourrait être leur avenir et comment y parvenir. La route sera certainement sinueuse mais quand on connait le but du voyage, on peut, je crois, mieux supporter les épreuves.

Faisons confiance à l’intelligence humaine et à ceux qui sauront le mieux l’incarner dans un esprit de vérité. Et, en ce 11 novembre, rendons hommage à tous ceux qui se sont battus pour défendre notre liberté que nous malmenons si souvent comme des enfants gâtés qui risquent de découvrir un jour la triste réalité de notre sort, contraints de subir et non plus capables de décider souverainement. Le jour approche. A la vitesse grand V.

Patrick CLEMENT




La liberté est plus exigeante que la contrainte

Un film tournant en dérision Mahomet, des caricatures du prophète publiées dans un journal satirique…, dernièrement aussi, des mises en scène tendancieuses de Jésus…, sachons raison garder ! Qu’il me soit donné la possibilité de faire état de quelques vérités personnelles que je souhaiterais partager avec mes honorables lecteurs dont je remercie une fois de plus l’attention bienveillante.

Ne pouvant encore prétendre au statut de sage à mon âge, bien que la sagesse ne soit pas nécessairement proportionnelle au nombre des années, permettez-moi d’introduire mon propos par le récit d’un épisode de ma vie de père de famille confronté à la dure tâche de transmettre quelques principes d’éducation à ses enfants. Rassurez-vous, je serai bref. Confronté au caractère quelque peu rebelle de mon fils aîné qui, à l’adolescence…,  considérait que son statut devait évoluer vers plus d’indépendance, je lui ai tenu ce discours : « Soit, je serai moins directif et m’en remettrai plus à ta capacité de faire par toi-même ce que je te recommande, mais sache une chose : « La liberté est plus exigeante que la contrainte. » La citation est de moi, sauf auteur non identifié à ma connaissance.

Oui, la liberté est plus exigeante que la contrainte car elle implique un discernement personnel de ce qu’il convient de faire pour soi-même et pour les autres, et nécessite de faire appel à sa volonté pour agir. La contrainte est un cadre imposé de l’extérieur. La liberté est un cadre que l’on se construit et qui évolue au fil du temps, et au gré de sa personnalité.

Plus qu’un principe d’éducation, c’est je crois un principe de vie et c’est surtout un principe inhérent à notre démocratie qui voit se mêler un cadre contraint résultant de ce que l’on qualifie le contrat social, accepté implicitement en vivant dans une société, et le cadre personnel que chacun modèle à sa guise mais en tenant compte du principe général selon lequel la liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres.

Passons à l’application pratique après ces quelques rappels théoriques que certains trouverons peut-être naïfs ou évidents mais que je me suis senti obligé de rappeler face à l’actualité pour étayer mon propos.

Pour ceux qui me font l’amitié de me lire, ils savent à quel point je suis attaché à la liberté d’expression car elle me semble la condition sine qua none de l’exercice bien compris de la démocratie. Cela ne va pas forcément de soi. Je ne suis pas certain, pour coller de nouveau à l’actualité, qu’à travers le monde chacun partage avec la même intensité cette valeur qui s’inscrit, en principe, plus naturellement dans nos sociétés occidentales. Je crois tout simplement que c’est parce que la maturité de l’organisation politique dans un grand nombre de pays n’est pas la même que la nôtre, sans nier bien sûr tous les travers de notre propre système… mais ce n’est pas l’objet de mon intervention en l’occurrence. D’autre part, le rapport à Dieu et, son bras armé très souvent, la religion, n’est pas non plus identique à travers le monde en fonction des civilisations, quoi qu’il y aurait beaucoup à dire en l’espèce concernant notre civilisation occidentale ne serait-ce qu’en se référant aux Etats-Unis qui conservent comme chacun sait dans leur République la Bible comme élément de référence. Là encore, il n’est pas possible de développer mais ce serait intéressant d’ailleurs que les réflexions sur ce thème viennent enrichir l’analyse médiatique de cette actualité pour éclairer nos concitoyens.

La différence relève, à très gros traits je m’en excuse, de la manière dont on interprète ce rapport à Dieu. Même aux Etats-Unis, il me semble que c’est sous l’angle de la raison que doit se comprendre cette marque de respect du divin. Dans les pays musulmans, pour s’en tenir à notre actualité, mais l’analyse mériterait d’être bien évidemment élargie, une difficulté de taille vient compliquer la donne. Dieu se serait exprimé à travers son prophète Mahomet. Ainsi, chaque musulman se doit de respecter des « commandements » qui sont en toute logique au-dessus des lois que pourraient édicter les gouvernants de son pays.

Pardonnez-moi encore une fois ces raccourcis qui mériteraient de plus amples développements par tous ceux qui sont bien plus qualifiés que moi mais cela me permet de poser le cadre de cet article. Chacun comprendra bien que cette différence, nous l’avons vu, tout de même relative, avec nos pays occidentaux, crée donc une différence d’approche fondamentale de ce que l’on appelle la liberté. Liberté individuelle mais aussi liberté concédée par l’Etat. Ainsi, les cadres que peuvent se fixer les uns et les autres ou que peut fixer l’autorité étatique diffèrent en fonction des pays et des cultures. Cela constitue un choc de civilisations, au sens de friction, de difficultés à les emboîter les unes dans les autres. Choc dur, choc mou, choc surmontable,… l’avenir nous le dira. Mais cela me semble être une évidence. Mieux vaut l’accepter pour identifier les moyens de le dépasser c’est-à-dire rendre compatibles ces civilisations qui ont vocation à coexister ensemble, voire en termes philosophiques et sur le temps long à forger la future civilisation mondiale que certains appellent trop rapidement de leurs vœux sans avoir conscience du lent travail de maturation nécessaire à un tel accomplissement.

Ici, des hommes qui mettent Dieu au-delà de leur organisation étatique, là, des hommes qui, avec de grandes nuances, tentent de créer un cadre qui rassemblent tout le monde en assurant à chacun, dans sa « sphère privée », la possibilité d’exprimer sa croyance en Dieu ou sa spiritualité en toute liberté. Evidemment, tout cela est infiniment plus compliqué dans la réalité et c’est encore une fois sur ces principes de vie et d’organisation sociale qu’il conviendrait de réfléchir plutôt que de s’adonner aux simplifications auxquelles nous assistons parfois dans le cadre de ce débat sur la liberté d’expression.

C’est donc bien à l’aune de ces repères, de ces valeurs, que chacun appréciera ce qui relève de la liberté d’expression dans la « sphère publique ». Clairement, cette appréciation sera largement différente selon que l’on se situe à un bout ou l’autre de l’échelle des valeurs très schématiquement présentée ci-dessus, avec toutes les nuances que l’on peut par conséquent imaginer.

Ce n’est pas simple. Tentons donc une analyse personnelle. Elle pourrait se résumer à l’idée  suivante : sachons ordonner notre liberté dans une relation constructive avec les autres. Et cela relève de notre responsabilité. Une liberté exigeante en quelque sorte, hors des sentiers de la contrainte imposée dirions-nous.

Reprenons les deux termes de cette idée. En premier lieu, ordonner sa liberté ! Cela veut dire d’une part, que cette liberté existe et, d’autre part, que nous sachions la maîtriser. Deux éléments essentiels.

Cette liberté doit d’abord exister car c’est l’ambition démocratique qui est la nôtre que d’avancer tous ensemble, à un rythme peut-être plus lent nécessité par cet impératif de conviction des uns et des autres, afin de bâtir génération après génération notre société et définir le sens de notre civilisation. Nous devons faire partager cette valeur à travers le monde, en tenant compte comme nous l’avons vu des réticences et des obstacles qu’il convient de surmonter.

Mais ensuite, cette liberté, plus exigeante que la contrainte, car reposant sur notre propre discernement, doit être maîtrisée par chacun au sens large. C’est donc à chacun de pouvoir définir les limites qui s’imposent à sa propre liberté pour s’assurer que les conditions de l’existence collective sont bien respectées et que d’ailleurs, de manière égoïste, chacun n’ait pas à subir en retour les conséquences d’une liberté qui viendrait le blesser lui-même ou porter atteinte à ses valeurs profondes.

Concrètement, que cela signifie-t-il ? Encore une fois, il faudrait de plus longs développements pour épuiser une telle réflexion, mais pour nous contenter de notre sujet d’actualité, contentons-nous de nous intéresser à l’obligation morale qui nous est faite de manier l’humour ou la caricature avec précaution surtout lorsque son mode d’expression dépasse le cadre individuel, à travers la publication d’un journal, la diffusion d’un film,… Au risque de parâtre ringard, même si les « Guignols de l’info » peuvent provoquer le rire et ont beaucoup de succès, je ne m’interdis pas la possibilité de penser que cette manière de se moquer de tout et de tout le monde peut avoir des effets pervers. Vaste sujet qui me permet juste d’ébaucher ce qui relève de règles morales quelque part, visant à définir jusqu’où il est possible d’aller. Satisfaire certains gouts de la nature humaine ne peut justifier de tout dire et de tout faire. Notre monde ouvert aux quatre vents de la communication, de l’information, doit pouvoir établir par un dialogue constructif, en lien avec « l’opinion publique », ce qui peut se dire ou se faire ou non. Il n’est d’ailleurs pas interdit aux acteurs publics d’orienter cette réflexion. Voilà toute la complexité du sujet. Autoriser cette liberté pour autant qu’elle sache être ordonnée autour de quelques principes qui guident notre capacité à vivre tous ensemble.

Et nous en venons tout naturellement au second terme de notre règle : sachons ordonner notre liberté dans une relation constructive. Une relation constructive ! On le voit bien, c’est donc dans une relation mouvante nécessairement, qui s’adapte, que l’on peut définir ce qui outrepasse ou non le cadre de la liberté que l’on s’autorise. Mais pour cela, il faut aussi que tout sujet puisse faire l’objet d’un débat serein, courageux tout en étant respectueux des opinions des uns et des autres.

Concrètement une fois encore, que cela signifie-t-il ? Si je prends le pseudo film sur Mahomet – je dis pseudo car je n’en ai vu que ce qui était visible sur « Youtube » c’est-à-dire des extraits – de quoi s’agit-il ?

D’abord, j’en profite pour rappeler qu’au-delà de cet objet d’analyse, il faudrait s’interroger sur les motivations de ceux qui ont donné une telle audience à ce film bricolé que des étudiants auraient pu faire dans un garage… En d’autres termes, on ne peut mettre de côté la réflexion sur le point de savoir à quel moment une expression publique est vraiment de nature à avoir un retentissement sur l’opinion publique. Ce n’est pas anodin. Même si l’on peut trouver cela complètement idiot ou offensant, une expression « publique » se limitant à un cercle très restreint ne mérite pas le même statut qu’une expression publique visant d’emblée un large public et ayant vocation à dépasser ce cadre restreint.

Mais pour en revenir à ce film qui est clairement une satire de Mahomet, même si j’inviterais à un peu plus de prudence sur le terme islamophobe car le fait de se moquer de tel ou tel ne veut pas dire nécessairement que l’on rejette tel ou tel – bien que, en l’occurrence on peut considérer que cela soit effectivement le cas mais je souhaite insister sur le caractère non automatique d’une telle déduction -, cela mériterait vraiment d’avoir un débat transparent sur Mahomet et l’Islam. Pourquoi ? Tout simplement, parce que si l’on parle régulièrement de cette religion, l’Islam, je n’ai pas le sentiment que le débat porte souvent sur les fondements de celle-ci. Cela impose certes d’être prudent dans sa manière d’aborder le sujet pour ne pas choquer les croyants qui parfois (souvent ?) n’ont qu’une vision « préfabriquée » de leur religion, mais cela s’avère indispensable pour faire avancer la découverte de la vérité, partagée par tous…. Chacun doit pouvoir se prononcer, croire, en fonction de la réalité et non d’une vérité habillée en dogme par certains, les mêmes se portant garants de cette même vérité. Là encore, vaste sujet.

En clair, comme chacun a dû l’entendre dire, ce film satirique constitue une caricature de la vie de Mahomet. Et, comme toute caricature, en principe, elle vise à déformer dans un sens humoristique une réalité. Il conviendrait donc, puisque nous sommes devant le fait accompli – la diffusion de ce film avec une audience qui dépasse celle qu’aurait méritée un tel film – d’aborder avec un esprit plus analytique les éléments qui en constituent la caricature. C’est sans doute délicat une fois encore, mais cela permettrait de mettre à plat un certain nombre de vérités sur l’histoire de Mahomet, vérités d’ailleurs non contestées en tant que telles par les musulmans éclairés eux-mêmes, bien que ces faits soient plutôt passés sous silence. Faut-il le faire à chaud, ou à froid en prévision de futurs épisodes de ce genre, à chacun de voir, mais il faut le faire dans un cadre accessible à tous.

Comme je l’ai rappelé dans un précédent article, la vie de Mahomet n’a pas été un long fleuve tranquille. Elle est marquée par la violence pour se faire reconnaître ainsi que par une vie personnelle sur le plan sentimental pour ne pas dire sexuel qui peut interpeller tout un chacun. Le film dont il est question s’est engouffré dans la brèche, avec une claire intention de ridiculiser Mahomet, mais comme le ferait quelqu’un qui veut se moquer d’un prophète institué en moquant les actes qui sont censés l’avoir ériger au rang de prophète. Cette affirmation ne doit pas cacher le fait que l’auteur ou les auteurs avaient peut-être d’autres buts moins liés à l’humour… Mais si l’on s’en tient à l’aspect « caricature humoristique », on ne s’y serait pas pris autrement pour dénigrer Mahomet en s’appuyant sur des faits précis.

Alors, jusqu’où peut-on aller dans l’humour surtout lorsque l’on touche à un aspect aussi sensible que celui des croyances religieuses. Osons une interprétation personnelle. Quelle que soit la religion incriminée, il me semble que l’on peut, que l’on devrait, s’imposer des limites pour ne pas heurter l’autre. Je comprends bien que pour certains, notamment athées, ces croyances ne méritent pas un tel respect et qu’à ce titre elles justifient que l’on puisse s’en moquer, mais il me semble que si humour il y a, il doit se faire avec tact, et sans doute pas gratuitement, méchamment, pour heurter l’autre. Alors, évidemment jusqu’où considère-t-on que l’humour a bien respecté cette obligation morale ou non ? Cela relève une fois de plus d’un échange au long cours permettant de fixer les limites au-delà desquelles on peut raisonnablement penser que l’humour atteint de manière agressive telle partie de la population.

Liberté, oui, mais qui doit savoir être ordonnée car nous vivons tous ensemble ! Mais débat aussi pour que l’on accepte d’ouvrir à la réflexion de tous, les éléments qui peuvent être l’objet de cet humour.

Voilà comment je me situerais dans ce débat essentiel car touchant aux sentiments les plus profonds de ceux qui sont animées par des croyances spirituelles qui méritent rappelons-le clairement le respect même si elles n’interdisent pas non plus le débat, sous une forme humoristique ou non.

Je n’ose pas vous renvoyer à mes écrits sur la question spirituelle mais cela constituerait pourtant une bonne conclusion. Je me contenterai de dire que ces questions risquent de nous occuper encore quelques temps… le temps peut-être que d’autres révélations nous soient faites… et qu’il importe donc que nous nous donnions les moyens de pouvoir y répondre de manière constructive en dépassant le choc des civilisations qu’elles sous-tendent mais également les soubresauts intra-civilisation qu’elles peuvent provoquer, comme nous avons pu le constater récemment concernant la religion chrétienne avec des représentations de Jésus ou des mises en scène théâtrales choquantes pour les croyants.

Patrick CLEMENT

 




Le livre de Richard Millet devrait lancer le débat sur le multiculturalisme… si nous étions en démocratie

Dans un réflexe quasi pavlovien, découvrant l’anathème jeté par notre intelligentsia politiquement bien identifiée sur l’essai publié par Richard MILLET, « Eloge littéraire d’Anders BREIVIK », je me suis précipité dans ma librairie pour commander le livre !

Frustré, à l’époque de ce drame sanglant de juillet 2011 commis en Norvège, par le manque d’analyse lucide sur ce qui avait poussé un homme à agir de la sorte dans son pays, et déçu depuis par le peu de réflexion engagée, à ma connaissance, sur l’explication d’un tel geste, y compris lors du récent procès d’Anders BREIVIK, ma curiosité a été aussitôt excitée par ce titre. En fait, peut-être par paresse, je ne m’étais pas donné la peine de lire ses écrits (1 500 pages publiées sur internet), n’étant d’ailleurs pas certain aujourd’hui qu’ils aient été traduits en français ! Alors, ce titre, « Eloge littéraire », sous-entendait pour moi que l’on allait peut-être avoir une analyse plus fine de la pensée politique de cet homme.

Disons-le tout de suite, cette agitation médiatique m’a incité à lire directement cet essai très court qui suivait « Langue fantôme », constituant en fait le corps du livre ; à vrai dire, comme la présentation nous le montre clairement, cet « Eloge littéraire » vient à la suite, en II, de cet essai sur la littérature, présenté en I. Et cela change tout. En effet, à la première lecture de l’ « Eloge littéraire d’Anders BREIVIK », d’un style difficile au premier abord, j’ai clairement senti qu’il me manquait des clés de lecture, des codes conceptuels auxquels l’auteur, Richard MILLET, se référait manifestement. J’ai donc entrepris la lecture du premier volet de ce livre pour m’en assurer. Et là, l’évidence m’est apparue. Evidemment, même si ce choix de mettre en exergue de son raisonnement l’exemple d’Anders BREIVIK peut en étonner certains, il s’agissait bien de poursuivre cette pensée explicitée en première partie, en fait en partie principale, par une illustration marquante. L’action, pour Richard MILLET étant littérature également dans certaines conditions ; signature même précise-t-il en l’espèce pour qualifier le geste d’Anders BREIVIK, qu’il dénonce fortement tout en considérant que cet homme était tout à la fois victime (de l’évolution de la situation de son pays face à l’immigration le poussant à commettre un tel acte) et bourreau (des 77 victimes).

Alors, quand j’entends ses détracteurs s’insurger contre cet essai, sans avoir lu l’intégralité du texte j’imagine pour certains d’entre eux comme d’habitude, je tousse, mais quand je subodore que ces juges littéraires ne se sont même pas donné la peine de lire l’intégralité du livre pour comprendre le sens de la pensée de Richard MILLET, j’étouffe. Bien entendu, je reconnais à tous le droit d’émettre des critiques, mais de là à vouloir excommunier un écrivain au seul motif qu’il ne répond pas aux codes de la pensée autorisée, il y a un gouffre.

Pour tout lecteur attentif, un peu averti des maux de notre société, de notre civilisation, il est aisé de voir dans cet essai une grande marque de souffrance personnelle de l’auteur, sans doute de détresse. L’écrivain, en dénonçant le déclin de la littérature française, du roman, s’en prend aux racines de ce déclin qui vont du développement de l’inculture aux méfaits du multiculturalisme en passant par l’identification des promoteurs de ce crime contre notre civilisation, c’est-à-dire l’élan gauchiste issu des événement de mai 1968 mais aussi les excès du capitalisme dont la responsabilité reviendrait à l’américanisation de notre monde daté du plan Marshall et aboutissant à une culture anglicisée ayant notamment appauvri la littérature française, en dehors de quelques écrivains. Voilà ce que je retire, sans doute imparfaitement et trop brièvement formulé, de la lecture de ce livre. Et, effectivement, l’exemple d’Anders BREIVIK, de ses écrits, vient alimenter le propos de l’auteur pour étayer sa démonstration, et témoigner d’ailleurs du côté provocateur de ce titre ainsi que le suggère le jugement globalement critique qu’il formule justement à l’encontre de ces 1 500 pages diffusées sur internet.

Vous aurez compris que les médias et notre élite intellectuelle et littéraire ne sont pas épargnés par cette mise en accusation tous azimuts d’un monde qui, en ayant tourné en fait le dos à ses repères chrétiens, court à sa perte selon Richard MILLET.

Alors, comme d’habitude, si je prends la plume, c’est encore une fois, pour défendre cette sacro-sainte liberté d’expression. Richard MILLET peut choquer par la rudesse de ses propos et, surtout, dans nos conventions politiquement correctes imposées par nos censeurs autoproclamés, étonner par le caractère direct de ses accusations. Il aurait été plus intelligent pour ses détracteurs, et plus loyal, de venir le contredire sur le terrain des idées et non de la mise au ban de la société pour « crime de lèse pensée autorisée ».

Pourtant, l’idée du multiculturalisme au sein d’un même pays ne remporte pas nécessairement l’adhésion de tous. Est-il encore possible de le penser et de le dire ? Les responsables d’une sorte de déclin de notre civilisation peuvent également être dénoncés. C’est la responsabilité de l’auteur que de le croire et de l’affirmer. Mais au nom de quoi ne pourrait-il pas s’exprimer de la sorte dans un livre que personne n’est obligé d’acheter. Le livre est encore ce mode d’expression qui engage une démarche volontaire de celui qui veut en prendre connaissance. Il ne s’impose à vous d’aucune manière.

Voilà donc ma version des faits dans le cadre de ce procès. Je jure de dire la vérité, toute la vérité, rien que la vérité, à la lumière de la lecture de cet essai et de ce que j’en ai retenu. En ai-je encore le droit ? Pas de quoi lancer un avis de tempête en tout cas. Mais, par contre, réfléchissons ensemble, estimez-vous en l’occurrence avoir eu tous les éléments d’information sur ce drame qui s’est joué en Norvège ? N’est-il pas temps, plus que temps diraient certains si ce n’est trop tard, de poser les questions qui dérangent sur les bouleversements fondamentaux de notre société, et donc de notre civilisation, engagés depuis une quarantaine d’années en France, et en Europe. Le temps du débat ouvert, démocratique, franc, n’est-il pas venu ? Où attendez-vous que d’autres actions violentes viennent éclairer l’urgence de cette prise de conscience pour décider de notre avenir.

Comment serons-nous jugés par les générations à venir et quel verdict serait rendu par les générations passées qui ont souffert ou donner leur vie pour défendre notre liberté ?

Patrick CLEMENT