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Militant ouvrier depuis 45 ans, je ne peux plus voter pour cette gauche-là !

Actuellement retraité et âgé de 69 ans, militant ouvrier pendant plus de 45 années, certains me considèrent comme une sorte de gauchiste déclassé ou un crypto-raciste (crypto-facho) qui s’ignorerait… Je ne suis ni l’un ni l’autre !

En 2020, voici comment je me présentais à un éditeur. Je ne change pas les termes parce que je déteste le reniement :

« Je fais partie de ces gens qui aiment bien comprendre le monde et la société pour mieux les appréhender et y trouver leur place. J’ai toujours combiné cette envie d’apprendre à une autre qui me semble essentielle, c’est celle d’essayer d’influer sur le cours des choses. Issu d’une famille pauvre qui subissait les coups de cette fausse société « démocratique », j’ai vite compris que l’on ne pouvait pas s’en émanciper en faisant l’autruche ou en se réfugiant dans le rêve béat. J’ai eu la chance, malgré tout, à mes douze ans, d’être admis dans des écoles militaires préparant à la carrière d’officier (Le Mans et Autun), ce qui, au bout du compte, m’a aidé à m’instruire et à forger mon caractère malgré un certain antimilitarisme. Après six années d’enfant de troupe, j’ai abordé en 1972 ma vie civile comme un rebelle lâché dans les bois ; j’ai souvent fait confiance à mon instinct et aussi à l’inébranlable conviction qu’il existe toujours une solution à tout problème. J’ai un tempérament plutôt optimiste. J’ai galéré un peu, finalement comme tout le monde et j’ai travaillé dans plusieurs branches, mais toujours en décidant d’exercer tout nouvel emploi dans le respect du métier : ajusteur-mécanicien, fraiseur, employé de bureau, technicien de caisses de retraite complémentaire, prospecteur-placier à l’ANPE puis conseiller professionnel par concours ; j’ai repris mes études pour aller plus loin : j’ai donc fait une maîtrise en sciences de l’éducation : une longue bagarre s’en est suivie avec mon administration qui a tout mis en œuvre pour que je ne devienne jamais directeur d’agence ou cadre hiérarchique ni par promotion ni par concours : très logique si l’on sait que j’ai été responsable local de la CGT puis de FO toute ma carrière (22 ans) et que j’ai toujours dénoncé publiquement les tripatouillages de chiffres à l’ANPE, entre autres. J’ai quitté cette administration en 2006 et ai continué mes études en faisant un master de Lettres modernes, ce qui m’a permis d’enseigner sur des postes de non titulaire : instituteur en IME puis professeur de français contractuel en collège et lycée publics. Ma conception de l’enseignement (instruire et non « materner ») et de la laïcité (application stricte de la laïcité) a amené le rectorat, après quelques années, à ne plus me confier de remplacements en prétextant que j’avais atteint l’âge « légal » de la retraite à 62 ans et trois mois, donc en mars 2015. Depuis cette libération du salariat et de la pression hiérarchique, j’ai recouvré à nouveau ma liberté comme ce fut le cas à mes 18 ans quand je fus exclu de l’Armée pour insoumission, parce que j’avais humilié un sous-officier qui maltraitait mes jeunes camarades… »

À la veille de la dernière élection présidentielle, je me retrouvais, comme beaucoup de Français de « gauche », contraint, de par les conséquences de la politique désastreuse des directions du mouvement ouvrier, de faire un choix entre le Macron honni et la Marine le Pen décriée… Que fallait-il faire pour que cesse la situation imposée aux travailleurs et même à toute la population et que puisse surgir une possibilité d’espoir pour la vraie démocratie ? Telle fut réellement la question posée et non le faux débat « démocratie contre extrêmes » que voulaient nous servir tous les défenseurs du statu quo politique et de la poursuite de l’inégalité sociale… M’adressant aux Gilets jaunes locaux, dont j’ai été un des animateurs, je déclarais que d’un point de vue purement tactique j’allais voter Marine le Pen. J’ai même commis un communiqué de presse, en direction de la Charente Libre et de Sud-Ouest, comme d’habitude non publié, dans lequel je disais : « Il n’est pas habituel pour un militant syndicaliste et ex-secrétaire départemental du Parti des Travailleurs (donc classé à « l’extrême gauche » par les bien-pensants) d’appeler à voter pour quelqu’un de qualifié(e) « d’extrême-droite » par les médias… et pourtant je le fais et j’assume cette position, autant sur un plan strictement électoral que sur le plan stratégique. Je pense, contrairement à Mélenchon, Roussel, Jadot ou d’autres que voter Macron est une catastrophe pour nous tous, les ouvriers, les retraités, les hospitaliers, les enseignants, etc. Du côté de Macron on a déjà donné et perdu beaucoup. Macron n’a pas changé et ne changera jamais ! Il restera le Président de ceux qui méprisent les ouvriers, les sans-grades et les exploités. Il continuera à déverser des milliards vers les grands groupes et les riches et à piller la sécurité sociale. Il continuera de sacrifier l’hôpital, les services publics, l’enseignement, la laïcité, les retraites au nom de son « projet » antisocial. »

J’ajoutais aussi : « Autrefois candidat du Parti des travailleurs aux élections législatives, militant actif depuis 45 ans et responsable syndical CGT ou FO (selon les affectations), j’ai toujours été un militant ouvrier affilié à la Quatrième Internationale et j’ai porté haut les couleurs de l’OCI, puis du MPPT, du Parti des Travailleurs puis du POI dans tous mes combats. Membre du POID (Parti Ouvrier Indépendant et démocratique) je viens d’en démissionner en raison de mon seul désaccord avec ses orientations en matière d’immigration et de laïcité. J’ai commis deux livres concernant les Gilets jaunes (« La culture des Gilets Jaunes » et « Gilets jaunes, de l’espoir à la désillusion – confidences d’un trotskyste tendance Rhazoui-Polony ») et un livre défendant la laïcité (« L’islam, nouveau cancer du mouvement ouvrier »). J’assume pleinement de continuer à combattre dans le camp de l’internationalisme et du mouvement ouvrier, donc du côté des travailleurs et des exploités. Je refuse cependant l’islamisation progressive de la société française et sa dérive antisociale. J’appelle donc sans ambiguïté à voter pour Marine Le Pen au second tour des élections présidentielles et j’accepte que ma position soit connue. »

De mon point de vue, le marxisme et le combat contre l’exploitation de l’homme par l’homme sont indissociables de la lutte permanente contre tous les obscurantismes, les religieux en premier, qui visent à annihiler le libre arbitre de l’être humain et l’empêche de fabriquer sa propre histoire. Que ce soit de façon frontale ou de façon plus douce, « éducative » pourrait-on dire, ce combat est primordial et j’ai tenté de le montrer dans mon livre « l’islam, nouveau cancer du mouvement ouvrier » en me référant en particulier aux textes fondamentaux de Marx, Lénine et Trotsky.

Les « libres penseurs » de la FNLP et les islamo-gauchistes ont abandonné le combat pour la défense de la stricte laïcité, tout du moins ne n’appliquent-ils que dans un sens étroit, partisan, contre l’Église catholique, s’interdisant par ailleurs de lutter contre l’islam – je dis           « islam » parce que islam et islamisme ne sont pas antagoniques et sont bien les deux faces d’une même pièce – qui est du reste bien      au-delà d’une religion un système politique incompatible avec notre histoire et nos acquis humanistes. La plupart d’entre eux, rejoints par les « wokistes », « néo-féministes » sectaires et autres idéologues « déconstructeurs » de tous bords, sont issus de ma propre famille politique et intellectuelle : je les combats avec d’autant plus d’acharnement que nous avions pendant des dizaines d’années combattu cet autre cancer idéologique et meurtrier que fut le stalinisme, cette perversion faussement dialecticienne, cette « syphilis du mouvement ouvrier », disait Trotsky, et que nous aurions dû, théoriquement, en retenir les enseignements pour éviter de tomber nous-mêmes dans les pièges grossiers de la contre-culture.

Le 17 août 2022, pour mieux préciser ma position, j’ai rendu public un manifeste dans lequel j’essayais de synthétiser mes positions :

D’abord un constat global : la France est désormais parvenue à un point de déliquescence quasi absolue entraînant dans sa chute tout ce qui avait pu faire, à une autre époque, sa grandeur et sa fierté : détérioration fatale de ses services publics, en particulier son hôpital, son école, sa sécurité sociale, mais aussi ses acquis culturels et historiques, la haute tenue d’éducation de sa population, etc.  De l’exemple qu’elle pouvait inspirer, au bénéfice du progrès humaniste et universaliste, les politiciens de tous bords l’ont tirée depuis les années 80 vers un recul social et culturel difficilement imaginable à l’époque mais permettant aujourd’hui de mesurer l’immense dégât infligé à notre pays, ouvert désormais à tous les reniements et toutes les dérives semi-féodales ou ultra-libérales : ubérisation de la société et destruction des liens de travail, paupérisation et précarisation de notre jeunesse, augmentation sans limites des privilèges accordés généreusement et sans contrepartie aux nantis, aveuglement systématique face aux dangers manifestes de l’immigration non contrôlée et subséquemment ouverture à la délinquance et à l’islamisation progressive. Les politiciens renégats, depuis 1982 avec le tournant dit de     « la rigueur », tournant le dos aux aspirations du peuple français, ont progressivement et exponentiellement, avec la complicité des gouvernements successifs jusqu’à aujourd’hui, disloqué le cadre républicain de notre pays et détricoté tout ce qui avait pu être construit de positif pour notre peuple depuis 1945. Ceci est un fait et non une opinion.

Ensuite la conviction que nul progrès social ni inversion idéologique n’est à attendre des politiciens en poste, qu’ils fassent partie du personnel macronien ou qu’ils leur soient complices ou inféodés de par leur participation au fonctionnement anti-démocratique de la Ve République. Le deuxième mandat du Président Macron, entamé avec l’espoir que sa défaite relative aurait permis qu’un semblant de démocratie s’exprimât à l’Assemblée nationale et pût tempérer ou s’opposer aux plans anti-populaires du gouvernement, montre déjà que l’Assemblée-croupion reste définitivement et malheureusement une chambre d’enregistrement des volontés de l’exécutif. Il n’y a donc de ce côté rien à attendre ni pour sauver les services publics de la France ni pour redresser son économie ni pour améliorer le sort de la fraction la plus pauvre de sa population ni pour mettre un frein aux décisions supranationales de l’Union européenne. Il en va de même pour toutes les problématiques auxquelles tout un chacun est désormais exposé en permanence dans notre pays : l’immigration sauvage, l’islamisation, la délinquance, les agressions anti-policières, etc. L’ancienne boussole démocratique et laïque républicaine est désormais entièrement remplacée par le discours ultra-libéral et les dérives intellectuelles sectaires ou sommaires (café du Commerce ou wokisme).

Que donc, faute de continuer à « espérer » un énorme virage historique, politique ou révolutionnaire qui viendrait tous nous surprendre, nous nous devons désormais de construire la réponse politique face à un tel dilemme. Nul ne croit actuellement, après une large discussion sur le « Que faire ? » que le salut puisse venir rapidement des objectifs politiques d’un quelconque parti politique fonctionnant ou pas dans le cadre des institutions de la Ve République. Pas davantage du côté de la démocratie syndicale que les graves atteintes à la représentation syndicale par les gouvernements des présidents Hollande et Macron semblent avoir réduite à un fantôme social.

Le temps est donc à l’action, mais sous un horizon indéfinissable… aucun groupement de Gilets jaunes, aucun parti, pas même l’ex-parti des travailleurs dont la moitié des militants (ceux du POI) ont rejoint les faussaires mélenchoniens pendant que l’autre moitié (ceux du POID) s’époumone à chercher une voix « royale » pour la reconstruction d’un front unitaire inaccessible. L’enjeu est posé de l’émergence graduelle de la résistance populaire qui ne se fera pas par la constitution d’un groupe ou d’un parti ni par toute autre organisation formelle. Elle n’existera a priori que par d’autres voies, voies que je tente d’explorer, sans succès jusqu’à présent. .

Depuis quelques mois, la situation a largement empiré : l’agonie de l’hôpital et ses morts dans les couloirs, la pédiatrie et ses insuffisances, les services psychiatriques et ses malades dérivant à l’extérieur de ses locaux, la délinquance étrangère s’affichant au grand jour, l’immigration incontrôlée, le wokisme à tous les étages, l’inflation galopante et le refus du gouvernement de bloquer les prix, les balades internationales de Macron pour légitimer son laisser-faire et le refus de contrer les politiques du Qatar et des pays du Maghreb,etc. Tout va à vau-l’eau.

Sur le plan civilisationnel et intellectuel on pourra aussi parler d’une extrême déliquescence, non seulement du débat intellectuel mais aussi du niveau intellectuel de notre population…

Ainsi, il est un fait, aujourd’hui en France, que le libre échange d’idées, le simple « débat démocratique » dont les journaleux nous rebattent les oreilles – jusqu’à nous les rabattre -, la simple discussion, même, entre amis ou collègues, devient un risque, un enjeu, une menace, une impasse totale. De l’ouverture intellectuelle c’est-à-dire philosophique et historique que les anciens nous avaient léguée au cours des siècles, il semblerait que nous allions, à travers cette mode du court, du condensé, du vocal et même du primal, vers une extinction totale du sens, de la mesure, de la nuance tout simplement. La lumière qui éclairait nos cerveaux, notre imagination et notre soif de devenir, de nous construire jusqu’au-delà de nous-mêmes, tout cela se réduit jusqu’à l’inimaginable et commence à se couler misérablement vers l’inconcevable et l’impensable… Les oubliettes sacrées de la mémoire du temps se remplissent inexorablement de nos déchets toxiques. Les limites du sens s’effacent.

Quand je commençai à écrire mon dernier carnet de route intitulé « Les années pourries« , je n’imaginais pas à quel point les années actuelles – celles de la décomposition politique, sociale donc aussi intellectuelle – atteindraient un tel niveau de non-retour. Car il y a, je l’affirme, un non-retour. Les ennemis ont cessé d’être des adversaires dont nous étions quelque part les faire-valoir et aussi fiers de jouter avec eux sur le terrain de la controverse idéologique. Il n’y a plus de controverse puisqu’il n’y a plus de profit à la discussion. Que de la haine, du cerveau reptilien, que de la moelle épinière dirait Einstein… Le discours n’est pas mort, non, il est pourrissant. Comme le système dont il est l’écho.

Quand il y a impasse intellectuelle et que le champ philosophique s’emplit de censure et d’anathèmes, il n’y a plus de liberté politique de conception d’autre chose ; il n’y a que de la guerre civile et du chaos en vue ; l’horizon libératoire se bouche et devient juste un terrain de chasse. Nous allons tout droit à la fin des systèmes prétendument démocratiques.

Que faire, disait-il… Non, Lénine n’était pas Staline et Trotsky non plus… mais tout cela semble être une autre histoire, presque un conte, une historiette dont on aurait le droit de salir les pages et même de les lire à l’envers. Peu importe : nous sommes tous passés à autre chose… Tout ira à vau-l’eau et c’est tant pis, c’est comme ça. Z – le vrai, Zarathoustra – a raison, l’inhumain se pointe. Dans ce schéma-là, il n’y aura pas, pour un temps, place au rationnel, à l’argumentatif, au regroupement d’idées ; ça va clasher, c’est tout. Ne pas s’abandonner, ne pas abandonner, mais se préparer en se préservant : cela sera la condition du combat nouveau, ce combat pour lequel il ne faudra pas compter, pour un temps ai-je déjà dit, espérons-le, sur l’avis des masses, des détracteurs, des pseudo-penseurs ou « démocrates », des « chroniqueurs » et autres « influenceurs » qui galvaudent la pensée au nom de l’emploi qui leur est assigné de « chefs de projets » grassement payés de la pensée pourrissante.

Nous ne sommes plus, ou plus seulement – chacun choisira son positionnement mais je m’adresse ici surtout à mes amis – dans la période de « l’imminence de la révolution » (ouverte en 1968), elle-même inscrite – ce que l’on pourra admettre – dans le mouvement général de décomposition du capitalisme ouvert depuis 1914 avec l’impérialisme et la « période des guerres et des révolutions ». Pour le moins un nécessaire ajustement théorique et politique est nécessaire, faute de tomber dans la pensée autoritaire et non constructive.

Comme tous les militants de ma « famille » politique, j’ai combattu tout ce qui pouvait permettre aux gouvernements de faire reculer les droits sociaux et diviser les rangs des travailleurs. Comme eux j’ai défendu et défends toujours l’égalité républicaine, les services publics, les conquêtes ouvrières dont les syndicats, la sécurité sociale, les mutuelles, etc. Plus largement et comme eux j’ai défendu le principe du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et donc combattu les guerres et toute tentative d’ingérence des pays impérialistes sur les pays pauvres. L’antiracisme, la laïcité, la défense et l’extension de tous les droits sont partie intégrante de ce combat.

Mais, comme eux aussi, j’ai assisté à la démoralisation des travailleurs face à la trahison de leurs directions syndicales et politiques, lesquelles ont persisté à refuser l’unité contre les méfaits des classes dirigeantes. Nous avons vu le PCF, le PS, LFI se coucher devant les manœuvres gouvernementales visant à « sauver » LEUR système (celui du capital et du profit) moyennant le pillage de la Sécurité sociale, les licenciements sous prétexte de Covid, la fin du repos dominical dans les commerces, la poursuite des fermetures de lits, la liquidation du Bac, etc. Nous n’avons pas encore vu toutes les conséquences catastrophiques de ces remises en cause bien que nous puissions déjà nous en faire une idée.

Cette démoralisation a conduit, pendant le mouvement des Gilets jaunes, à une débandade absolue : plus aucun parti politique se réclamant de la « gauche » n’a adopté une politique de rupture franche avec l’Union européenne ou avec le gouvernement. On a même assisté à un paradoxe inimaginable dix ans plus tôt : une grande partie des travailleurs se détournant des partis ouvriers au profit de Marine le Pen qui leur apparaissait (et encore aujourd’hui) comme une candidate plus honnête et plus combative dans la défense de leurs aspirations.

Dans le même temps une réalité incontournable est venue se greffer, non seulement dans la tête de ceux qui depuis longtemps ont lu « Les territoires perdus de la République » (2002) mais encore mieux, dans la bouche de ceux qui n’y croyaient pas auparavant : la montée de l’islam, des revendications musulmanes, de la violence islamique, de la délinquance des quartiers, bref, le danger de guerre civile à terme. On pouvait enfin comprendre, excepté pour les êtres décidément bien bornés, que ces faits n’étaient pas des épiphénomènes ou des « vues de l’esprit » mais bien un mouvement de fond exigeant une réflexion et une action politiques.

Cette réflexion et cette action, je ne peux que souhaiter qu’elles fassent leur chemin dans les esprits égarés de mon camp politique.

Patrick Loiseau

 




Vers des milices populaires : mythe ou réalité future ?

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Je vous livre l’extrait d’un document avec 2 questions :

1- ce document est-il réel ou une oeuvre de fiction ?

2- qu’en pensez-vous ?

« Manifeste – Préambule des 58

Aujourd’hui, 17 août 2022, sur mandat des 58, nous rendons public le présent manifeste.

Nous parlerons ici surtout de préambule puisqu’un certain nombre de variables sont encore à définir et que le futur se chargera aussi, au gré des réponses institutionnelles ou gouvernementales, à affiner le plan d’organisation de ce qui vient d’être initié par l’avant-garde.

« Les travaux préparatoires des 58 ont permis de clarifier les points-clés suivants :

– Premièrement le constat : la France est parvenue à un point de déliquescence quasi absolue entraînant dans sa chute tout ce qui avait pu faire, à une autre époque, sa grandeur et sa fierté : détérioration fatale de ses services publics, en particulier son hôpital, son école, sa sécurité sociale, mais aussi ses acquis culturels et historiques, la haute tenue d’éducation de sa population, etc. De l’exemple qu’elle pouvait inspirer au bénéfice du progrès humaniste et universaliste, les politiciens de tous bords l’ont tirée depuis les années 80 vers un recul social et culturel difficilement imaginable à l’époque mais permettant aujourd’hui de mesurer l’immense dégât infligé à notre pays, ouvert désormais à tous les reniements et toutes les dérives semi-féodales ou ultra-libérales : ubérisation de la société et destruction des liens de travail, paupérisation et précarisation de notre jeunesse, augmentation sans limites des privilèges accordés généreusement et sans contrepartie aux nantis, aveuglement systématique face aux dangers manifestes de l’immigration non contrôlée et subséquemment ouverture à la délinquance et à l’islamisation progressive. Les politiciens renégats, depuis 1982 avec le tournant dit de « la rigueur », tournant le dos aux aspirations du peuple français, ont progressivement et exponentiellement, avec la complicité des gouvernements successifs jusqu’à aujourd’hui, disloqué le cadre républicain de notre pays et détricoté tout ce qui avait pu être construit de positif pour notre peuple depuis 1945. Ceci est un fait et non une opinion.

– Deuxièmement la conviction que nul progrès social ni inversion idéologique n’est à attendre des politiciens en poste, qu’ils fassent partie du personnel macronien ou qu’ils leur soient complices ou inféodés de par leur participation au fonctionnement anti-démocratique de la Ve République. Le deuxième mandat du Président Macron, entamé avec l’espoir que sa défaite relative aurait permis qu’un semblant de démocratie s’exprimât à l’Assemblée nationale et pût tempérer ou s’opposer aux plans anti-populaires du gouvernement, montre déjà que l’Assemblée-croupion reste définitivement et malheureusement une chambre d’enregistrement des volontés de l’exécutif. Il n’y a donc de ce côté rien à attendre ni pour sauver les services publics de la France ni pour redresser son économie ni pour améliorer le sort de la fraction la plus pauvre de sa population ni pour mettre un frein aux décisions supranationales de l’Union européenne. Il en va de même pour toutes les problématiques auxquelles tout un chacun est désormais exposé en permanence dans notre pays : l’immigration sauvage, l’islamisation, la délinquance, les agressions anti-policières, etc. L’ancienne boussole démocratique et laïque républicaine est désormais entièrement remplacée par le discours ultra-libéral et les dérives intellectuelles sectaires ou sommaires (café du commerce ou wokisme).

– Troisièmement, et faute de continuer à « espérer » un énorme virage historique, politique ou révolutionnaire qui viendrait tous nous surprendre, les 58 se devaient de construire la réponse politique face à un tel dilemme.  Nul ne croit actuellement, après une large discussion sur le « Que faire ? » que le salut puisse venir rapidement des objectifs politiques d’un quelconque parti politique fonctionnant ou pas dans le cadre des institutions de la Ve République. Pas davantage du côté de la démocratie syndicale que les graves atteintes à la représentation syndicale par les gouvernements des présidents Hollande et Macron semblent avoir réduite à un fantôme social.

Le temps est donc à l’action, aussi bien sur le plan individuel que sur le plan collectif. Cela signifie que les 58 considèrent légitime toute action individuelle et collective exprimant le rejet des conséquences sociales des politiques gouvernementales suivies jusqu’à présent ou exprimant le refus du laxisme ou des manquements de l’État. Ceci excluant malgré tout et jusqu’à nouvel ordre la brutalité disproportionnée ou l’atteinte physique des personnes sans motif de légitime défense ou de conditions liées à une situation d’urgence. Venir en aide à la police ou aux pompiers en cas d’agression par des bandes, intervenir pour stopper des rodéos ou des actes de délinquance, punir cambrioleurs, dealers, squatters, agresseurs de toutes sortes, par exemple, ne seront pas considérés comme illégitimes ou exagérés : la force du peuple remplacera si de besoin la sanction que l’État est incapable d’apporter à la malveillance. De même toute action visant à réprimer, gêner ou empêcher l’exercice du pouvoir par le personnel macronien, qu’il soit parlementaire, membre de l’exécutif ou allié objectif de ce personnel, sera apprécié positivement. Cette réponse populaire, apportée individuellement ou par association, sera toujours considérée comme la première expression d’un acte de résistance louable et méritant et le premier pas vers ce que l’on pourrait dénommer la nouvelle Armée clandestine républicaine.

L’émergence graduelle de la résistance populaire ne se fera pas par la constitution d’un groupe ou d’un parti ni par toute autre organisation formelle. Elle n’existera que de par la cooptation a posteriori, de façon anonyme et clandestine. Aucun nom ne sera jamais communiqué afin de protéger le dispositif en construction. Une seule instance sera à même de refléter la doctrine des travaux d’organisation des 58 ; en l’état actuel des choses, ce sera le porte-parolat, confié sous mandat sur un temps actuellement indéfini à xxx [1], lequel s’abstiendra, par sécurité envers l’actuelle organisation, de toute action personnelle ou de tout fait répréhensible. Son rôle consistera principalement à donner du sens aux actions individuelles ou collectives et à expliciter au public les visées réelles du manifeste des 58. Il est donc le seul interlocuteur possible.

« Donner du sens » consiste à préciser les limites de l’exercice d’une action ainsi que, a posteriori, légitimer ou non ce qui fut fait et reconnaître celui ou celle qui a agi comme soldat de l’organisation. »

Patrick Loiseau

[1] Par décision du Bureau provisoire, et pour des raisons de sécurité globale, le nom du porte-parole ne sera diffusé qu’après le lancement réussi de la campagne d’information.




Faut-il voter Marine Le Pen, et dès le premier tour?

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La question est désormais celle-là et elle ne se pose pas, contrairement à ce que disent nombre de bien-pensants de gauche comme de droite, entre « l’extrême-droite » et « la démocratie ». Car Macron n’est ni démocrate ni un tant soit peu « à gauche ». Macron est un liquidateur, un dangereux; il ne doit pas passer car il continuera à multiplier les cadeaux aux financiers, aux grands patrons, aux banques, aux spéculateurs, aux parasites boursicoteurs ou actionnaires. Il continuera d’imposer à l’hôpital et à tous les services publics une saignée telle qu’ils risquent de ne plus s’en relever. Il continuera de vider l’école de sa mission d’instruction en la transformant, comme c’est déjà le cas pour Pôle-emploi, en officine du patronat tout-puissant. Il continuera de laisser la France livrée aux « migrants » de tout poil et aux délinquants de toute obédience, préférant imposer SON Europe inféodée à Washington à NOTRE France souveraine et laïque, libre et égalitaire. Il continuera de liquider les acquis sociaux, les conventions collectives, les syndicats ouvriers. Il continuera de piller la sécurité sociale au profit des patrons-voyous et moyennant la disparition programmée du salaire différé. Il liquidera peu à peu tout notre système de retraite et finira même par s’en féliciter avec tout le mépris dont il est l’imperturbable parangon.

Pourquoi est-on sûr que ce sera cela qui nous attend si Macron n’est pas d’urgence dégagé ? Il n’est pas besoin d’avoir fait l’ENA ou une grande école de psychologie clinique pour mesurer ce qu’a déjà fait – et détruit – Macron pendant 5 ans et deviner, comme il l’affirme déjà lui-même, qu’il continuera et « ira jusqu’au bout » de ses contre-réformes. Macron est un danger pour toute notre civilisation. Seuls les fous, les ignares et les complices pourraient douter de cela. IL FAUT L’ARRÊTER !

Comment l’arrêter ? Faut-il que ce soit avec ce seul outil que nous offre ce moment historique que sont les élections présidentielles ? Comme beaucoup j’ai envisagé beaucoup d’autres solutions et j’ai préféré dans le passé, comme beaucoup d’autres militants ouvriers, syndicalistes ou démocrates, soit l’abstention (rejoignant ainsi le parti des opposants à nos institutions anti-démocratiques) soit la lente et patiente construction du « parti révolutionnaire » (afin de rester fidèle à mon ex-parti, le Parti des Travailleurs, dont je fus un militant actif pendant 45 ans). Ce choix est toujours possible mais je refuserai toujours de me prononcer pour ce prétendu « vote républicain », consistant à laisser passer à chaque fois celui qui nous a trahis pendant 5 ans, qu’il s’appelle Sarkozy, Hollande ou Macron ! Le « vote républicain » est plus qu’une arnaque électorale, il est une impasse politique !

VOTER LE PEN OU PAS LE PEN n’est qu’une question de stratégie et pas seulement une solution électorale de court terme. Du reste, le programme de Marine Le Pen, pour ceux qui l’auront lu ou entendu, est très loin d’être aussi « extrêmiste » que celui de Macron, et cela est une certitude. Rien que cela, ça mérite le débat… Pour quelle stratégie nous déciderons-nous ? A vous de voir, comme on dit, « en âme et conscience ».

Posez-vous la question tout simplement, et là est mon seul conseil: LAISSEREZ-VOUS PASSER MACRON PENDANT ENCORE 5 LONGUES ANNEES ? »

Patrick Loiseau




Pena-Ruiz finit sa mue : le laïque est devenu islamophile

Face à Eric Zemmour, sur Cnews le 4.11, on a pu voir un Pena-Ruiz se dévoilant enfin tout à fait, après nous avoir fait croire pendant des années que la laïcité s’appliquait aussi à l’Islam. En tout cas, c’est comme cela que je lui avais accordé dans mon livre sur l’islam un certain crédit – et que je lui avais même fait l’honneur de figurer parmi les militants laïques « honnêtes » à l’intérieur de la France insoumise; à croire soit que j’étais un peu naïf (c’est toujours possible) soit que Pena-Ruiz, comme tous les penseurs d’une gauche convertie à l’islamo-racialisme (c’est à dire au mélange intellectuel race-religion) a craqué nerveusement face à un Zemmour allergène, qui pour lui et tous ses amis ne peut être qu’un monstre parmi les monstres, jusqu’à lui déclencher une crise d’urticaire et répétant en boucle: « raciste, raciste », etc.  « J’aimerais que vous arrêtiez de vous acharner sur une communauté », le suppliait-il…  Il a essayé de nous convaincre qu’il dénonçait lui aussi l’islamisme… Mais pour lui, finalement c’est le temps et seulement le temps qui « désarmera » l’islamisme. Comme le vent érode les collines, l’usure rognera la barbarie coranique; il suffit d’y croire un peu, finalement, et de ne pas trop compter les années ! On a, selon maître Pena-Ruiz, juste …besoin de croire en un autre Dieu: Saturne, le dieu du temps.

Pena-Ruiz, s’il avait été un laïque convaincu, aurait dû quitter depuis longtemps la France insoumise qui, à travers les Obono, les Corbière et les Mélenchon, se révèle non seulement incapable de tracer une issue pour le mouvement ouvrier et populaire du fait de sa collaboration au cadre institutionnel de l’Union européenne mais encore plus incapable de défendre la loi de 1905, la seule qui, strictement appliquée sur ses deux principaux articles, pourrait  être un point d’appui pour lutter contre l’islamisation de la société.

Pourtant, à l’Université d’été de la France insoumise, le 23 août 2019, il avait été chahuté par ses copains pour avoir osé remettre en cause le terme d’islamophobie… Il n’a donc rien appris depuis ! N’était-ce pas lui qui affirmait « On a le droit d’être catophobe, islamophobe, athéophobe, mais on n’a pas le droit de discriminer les gens pour ce qu’ils sont » ? Il faut croire que j’étais vraisemblablement obnubilé par la première partie de la phrase car j’aurais dû me douter que la deuxième partie cachait un loup, celui du refus d’affronter résolument l’idéologie féodale de l’islam, incompatible avec nos moeurs et nos institutions républicaines.

Finalement, pour parler de laïcité il faudra sans doute s’éloigner de la plupart des  tenants de la « gauche » traditionnelle et s’en remettre à d’autres qui défendent beaucoup mieux notre République laïque: les libres penseurs dissidents (si, si, il y en a, j’en connais plein) et  les apostats de culture « arabo-musulmane » tels Boualem Sansal, Zineb el Rhazoui, Wafa Sultan, etc. Et aussi des intellectuels libres comme Hamid Zanaz qui savent quel est le prix du combat contre l’islam et l’islamisation.

J’ai eu l’occasion, ce matin, grâce à mon ami Gilles, de découvrir une dame qui faisait des conférences sur l’islam, et qui savait décortiquer le rapport qu’il y a entre islam et « islamisme », entre Coran et pratiques religieuses musulmanes: Anne-Marie Delcambre, aujourd’hui décédée.

Je renvoie les lecteurs à une de ses interventions qu’on écoutera avec un certain plaisir, j’espère.

https://www.facebook.com/watch/?v=2675229339358792

Patrick Loiseau




Vote Z : Discussion entre le général Studer et le trotskiste Loiseau

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Nous reproduisons cet échange, que nous a fait parvenir Patrick Loiseau, militant trotskiste, auteur de L’islam, nouveau cancer du mouvement ouvrier et son ami, le général Nicolas Studer. Thème de la discussion : la situation de la France et le vote Zemmour.

Salut Patrick,

En suivant les développements du débat pré-présidentiel, je pense souvent à toi et me demande comment tu les perçois …

Pour ce qui me concerne, et pour être synthétique, je dirais que la seule chose qui pourrait me faire éviter de faire la grève du vote est la présence d’Eric Zemmour sur les listes.
Il m’a fallu tous les débats depuis un an pour que je me rende compte du jeu pervers tant de Macron que des socialistes ou autres centristes. Tous me sortent par les yeux.
Je me demande comment j’ai pu voter pour tous ces gens qui ont amené la France là où elle en est !

Je viens donc vers toi en espérant que tu vas apaiser ma curiosité !!

A bientôt et amicalement,

Nicolas

RÉPONSE DE PATRICK LOISEAU

(16.10)

Bonjour Nicolas

Je comprends tout à fait le « trouble » où tu es entré… qui est commun à beaucoup d’entre nous aussi… A gauche (ce qu’ils appellent « la gauche ») il n’y a rien à glaner, que du déni, du reniement et de la décomposition intellectuelle. C’est en tout cas mon avis. Des types comme Mélenchon et les petits (et gros) bourgeois écolos peuvent même être considérés comme des fous tant ils épousent des concepts hors-sol ou complètement délirants. Je pense même aujourd’hui que la ligne de mon propre parti (le POID) – qui reste malgré tout correcte vis-à-vis des néo féministes, des wokistes, des racialistes, etc. qu’il considère comme des déviations pourrissantes du système – est complètement marginale bien que politiquement juste (renforcement de la construction du parti et refus de voter Macron quel que soit le candidat au 2e tour). Je pense réellement aujourd’hui qu’un vote « à gauche » serait une catastrophe civilisationnelle pour la France. Tu vois où j’en suis malgré que je continue à plaider pour une ligne lutte de classes…

Je pense que plus que jamais le capitalisme est pourrissant et irréformable mais je pense aussi qu’il n’y a actuellement aucune issue réaliste à gauche. C’est pourquoi, à mon avis, le débat se résume, d’un point de vue intellectuel (mais aussi politique) à choisir entre l’option Zemmour (danger de civilisation) et l’option Onfray (danger transhumaniste). Je suis plus proche d’Onfray sur le plan de l’analyse sociale mais je suis, comme le proclame mon éditeur (qui est fort contesté à gauche et considéré comme un facho!) « le seul trotskyste islamophobe zemmourien ». Il n’a hélas pas tort ! Personnellement, je pense que défendre notre civilisation, nos valeurs, empêcher l’islamisation et l’immigration sauvage, résoudre la question de la délinquance, tout cela est une priorité. L’année prochaine, si aucune guerre civile ou aucune assemblée constituante ne voit le jour alors j’irai peut-être (selon l’évolution politique), pour la première fois de ma vie, voter à droite c’est à dire pour Zemmour. En tout état de cause je voterai contre Macron.

Voilà, tu as mon état d’esprit ! A part cela je suis toujours en forme et capable de me mobiliser pour aider à sauver notre pays.

Bien à toi,

Patrick

RÉPONSE DU GÉNÉRAL NICOLAS STUDER À PATRICK LOISEAU

Le sam. 16 oct. 2021 N…:

Patrick,

Pourquoi ton éditeur n’aurait-il « hélas pas tort » ?

Je trouve en effet qu’il est plutôt regrettable que tu sois « le seul trotskyste islamophobe zemmourien » … alors que tous les autres auraient dû te suivre !!
Ça prouve une chose : tu places la France avant tout !!

Il a fallu toute cette merde pour que je m’aperçoive que la France est en fait une civilisation à elle seule.

Tout comme j’avais trouvé que l’Ethiopie l’était, en Afrique.

On voit aussi les ravages du lavage de cerveau subi par toute la gauche qui est devenue communautariste : je mets cela sur le compte de la télé et des médias (« radios libres » nées après 81) qui n’a fait que monter le modèle américain en épingle, depuis des décennies. En quelques générations, les Français ont tout oublié de l’originalité de la France !!

Je me disais que le capitalisme avait besoin de formater les cerveaux français à l’américaine pour lui permettre de s’enrichir sans vergogne … ce qui s’est effectivement passé.
Lorsque j’abordais le sujet, les réponses étaient systématiquement : »mais non, la France sera toujours la France ».

Peu à peu, le doute s’installait en moi. Je ne comprenais pas comment les Français s’accommodaient de tout cela et s’y assimilaient même. Passant de l’incompréhension à l’indifférence puis au rejet, je suis même allé jusqu’à éprouver du mépris pour les Français, me disant que s’ils avaient été capables de sombrer dans la collaboration, rien n’était étonnant qu’ils s’assimilent aussi facilement à la culture américaine.
Je suis sceptique sur la capacité des Français à voter en 2022 pour dégager toute cette merde.
Et que dire de macron qui a déclaré : »il est temps que la France se rende compte qu’elle a plusieurs civilisations sur son sol » !!

Si le malaise est au sommet de l’état, le problème est donc beaucoup plus que profond !
Pourtant, depuis que j’entends Zemmour, je sens que le « nœud à l’estomac » que j’ai commencé à ressentir au milieu des années 90, est en train de se desserrer. Je me mets à reprendre espoir.

J’aurais beaucoup de choses à raconter pour « vider mon sac », mais abrégeons …!!
Je ne regardais plus la télé depuis 2002, donc je n’avais quasiment jamais vu Zemmour. J’en avais parfois entendu parler comme quelqu’un d’extrême droite. Je l’assimilais seulement à Le Pen.

Tout à fait par hasard, je crois que c’était en novembre 2020, je suis tombé sur « le suicide Français » (d’occasion et en mauvais état) à la maison de la presse (française) de L…. Je l’ai pris par curiosité … Ce bouquin m’a sidéré car il apportait des réponses à des questions pour lesquelles je n’avais pas de réponse, la 1° étant comment on est arrivé à « l’enfant roi ».

Il faut dire que j’avais lu plusieurs livres de la « mouvance » auparavant, dont « La fabrique du crétin » de Jean-Paul Brighelli (sur l’enseignement, trouvé à la bibliothèque), « Les pères et les mères » d’Aldo Naouri et « Abécédaire de la France qui ne veut pas mourir » de Robert Ménard.
C’est à ce moment que je me suis intéressé à Zemmour, en regardant ses vidéos sur « youtube », ainsi que celles de Michel Onfray, que j’adore autant, ou celles d’Alain Finkielkraut.
Zemmour a réussi, à lui seul, à retourner le monde politique Français !!
A chaque fois que je l’écoute, c’est une bouffée d’oxygène.

En arrivant à (…), je m’étais dit: « tu vas terminer ici, profites-en ! puisque que la France est devenue de la merde ».

Je préférais être Français ici qu’étranger dans une France que je ne reconnaissais plus.
Les discours des intellectuels de droite me séduisent, tout comme ceux de gauche m’avaient séduit dans les années 70. Le problème est qu’il n’y a plus de penseurs « sains » à gauche, hormis Onfray, qui m’a ouvert les yeux sur la religion ou le transhumanisme, mais aussi Montebourg, que je trouve être le seul digne de mener les socialistes. Mais ceux-ci ne sont même pas capables de le reconnaître comme faisant partie des leurs.

Il y a un autre intellectuel de droite qui est très convaincant aussi : Bernard Lugan, spécialiste de l’Afrique.

Sur le wokisme, il faut lire ou écouter Brice Couturier.

Cette fois-ci, je n’irai voter que pour Zemmour. S’il n’est pas là, je ferai ma grève du vote.

(PS: je suis abonné à « front populaire » …)

Amicalement!
Nicolas

 

 

 




10 mai 1981 : le début de la déconstruction de la France

Me revoilà ! Quarante après. Je me suis fendu d’un article sur Agoravox pour rappeler ce que fut le trompe-l’oeil du 10 mai 1981. L’an zéro de la forfaiture, le début des emmerdes, finalement.

Dans mon journal (publié depuis quelques mois, « 1981, journal ») j’écrivais ce qui suit :

« (11.05.81) Il est ÉLU ! Le plus important d’ailleurs, c’est que l’autre soit chassé. Et quelle claque, il a pris sur le museau, GISCARD. Ça fait plaisir… quand même.

Quand tu liras l’événement dans tes livres d’histoire, tu sauras déjà ce qui s’est passé après cette élection ! Front populaire, émeutes, qui sait encore, un coup d’État et la répression ? En tout cas, hier soir, à vingt heures précises, ce fut l’explosion dans la France entière, quand le peuple a appris que MITTERRAND était élu avec plus de 52 % des voix. Quelle claque pour la Cinquième République, quelle gamelle pour GISCARD et sa clique… mais aussi quelle claque pour les staliniens !… Quand tu penses que 12 % d’entre eux ont voté blanc au second tour…

(…) des milliers de gens qui s’embrassaient dans la rue, qui chantaient l’Internationale, qui hurlaient leur joie, qui envahissaient les boulevards en scandant: « Giscard à l’usine, Giscard t’es foutu ! ».

( …) Devant l’événement que représentait l’élection de MITTERRAND, et l’espoir immense qui en résultait, s’estompaient les vieilles divisions sectaires… Comme disait Léon : « C’est le début classique de la révolution » qui s’annonce pour demain… Les opprimés sortent au grand jour, ils annoncent les évènements qui se préparent. Je n’ai qu’un regret, c’est de devoir partir en Espagne. Mais maintenant, il me faut bien y aller. Car MITTERRAND, je n’ai pas d’illusions à ce sujet, ne changera pas la situation en quinze jours, la classe non plus. (…) Ah, la gueule des réacs, hier soir !… Les BARRE, les PONIATOWSKI, les copains et les coquins, les flics et les bonnes sœurs, les journaleux et les autres… « Tout est possible, maintenant », voilà ce que disaient les gens. L’avenir dira si la classe aura les moyens d’abattre définitivement la Bourgeoisie… mais on sait bien que cela dépend pour l’essentiel de sa direction révolutionnaire, et sa direction révolutionnaire, elle n’est pas encore construite…

Je me prends soudain, devant toi, à rêver de combats, de solidarité et de barricades, de chocs violents avec cette bourgeoisie et son armée. Et cette dimension-là, celle du combat, m’apparaît encore comme la vraie dimension de la vie.

(…) Comment peut-on vivre toute son existence sans rêver à l’insurrection ? Comment peut-on “vivre” jusqu’à sa retraite, en admettant que l’on puisse “vivre” dans cette société, en se satisfaisant d’un quotidien fait, en définitive, de cette école, de cette famille, de ces amours dérisoires, de ces pantoufles et de ce petit ventre si fictifs ? Il faut avoir vu une masse de gens, comme hier soir, pleurante et mouvante, pour comprendre que bien des choses deviennent relatives, et apparaissent d’autant moins proches de cette autre réalité qu’est la vie, la vérité historique. (…) »

Certes, comme beaucoup – je plaide pour avoir cette excuse – un fond de naïveté m’imprégnait sur les capacités réelles de la classe ouvrière d’imposer à Mitterrand et sa clique socialo-stalinienne un dépassement par la gauche des mesures qu’il allait prendre… mais ça aussi c’est l’histoire ! Depuis cette expérience malheureuse plus un seul militant ouvrier conséquent n’a confiance dans le PS et pas tellement plus pour le PCF ! Ne parlons pas de la France insoumise qui batifole aujourd’hui dans le déni le plus extraordinaire !

Bref. Aujourd’hui, les journaleux, fidèles à leur vision sans cesse renouvelée du babaïsme intellectuel, se repaissent de toutes les commémorations possibles : de Gaulle, Napoléon, Mitterrand. Comme s’ils n’avaient rien appris, rien compris. Ils se contentent juste de jouer les perroquets et, parfois, les étonnés !

Pourtant, le tournant de la rigueur sous le premier gouvernement fièrement proclamé “de gauche”, avec la participation active et non innocente du PCF, aura été la source de tous les maux qui ravagent aujourd’hui la société française : immigration sauvage, islamisation, communautarisme, privatisation et ubérisation de l’économie, régression sociale sans équivalent, protection exacerbée des milliardaires et des banquiers, liquidation des acquis laïques et républicains au profit d’une économie mondialisée, donc sans frontières, liquidation progressive des habits républicains, école, services publics, départements, etc. et sous la férule d’une Union européenne autoritaire et technocratique. L’hôpital public, la laïcité, la paix civile, tout cela est en grave danger et les prémices étaient connues bien avant les tribunes militaires actuelles effrayant le gouvernement Macron-Lemaire-Dupont-Moretti ! Combien de morts au compte des envahisseurs d’origine arabo-musulmane ? Le dernier « féminicide », cette femme voilée, importée d’Algérie par un “double national” violent et récidiviste, brûlée vive après avoir été torturée par son “conjoint” dont les journalistes taisent la culture dont il se réclame ; le dernier flic tué à bout portant par un « délinquant d’origine française » (osera dire un présentateur TV hier) mais dont la cavale s’est finie aujourd’hui avec d’autres complices essayant de revenir “au bled”…; Ces incessants guets-apens et incendies de voiture dans les quartiers « défavorisés » (dit-on) où les “jeunes” (dit-on encore), cagoulés et armés, défient l’ennemi « français » ; ces bandes de « mineurs isolés » de vingt-cinq ans, venus du Maroc et d’Algérie, qui terrorisent les habitants, à Bordeaux et dans d’autres villes… La faute à qui, tout ça ?

On aura compris qu’il ne sert à rien, aujourd’hui, de poser la question, tant cela est évident. Les successeurs de Mitterrand, principalement Sarkozy, Hollande et le très sublime Macron, auront été les dignes successeurs d’une destruction totale et organisée de l’ensemble de notre système républicain et laïc et de toutes nos conquêtes sociales. Au plus grand bénéfice, consciemment consenti, des fossoyeurs de la République sociale : l’Union européenne et ses sbires et porte-paroles.

Ne pas comprendre cela est à hurler de désespoir… car qui sauvera cette France dont nous savourions – même si c’était souvent en râlant ou avec ironie – une relative paix sociale ? Qui ?

La “guerre civile” est annoncée par certains, probable pour d’autres, une hypothèse invraisemblable pour la gauche islamophile… Mais ces deux mots ne font plus, depuis quelques semaines, partie d’un lexique littéraire : ils prennent doucement forme jusqu’à nous inviter à réfléchir sur la façon dont nous, les silencieux et les pacifiques, nous les légalistes et les non racistes, nous les Français de “gauche” ou “de droite” attachés à notre histoire et à nos valeurs humanistes et laïques, nous allons nous emparer pour intervenir sur la scène politique et régler ce problème que les gouvernements piétinent à régler…

Demain, comme ce fut le cas pour les Gilets jaunes, en particulier, il ne faudra sans doute pas avoir peur de finir en garde à vue ou, pire, en prison, pour avoir voulu sauver ce qu’il reste de notre bout de civilisation. C’est seulement à ce prix-là, que ce soit dans la clandestinité ou pas, que l’on pourra, peut-être, reconstruire ce qui fut détruit. Espérons-le.

Patrick Loiseau




Les « sans-papiers », la dialectique et nous, les trotskistes dissidents…

Dans une vie militante il y a toujours, pour tout révolutionnaire, une lancinante alternance entre ce qui est une certitude, une conviction, un axe en somme et, parfois, un doute, une interrogation, voire une fausse note, qui se glisse dans le discours et l’action militante.

Parmi mes convictions, il y avait et il y a toujours l’inébranlable point de vue que cette société capitaliste, basée sur l’exploitation de son voisin et sur l’enrichissement personnel des dirigeants d’un monde à la dérive, nous emmène au chaos social et à la guerre. Qu’en ce sens il est nécessaire de la combattre et de la transformer.

Parmi mes doutes, il y a eu certaines formulations de mon camp politique (pour faire court on emploiera le terme de marxiste-léniniste) telles que celle qui, aujourd’hui, rejoint l’actualité avec l’assassinat au nom de l’islam d’une policière par un Tunisien « régularisé »… Cette formulation, sous forme de revendication centrale et répétée, c’est: « Régularisation sans conditions de tous les sans-papiers ». J’ai souvent vu, entendu, parfois répété – peut-être – cette phrase dans notre journal, Informations Ouvrières, dans nos réunions, dans nos actions…

Mais, au fond, je n’ai jamais vraiment été d’accord avec cette revendication. Non pas, d’ailleurs, que je refuserais d’aider de pauvres bougres qui, fuyant leur pays de misère, aurait rejoint la famille des travailleurs français, cela, non, ne souffrait pas de ma part la moindre réticence, ni philosophique ni politique… Non… ce qui me gênait, c’étaient plutôt ces mots-là: « Tous » et « Sans conditions ». Car englober tous les sans-papiers dans une seule unité désincarnée – celle des immigrés, des victimes en somme – même si la dialectique marxiste nous ordonne de considérer qu’il ne s’agit là que d’un mot d’ordre tactique, synthétique et unitaire donc mobilisateur – cela ne peut dissimuler, à terme, les contradictions, les problèmes que cela risquait d’engendrer… plus tard ! Évidemment, nous ne nous posions pas ces questions puisque l’essentiel était d’organiser la résistance contre ce système bourgeois pourrissant et que la perspective d’un lendemain réellement socialiste, même lointain, allait nécessairement résoudre ces questions. Nous n’avions tout simplement pas conscience – cela me paraît d’ailleurs totalement normal – qu’un jour les vies d’êtres humains partageant malgré tout, peu ou prou, nos valeurs démocratiques et républicaines, pourraient être menacées par précisément une partie de ceux dont nous demandions « sans conditions » la régularisation… Je dis que notre comportement était normal parce que dans la perspective qu’il était possible d’aboutir à un changement radical de système on ne peut évidemment pas se susurrer à l’esprit et à l’oreille que nous allions pendant longtemps devoir continuer à vivre dans ce système bourgeois pourrissant et que la perspective révolutionnaire s’éloignerait au point de ne plus même en apercevoir le reflet lointain ! C’est hélas le sentiment militant moyen actuel pour beaucoup de militants de base.

Quelque chose a bougé dialectiquement. Je le dis à mes camarades marxistes: hier n’est pas aujourd’hui ni demain, parce que ce qui a bougé et qui a fait , comme nous le répétions souvent, que la « quantité se change en qualité » c’est qu’aujourd’hui c’est notre peuple qui est attaqué et que, même si nous pouvons, le front haut et sans renier notre bagage politique, continuer de défendre tous les peuples de la terre et de mener un combat internationaliste, nous nous devons de combattre sans délai ni hésitation tout ce qui est contradictoire, antagonique, à notre classe et à notre peuple. Il n’y aura pas de changement social, de victoire du camp des exploités dans la persistance de cette sorte de déni crypto-stalinien consistant d’une part à ignorer le danger réel de l’islam pour notre pays et la menace sur la laïcité et, d’autre part, dans l’accusation systématique de certains dirigeants des positions philosophiques ou politiques de ceux qui combattent l’islam de conquête.

Régulariser tout le monde, le faire sans conditions… quels dégâts aujourd’hui !… Ces milliers de musulmans – et d’étrangers de tous pays et de toutes convictions – sont d’entrée de jeu confortés par les campagnes de « régularisation »  dans leur attitude initiale de « hors-la-loi ». Consciemment ou pas, ils vivent désormais chez nous, en France, dans le pays des gouvernants lâches et corrompus, avec l’idée que d’être en dehors des clous, de ne pas respecter les usages – démocratiques ou tout simplement légaux – de notre pays, et bien finalement c’est payant, c’est la bonne solution ! Ils ont raison: cela va dans le sens de leurs intérêts personnels et « communautaires ».

Il en va de même pour tout ce qui n’est pas respecté dans les quartiers dits « défavorisés »: les incendies d’écoles, de véhicules, les attaques au mortier contre les pompiers, le trafic de drogue, les intimidations sexistes, etc. Il en va de même, oui, de tous ces actes commis par des « jeunes », disent-ils pour ne pas les qualifier au moins de voyous, qui narguent au quotidien la police et la population et qui savent à l’avance que l’impunité leur est quasiment intégralement acquise. Même si nous pouvons comprendre ce qu’est la « jeunesse » et ce que sont des quartiers de concentration communautaire.

Pendant ce temps-là, presque dans l’ombre, les véritables ennemis des travailleurs et de la population, à égalité avec les dirigeants de notre Ve République et leurs donneurs d’ordre – Union européenne, banquiers et grands patrons – posent un par un tous les pions de l’islam de conquête: les Frères musulmans et leurs alliés turcs, les associations musulmanes et/ou racialistes sans oublier les « intellectuels » invités régulièrement sur les plateaux de télévision.

Régularisation de « tous », « sans conditions ». Non ! Dix fois non ! Mais il ne s’agit pas seulement de dire non et de plonger soudainement un certain nombre d’immigrés dans le rejet total et donc la révolte. Il ne s’agit pas seulement de bloquer les passages clandestins à la frontière ni d’expulser, bien que ce soit un minimum pour un pays prétendant défendre son peuple contre les dérives meurtrières actuelles qui ne sont jamais que les conséquences, au même titre que les dérives économiques et sociales impulsées par l’UE et la « mondialisation », de plus de trente ans de politiques internationales complices.

Il s’agit aussi de défendre pied à pied la laïcité, toute la laïcité. Et d’imposer la République, toute la République. Il s’agit de reconstruire et non de déconstruire comme disent nos adversaires. Il va falloir balayer devant notre porte. Comme disent les Irlandais révolutionnaires: « Nous, nous-mêmes » !

Patrick Loiseau




Les nouveaux procès de Moscou, avec Eyschen dans le rôle de Béria

Quand devions-nous, Jean-François Chalot et moi-même, militants ouvriers laïques et internationalistes, écrivains à nos heures, être traînés dans la boue et assimilés soit à des nazis soit à des racistes, après la sortie de nos livres respectifs ? (La laïcité, une exception menacée et L’islam, nouveau cancer du mouvement ouvrier)…

C’est chose faite, depuis peu, par nos ex-camarades (le mot camarade est peut-être de trop…) dont certains se défoulent à la manière des accusateurs publics staliniens des années 30 ; la preuve avec les propos de C. Eyschen, président de la Libre Pensée (http://librepensee04.eklablog.com/a-la-niche-les-glapisseurs-de-macron-18-fevr-2021-par-libre-pensee-blo-a206588694)… On y lira à plaisir dans ses propos tout le mal qu’il pense de nous – c’est de bonne guerre, dira-t-on – mais on ne trouvera, hélas, pas trace de nos véritables textes ni de quelconques arguments en rapport ; à défaut de raison on ne relèvera que la volonté de nuire et de dénigrer.

Avec son livre, Jean-François et ses amis ont tenté de baliser les différents dangers encourus par la loi de 1905 et ils l’ont fait sans haine ni invectives, dénonçant simplement ce qui aujourd’hui saute aux yeux de tous… sauf apparemment de certains “libres” penseurs issus pourtant de la même famille politique que nous mais qui, comme si leur regard souffrait de strabisme idéologique, ne voient dans l’islam et l’islamisme aucune source d’inquiétude cependant que la religion catholique reste à jamais l’ennemi juré… Ainsi, débattre du Coran et de ses préceptes ravageurs, dénoncer les menées salafistes et les revendications “musulmanes” contraires à nos valeurs républicaines est dangereux, autant pour l’émancipation individuelle que pour notre combat politique ; tout cela est absurde et interdit, du point de vue des gens comme C. Eyschen et les siens…

Moi-même, dans mon livre, et même si l’éditeur peut déplaire à certains (ce que je peux comprendre), j’ai eu à cœur de faire œuvre d’impartialité en cherchant les arguments de certains et, surtout, à citer mes sources et ne déformer aucun des propos tenus par les personnes ou les organisations concernées.

Jean-François et moi, et beaucoup d’autres encore, nous pensons que les rapports sociaux ne peuvent s’examiner que dans leur entier et sans censure d’aucune sorte, pour tout le bien du combat contre le capitalisme et ses conséquences désastreuses sur l’individu, dont la religion est un des paramètres aliénants. Nous cherchons nous aussi la voie pour transformer ce monde dont le moteur reste l’exploitation de l’homme par l’homme et dont le principe économique de profit conduit l’humanité au plus grand chaos social (guerres, asservissement des peuples, remises en causes de tous les acquis humanistes, etc.) Ce n’est pas en niant le danger islamique que l’on pourra construire le parti révolutionnaire capable de mener à un nouvel ordre économique humaniste et socialiste.

C’est de cela dont nous aimerions discuter avec Eyschen, la FNLP et toute autre organisation se revendiquant de la démocratie ouvrière. Il n’est pas trop tard. »

Il y a eu ensuite la réponse de Guylain Chevrier sur Agoravox :

« La « Libre pensée » dans ses œuvres : procès en xénophobie, dogmatisme, division des laïques, et mise en danger… (Tribune collective)

par guylain chevrier
lundi 12 avril 2021

Sur son Blog, la Fédération nationale de la Libre pensée (1) s’est encore livrée à un de ces procès qu’elle affectionne contre des laïques dont la critique des religions ne s’arrête pas aux portes de l’islam, titré tout en nuances : « A la niche, les glapisseurs de Macron ! », détournant, par un raccourci historique grossier, le titre d’un tract des surréalistes de 1948 « A la niche, les glapisseurs de dieu !  » La suite ne vaut pas mieux, infamante à souhait : « La laïcité, une exception menacée », co-signé entre autres par Jean-François Chalot, Caroline Fourest, Eddy Khaldi, Guylain Chevrier, bref, le ban et l’arrière-ban des pseudo-laïques pétris de xénophobie antimusulmane. » Que peut donc avoir en commun avec les surréalistes, qui visaient la religion et donc toutes les religions, cette agression qui tourne le dos à ce principe pour décréter une religion sacrée, intouchable ? Depuis quand la critique d’un culte ou d’un autre serait de la xénophobie ? « Xénophobie antimusulmane », expression choisie sans doute pour éviter le terme « islamophobie » un peu trop décrié…

Tout d’abord, on cherchera dans notre livre le moindre soutien à Emmanuel Macron que sous-entend l’article. Il accuse la loi confortant les principes républicains qui entend lutter contre « le séparatisme » d’être une « offensive xénophobe », et de « cause infâme » contre les musulmans. Si on peut la critiquer ce n’est certainement pas à cet égard, mais plutôt, parallèlement à certaines avancées contre un communautarisme qui n’a rien d’un fantasme, de nouvelles largesses qu’elle donne aux religions affaiblissant la loi de séparation de 1905, par la possibilité par exemple, qu’elles puissent faire fructifier des biens immobiliers pour se financer. Dans le même état d’esprit est désignée « d’ignoble campagne médiatique », appelée plus loin « ratonnade médiatique » (des fois que l’on n’ait pas compris), « l’affaire de Trappes ». L’enseignant à l’origine de celle-ci, bien malgré lui, aujourd’hui sous protection policière, n’intéresse évidemment nullement l’auteur de ce texte qui joue aux apprentis sorciers.

L’auteur récupère Desproges sans vergogne, pour lui faire dire là qu’« avec La Nausée, on peut aussi avoir Les mains sales. », dévoyant le libre trait d’esprit de ce magicien des mots pour en faire un censeur de la liberté de pensée. Il fallait oser.

Pour rejeter l’idée d’une laïcité française d’exception qu’affirme notre livre, ce qui est bien le cas puisque la France est le seul pays à avoir été aussi loin pour faire de ce principe un pilier de l’organisation politique de l’État, est défendu que « cette notion figure, sous des formes diverses, dans un très grand nombre de constitutions d’une multitude de pays. », et donc rien de moins que le relativisme en la matière. Ce qu’un Jean Baubérot, apôtre d’une laïcité dite « ouverte », ne renierait pas. La laïcité française, si elle est exceptionnelle, est par essence un exemple universel tout autant que 1789 !

Extrait de la diatribe : « Pour tous ces pseudo-laïques, de l’extrême-droite à une « gauche » bien-pensante et vallsiste, c’est le musulman qui est l’ennemi. Tout est permis contre lui. » L’auteur s’autorise surtout n’importe quoi, en feignant que « le musulman » soit attaqué. Ce qui révèle où on peut en arriver, à essentialiser toute critique de l’islam sous prétexte que le pauvre serait nécessairement immigré et musulman, jusqu’à l’aveuglement devant l’islamisme. Une attitude qui sert le délit de blasphème !

On cherchera ainsi longtemps la moindre attaque gratuite contre les musulmans dans notre livre, la critique portant sur les excès voire les dangers de la religion en général, où la religion chrétienne en prend aussi pour son grade. La laïcité, pour ceux qui la défendent, c’est bien plus que le libre choix d’avoir une religion ou non, c’est l’absence, quelle qu’elle soit, de tout compromis, avec elle. Ce qu’avaient compris les libres penseurs d’un autre temps.

Par ce procès en moralité, on entend atteindre les personnes dans leur probité, leur intégrité, tout en déformant leur pensée, leurs dires, au regard d’un livre dont le seul but est de faire progresser pour ce qu’il peut, un combat laïque et social qui entend donner force à notre République, pour reconquérir l’idée de ne faire qu’un peuple, seule voie au progrès social.

Nous nous confrontons à la montée d’affirmations identitaires, communautarisme islamique voire intégriste en bonne place, réclamant un droit à la différence dont on sait qu’il conduit à la différence des droits, à la fin de l’égalité entre tous qui seule permet le mélange au lieu de la séparation, qui déjoue le mieux le racisme. Critiquer les excès du religieux quel qu’il soit, ce que fait ce livre, c’est protéger chacun et tous contre l’arbitraire, et particulièrement ces concitoyens de confession musulmane qui attendent de la République qu’elle leur garantisse leur droit de pratiquer leur culte à leur façon, sans se le voir imposé par des groupes de pression qui les assignent à des choix faits par des chefs religieux, contre leur liberté.

Cette critique de toutes les radicalisations religieuses, et recherche de séparation sur fond de revendication au multiculturalisme juridique, est un préalable pour rassembler sans distinction autour des valeurs et principes républicains humanistes, et tout le contraire des divisions que promeut ainsi la Libre pensée dans le mouvement laïque. Combat laïque et combat social étant indissociables, ces divisions se répercutent aussi sur les forces sociales, ce qui ne peut que servir un ultralibéralisme qui fructifie sur l’adage « diviser pour mieux régner ».

On soulignera ce discours de haine qui désigne à la vindicte des personnes, dont le nom est déjà sur des listes, celles de ces intégristes qui, si l’occasion leur en était donnée, n’hésiteraient pas à passer à l’acte. « Tout cela » nous-dit-on, « ne peut déboucher que sur de nouveaux pogroms. » Mais au fait, de qui ? Face à cette volonté de diviser les laïques et d’incitation à la haine, l’antidote est tout désigné, notre livre : « La laïcité, une exception menacée ».

1 « A la niche, les glapisseurs de Macron ! » (Blog Mediapart de la FNLP) https://blogs.mediapart.fr/libre-pensee/blog/180221/la-niche-les-glapisseurs-de-macron

Signataires :

Claude Barratier. Proviseur de lycée public retraité, militant d’associations laïques

Jean-François Chalot. Militant laïque d’éducation populaire, responsable associatif

Guylain Chevrier. Docteur en histoire, formateur, enseignant et consultant, ancien membre de la mission laïcité du Haut Conseil à l’Intégration, militant laïque

Jean Mourot. Editeur militant

Nabum. Conteur

Nathalie Rocailleux. Psychologue Clinicienne, Spé. Psychopathologie, Directrice AFL Transition »

Ensuite j’ai moi-même rajouté un encart (sur Agoravox) :

« Je ne peux que souscrire totalement à la réponse de Guylain Chevrier, de J.F. Chalot et des autres co-auteurs de cet excellent livre, d’autant plus que je suis moi-même cité, en raison de ma présentation du livre de J.F. Chalot et du fait que j’ai également commis un livre déplaisant fortement à la FNLP : « L’islam, nouveau cancer du mouvement ouvrier ». C’est donc sans ménagement aucun que Christian Eyschen de la FNLP m’a inscrit au club des xénophobes, fascistes ou macroniens (c’est au choix) et qu’en plus je sois pour lui gratifié d’un qualificatif emprunté à la psychologie clinique ; jugeons-en: « Ce brûlot de haine (il parle de « La laïcité, une exception menacée ») est présenté par un dénommé Loiseau Patrick, qui n’a laissé qu’un souvenir d’un dérangé dans les milieux qu’il a pu fréquenter plus jeune ». Il est dommage que ce personnage, critiquant nos livres de la manière la plus outrancière sans même pouvoir citer le moindre passage ni argumenter sur le fond, ait omis de préciser qu’il essayait de régler des comptes avec ceux qu’il considère dorénavant comme des “ennemis politiques”. Bref, une attitude qui ne peut se prévaloir d’une quelconque « libre pensée », au sens déontologique du terme mais se rattache plutôt à une tentative de musèlement intellectuel, social et politique de la pensée de l’autre. C’est pourquoi je n’hésite pas à dire que cette attitude résonne en moi, trotskyste de toujours et militant laïque convaincu, comme un triste écho des procès staliniens que nous sommes nombreux à avoir subis, dans les années 30 comme beaucoup plus tard.

Patrick Loiseau

 




Le faussaire Mélenchon chez Hanouna : touche pas à mon islam…

« Le mensonge peut servir à sauver les fausses autorités, mais non à éduquer les masses » (Léon Trotsky)

Mélenchon et la France Insoumise ne sont pas responsables de ce qui arrive aujourd’hui et ce ne sont pas eux qui profitent de l’épidémie de Covid pour régler son compte au Code du travail, en licenciant massivement dans certaines entreprises et en taillant en pièces de nombreux règlements protégeant jusqu’alors les travailleurs des atteintes aux horaires et à la durée du travail… Certes.

Mais, pour autant, ce que souhaitent les travailleurs, et la population tout entière, c’est que ceux qui réclament leurs suffrages ne leur mentent pas et soient honnêtes. Précisément.

Mélenchon devrait donc proposer à ses militants de changer le nom de son groupement : « La France Soumise » conviendrait beaucoup mieux et collerait parfaitement avec la réalité du sous-programme développé par eux depuis l’affaire de Trappes ! Je dis sous-programme parce qu’il est clair que si les amis de Mélenchon arrivaient au pouvoir, ce ne serait pas le processus d’Assemblée constituante qui serait à l’ordre du jour, contrairement à leurs proclamations révolutionnaires, ce serait au contraire l’opération « Portes ouvertes » aux frontières (géographiques et sociales) et une brèche énorme dans laquelle ne s’engouffreraient que mieux les islamistes de tous les pays et de tout poil. D’ailleurs, pour Mélenchon et ses porte-paroles, il n’y a pas d’affaire Trappes. Il n’y a pas d’emprise islamiste ni à Trappes ni ailleurs. Il n’y a que les tentatives des islamophobes et des fachos de salir notre beau pays où les Bisounours batifolent dans les pâquerettes en chantant des chansons enfantines…

Mélenchon chez Hanouna, c’est déjà un signe qui ne surprendra que les amateurs de grande culture ; Nietzsche aurait dit : « il y a là un symbole » ! Car Mélenchon sait ce qu’il fait, il a choisi son public. Il a pu, fidèle à ce que lui permet ce type d’émission, mêler l’arrogance au mensonge et tenter de nous duper, de duper d’ailleurs particulièrement ceux qui se réclament de « la gauche ». Mais voilà, ce jour-là, Mélenchon avait de trop gros sabots et il n’a trompé personne !

Le lendemain, sur CNews, loin de tempérer certains des propos de Mélenchon, son porte-parole, Paul Vannier, « orateur national » de LFI, en rajoute : pour lui, tout n’est que non-sujet mais il n’a pu que – péniblement, il faut l’avouer – défendre une position indéfendable.

« L’emprise, quelle emprise » ? dit-il… et il rajoute, parce qu’il est enseignant lui-même, « Moi je ne me sers pas de mes élèves ». De Didier Lemaire, il en dit qu’il « déforme la réalité ». Roulez, tambours !…

Que diront-ils si Didier Lemaire devenait l’objet d’un attentat ? Qu’il « l’a bien cherché » ? Sans aucun doute, ils trouveraient encore le moyen d’affirmer leur religion du « non-amalgame » !

Personnellement, je fais partie de ces militants qui ont essayé de cheminer avec le Parti de Gauche et LFI, ou du moins d’essayer de mettre en œuvre avec eux des combats communs, comme par exemple en ce moment la bataille pour l’interdiction des licenciements. J’en suis revenu très tôt. Car depuis les élections européennes et les municipales, puis pendant le mouvement des Gilets jaunes, on a assisté au naufrage réel de l’appareil mélenchonien dans le cœur des masses – si je puis dire – en raison de ses positions islamophiles et de sa science de la contradiction.

J’attends d’ailleurs, aujourd’hui, de connaître la position publique des deux partis issus de l’ancien Parti des Travailleurs auquel j’étais fier d’appartenir, c’est-à-dire le POI et le POID qui, pour l’instant, ne se sont pas honteusement associés au CCIF ou aux Indigènes de la République. J’attends d’eux que leur position soit claire, même si elle doit être nuancée : pour l’instant, c’est le silence. La question qui se pose d’urgence pour nous, les républicains de gauche islamophobes organisés, c’est : « s’agit-il de camouflage ? » Je sais que le POI va défendre Mélenchon et ses positions fantaisistes et dangereuses. Quant au POID, dont je suis toujours membre, et qui ne cautionne pas la politique suivie par LFI, que va-t-il dire ? Va-t-il se prononcer clairement contre « l’emprise » islamique, pour le moins, terme utilisé à juste titre par Didier Lemaire, et, au bénéfice de tous ses militants et sympathisants, accepter de concilier ce que certains appellent « combat social et combat pour la laïcité » ? Et admettre que l’islamisme, relayé par complicité ou par lâcheté par l’islam dit « ordinaire » ou « modéré », est un fléau mortel à combattre ?

Patrick Loiseau

13.02.2021

Auteur du livre « L’islam, nouveau cancer du mouvement ouvrier »

https://ripostelaique.com/livres/lislam-nouveau-cancer-du-monde-ouvrier

 




Pour défendre Didier Lemaire, inutile de compter sur Mélenchon

Qui peut accepter qu’en France, en raison de la pression islamique croissante, on soit contraint de faire protéger des professeurs de philosophie ?

https://www.bfmtv.com/societe/trappes-un-professeur-denoncant-le-separatisme-islamiste-est-menace-de-mort_VN-202102070261.html

Tous les professeurs courageux et tous les laïques conséquents sont avec Didier Lemaire et se prononcent clairement contre l’ennemi politique islamique. Que les couards et les négationnistes (qu’ils se nomment Mélenchon, Buffet ou Macron) se cachent de honte et nous laissent enfin trouver nous-mêmes les moyens de combattre cet islam de conquête; car nous n’aurons bientôt plus d’autre choix que de préparer la riposte sans eux. Nous ne pouvons compter sur eux ni sur le plan social ni sur le plan de la sécurité: ils assurent la continuité de la trahison (antilaïque et antisociale) commencée en 1983 sous le premier gouvernement PC-PS et continuée par tous les gouvernements suivants jusqu’à aujourd’hui.

On peut continuer à signer des pétitions en ayant l’espoir (et la crédulité) qu’elles pourraient servir à quelque chose – alors contresignez la mienne sur change.org: « POUR L’INTERDICTION TOTALE DU HIJAB, DE LA BURQA, DU BURKINI ET AUTRES HABITS ISLAMIQUES » – ou attendre plus ou moins naïvement les prochaines élections pour se débarrasser enfin de Macron et des autres engeances « élues » représentant moins de 18% de la population… il sera alors très difficile de trouver quelqu’un ou quelqu’une qui ferait l’unanimité avec son programme. On a eu la COVID et les inondations en 2020/2021, on aura la peste ou le choléra en 2022…

Des Didier Lemaire il y en a un peu partout qui ont connu comme lui le discours de haine et de refus de la République de la part des islamistes et des musulmans réputés « modérés » ou « ordinaires » qui leur sont soumis ou complices. J’ai connu moi-même le même genre de problèmes lorsque j’étais professeur contractuel de Français de 2012 à 2015; ce n’était pas à Trappes mais à Soyaux, dans une Charente où, paraît-il, il n’existe pas de revendications musulmanes… mais comme l’eau, qui n’a pas aujourd’hui encore atteint son pic, l’islam de conquête et de pression monte inexorablement… tant qu’on n’y aura pas mis fin.

Il nous faut nous réveiller et nous organiser: de quelle manière, toute la question est là mais il faut y réfléchir très sérieusement. S »ils » ne peuvent faire fonctionner l’Etat républicain et laïque, « ils » doivent être chassés et, comme les irlandais le proclamaient fièrement face à l’envahisseur britannique, nous devons dire « Nous, nous-mêmes ! ».

Patrick Loiseau