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Le moment est venu de dire… ce que je vois !

MoranobaillonneeJ’espère que Philippe de Villiers ne m’en voudra pas de détourner ainsi le titre de son livre (« Le moment est venu de dire ce que j’ai vu ») que je ne peux que recommander très chaleureusement à tous ceux qui s’intéressent de près ou de loin à notre pays. C’est un livre brillant, au vrai sens du terme, tant par la profondeur de la pensée que par la profusion de formules toutes plus inventives les unes que les autres, et qui touchent leur but à chaque fois… et nous ravissent. Quarante ans de vie politique passés au tamis de la réalité vécue de près par un observateur et un acteur de ce monde si particulier. Un régal !
Mais si Philippe de Villiers nous donne à voir ce qu’il a vu, je dois me résoudre encore une fois à commenter avec tristesse et désolation ce que je vois.
Pauvres « Républicains », je les plains ! Je suis né en 1961 et j’ai connu l’époque où le RPR avait du courage et le montrait dans son programme de gouvernement, en 1986/88 notamment (au bras de l’UDF d’ailleurs, avec une base parfois plus droitière…). Déjà à l’époque, mais savent-ils faire autrement de la politique (on se souvient des autocollants « Sarkozy fachiste » arborés par notre belle jeunesse socialiste en 2007), les militants ou sympathisants du RPR étaient traités de fachos par les socialo-gauchistes mais ils n’avaient pas peur… en ce temps-là.
Mais que sont-ils devenus ces français courageux ? Parce que Nadine MORANO cite de Gaulle en insistant bien sur le fait que la France, historiquement de race blanche…, accueille des étrangers et que c’est même la grandeur de la France ajoute-t-elle un peu plus tard, la voilà sanctionnée. Expliquez-moi la raison de ce délire.
En effet, ce qu’elle dit n’est que la vérité. Si débat il devait y avoir, c’est effectivement sur le point de savoir si la France restera un pays majoritairement de race blanche, accueillant des étrangers, ou si ce pays deviendra clairement multiethnique, renonçant volontairement ou de facto en tout cas à ses origines premières. Cette phrase du général de Gaulle avait par ailleurs été reprise abondamment par la presse ces derniers temps avant que Nadine MORANO ne la cite elle-même.
Charles de Gaulle a incarné la Résistance, c’est-à-dire le courage face à la pensée dominante et au renoncement car, ne l’oublions pas, la France entière était très majoritairement pétainiste au moment de l’armistice pour mettre fin à la débâcle. Il fallait des hommes véritablement visionnaires pour imaginer dès le début qu’une autre voie pouvait s’offrir à la France. Et on peut penser que Pétain a constitué un paratonnerre pour les français avec le gouvernement de Vichy. Le débat n’est pas clos à ce sujet. Enfin, j’ose l’espérer… même si les français sont sommés désormais d’avoir une vision totalement manichéenne de ce passé, avec le mal d’un côté et le bien de l’autre.
Alors, si aujourd’hui « Les Républicains » préfèrent se ranger en quelque sorte du côté des BOF contemporains (Beurre Œuf Fromage, pour nos plus jeunes lecteurs) et se coucher devant la dictature socialo-gauchiste de la pensée unique, libre à eux … mais sans moi.
Les Français risquent de leur donner la correction qu’ils méritent aux élections régionales, en tout cas au premier tour. Peut-être comprendront-ils alors, avant qu’il ne soit trop tard, les raisons de leur colère.
J’ai déjà dit dans mes textes précédents que l’article 1 (oui, le premier article, pas n’importe lequel !) de la constitution de 1958 précise que « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. ». Alors, vous me direz que les choses évoluent. Certes, en tout cas pour nous, Occidentaux. Mais peut-on seulement en parler ?
Chaque peuple à travers le monde proclame pourtant encore la fierté de ses racines qu’il revendique, mais pas nous, plus nous. M. ERDOGAN vient d’ailleurs d’en faire la démonstration dans un meeting à Strasbourg destiné aux français d’origine turque, voire aux turcs français plus vraisemblablement selon lui. En Asie, il en va de même. Il n’y a pas si longtemps de cela, Aimé Césaire revendiquait fièrement sa négritude. Inutile de poursuivre tant les exemples sont nombreux…
Le choix de l’Europe de renoncer à ses racines va-t-il vraiment dans le sens de l’histoire ? Peut-être… à long terme, dans ce monde globalisé que l’on nous promet et qui s’inscrit dans une certaine logique. Mais, ici et aujourd’hui, nos compatriotes n’ont-ils pas le droit de participer à ce choix ? Sûrement. Cette liberté leur est-elle accordée ? Manifestement, non. Angela MERKEL décide ainsi seule d’accueillir des centaines et des centaines de milliers d’étrangers qu’elle nous somme ensuite de bien vouloir recevoir également, l’Union européenne veut imposer des quotas de répartition entre pays européens,… La vérité est là pourtant, et je le dis solennellement. Une telle politique relève du pouvoir souverain des peuples à disposer d’eux-mêmes. Sans quoi, il ne s’agit ni plus ni moins que d’une tyrannie, avec les droits inhérents qui appartiennent alors aux peuples comme l’ont si bien conceptualisé nos penseurs voici déjà plusieurs siècles….
Cela dit, je me répète mais je crois que c’est une des dernières chances (si ce n’est la dernière) de pouvoir exprimer notre opinion sur le sujet, l’évolution du peuplement de nos pays. Je veux parler du peuple français mais également de tous les peuples européens. Deux questions se posent, tout simplement. Cette réalité est-elle bien comprise et acceptée ? Dans l’affirmative, à quel rythme nos peuples souverains sont-ils disposés à renoncer à leurs racines ancestrales pour se fondre dans un nouveau peuple, très certainement moins homogène en termes de valeurs et porteur inévitablement d’une nouvelle civilisation, ou de nouvelles formes de civilisations, le cas échéant antagonistes.
Peuple français, peuples européens, entendez cet appel. Personne n’a le droit de vous retirer le pouvoir de choisir votre destin. Et si c’était le cas, alors, effectivement, le legs le plus précieux qui constitue l’âme de nos pays aura vécu, à savoir la démocratie. Est-ce bien cela que vous souhaitez ?
Patrick CLEMENT




Vincent, nous entends-tu ?

VincentLambertEvoquer le cas de Vincent LAMBERT qui ne peut pas nous répondre et peut-être nous entend, quelque part, est plutôt délicat surtout quand une famille se déchire sur sa fin de vie ou non, et que les juges devraient se sentir humbles devant la mort d’un être humain…

J’aimerais pouvoir, comme chacun de nous j’imagine, j’aimerais pouvoir le tirer de cet état ou en tout cas parvenir à savoir si oui ou non son corps nous a quittés à jamais.
En attendant, je souhaiterais revenir sur la vidéo de Vincent LAMBERT diffusée cette semaine par ses proches. Je voudrais une fois de plus déplorer le manque d’impartialité des médias qui me désole au plus haut point. Et je vais en prendre pour exemple deux médias qui, a priori, je dis bien a priori, n’ont pas les mêmes orientations politiques. Je veux parler de France 2, dont le caractère de télévision officielle ne fait plus aucun doute, et du FIGARO, dont la ligne éditoriale marquée en théorie à droite est cependant souvent démentie par la tonalité des articles d’un certain nombre de ses journalistes…
En effet, France 2 a refusé de diffuser cette vidéo sans flouter le visage de Vincent LAMBERT au motif que le principal intéressé n’aurait pas donné son accord. Une telle hypocrisie pour une chaîne qui ne prend pas de telles précautions dans d’autres circonstances n’est pas surprenante car, effectivement, ce qui marque dans cette vidéo c’est la réactivité de Vincent LAMBERT en clignant des yeux face à ses visiteurs (plus particulièrement son frère en l’occurrence). Alors, en floutant l’image, pas de crainte, on ne voit rien de tout cela. Bravo. Bien joué. Enfin, bien joué pour plaider la thèse de la nécessaire fin de vie que vient conforter au Journal Télévisé l’avis d’un médecin expliquant qu’il s’agit de réflexes mécaniques. Curieusement, ces réflexes s’intensifient en fonction de la personne qui s’adresse à Vincent LAMBERT. Passons…
Oui, je sais bien, je ne suis pas spécialiste de ces questions. Mais justement, les spécialistes qui ont un avis différent sur le cas de Vincent LAMBERT ne sont pas invités à s’exprimer. Belle conception du débat. Et certains d’entre eux sont même pourtant prêts à accueillir Vincent LAMBERT dans leur établissement spécialisé pour ce genre de cas très particuliers. Bien sûr, cela coûte cher. Bien sûr, cela ne sert peut-être à rien. Pourtant, les progrès de la médecine passent souvent par la prise en charge de patients qui ne rentrent plus dans la sphère de connaissance des médecins. Et en matière de conscience, on sait que l’on ne sait pas encore grand-chose. Loin de là. En tout cas, on sait que, parfois, des situations jugées irréversibles par les médecins eux-mêmes, notamment en matière de coma, se renversent.
Alors, pas d’acharnement thérapeutique, comme je l’ai écrit dans des articles précédents car, si j’ai la chance d’être intimement persuadé qu’il y a une autre forme d’existence après la mort, je considère à titre personnel donc que rien ne justifie de maintenir en vie un corps qui n’a plus que l’apparence de la vie, que ce soit à cause d’un accident ou de la vieillesse.
Mais je crois qu’il faut donner une vraie chance à la famille, et au premier chef aux parents qui ont donné naissance tout de même à leur enfant, de se persuader qu’il est temps de laisser la nature faire son œuvre. Et contrairement au FIGARO qui ne mentionne que les thèses de ceux qui classent Vincent LAMBERT dans la catégorie des malades irrécupérables, il faut pouvoir entendre les spécialistes qui pensent le contraire et se proposent de l’accompagner pour pouvoir s’en assurer. Mais s’en assurer vraiment, après lui avoir prodigué tous les soins qui permettraient de vérifier qu’il n’y a plus aucun espoir de « retour ». Et si, alors, aucun signe n’est donné de la part de Vincent LAMBERT, pour poursuivre les efforts… ou les interrompre, ce serait alors aux médecins, en conscience, et à la famille, sereinement, de prendre LA décision.
Enfin, je sais que cette piste peut créer la polémique, mais pourquoi ne pas recourir à certaines personnes qui témoignent de dons surprenants pour rentrer en contact avec ce qu’ils désignent comme étant des esprits. Oui, cela pourrait être un élément utile mais laissé à l’appréciation de la famille seulement. Et, pour ne pas trop heurter, en considérant qu’il ne s’agirait que d’un indice pouvant faciliter la prise de décision. Mais pourquoi pas…
Bien entendu, cette tentative désespérée de sauver Vincent LAMBERT en diffusant cette vidéo peut choquer mais quelle solution restait-il à ses parents, les membres de sa famille, et les amis favorables à son maintien en vie pour se faire entendre avant qu’il ne soit trop tard ? Dîtes-le moi !
L’importance des directives anticipées est à ce titre de plus en plus manifeste. Chacun devra se prononcer pour que les informations contenues dans sa carte VITALE soient un élément d’appréciation utile, voire déterminant,  afin de pouvoir prendre la décision qui représente le mieux la volonté de celui qui est plongé dans un tel état.
Puissions-nous à l’avenir engager les uns et les autres ce débat de manière plus contradictoire pour permettre à chacun de s’exprimer. Et ceci n’est pas un vœu mais devrait être une obligation professionnelle pour les journalistes en charge d’un tel sujet. Et qu’ils ne s’étonnent pas sinon de voir le débat prendre vie ailleurs que sur les canaux traditionnels mais à travers les réseaux sociaux. C’est bien à cause de leur défaillance dans la qualité de l’information.
Si Vincent LAMBERT pouvait donc nous entendre et nous éclairer… Vincent, nous entends-tu ?
Patrick CLEMENT
 




L'Irlande, une exception démocratique

referendum1Nous venons d’avoir une belle leçon de démocratie avec le référendum sur le mariage homosexuel organisé en Irlande ce dimanche. Oui, de démocratie. Bravo l’Irlande.

Attention, je pense toujours que c’est une grave erreur d’avoir légalisé le mariage homosexuel pour les raisons évoquées dans trois précédents articles, sur lesquelles je ne vais donc pas revenir en détail. Le mariage est l’union d’un homme et d’une femme, en vue de fonder une famille, conformément aux caractéristiques physiques évidentes de notre race humaine. Confondre cette réalité intrinsèque à notre nature avec des unions qui relèvent du libre arbitre des hommes et des femmes (que nous pouvons « officialiser » d’une autre manière, puisqu’elles sont fondamentalement différentes) nous amènera à bousculer la nature même de notre civilisation et, plus, de l’identité humaine. C’est une évidence, et « nous » (les habitants de notre planète) en reparleront un jour… quand nous comprendrons les conséquences de cette première marche vers un autre monde. Cela dit, pourquoi ne pas construire les bases d’un autre monde mais encore faudrait-il en avertir nos concitoyens  et obtenir leur approbation ? C’était le sens de mes articles.
Par contre, quoi que l’on pense de la démocratie et des risques d’erreur dans le choix des peuples, nous devons respecter ce choix, quitte à le dénoncer pour pouvoir emporter peut-être, un jour, la conviction de ces mêmes peuples. Ainsi, je considère toujours que le mariage homosexuel institué en France, en tant qu’évolution majeure, voire radicale de notre société, ne pouvait relever que d’une décision du peuple par la voie du referendum (et cela est vrai partout dans le monde selon moi). Je pense d’ailleurs qu’il aurait été plus facile d’organiser dans ce cadre de vrais débats entre partisans et opposants. Cela aurait également permis de montrer que le camp des opposants ne se réduisait pas aux seuls catholiques, donc s’appuyant a priori sur des considérations religieuses, mais regroupait des individus animés par toutes sortes de considérations. A bon entendeur salut. La seule manière de réparer cette erreur sera de proposer au peuple de revenir ou non sur une législation qui n’a jamais reçu en tant que telle l’imprimatur populaire. Et je ne développe pas plus ce point mais vous aurez compris qu’un certain nombre de thèmes ne peuvent relever à mon avis que du referendum : la politique d’immigration dans la mesure où celle-ci transforme la nature même de notre peuple,…
Evidemment, la France s’éloigne de ce modèle démocratique à marche forcée comme on l’a vu encore dernièrement avec cette réforme de l’enseignement imposée de manière brutale. Et quand je pense aux cris d’orfraie poussés par ces mêmes ayatollahs actuellement au pouvoir, lorsqu’ils étaient dans l’opposition, dénonçant toute concertation engagée en vue d’une réforme car ne s’étalant pas selon eux sur une période suffisamment longue, je crois rêver. Enfin, c’est plutôt un cauchemar. Les Français n’ont-ils donc aucune mémoire ? Les médias ont en tout cas perdu leurs archives… et la trace des promesses d’un certain candidat à la présidence de la République.
Je dois dire qu’en aparté, j’aimerais vous faire part d’une observation constatée aux Etats-Unis en matière de sentiment d’appartenance à son pays. Oui, je sais, il est de bon ton de se moquer des Etats-Unis, quoi que les choses aient changé depuis que nos médias se sont entiché des présidents démocrates au pouvoir… par intermittence, et surtout quand ils sont de couleur… Quelle publicité gratuite pour vendre leur fonds de commerce ! Pour ma part, je juge un homme ou une femme politique sur ce qu’il dit ou ce qu’il fait, et non en fonction de sa couleur de peau ou de toute autre considération. En tout cas, j’ai pu constater récemment à quel point les américains, de toutes couleurs de peau justement, et de toutes confessions religieuses, communiaient tous ensemble autour de leur passé qui les rassemble. C’était à Boston mais cela aurait pu être ailleurs. Là-bas, tout est prétexte à se souvenir de l’histoire des Etats-Unis dont les américains sont fiers. Ils n’hésitent pas d’ailleurs dans leurs différents musées à mettre en valeur toute leur histoire, en intégrant celle des indiens. C’est l’histoire toute entière de leur continent dont ils sont fiers.
Et j’en profite pour dire que, sans sous-estimer les tensions raciales qui peuvent exister du fait de l’organisation de ce pays en communautés ethniques (avant qu’elles ne se fondent dans « la masse » quand tout va bien…), j’ai été frappé de constater la grande harmonie qui régnait entre les blancs, les noirs, les asiatiques, … dans la rue, dans le métro. En fait, le respect dû à autrui vaut pour tout américain, quelle que soit son origine, sa race diraient les américains. C’est étonnant de voir que les américains s’excusent s’ils vous effleurent ou ne serait-ce que gênent votre trajet lorsque vous marchez. Ce n’est pas pour rien qu’ils respectent religieusement une file d’attente sans jouer les resquilleurs ou que les voitures freinent au point de s’arrêter à plusieurs mètres des passages piétons pour vous permettre de traverser en toute tranquillité. Oui, je sais bien, tout n’est pas rose partout et tout le temps, mais c’est aussi cela les Etats-Unis que l’on observe en 2015, et pas seulement les tensions montrées copieusement dans nos médias.
Comme vous l’avez compris, je ne perçois pas dans mon pays le désir de nos gouvernants de créer les conditions d’une certaine harmonie au sein de notre peuple français. Je dirais que nos élites bruxelloises non plus ne semblent pas vraiment rechercher la concorde entre les Nations mais se préoccupent plutôt de leur petite tambouille politico-technocratique. Ceci explique peut-être cela. Pour que la France et l’Europe retrouvent un peu de sérénité et une certaine forme de confiance en l’avenir, et l’adhésion des peuples, peut-être faudrait-il que le cap soit mieux défini et que les marins donnent le sentiment de tenir ce cap…

Patrick CLEMENT

 




Hollande seul responsable… et coupable devant les Français

HOLLANDE EN BANLIEUENe nous trompons pas de cible, le seul responsable de ce qui se passe en France depuis trois ans, c’est HOLLANDE.

TAUBIRA, VALLAUD – BELKACEM,… et toute la clique ne sont là que par la grâce présidentielle, et toute la politique menée par ces ministres ne l’est qu’à l’initiative de HOLLANDE, et avec son aval.
Il faut le rappeler aux Français, jour après jour, par tous les moyens, tant les médias étatiques sont inféodés au pouvoir politique actuel.
Je ne résiste pas au plaisir de mentionner la perle récente du journal télévisé de France 2 hier soir afin de justifier la nécessité de la réforme des programmes en histoire (mais TF1, BFM,… et les autres, sont du même acabit). Notre socialiste béate, Maryse Burgot, nous a présenté l’enseignement de l’histoire dans les manuels Grevisse (plus connu pour moi pour ses manuels de grammaire d’ailleurs…) avec une vidéo datant des années 1950 (d’après moi), présentant un instituteur, à l’air peu aimable, faisant réciter une leçon d’histoire par cœur à tous ses petits élèves. Eh oui, mes bons téléspectateurs, l’histoire telle qu’enseignée dans les années 1950 est dépassée… Mais de qui se moque-t-on ? Faut-il qu’ils nous prennent pour de parfaits imbéciles pour justifier une réforme en montrant un enseignement d’une époque désormais lointaine avec le message d’un éléphant dans un magasin de porcelaine : « il faut être complètement ringard pour ne pas vouloir que les choses évoluent ». Cela fait pitié. Que Maryse rentre vite profiter des salons de l’Elysée… Il y fait si bon.
Tout a été dit sur la nocivité d’une énième réforme qui ne fera que renforcer la descente aux enfers de notre enseignement… Mais je crois que ce qui est le plus frappant, c’est la manière, une fois de plus, dont ce pouvoir socialiste rejette toute voix s’opposant à lui. De là à faire interner dans un asile psychiatrique ceux qui ne sont pas d’accord, il n’y a qu’un pas que certains ministres aimeraient franchir manifestement (ou interdire la parution de la Pravda selon TAUBIRA ; vous aurez reconnu LE FIGARO, journal dont les journalistes traitant des dossiers politiques sont pourtant d’une très grande bienveillance avec le pouvoir socialiste – l’Elysée est décidément bien accueillant et… les voyages forment la jeunesse…).
Dormez tranquille, mon bon peuple. Nos médias chantent le retour de la croissance, la bienveillance de la commission européenne concernant la politique économique de la France (bientôt donnée en exemple ?),… Les milliards distribués ou perdus de-ci, de-là (Eco taxe, navires Mistral,…) ne sont que des gouttes d’eau dans l’océan de nos capacités financières (illimitées ?…). Tout va très bien Madame la Marquise. Ah non, j’oubliais le méchant Front National qui menace gravement notre démocratie… Le voilà notre ennemi, camarades.
Et pendant cela, comme les Shadocks de notre jeunesse qui pompaient inexorablement vers le centre de la terre, des milliers et des milliers et des milliers d’immigrés clandestins affluent sur nos côtes. Nos technocrates débiles de Bruxelles ont eu une idée de génie ? Faisons des quotas pour les répartir par pays. Eh oui, quoi ?! Quelques milliers ici, quelques milliers là. Et ensuite, quelques centaines de milliers ici, quelques centaines de milliers là. Et enfin, quelques millions ici, quelques millions là. Oups, le navire Europe a coulé ! Mais que s’est-il passé Einstein ? Oh pardon, JUNKER ? Réponse dans quelques décennies dans le meilleur des cas, et plus probablement des années : « Ach, grosse probleme » – «  Je n’avais pas pensé à ça » – « Mais venez me retrouver, j’ai quitté le Luxembourg, je vis aux Etats-Unis, moi, maintenant… ». « Wunderbar ! ». Il serait temps de permettre à tous ces malheureux de pouvoir vivre dans leur pays. Certes, c’est plus ambitieux et plus complexe mais c’est la seule solution de « développement durable » ou de « développement soutenable, supportable » pour mieux traduire l’expression anglaise (« sustainable devlopment »).
Mais qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu pour mériter ces crétins-là ? JUNKER plus fort que HOLLANDE ?
Entendez-vous, peuple de France… et peuples européens ? Résistez !

Patrick CLEMENT

 




Migrants africains : l'Australie veut vivre, l'Europe se suicide

lampedusaLa décadence de l’Empire romain a souvent été analysée sous l’angle de l’affaiblissement de la citoyenneté…
Au risque de se répéter, mais comment l’éviter alors que nos médias étatiques restent incapables de toute pensée logique, il nous faut revenir sur l’invasion progressive de notre continent européen par des vagues d’immigration plus hautes et plus fréquentes que jamais.
Alors, depuis que nous sommes aidés par la réussite exemplaire de la politique australienne en la matière, pourquoi ne pas nous en inspirer ? Elle repose sur un raisonnement imparable dont l’efficacité peut être mesurée :

  • Prévenir largement et fermement que les immigrés clandestins ne seront pas admis en Australie ;
  • Joindre le geste à la parole en reconduisant tous les immigrés clandestins vers les lieux de départ où les zones qui ont été aménagées en accord avec les Etats concernés.

Conséquences : les immigrés savent qu’ils vont débourser des sommes considérables remises aux passeurs sans pouvoir atteindre l’Australie ; les passeurs renoncent ensuite à cette destination par manque de candidats et se reportent sur les pays incapables d’avoir une politique réfléchie en la matière.
Sinon, l’enchaînement déjà dénoncé dans un article précédent se vérifie mathématiquement. A partir du moment où les immigrés sont accueillis et finissent par trouver d’une manière ou d’une autre la possibilité de s’installer, les passeurs profitent allègrement d’une demande qui ne cesse de croître. Donc, ils gagnent toujours plus d’argent et les immigrés arrivent toujours de plus en plus nombreux…
Malheureusement, le crétinisme qui encroûte la France est contagieux et l’Europe, devenue lâche désormais, ne parvient pas à comprendre ce raisonnement simple à la portée pourtant d’un enfant.
Voilà pourquoi la décadence de « L’empire européen » est inéluctable et sera précédée de sursauts violents provoqués par la révolte d’une population exposée aux conséquences de l’incurie des gouvernants.
La seule question qui vaut la peine de se poser : mérite-t-on de ne pas être submergés ? C’est-à-dire, pour être concret, quand toute une nomenklatura européenne décide volontairement de se suicider, mérite-t-on de survivre ?
La réponse, c’est le peuple qui peut la donner !
Patrick CLEMENT




Jean-Marie Le Pen : j'ai bien lu ce qu'il a écrit, pour juger moi-même…

jeanmarielepen2J’ai décidé de mettre en examen les propos de Jean-Marie LE PEN pour me faire ma propre opinion et j’ai lu pour cela l’interview publié par le journal RIVAROL (obtenu grâce à sa mise en ligne par le site de POLEMIA dont je remercie l’initiative prise par Jean-Yves LE GALLOU) et sa récente interview par Jean-Jacques BOURDIN sur BFMTV.

Avant de vous offrir le rare privilège de mon analyse, je vous dois une confession. Effectivement, mes récents voyages à Montréal, au Québec, et à Boston, aux Etats-Unis, avaient pour objectif d’étudier des pistes professionnelles afin de quitter la France qui, il faut bien l’avouer, me désespère, et me désespère encore et toujours (la France et les Français…), mais j’y reviendrai en fin d’article.
De retour en France, je me sens encore plus conforté dans ma détermination à dire ma vérité sur mon blog, quelle qu’en soit l’audience. C’est peu mais c’est vrai que je suis ainsi fait qu’il m’est difficile d’adhérer par principe à tel ou tel mouvement tant ma liberté de penser et d’expression est plus importante que tout pour moi. C’est une force, mais c’est également une faiblesse, je le reconnais, pour pouvoir fonder quelque chose de solide à proposer afin de redresser le pays. Mais cette tâche herculéenne me dépasse de beaucoup certainement, j’en ai bien conscience, trop même…
Revenons à notre mise en examen de Jean-Marie LE PEN. Reprenons pour cela dans l’ordre d’apparition médiatique les faits incriminés.
Et je vous en conjure, prenez le temps de me lire jusqu’au bout. Cela en vaut vraiment la peine, du moins je le crois (ne serait-ce que pour les citations de Jean-Marie LE PEN retranscrites ici, que les médias traditionnels se gardent bien de reproduire !).
L’interview sur BFMTV a montré que le lion n’avait rien perdu de son panache. Car, quoi que l’on pense de ses idées, il faudrait être d’une particulière mauvaise foi pour ne pas reconnaître à Jean-Marie LE PEN un talent oratoire qu’il a su cultiver tout au long de sa carrière politique. Malgré les attaques de Jean-Jacques BOURDIN, le vieux lion ne s’est pas départi de sa superbe.
Il était ainsi intéressant d’assister à la présentation des arguments de Jean-Marie LE PEN, lequel a bien insisté sur le fait que le « point de détail » ne portait que sur les chambres à gaz elles-mêmes et non sur l’horreur des massacres perpétrés par les nazis à l’encontre des juifs. Je sais, cela n’enlève rien à la portée du propos qui a pu choquer, mais cela a le mérite de clarifier les choses, à mes yeux en tout cas.
Techniquement, pour être honnête, Jean-Marie LE PEN a raison. La question de l’emploi de chambres à gaz, dont il reconnait l’atrocité, est un détail de l’histoire de la seconde guerre mondiale à partir du moment où il n’est pas question, dans la manière dont il revient sur cette polémique, de nier la réalité du génocide des juifs ni l’horreur des moyens employés. Mais le diable se cache dans les détails justement. Sur un tel sujet, et eu égard aux mauvaises plaisanteries distillées par le passé dans ses discours (« Durafour crématoire »,…), l’animal politique qu’est Jean-Marie LE PEN savait qu’il allait créer la polémique, et pas vraiment subir la polémique créée par ses « adversaires ».
Si sur le fond, on peut partager son point de vue sur l’intérêt de la polémique pour faire connaître sa pensée, ce qui est effectivement préférable à un silence médiatique, le choix des sujets de nature à susciter cette polémique mérite cependant d’être particulièrement bien mesuré.
Nous sommes dans un pays qui a un vieux fond d’antisémitisme dont j’ai déjà parlé dans mon blog, pour l’avoir vécu, en tant qu’acteur involontaire, étant d’une génération pourtant plus jeune que celle de Jean-Marie LE PEN… Cet antisémitisme latent qui était alors en voie de résorption (je parle des années 1960/1970, mes années d’études) n’avait nul besoin d’être entretenu au risque de satisfaire les nostalgiques qui pouvaient trouver là un discours revigorant pour leur état d’esprit. C’était une faute politique par ailleurs en plus d’être une faute morale, comme je l’ai déjà écrit, car cela a écarté la Droite de toute possibilité de rapprochement avec le Front National aboutissant ainsi à l’inverse de l’effet recherché : une Gauche totalement aveugle en matière d’immigration notamment, comme elle l’avait été vis-à-vis de la réalité de l’Union soviétique à l’époque, et une Droite tétanisée dans ses prises de position qui confinaient à de la lâcheté pure et simple. Cela a duré quarante ans malheureusement. Et si quelques chose est en train de changer, ce n’est malheureusement que parce que la réalité a rattrapé les Français qui se rendent compte de l’état du pays que leur laissent les partis dits de gouvernement, de Gauche comme de Droite.
Quel dommage que Jean-Marie LE PEN n’ait pas compris cela plutôt. Avec son talent, il aurait peut-être pu contribuer à une prise de conscience des Français moins tardive. Mais sa personnalité l’empêchait sans doute de se prêter au jeu des compromis pour pouvoir gouverner. Pourtant, avoir raison sans réussir à convaincre pour pouvoir gouverner ne signifie pas grand-chose en matière d’action politique…
En tout cas, au regard de la prestation sur TF1 de sa fille, Marine LE PEN, obligée de consulter en permanence ses notes pour répondre (préparées sans doute par ses conseillers !), il est clair que le vieux lion n’a pas encore de véritable successeur…
Alors, revenons sur l’interview publiée dans le journal RIVAROL. Je ne reviendrai pas ici sur le « point de détail » que ne renie toujours pas Jean-Marie LE PEN mais j’évoquerai différentes affirmations, celles qui le méritent selon moi et qui ont été extraites hors de leur contexte par des médias avides de zizanie…
Sur Pétain d’abord. « Je n’ai jamais considéré le maréchal Pétain comme un traître. L’on a été très sévère avec lui à la Libération. Et je n’ai jamais considéré comme de mauvais Français ou des gens infréquentables ceux qui ont conservé de l’estime pour le Maréchal. Ils ont selon moi leur place au Front national comme l’ont les défenseurs de l’Algérie française, mais aussi les gaullistes, les anciens communistes et tous les patriotes qui ont la France au cœur. »
Evidemment, on aimerait ne pas avoir à revenir sur cette période de notre histoire compte tenu de la réalité totalement différente des problèmes que rencontre la France aujourd’hui, notamment face à la menace islamiste. Mais c’est bien le journal RIVAROL qui relance le sujet…
Ce serait trop long d’ouvrir un débat ici. Petit-fils de militaire, et neveu de militaire d’ailleurs, résistants de surcroît, je sais que l’histoire de la France à cette période a été bien complexe… Une France très largement pétainiste quand il s’est agi de sauver ce qui pouvait l’être après la victoire allemande. Et ensuite, ma foi, une France diverse dans ses réactions face à l’occupant… Quant au régime de Vichy, comment dire en une phrase qu’il a eu le mérite d’exister malgré tous les torts que l’on peut lui trouver. Ce qui n’empêchait pas d’ailleurs les Français pétainistes de la première heure de se battre ensuite, pour certains d’entre eux, sous la bannière virtuelle à l’époque du général De Gaulle.
Face à cette situation, ô combien complexe, et rarement analysée en toute objectivité…, effectivement, des Français, certainement plus nombreux qu’on ne le pense, ont conservé au sortir de la guerre de l’estime pour le maréchal Pétain qui était resté là très certainement pour les préserver dans la tourmente. Alors, je n’ai pas peur d’affirmer que les propos de Jean-Marie LE PEN ne sont pas choquants en tant que tels. Ils mériteraient évidemment de plus longs développements pour permettre une meilleure compréhension. La polémique est ici artificielle et trop facilement manichéenne. Même si je comprends que l’on puisse avoir un avis différent. Mais c’est bien la liberté d’expression qui est ici en jeu.
Par ailleurs, que Jean-Marie LE PEN trouve ridicule de demander la retraite à 60 ans (après quarante ans d’annuité selon le programme du Front National, comme il l’a précisé sur BFMTV) ne me choque pas plus. A qui fera-t-on croire que l’on pourrait nier les conséquences de l’allongement considérable de l’espérance de vie ? C’est bien ce que précise Jean-Marie LE PEN en fin d’interview. Il faut se méfier selon lui des promesses démagogiques qui entraîneraient une grande déception par la suite en cas d’accession au pouvoir du Front National (un petit regard vers la Grèce permettrait de mieux comprendre ce genre de mise en garde… ou plus près de nous, la France de François HOLLANDE lors de sa campagne électorale !).
Concernant la question du journal RIVAROL sur le nombre et l’influence des homosexuels militants au Front National, Jean-Marie LE PEN s’en tient à une position prudente : « A mon avis ce n’est pas aussi important qu’on le dit au Front national mais ce n’est pas non plus totalement indifférent, c’est vrai. Il faudrait par ailleurs démontrer que cette particularité de la vie personnelle a une conséquence politique directe sur la ligne ou la doctrine du Front. »
Par contre, il s’en prend frontalement à Jean-Pierre CHEVENEMENT : « Je pense à l’influence nocive d’un homme que je trouve pour ma part tout à fait détestable : Jean-Pierre Chevènement. Il a les apparences d’un patriote alors qu’il est au fond un marxiste. L’influence chevènementiste, si elle continue de s’exercer, est nuisible. Cette tournure d’esprit m’est totalement étrangère. » Mais c’est bien son droit, Florian PHILIPPOT n’ayant manifestement qu’à bien se tenir. C’est moins l’homosexualité de ce dernier que son chevènementisme qui lui est reproché… Dont acte. Mais cela en dit long sur la méfiance de Jean-Marie LE PEN relative au programme économique du Front National !
Quant à l’attaque contre Manuel VALLS, elle méritait une citation plus longue que ce que les médias ont bien voulu nous relayer :
« En soixante ans de vie politique je n’ai jamais vu un Premier ministre se comporter de cette façon haineuse et hystérique, mettant en accusation une jeune femme, députée (NDLR : Marion Maréchal-Le Pen), représentant le double de ce que représente Valls dans le pays et la traiter de manière aussi odieuse, lui assenant avec morgue : « Vous n’êtes pas la République, vous n’êtes pas la France. » Et vous, Monsieur Valls, qui êtes-vous ?
Nous sommes gouvernés par des immigrés et des enfants d’immigrés à tous les niveaux. Estrosi et Ciotti à Nice, Mariani, ce sont des gens dont les parents étaient italiens. Je n’ai rien contre les Italiens ni contre les Espagnols. Je n’ai rien non plus contre le fait que Valls ait les mêmes droits civiques que moi mais cela ne lui donne pas l’autorisation de me donner des conseils ou de me faire des remontrances sur le plan de la morale civique.
Valls est français depuis trente ans, moi je suis français depuis mille ans. Quel est l’attachement réel de Valls à la France ? Cet immigré a-t-il changé du tout au tout ? Qu’a-t-il apporté à notre pays ? J’admire beaucoup l’Espagne, c’est un grand pays. Malheureusement Manuel Valls ne nous transmet pas de la civilisation espagnole ce qu’elle a de plus remarquable, qui est justement son esprit chevaleresque. Valls n’est pas un caballero, c’est un très petit monsieur.
La France, contrairement à ce que pense M. Valls, ce n’est pas seulement un espace administratif qui distribue des cartes d’identité et des passeports. La France a existé au cours des siècles. Cela a coûté cher à ceux qui nous ont précédés. Ils en ont bavé, que ce soit dans les champs pour gratter la terre ou en maniant la baïonnette pour défendre le pays. »
Là, je crois que l’on touche au cœur de la pensée de Jean-Marie LE PEN, ce qui mériterait des analyses plus intéressantes que celles administrées rapidement par des commentateurs plus intéressés par la polémique que par le fond des débats. Au-delà du fait que derrière l’homme politique, c’est le grand-père qui prend la défense de sa petite fille, il faut replacer cette saillie dans le contexte d’une attaque frontale menée à la fois par Manuel VALLS et par l’UMP (dont Estrosi, Ciotti, Mariani sont pris pour cible). Alors, à chacun de se faire sa propre opinion mais on ne peut dénier le droit aux représentants du Front National de se défendre dans le cadre d’un débat démocratique digne de ce nom. La passe d’arme est violente mais compréhensible dans un combat politique.
Le vieux lion grogne encore car il incarne cette France idéalisée… qui n’existe plus, ou de moins en moins. Mais peut-on lui en vouloir de conserver une certaine nostalgie de cette France-là et de vouloir préserver ce qui peut l’être encore. C’est sans doute le cas de bien des Français qui font le même constat, voire le regrettent. C’est tout l’intérêt de savoir écouter les anciens pour que les jeunes générations, si elles sont mieux disposées par nature à accepter la réalité du pays qu’ils découvrent avec leurs yeux neufs, doivent tenir compte du regard de ceux qui savent d’où vient ce pays justement. C’est tout de même mieux pour imaginer où il devrait aller…
Jean-Marie LE PEN défend ensuite une vision claire en faveur de notre avenir qui ne s’inscrit pas, il est vrai, dans le multiculturalisme indolore véhiculé de manière générale : « C’est pourquoi nous devons impérativement nous entendre avec la Russie pour sauver l’Europe boréale et le monde blanc. L’Europe boréale intègre les Slaves mais aussi la Sibérie dont je crains que les Russes ne puissent la garder eux seuls. » C’est d’ailleurs en prenant comme exemple le développement démographique des Chinois, qui se répercuterait notamment en France, qu’il défend sa thèse et non, comme on aurait pu l’imaginer en faisant référence aux populations immigrées provenant d’Afrique du Nord, ou d’Afrique subsaharienne, voire du Moyen-Orient.
Voilà encore un bel objet de débat sur l’évolution et l’avenir de notre civilisation au cœur de ces bouleversements démographiques attendus. Cela ne mériterait-il pas un débat serein, et de fond ?
Cela n’empêche pas d’ailleurs Jean-Marie LE PEN d’étendre son raisonnement aux musulmans à la faveur d’une question posée par le journal RIVAROL : « Le problème de l’immigration est compliqué par le fait qu’une grande partie de cette immigration est musulmane et que le monde musulman est largement influencé par des conceptions extrémistes, des interprétations belliqueuses du Coran. Or force est de constater que lorsqu’il s’est agi de l’Europe, les Américains ont pris le camp des musulmans, des Bosniaques et des Kosovars contre les Serbes, chrétiens orthodoxes. Ils poussent par ailleurs à l’entrée dans l’Union européenne de la Turquie, musulmane à 95%. Il y a une arrière-pensée politique dont je suis bien obligé de constater que les résultats sont hostiles à la survie de l’Europe. »
Encore une fois, la géopolitique n’est jamais absente de la pensée de Jean-Marie LE PEN et cela mériterait un débat là-encore de fond plus intéressant que des polémiques qui empêchent nos concitoyens de réfléchir aux vrais enjeux de demain.
Et résumer cette pensée à ces polémiques serait passer à côté des interrogations existentielles que se pose même le président d’honneur du Front National : « La vie est un combat, à moins d’accepter d’être un voyeur de l’histoire qui regarde passer les événements sur des voies tracées par d’autres comme les vaches regardent passer les trains. Si on a le sentiment de jouer sa vie, celle des siens, car chacun a des responsabilités à l’égard de ceux qui l’entourent, ses enfants, ses camarades de travail, ses voisins, ses concitoyens, alors on veut résister de toutes ses forces à une entreprise de destruction, de désintégration qui vise sans le savoir au néant. Car si on néantise l’ensemble des problèmes, il n’y a plus de problèmes, il n’y a plus rien et Dieu même perd ses droits ! » Il complète cette prise de position par cette affirmation : « Je crois beaucoup à cette devise des parachutistes : « Être et durer. » Sans durée, il n’y a pas d’impact. Il faut du temps pour se faire connaître, respecter et emporter l’adhésion du public. »
Et de manière prémonitoire, il affirme : « Mais lorsque l’on est dans un mouvement, que l’on a l’honneur de porter un drapeau électoral, on doit faire attention à ce que l’on dit, essayer de ne pas nuire à la cause que l’on sert. Quelquefois les sanctions peuvent être sévères mais elles doivent être en tout état de cause corrigées par la sauvegarde de l’esprit de camaraderie. »
Et il résume ce qui est finalement la marque de fabrique du Front National, tel qu’il l’a incarné en tout cas durant des décennies : « Peu importe que l’on parle de nous en bien ou en mal. L’essentiel, c’est qu’on en parle ! Il faut exister politiquement. Ceux qui ne se rendent pas compte de cela n’ont rien compris. Auraient-ils les meilleures idées du monde, s’ils les partagent avec leur cousine ou avec leur frère, cela fait trois voix. Dans un système démocratique c’est inexistant. »
Ne retenir de Jean-Marie LE PEN que les propos qui peuvent choquer serait manquer à l’ardente obligation de prendre part au débat politique de manière honnête et courageuse, sans raccourcis simplificateurs. Je vous propose ces dernières citations pour mesurer la profondeur du débat auquel nous sommes appelés :
« Je m’honore d’avoir été un sonneur d’alerte, d’avoir depuis des décennies procédé à une analyse de l’évolution géopolitique de notre temps et d’avoir décrit les problèmes que nous allions rencontrer. C’est si vrai que la première affiche du FN il y a 43 ans disait : « Avec nous, avant qu’il ne soit trop tard. » C’est donc que nous avions déjà le sentiment de l’urgence des réformes à faire et des remèdes à apporter à une décadence qui s’esquissait à la fin des Trente Glorieuses. Décadence qui touchait au profond de la société française, à sa morale, à sa psychologie, à sa conception du monde, déjà entraînée dans un torrent mondial, ne s’étant pas physiquement relevée des deux conflits mondiaux, le premier où elle avait perdu beaucoup de jeunes hommes, beaucoup de sang français et le second qui avait été très ambigu, très complexe, très contradictoire, très démoralisateur. »
« Je m’honore aussi d’avoir rétabli l’honneur d’être de droite. Pendant un long moment les gaullistes ne voulaient pas être de droite. Ils méprisaient le terme. L’un des premiers livres du FN qui n’est pas assez connu et que je vais faire rééditer, c’est Droite et démocratie économique. Un livre qui est l’exaltation de la libre entreprise comme moyen économique et politique d’équilibre de la nation. Nous revendiquions cette étiquette de droite qui ne nous était pas accordée. Alors qu’il n’y avait pas de droite, nous étions déjà qualifiés d’extrême droite. »
« Plus que jamais aujourd’hui nous devons avoir conscience que se joue l’avenir de notre pays, de notre peuple, de la vie individuelle de chacun d’entre nous et de nos descendants. La France et même l’Europe ont-elles encore la capacité et la volonté d’exister dans le monde alors qu’elles en ont tracé le cadre civilisationnel depuis 2000 ans ? Le torrent démographique mondial conjugué à la volonté délibérée de nos élites de ne pas assurer la reproduction de nos familles au nom d’un individualisme et d’un hédonisme qui seraient les parangons de la vertu moderne vont-ils conduire au suicide de notre nation, de notre continent, de notre civilisation ? »
« En ces fêtes pascales où la vie triomphe sur la mort, l’espérance sur le désespoir, nous devons plus que jamais croire aux Pâques françaises tant il est vrai que c’est la nuit qu’il est beau de croire en la lumière. »
Oui, c’est vrai, je désespère des forces en présence car si je ne retire rien des reproches que je fais à Jean-Marie LE PEN, je ne vois pas aujourd’hui un homme politique, ou une femme politique, digne d’incarner la relève de la France. Et je préfère de loin soupeser les propos de personnages politiques tels que Jean-Marie LE PEN ou Jean-Luc MELENCHON que ceux de comédiens qui prennent les Français pour des spectateurs assoupis, pour ne pas dire abrutis.
Alors se pose la question de son propre rôle. Que faire lorsque personne ne semble en mesure de relever le défi qui attend notre pays, notre continent européen, notre civilisation ?
Ce n’est rien, sans doute, mais je tente d’exprimer mes idées et de les défendre ? Sans doute bien mal. Et certainement sans effet réel à ce jour. Mais je persiste.
Et, quitte à mourir, autant mourir pour ses idées, et pour son pays, ainsi que pour une certaine idée de notre civilisation aurait dit je pense le général de Gaulle !

Patrick CLEMENT

 




Elections départementales : faire d'une pierre deux coups

fesseehollandeDisons-le franchement, les élections départementales des 22 et 29 mars prochains nous donneront l’occasion de faire d’une pierre deux coups selon l’expression consacrée. En votant Front National, il sera possible de faire mordre la poussière à la Gauche et de donner un grand coup de pied au cul de la Droite, en vous priant de bien vouloir me pardonner ce terme un peu cru.

Ne boudons pas notre plaisir. Les seuls moments où nous pouvons vraiment nous exprimer sans la déformation désormais honteuse de médias acquis à cette Gauche tentaculaire, c’est bien à l’occasion des élections qui restent un témoignage de la survivance de notre démocratie dans ce pays.
Faire mordre la poussière à la Gauche ? Mais oui, cette Gauche incarnée par les mensonges de François HOLLANDE et les erreurs réitérées depuis des décennies désormais par ce camp animé plus par l’idéologie que par la Raison. Quel triste bilan ! Rien ne sert d’extirper les mesures ou idées qui mériteraient un examen de rattrapage, l’échec global est flagrant et mérite d’être sanctionné à sa juste mesure. Pas besoin de longs commentaires. Il est temps, peut-être est-il trop tard d’ailleurs, mais il n’est que temps de desserrer l’étau de cette pieuvre mortifère pour notre pays.
Et donner en même temps un grand coup de pied au cul de la Droite pour que celle-ci entende le message des Français et le comprenne surtout. Puisque ces partis politiques de la Droite et du Centre ont du mal à donner un cap à leur action, ces élections sont un moyen de leur montrer la voie à suivre. Enfin !
Alors, le Front National détient-il la réponse aux maux qui rongent la France, et dans une certaine mesure l’Europe ? Je le concède, on pourrait discuter longuement de ses propositions qui, notamment sur le plan économique, suscitent de nombreuses interrogations. Lors des futures élections présidentielles, il sera temps de porter un regard critique sur le programme qui sera alors proposé par celle qui incarnera vraisemblablement ce parti, Marine LE PEN.
Mais pour l’heure, il s’agit des élections départementales. Vous savez, cet échelon territorial que la Gauche devait supprimer avant de se raviser, sans que l’on sache vraiment pour combien de temps. Il s’agit de cet échelon départemental secoué par une réforme territoriale débilitante dans laquelle on redécoupe des régions avant même de savoir ce que seront leurs compétences, ni celles d’ailleurs des départements. Comble de l’ironie, dans ce théâtre de Guignol, il nous est demandé de voter pour un couple Homme/Femme, parait-il pour des soucis de parité. Pauvre conception de la femme. Et surtout quelle injure faîte à ceux, dont je suis, qui pensent que la femme est l’égale de l’homme, et par conséquent capable de conquérir un mandat grâce à sa force de conviction et non à son état civil.
Ces élections départementales sont donc l’occasion de faire élire des candidats du Front National et peut-être de faire basculer des Conseils généraux en leur faveur. Et nous verrons bien comment ils s’en sortent. La Patrie n’est pas en danger. Regardons bien les prêches incantatoires contre le Front National qui ne serait pas un parti républicain sans qu’aucune preuve n’en soit rapportée. Vous me direz que nous sommes dans le domaine de la Foi. La Foi anti Front National. Pourrait-on rappeler à ces curieux prêtres qu’en lieu et place d’excommunication, il conviendrait de proposer un sermon argumenté pour exposer les raisons pour lesquelles les propositions de ce parti devraient être rejetées. Cela s’appelle le débat démocratique. Et les Français, à moins de penser qu’ils soient complètement stupides…, pourraient alors se faire une meilleure opinion de la chose que sur la base d’oukases bolchéviques n’ayant pas grand-chose à voir avec une démocratie bien comprise.
Donc, à l’occasion de ces élections départementales, le bulletin « Front National » sera une pierre lancée démocratiquement contre ce Pouvoir incompétent et cette Opposition dite de Gouvernement (déclarée telle au nom de quelle légitimité d’ailleurs par rapport au Front National) qui ne sait plus à quel saint se vouer pour tenter de tirer la France de l’ornière dans laquelle elle s’est enlisée depuis plusieurs décennies.
Et ensuite, nous verrons…
Patrick Clément




Bravo pour ces assises, mais quand provoquez-vous en duel Le Nouvel Obs ?

20150315_173724Bravo pour ces assises… libres ! N’ayant pas été présent, je profite des vidéos mises en ligne que je déguste jour après jour. La première réflexion qui me vient à l’esprit, c’est la qualité des intervenants qui, certes, présentent des positions fortes, et inhabituelles par rapport au discours ambiant repris dans nos médias, mais qui témoignent surtout d’une capacité à présenter une argumentation solide et documentée. Il faut espérer que les journalistes en seront destinataires et que certains d’entre eux se rappelleront l’essence de leur métier… L’information !
Concernant Nicolas GARDERES car c’est à lui que je voudrais en venir, tout d’abord je considère que les organisateurs ont bien fait de l’inviter, ne serait-ce que parce que c’est « leur » avocat, et qu’il a du mérite compte tenu de ses propres engagements politiques, mais aussi parce que parler de la liberté d’expression sans « opposants » n’a pas grande signification me semble-t-il (à méditer d’ailleurs selon moi pour d’autres assises afin de renforcer le nombre d’opposants… et éventuellement prévoir des tables rondes pour des débats contradictoires).
Mais le plus important, c’est la morale de cette histoire.
Nicolas GARDERES, finalement, a pris prétexte d’une réaction d’un des internautes de RIPOSTE LAIQUE qui, d’après le texte lu en tout cas, l’injuriait plus qu’autre chose, pour… faire la même chose que cet internaute au lieu de hisser intelligemment le débat vers une confrontation d’idées.
J’approuve Pierre CASSEN quand, dans sa conclusion, il avoue qu’il attendait les arguments de Nicolas GARDERES sur l’immigration, l’Islam,… Et je dirais même plus, compte tenu du fait que Nicolas GARDERES connaissait parfaitement RIPOSTE LAIQUE et les thèses défendues par les internautes qui s’expriment sur ce site, en bon avocat qu’il est, il aurait pu s’appuyer sur les propos publiés pour en faire leur procès, un procès argumenté, objet alors d’une… riposte… de la part des autres intervenants ou en tout cas des organisateurs.
Non, il s’est vautré par manque de maturité politique je pense dans une suite d’injures sur fond d’envolée lyrique, style chambre des députés de la IIIème République. C’est dommage car on sent une sincérité de sa part qui aurait mérité une meilleure tenue dans l’expression et l’argumentation.
Et, comme disent les américains, c’est le point important ; « That’s the point ». L’injure contre l’injure ne crée pas du débat mais le stérilise au contraire et empêche toute avancée.
Voilà qui me conforte dans l’idée que, quoi que l’on pense en son for intérieur, et même si l’on est convaincu, de bonne foi, que les idées de l’autre mériteraient d’être qualifiées par des insultes, le débat nous oblige. En effet, il nous oblige à convaincre l’autre, mais surtout, ceux qui en sont témoins, de la pertinence de son point de vue. Et par conséquent il nous oblige à présenter des arguments en évitant toute insulte ou qualificatif méprisant qui annihilerait toute chance de convaincre l’autre, les autres.
Par ailleurs, Pierre CASSEN a parlé dans sa conclusion d’initiatives à prendre avec les autres partenaires de réseaux sociaux. Je ne sais pas si c’est le nom de Nicolas GARDERES qui m’a fait penser à cela mais je crois que si les médias ne viennent pas à vous, c’est à vous d’aller au-devant des médias. Je sais, me direz-vous, les organisateurs de ces assises le font et les médias les ignorent.
Mais n’est-il pas possible de contourner l’obstacle ? Par exemple, j’ai vu sur le site de RIPOSTE LAIQUE que le Nouvel Observateur avait fait un dossier tendancieux sur l’Islam. N’est-il pas possible de provoquer en duel son ou ses auteurs ? C’est-à-dire interpeller directement les auteurs identifiés pour leur proposer un duel, en clair un débat dont les termes seraient publiés sur tous les sites partenaires et diffusés à tous les journaux. Les duels de la liberté d’expression !
Et, sait-on jamais, à force d’être allé défier tous les journalistes qui le méritent et de diffuser le contenu de ces duels, finirait-on par obtenir une marque d’intérêt de leur part…
A mettre dans la boîte à idées, peut-être…
Patrick CLEMENT




Service militaire : 5 semaines obligatoires pour les garçons, et facultatif pour les filles…

soldats au KotelOh, rassurez-vous, je ne me prends pas pour un génie et, si je suis effectivement « une grande gueule », je sais reconnaître quand j’ai tort et j’ai conscience des limites de ma réflexion que je vous livre régulièrement, sans vous l’imposer…

Il m’est arrivé souvent de faire état de mon désarroi sur tel ou tel sujet car je revendiquais un droit d’antériorité sur les alertes que j’avais formulées, avec bien d’autres, sans jamais être entendu. J’ai l’habitude pour cela de vous renvoyer à mes articles précédents, parfois anciens. Cela peut paraître puéril mais c’est surtout dans un but démonstratif afin que le « je vous l’avais bien dit » ne soit pas traité par-dessus la jambe par ceux qui savent tout, et qui le clament haut et fort dans tous les médias disponibles, alors que les faits leur donnent régulièrement tort année après année. Je vous le dis clairement, c’est désespérant !
Je reviens donc sur un sujet, le service militaire, que j’ai abordé justement dans un article écrit en… 1996 (que vous trouverez en fin de page). Oui, il y a vingt ans presque, déjà. En le relisant, j’ai ressenti une profonde lassitude m’envahir. Mais pourquoi notre pays qui a été un des centres du monde en matière de débats intellectuels, politiques, philosophiques et spirituels, notamment, n’est-il plus capable d’être ce lieu éclairé du débat d’idées ?
Bon, venons-en à notre sujet.
Je plaide pour l’instauration d’un service militaire obligatoire de cinq semaines pour tous les garçons d’une classe d’âge, et d’un service militaire facultatif de la même durée pour les filles.
Oui, je suis sans doute ringard,…, et je vous laisse le choix des mots, mais pour moi, les garçons et les filles sont différents. Eh oui. J’assume totalement. Par contre, issue d’une génération qui a baigné dans l’émancipation professionnelle des femmes, parfaitement légitime, je considère que si des filles veulent s’engager pour un service militaire de cinq semaines, parce que la discipline militaire, le maniement des armes, et la défense de leur Nation, sont importants pour elles, et que, physiquement, elles se sentent prêtes pour un tel exercice, alors, bien sûr, elles devront pouvoir s’engager elles aussi dans ce service militaire.
Pourquoi cinq semaines ? Tout simplement parce que cela correspondait à la durée des classes dans l’ancien service militaire que nous avons connu. En cinq semaines, il est tout à fait possible d’inculquer les fondements de l’esprit de défense de la Nation à nos jeunes générations et de leur donner les rudiments de la discipline militaire, de l’effort physique, des prémisses du maniement d’une arme,… C’est cela que nous devons nous donner comme objectif.
Tous les deux mois, une classe d’âge serait ainsi appelée, ce qui laisserait donc trois semaines de pause pour permettre à l’encadrement de… prendre des congés, faire le point sur la formation dispensée, ranger les locaux et nettoyer les effets militaires prêtés à nos jeunes conscrits,…
Mais ce qui permettrait aussi de sélectionner ceux qui pourraient prolonger ce service militaire par une préparation militaire d’un an qui les amènerait, pour certains d’entre eux, à un engagement professionnel dans l’armée.
On ferait donc d’une pierre deux coups. Ancrer les jeunes générations dans l’esprit de la défense de leur Nation et constituer un sas d’orientation vers la carrière militaire.
Bien évidemment, il conviendrait de faire en sorte que les jeunes soient regroupés de telle manière qu’il y ait un minimum de cohérence dans les groupes (sections). Très sincèrement, mêler le jeune caïd de banlieue avec l’étudiant en lettres par exemple ne présenterait aucun intérêt. De plus, les formations seraient adaptées, avec un encadrement renforcé, pour les groupes identifiés comme plus difficiles.
Oh, je sais, mais que dis-je là. Eh oui, là encore, je n’ai pas peur des mots. Le collège unique est une stupidité qui a empêché les bons éléments, quelles que soient leurs origines sociales ou ethniques, d’être sortis du lot grâce à leurs mérites fondés sur leurs capacités intellectuelles, comme se l’assignait autrefois l’école de la République. Mes détracteurs, principalement de gauche, mais aussi d’une droite incapable de défendre le mérite républicain, me diront que, forcément, ce sont des jeunes issus de l’immigration qui sauraient alors majoritairement rejoindre les filières professionnelles. Et je leur réponds, peut-être, encore que, et alors ? Non seulement, l’école de la République aurait permis de sélectionner ceux d’entre eux qui méritaient de pouvoir poursuivre des études plus longues, mais se préparer à exercer un métier n’est pas une tare selon moi. Cela aurait d’ailleurs permis d’éviter d’ouvrir les vannes de l’immigration pour fournir les corps de métiers en manque de main d’œuvre du fait de cette pénurie organisée idéologiquement. Ensuite, rien n’empêche un professionnel de se mettre à son propre compte, et de pouvoir d’ailleurs gagner plus d’argent dans certains cas que ceux qui ont poursuivi des études les menant vers des métiers plus sédentaires, et en leur donnant une indépendance plus forte bien souvent.
Voilà pourquoi, selon le même raisonnement, ce service militaire devrait être organisé en mixant des populations qui trouveront un intérêt à se retrouver ensemble, ce qui ne veut pas dire en regroupant des clones sociaux. Les outils informatiques nous permettraient d’assurer ces regroupements ciblés.
Je tiens à rajouter que l’on pourrait m’objecter que des jeunes soumis à ce service militaire obligatoire pourrait être réfractaires. A cela, je réponds qu’il suffirait d’être ferme. Les récalcitrants, après entretien, pourraient faire l’objet d’une mise à l’écart, non pas au « mitard », mais dans une sorte de cellule d’isolement. Sachant par contre que pour eux, cela signifierait de devoir recommencer avec la classe d’âge suivante pour une nouvelle durée de cinq semaines. Et ainsi de suite jusqu’à ce que l’intéressé accepte de se plier à la discipline qui lui est demandée pour valider cette période militaire et pouvoir retrouver la vie civile.
Oh, mais quelle horreur, répondront certains. Mais non, comme d’habitude, la sanction si elle est connue et suffisamment dissuasive n’aura jamais pratiquement à être appliquée. Je ne sais plus quel est le montant de l’amende encourue à Singapour si vous êtes surpris en train de jeter un chewing-gum par terre, mais la somme est tellement importante que personne ne le jette et ne subit donc cette amende…
Enfin, conservons un service civique facultatif pour ceux qui veulent s’engager dans une activité d’intérêt général avant de s’engager dans la vie professionnelle. Mais il est clair qu’il ne doit en aucun cas devenir obligatoire et qu’il doit correspondre à de réels besoins, notamment pour les collectivités locales ou associations susceptibles d’encadrer les jeunes.
L’expérience acquise dans ma vie professionnelle me permet de savoir que personne ne détient « la » bonne idée tout seul. Non, toute idée s’enrichit des apports des autres. Alors, au lieu de reprendre cet exemple misérable donnée par la récente réforme territoriale, dans laquelle on découpe des régions sans même savoir quelles seront les compétences de celles-ci, ni celles des départements (qui ne disparaissent plus ou sont en sursis…), ni celles des intercommunalités,…, par pitié, ayons un tout petit peu de méthode et de bon sens. Soyons intelligents.
Mettons donc toutes les idées sur la table et organisons la concertation pour définir « le » projet qui conviendra le mieux en matière de service militaire si l’idée de le réinstaurer est retenue. Cette concertation aura le mérite de brasser les intelligences et donc de définir avec de meilleures garanties le meilleur projet et ensuite, en principe, qu’il s’applique avec l’accord de tous. Et si nécessaire, d’être validé par la voie référendaire.
L’espoir fait vivre…

Patrick CLEMENT

 




Dominique Strauss-Kahn ou la déchéance d'un homme

strauss-kahnmenottesDisons-le tout de suite, l’objet de cet article n’est pas d’accabler un homme déjà à terre. Non, il n’a pour ambition que de nous appeler à beaucoup d’humilité dans la vie. Qu’est-ce que la réussite, qu’est-ce que l’échec ? Tout cela mérite bien d’être apprécié avec d’infinies précautions à l’aune de la fragilité et de la réversibilité des situations.
Cela étant dit, je crois que l’enjeu d’aujourd’hui est surtout de mettre à bas ce sentiment d’impunité qui semble, ou semblait (?), prévaloir dans le monde politique. Les récents scandales financiers à l’origine de la chute de plusieurs hommes politiques ont surtout montré à quel point ils agissaient hors du cadre légal en se sentant à l’abri de tout risque de sanctions, comme si, finalement, ils avaient le sentiment de faire « comme tout le monde ».
Dominique STRAUSS KAHN est-il le meilleur exemple pour étayer une telle démonstration ? Je crois que oui, tant il représente celui qui n’a jamais voulu tenir compte des avertissements. Déjà fragilisé par l’affaire de la MNEF sur le plan financier, même s’il a bénéficié d’un non-lieu qui ne pouvait pas cependant l’exonérer de ce qu’il savait avoir fait…, Dominique STRAUSS KAHN n’a pas eu la lucidité de comprendre que sa vie sexuelle débridée risquait de compromettre sa carrière. Manifestement, il se sentait à l’abri, tout simplement peut-être car il avait le sentiment de ne pas être hors du commun en la matière mais de refléter les pratiques courantes dans certaines sphères politiques, mais pas seulement politiques d’ailleurs.
Il me semble donc important que la justice témoigne vis-à-vis de l’ensemble des français que, grand ou petit, elle est la même pour tous. La justice est ce bien commun qui doit rassembler tous les citoyens car c’est bien elle qui permet de se sentir l’égal de l’autre, de tous les autres, dans notre société. C’est le ciment d’une Nation.
Bien évidemment, Dominique STRAUSS KAHN a déjà payé pour ses excès sexuels à travers l’affaire du SOFITEL. Directeur d’une des plus prestigieuses institutions internationales, le FMI, il allait devenir président de la République française… Certes. Mais la justice est la justice. Poursuivi désormais pour proxénétisme aggravé dans l’affaire dite du Carlton de Lille, il doit de nouveau répondre de ses « actes ».
Assurément, l’accusation est lourde, mais elle est légitime sur un plan juridique. Que Dominique STRAUSS KAHN ait su que des prostituées agrémentaient les partouzes organisées à son attention ne fait aucun doute. Il est par conséquent important que la justice permette de montrer que les juges ne sont pas dupes afin d’empêcher la désillusion des petites gens et de faire comprendre, notamment aux petits caïds de banlieue, que la justice est la même pour tous.
Par contre, la justice doit permettre aux hommes de s’amender. Il faudrait être bien cruel pour considérer que Dominique STRAUSS KAHN n’a pas déjà payé le prix fort pour ses pulsions sexuelles. Sachant que tout le monde agissait en l’occurrence en adultes consentants, même si le consentement était parfois un peu forcé en termes d’acceptation de certaines pratiques sexuelles, il serait difficile de considérer que c’est Dominique STRAUSS KAHN qui était l’initiateur d’un réseau de proxénétisme en tant que tel. A la justice par conséquent de savoir mettre en évidence les faits et de trouver la bonne caractérisation juridique afin de prononcer la sanction adaptée.
Plutôt que de frapper un homme à terre, je crois qu’il conviendrait d’œuvrer pour que chacun comprenne que tout comportement peut être sanctionné s’il est répréhensible, quelle que soit sa position sociale. A chacun ensuite de méditer sur ses faiblesses et ses erreurs, en conscience.
C’est l’esprit de la justice.
Patrick Clément