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Hymne aux prénoms français

La polémique sur les prénoms ne date pas de l’échange, fort médiatisé, entre Éric Zemmour et une Franco-Sénagalaise venue se faire de la publicité. En janvier 2010, Philippe Landeux, pour Riposte Laïque, publiait cet article, qui n’a pas pris une ride, et que nous invitons les lecteurs à relire. Il avait ensuite répondu à Caroline Caplan, qui avait contesté ces arguments. Vous pourrez prendre connaissance de cette réponse sous ce texte.

On entend souvent des phrases du genre : « En France, quand on s’appelle Mohamed et qu’on postule pour un emploi, on n’a aucune chance. » Autrement dit, les entreprises françaises, donc les Français, sont racistes. Mais pourquoi les intéressés et les chantres de l’antiracisme ne s’étonnent-ils jamais que des Français ou des personnes censées l’être portent des prénoms étrangers ? Pourquoi exige-t-on toujours des Français qu’ils soient ouverts à toutes les cultures du monde, sans jamais exiger des étrangers fixés en France et de leurs descendants qu’ils adoptent dans certains domaines les coutumes françaises ? Pourquoi les Français devraient-ils toujours céder devant ceux qui, venus chez eux, ne veulent rien concéder ou si peu ?

Quoi qu’il en soit, qu’on le veuille ou non, c’est un fait, il est des prénoms qui, en France, passent mal. Pourtant, aussi évidente que soit la solution à ce problème, nos législateurs préfèrent adopter des batteries de mauvaises mesures qui n’ont aucun effet, si ce n’est l’effet inverse, puisque toutes supposent les Français racistes ou idiots ou lâches, ce qui ne peut que les exaspérer. Les incantations des potes n’ayant rien donné, on est passé au CV anonyme, à la discrimination positive, à l’apologie de l’immigration et du métissage. Il est maintenant question d’accroître la présence de prénoms étrangers dans les manuels scolaires afin que les enfants finissent par ne plus voir aucune différence entre Maximilien et Mohamed, entre Juliette et Yasmina, entre la culture française et les autres.

Mais les choses sont ce qu’elles sont. Des traditions et coutumes qui, jusqu’à ce qu’il y ait des immigrés en France, n’existaient qu’à l’étranger et ne concernent bien souvent que les immigrés ou leurs descendants, ne peuvent être honnêtement considérées autrement que comme étrangères. Car nous parlons ici des prénoms, mais il en est de même pour les vêtements, la cuisine, les langues, les religions, etc. Qui osera prétendre, par exemple, qu’un couscous, une pizza, des nouilles chinoises, des hamburgers, etc., sont des plats de tradition française, sous prétexte que les Français en mangent ? Tout ce qui existe en France n’est pas forcément français.

Maintenant, en admettant que les Français ne distinguent plus les prénoms français des prénoms étrangers, en ira-t-il de même pour ceux qui portent ces derniers ? Évidemment non ! Ces prénoms étrangers, donnés par des parents irresponsables généralement d’origine étrangère, sont faits pour rappeler aux enfants leurs origines. Or, quand on sait que le nom est la première chose par laquelle une communauté (sociale, religieuse, ludique, etc.) reconnaît ses membres, que donner un nom conforme à ses traditions est la première chose que fait une communauté qui veut intégrer un étranger, on comprend tout ce que symbolise un prénom, tant pour celui qui le donne que pour celui qui le porte et celui qui l’entend. Donner à un enfant un prénom étranger, un prénom évoquant une autre culture que celle du pays dans lequel il est destiné à vivre, c’est souvent faire de lui un schizophrène, c’est brouiller à jamais les repères dont il a tant besoin. Ses pieds sont dans un pays ; sa tête est dans un autre. Comment se tenir droit dans ces conditions ? Certains arrivent tant bien que mal à surmonter ce handicap, mais ils n’en sont pas moins perçus comme des étrangers par les Français, du moins ces derniers ne voient-ils pas en eux des Français à part entière.

Force est d’ailleurs de constater que, dans les questions touchant aux étrangers, ils raisonnent rarement comme eux. Ils mettent alors en avant leur ouverture d’esprit, insinuant que les autres sont moins ouverts qu’eux, pour ne pas dire plus, alors qu’il s’agit pour eux de ménager leur ego et de justifier, sans l’évoquer, leur propre conservatisme, un conservatisme qui est une trahison (réelle ou perçue comme telle) envers la France.

Un mot sur le rejet que suscitent chez les Français les prénoms étrangers. Il est évidemment commode de mettre cette attitude sur le compte du racisme. Mais, si l’on considère ce qui est écrit plus haut, il apparaît que ce rejet n’est qu’une réaction au rejet réel ou supposé de la France par les personnes affublées d’un prénom étranger. Elles n’ont pas choisi leur prénom, la faute en revient à leurs parents (dont il n’est pas même utile d’évoquer l’état d’esprit), mais chacun sait ou devine inconsciemment l’influence inévitable qu’il a eue sur leur mentalité.

Il résulte de tout ceci qu’il n’y a qu’une seule mesure à prendre d’urgence, c’est de réactualiser la tradition érigée en loi en 1965 et 1972 qui, jusqu’à l’instruction de 1981 convertie en loi en 1993, obligeait les parents à choisir le prénom de leur enfant dans le calendrier français. (En 1981, les préfets reçurent l’instruction de ne pas interdire aux parents de donner à leurs enfants des prénoms autres que français.) Du moins la loi devrait-elle interdire de leur donner des prénoms autres que français ou francisés.

Cette mesure est simple, empreinte de bon sens, facile à mettre en œuvre, elle ne coûte rien et elle épargnerait bien des souffrances, bien des drames, bien des gesticulations stériles, bien des discours ahurissants. Comment diantre se fait-il que ce soit depuis que la France connaît une vague d’immigration sans précédent, extra-européenne, donc au moment où cette loi serait le plus utile, que personne ne la rappelle ? Du reste, d’autres mesures du même ordre devraient également être envisagées, comme faciliter les changements de nom, mais adopter celle-ci serait déjà un grand pas en avant vers la résolution des problèmes d’intégration et de discrimination insolubles dans les conditions actuelles.

On comprend qu’il soit difficile pour les intéressés d’accepter cette mesure complémentaire, bien qu’il ne s’agirait pas d’une obligation mais d’une invitation. Il est naturel que les individus soient attachés à leur prénom originel. C’est précisément pourquoi la loi, pour éviter ce dilemme, doit obliger les parents vivant en France à donner d’emblée des prénoms français à leurs enfants (ce qu’ont fait spontanément les immigrés d’origine européenne et asiatique). Ceux qui argumentent aujourd’hui pour justifier leur attachement à un prénom étranger, malgré tous les désagréments qu’il leur suscite, auraient sans doute plus d’arguments encore en faveur d’un prénom français qu’ils porteraient depuis leur naissance puisque, quoi qu’on en dise, il est infiniment plus logique de porter un prénom français en France que tout autre.

Fidèles à leur réputation, les antiracistes patentés crieront au racisme devant l’« audace » de ce discours et l’inattendu de ces mesures. Qu’ils crient ! Pareils à des malades qui refusent les piqûres et conspuent les médecins qui ne peuvent dès lors soulager leurs maux, ils sont les principaux artisans de l’exaspération des Français et de la discrimination dont leurs clients sont victimes, puisqu’au lieu de les encourager à s’assimiler, à prendre fait et cause pour leur nouvelle patrie, ne leur en déplaise, ils les encouragent, par action ou omission, à perpétuer leurs différences, à se gargariser de leurs origines et à s’afficher comme étrangers.

Leur échec est notoire mais, forts de leur bonne conscience, ils ne se sentent jamais responsables de rien et rejettent toujours leurs erreurs sur les autres. Ils s’abreuvent d’illusions et d’absurdités, à l’exemple d’Hamel Hamza, conseiller municipal UMP à La Courneuve qui déclare : « Oui, on peut réussir en s’appelant Barack, Mamadou ou Mohamed » (Marianne, no 603, p. 44). Comme si la victoire du métis Barack Obama à l’élection présidentielle américaine allait changer quelque chose en France pour les immigrés et leurs descendants, arc-boutés sur leurs traditions d’origine, et pour le Français vis-à-vis d’eux, comme si la réussite exceptionnelle de quelques-uns, malgré le même handicap, justifiait que tout le monde reste handicapé. Un tel discours, de tels sous-entendus sont insupportables quand on songe à la gravité de leurs conséquences ! Il est temps que le politiquement correct cède le pas au courage et à la vérité, et que les Français, quelles que soient leurs origines, ne soient plus dupes des prétendus amis des immigrés qui, avec leurs bonnes intentions et leurs mauvaises idées, font autant le malheur des individus que celui des nations.

Reste à savoir si de telles mesures sont envisageables et applicables. Il n’y a aucune raison objective pour que la France ne puisse pas les adopter si elle le veut. Elles sont à la fois dans son intérêt et dans celui des immigrés et de leurs descendants. La seule difficulté pourrait résider – et réside jusqu’à présent – dans la crainte des législateurs d’être taxés de racisme, de fascisme par les gauchistes qui ne risquent rien et les intéressés qui ne comprennent pas qu’ils ont tout à y gagner (et éventuellement par des gouvernements ou des peuples étrangers qui n’ont pas leur mot en dire en la matière).

Ainsi, au lieu de braver la démagogie des premiers et de passer outre la susceptibilité mal placée des seconds, ils semblent préférer offenser les Français silencieux qui n’en pensent pas moins. Mais baisser son pantalon n’a jamais suscité le respect de personne. En l’occurrence, une telle attitude, pour ne pas dire un tel crime eu égard aux enjeux, une telle lâcheté devant des écervelés et des enfants perdus, un tel mépris pour les Français, ne seraient pas faits pour sortir la France de la situation dramatique (sur le plan moral) et explosive (sur le plan social) dans laquelle elle se trouve. Enfin, si l’on renonce à ces mesures directes, il faut aussi renoncer à lutter contre la discrimination et ne plus s’en plaindre ni la déplorer, car aucune mesure timorée n’en viendra à bout, si ce n’est en rêve.

Philippe Landeux

RÉPONSE À CAROLINE CAPLAN

Une lectrice de Riposte Laïque réagit à cet article, ce qui m’amena à lui faire la réponse suivante :

 

RÉPONSE À CLAUDINE MENANT

J’ai découvert par hasard votre courrier dans lequel vous réagissez contre mon article sur la nécessité de donner aux enfants nés en France des prénoms français ou francisés, qu’ils soient d’ailleurs nés de parents français ou étrangers. Conscient de l’inutilité de vous répondre, je n’ai pas résisté au plaisir de le faire.

Il semblerait que le bon sens de cette pratique et son intérêt pour les immigrés vous échappent. Mieux ! elle est, selon vous, l’expression d’une pensée colonialiste – « vos propos me semblent se rapprocher de théories évolutionnistes qui remontent au temps de la colonisation lorsque l’homme blanc se considérait supérieur » –, nazie – « l’erreur allemande n’a-t-elle pas été suffisante ? » –, raciste – « je refuse de considérer d’autres être humains inférieurs » –, ils vous font mal, ils sont une honte pour la France, ils détruisent « l’unité nationale ». Vous, qui prétendez m’asséner des évidences, ne faites que débiter un condensé de tous les poncifs de la bien-pensance, de la naïveté, de l’universalisme benêt, bref, de la démagogie, le tout appuyé sur des contradictions flagrantes, des affirmations fausses, des déformations scandaleuses et des imputations calomnieuses. Vous substituez l’insulte, en finesse, la sensiblerie bon marché, l’individualisme aveugle et le dogmatisme à la raison, au pragmatisme, au réalisme, à l’intérêt national et même à l’intérêt des immigrés.

Vous avouez avoir lu mon article lorsqu’un de vos amis maghrébins a adopté un prénom français, corrigeant ainsi de lui-même, dans son intérêt, le mauvais choix que la loi n’aurait pas dû permettre à ses parents. Mais vous, Caroline, vous qui n’êtes en rien concernée par sa décision, qui ne vivez pas sa vie à sa place, qui ne risquez pas de subir de désagréments en raison de votre prénom, vous ne l’approuvez pas ! De quel droit ? Il confirme, par son acte, tout ce que je dis, mais vous soutenez encore le contraire. Au nom de quoi ?

Je vous rappellerai que prôner que les parents donnent à leurs enfants des prénoms français a deux buts : 1) préserver l’identité nationale, puisque l’identité d’une nation et de toute communauté de vie commence avec des individus dont le nom les identifie à elle, 2) assurer l’assimilation des immigrés et leur acceptation par les Français. Autrement dit, il s’agit de faire de la nation et de ses membres, quelle que soit leur origine, une famille unie par une identité d’abord, par des valeurs ensuite (sans l’identité, les valeurs ne sont pas un ciment suffisant), ce qui est le contraire du communautarisme (source de guerre civile), bien que celui-ci applique la même recette à son niveau. Il faut être particulièrement de mauvaise foi pour prétendre que ce discours, qui vise à intégrer réellement les immigrés, est dirigé contre eux, que son auteur est raciste et ennemi de l’unité nationale. C’est celui d’un homme et d’un pays qui se respectent. Inversement, le vôtre, qui a pour lui l’apparence des bons sentiments et des bonnes intentions, ne tend qu’à abandonner les immigrés à eux-mêmes, à les laisser se fourvoyer dans leurs erreurs, à s’auto-stigmatiser, à les couper de la communauté nationale, ou plutôt à les maintenir en dehors d’elle, à les pousser au communautarisme, bref, à diviser la nation. C’est celui qui est en vigueur depuis trente ans ; c’est celui des apatrides, des individualistes, des défaitistes, des capitalistes, des européistes, des mondialistes, des pseudo-démocrates, des pseudo-antiracistes (vrais racistes) et des inconscients. De Munich à Montoire !

Cela étant, je vais reprendre chacun de vos propos, car on peut faire dire n’importe quoi à quelqu’un que l’on ne cite pas avec exactitude.

Mes arguments présument « un certain déterminisme par le nom, comme si porter un nom de famille déterminait les agissements individuels ». Je ne présume pas, j’affirme ! Il est évident qu’un nom, ou un prénom tiré d’une tradition, fait entrer dans une communauté ou donne l’illusion que l’intéressé appartient à cette communauté. Ce n’est pas pour rien que certains immigrés continuent à donner à leurs enfants des prénoms conformes à la tradition de leur pays d’origine (esprit communautaire) et que ces prénoms ajoutés à leur physique exotique font qu’ils n’apparaissent pas, de prime abord, comme des Français. Dans vos propos, vous oubliez toujours qu’un prénom est un signe d’appartenance qui non seulement marque celui qui le porte, mais encore indique aux autres cette appartenance. Vous ne voyez toujours les problèmes que d’un côté, celui de l’individu, jamais de celui de ceux qui l’entourent et qui sont tout autant concernés. Vous pouvez nier que les prénoms étrangers donnés à des enfants issus de l’immigration insufflent à beaucoup d’entre eux un esprit communautaire qui les porte à certains actes (l’esprit commande aux actes, non ?), mais comment pourrez-vous nier, quand les intéressés le reconnaissent eux-mêmes et s’en plaignent, que ces prénoms fassent également réagir les Français qui ne voient pas dans ceux qui les portent leurs compatriotes ?

« Donner un prénom étranger serait un moyen de perpétuer la différence. » Lorsque les immigrés donnent à leurs enfants des prénoms « du pays » qu’ils ont quitté, faisant comme s’ils y étaient toujours, qu’est-ce d’autre ? Ce réflexe est naturel, cette démarche est peut-être inconsciente, mais cela a bel et bien pour résultat de perpétuer une différence supplémentaire par rapport aux autochtones. Si les immigrés ne le faisaient pas, s’ils donnaient à leurs enfants des prénoms français ou francisés, les Français auraient tous des prénoms français, nombre de prénoms n’existeraient pas en France et la différence – et les difficultés qui vont avec – n’aurait pas été introduite. Vous pouvez chanter les louanges de la différence au mépris des réalités, vivre dans l’abstraction, mais les faits sont là.

Vous n’êtes pourtant pas loin de le reconnaître, puisque vous dites : « Bien sûr, on peut considérer que le prénom est une marque d’identité culturelle lorsque des parents issus de l’immigration nomment leur enfant. » Mais vous le niez malgré tout sous prétexte qu’« aujourd’hui les petits Théo, Enzo, Alex sont français et pourtant leur prénom ne figure pas plus dans le calendrier que Mohammed ou Melika. » Ce n’est parce que des Français donnent à leurs enfants des prénoms étrangers (occidentaux) que leur démarche est la même que celle d’immigrés donnant aux leurs des prénoms tirés de la tradition de leur pays d’origine. Pour ma part, je ne fais pas de discrimination, je condamne les deux car, bien qu’elles n’aient ni les mêmes mobiles ni les mêmes effets, elles ont en commun de saper la culture et l’identité françaises. Force est d’admettre que l’anglomanie, l’italomanie, l’arabomanie, etc. ne contribuent pas à la francophilie, mais procèdent davantage d’une francophobie !

« Ce qui me dérange également c’est que vous considériez comme impossible la réussite personnelle et professionnelle lorsque l’on s’appelle « Barack, Mamadou ou Mohammed. Non, les cas de réussite ne sont pas exceptionnels. » Je rappelle que je citais Hamel Hamza, conseiller municipal UMP à La Courneuve qui déclarait : « Oui, on peut réussir en s’appelant Barack, Mamadou ou Mohamed » et que j’avais fait le commentaire suivant : « Comme si la victoire du métis Barack Obama à l’élection présidentielle américaine allait changer quelque chose en France pour les immigrés et leurs descendants, arc-boutés sur leurs traditions d’origine, et pour les Français vis-à-vis d’eux, comme si la réussite exceptionnelle de quelques-uns, malgré le même handicap, justifiait que tout le monde reste handicapé. » On voit que je n’ai pas dit qu’il était impossible de réussir dans ces conditions, mais que cela était plus difficile, si difficile qu’il est criminel de perpétuer ces conditions et de faire ainsi le malheur du plus grand nombre, sous prétexte que certains gagnent à la loterie. Encore une fois, qui s’abreuve d’illusions et agite devant les immigrés le miroir aux alouettes ? Qui tient compte de la réalité des choses et fait œuvre utile pour les immigrés ?

« Vos propos me semblent se rapprocher de théories évolutionnistes qui remontent au temps de la colonisation lorsque l’homme blanc se considérait supérieur. » Les colonialistes voulaient exporter leur culture chez les autres ; moi, je défends celle de mon pays, dans mon pays, contre ceux qui, venus d’ailleurs, agissent comme s’ils étaient en pays conquis. Vous voyez la nuance ? Vous voyez qui pense le plus en colon ? Par ailleurs, je n’ai jamais parlé de supériorité d’une culture sur une autre. Je ne défends pas la culture de mon pays parce qu’elle est supérieure, mais simplement parce que c’est la mienne, ou la sienne. J’applaudis avec autant de chaleur tous les peuples qui, chez eux, défendent leur culture, qui préservent ainsi la richesse de l’humanité.

« L’islam n’est en rien une invasion. » Pourquoi cette sortie ? Je n’ai parlé ni d’islam ni d’invasion. Du reste, peut-être ne connaissez vous pas la définition du mot « invasion » : action d’envahir un pays avec des forces armées ; arrivée massive d’animaux nuisibles ; irruption de personnes ou de choses qui arrivent quelque part en grand nombre ; diffusion soudaine et massive d’objets, d’idées, de comportements, etc. (Le Petit Larousse) Les immigrés qui déferlent au rythme de 300 000 à 400 000 par an et ont un taux de fécondité bien supérieur à celui des Français, que sont-ils, d’après le dictionnaire, sinon des envahisseurs ? Et l’islam entré en France avec les immigrés, dont la présence s’affiche de plus en plus depuis dix ans (un hasard ?), dont les revendications se multiplient, qu’est-ce donc, sinon une invasion ? Vous affirmez avec aplomb une contre-vérité notoire pour placer le débat sur le terrain religieux. Vous noyez le poisson ! Pour preuve, vous embrayez sur l’Église et la laïcité, dont je n’ai pas davantage parlé. « S’il y a un désintéressement des Français, un abandon des croyances religieuses, je pense qu’il vaudrait mieux s’intéresser aux problèmes internes à l’Église. » Quel rapport avec le sujet ?

« Je souhaite souligner le fait que la séparation de l’Église et de l’État a déjà fêté son centenaire, il serait peut-être temps alors d’évoluer et de faire valoir cette séparation également dans les discours. » Il est tout de même curieux que vous exigiez une séparation alors que c’est vous qui, à dessein, faites la confusion. Je me demande par ailleurs si votre discours s’applique aussi à l’islam, religion globalisante ? Si maintenant vous soutenez que les prénoms français sont des prénoms chrétiens et que, pour cette raison, les musulmans doivent avoir le droit en France de porter des prénoms musulmans, je vous dirai tout d’abord que, sauf exception, les prénoms, même associés à des religions, portés par des croyants ne doivent rien aux religions. Chez les musulmans, beaucoup sont de simples traductions en arabe de mots ou de concepts. Ils auraient leur équivalent en français. En France, beaucoup ont des origines antiques. Ainsi, par exemple, Philippe vient de « philos hippos », ami des chevaux. Que des chrétiens se soient appelés Philippe ne signifient donc pas que ce prénom soit chrétien en lui-même. Je vous dirai ensuite que, quand cela serait, il serait encore judicieux de la part des musulmans d’adopter des prénoms français. En quoi cela vous dérangerait-il, puisqu’à vos yeux, un prénom ne signifie rien ? En quoi cela nuirait-il à la croyance religieuse si elle n’est pas superficielle ?

« Ne pensez-vous pas dangereux non plus de considérer des personnes comme des êtres malveillants ? Je n’aime pas cette façon de diaboliser les autres, sans même les connaître. » À quel lecteur de mon article espérez-vous faire croire que je peins les personnes ne portant pas un prénom français comme des êtres malveillants, que je les diabolise ? Il semblerait plutôt que ce soit vous qui essayiez de me diaboliser.

« La ségrégation est bien réelle et effectivement injustifiée au regard des efforts que nombre d’entre eux font chaque jour pour s’intégrer dans une société dans laquelle les Français ne s’identifient même plus, « blasés » des querelles politisées incessantes, grâce à des politiciens ne cherchant jamais à construire sinon à détruire les discours des autres (politiciens). » La ségrégation que vous constatez est le résultat, non de mon discours, mais de la politique menée depuis 30 ans que vous soutenez implicitement. Mais elle est nécessairement « injustifiée », selon vous, autrement dit inexplicable, car admettre le contraire supposerait d’ouvrir les yeux sur l’ineptie de la politique en vigueur et prendre enfin à bras-le-corps le problème de l’immigration et tous ceux qui touchent aux immigrés comme à l’identité nationale. Vous parlez ensuite des efforts que font nombre d’immigrés pour s’intégrer. Il serait temps de comprendre que « s’intégrer » ne veut rien dire, que cela n’a aucune portée pratique. Si, par cela, vous entendez qu’ils travaillent, qu’ils sont paisibles, d’accord, pour certains, mais cela ne fait pas d’eux des Français à part entière aux yeux des Français. N’importe qui peut venir travailler en France ! Tout le monde aspire à la paix ! Être français, c’est autre chose. C’est s’identifier au peuple français, c’est lier à jamais son destin à celui de la France, c’est adopter les us et coutumes et les valeurs qui caractérisent les Français et font que l’on passe soi-même pour un Français, où que l’on soit. Il s’entend que je parle d’être français de cœur et d’esprit, et pas seulement sur le papier (sachant comment ils peuvent être obtenus aujourd’hui). Vous ne faites pas cette distinction. C’est pour cela que les problèmes rencontrés par les immigrés et la polémique présente vous échappent et que, malgré tous les échecs suscités par vos belles idées, vous continuez à tenir le discours que même les immigrés intelligents ne peuvent plus entendre sans bondir.

« Une société dans laquelle les Français ne s’identifient même plus » : à votre image ?

« Pour moi, changer son prénom est un signe de rupture non pas avec la culture mais avec le lien de parenté si essentiel à la vie, à la stabilité personnelle de l’individu. » Bien qu’insuffisant, c’est là le seul argument recevable de prime abord. Aussi insensible que je puisse paraître à vos yeux, je me suis posé la question. Remarquez qu’obliger les parents à donner à leurs enfants un prénom français éviterait à ces derniers ce dilemme. Aujourd’hui, la loi ne contraint pas les parents mais la vie se charge de convaincre les enfants du bien-fondé d’un changement. Malheureusement, de tels changements interviennent après bien des souffrances et sont trop marginaux pour briser l’image négative des immigrés et mettre un terme au rejet dont ils sont l’objet. Voilà pourquoi l’impulsion doit être donnée par la loi et non laissée aux initiatives personnelles.
Remarquez ensuite qu’il est osé de contester cette mesure au nom de la stabilité personnelle quand, précisément, il est question d’individus à cheval entre deux cultures, déstabilisés par le fait de traîner, pour des raisons artificielles, une identité qui ne correspond pas à celle du pays dans lequel ils vivent. Loin de les déstabiliser, adopter un prénom français leur permettrait de trouver une cohérence, de savoir où est leur place et d’être reconnus, de ne plus être en butte à la question légitime : es-tu français ?
Enfin, pour en venir aux liens avec les parents, il en existe un naturel, insécable, celui du sang. On peut changer de nom ou de prénom ; on ne change pas de parents. Dans la même veine, vous dites : « ce dont on hérite à la naissance est l’amour de nos parents, et chaque jour de notre vie doit viser à ne jamais briser ce lien. » Là encore, je ne vois pas bien en quoi des parents aimeraient moins leur enfant s’ils l’appelaient Michel plutôt que Mohamed ou si, de lui-même, parce que son prénom s’avère lourd à porter, il en changeait ? À la vérité, je trouve qu’ils feraient davantage preuve d’amour et de responsabilité s’ils ne le stigmatisaient pas au berceau comme un étranger.

« Si les migrants sont, comme vous dites, prédestinés à ne pas réussir, cela changerait-il quelque chose de changer de prénom ? » Il est assez amusant que vous me fassiez dire ce que vous auriez rêvé de lire sous ma plume pour pouvoir me discréditer. Mais la vérité et les contradictions ne vous embarrassent pas. Si je pensais que les immigrés sont prédestinés à ne pas réussir, si je les considérais, selon vous, comme des être inférieurs, prônerais-je une mesure qui, selon moi, mettrait toutes les chances de leur côté d’être assimilés, acceptés et, partant, de réussir comme tout le monde ?

« Et aujourd’hui, dans une société qui se mondialise, Mohammed en Algérie hier, Mathieu en France demain et John au Canada après-demain ? Est-ce que ceci a du sens ? » Demandez donc à votre ami et écoutez-le, au lieu d’essayer de le convaincre.

« Je comprends le désir de ces migrants en quête de (re)connaissance qui acquièrent de nouveaux prénoms adaptés à la société dans laquelle ils veulent construire leur vie, mais on ne le souhaite pas toujours. » Je comprends, moi aussi, que l’on puisse être attaché à son prénom malgré tous les désagréments qu’il procure. Mais on ne peut pas tout le temps mettre l’intérêt individuel (mal compris, qui plus est) au-dessus de l’intérêt national, considérer exclusivement les raisons personnelles et compter pour rien la paix sociale. Car c’est de cela qu’il s’agit. Un pays a le droit de fixer des conditions, que ce soit pour accepter des étrangers ou leur accorder la nationalité. Ces conditions peuvent varier d’un pays à un autre selon sa culture, son histoire, ses intérêts mais, une fois fixées, un pays n’a pas à y renoncer ou à les violer pour faire plaisir à tel ou tel. Le problème, aujourd’hui, est que tout est ambigu, faute d’exigence, notamment en matière de naturalisation. Être français sur le papier ne signifie rien. En fait, il faudrait revoir la notion de nationalité et ses conditions d’acquisition pour qu’enfin il soit sûr qu’un Français sur le papier soit un Français de cœur et d’esprit, c’est-à-dire quelqu’un de viscéralement attaché à la France, qui la sert, qui est prêt à la défendre, qui ne crache pas sur elle pour un oui ou pour un non (comme vous le faites). Sans cette assurance, qui passe en premier lieu par des prénoms français, la défiance sera toujours de mise entre Français et, à plus forte raison, vis-à-vis des immigrés et de leurs enfants. Mais, inversement, le jour où il n’y aura plus de doute sur les sentiments de toute personne naturalisée, le jour où les personnes n’ayant pas un prénom français ne pourront pas être françaises, le jour où les Français n’auront plus l’impression que certains essayent de leur faire prendre des vessies pour des lanternes, le jour où l’on appellera enfin un chat un chat, où chacun fera des choix et les assumera, alors n’y aura plus de discrimination. Tel est le but. Ceux qui trouveront déshonorant ou désagréable d’adopter un prénom français ne seront pas français, voilà tout. Ils seront officiellement considérés comme beaucoup de Français les considèrent aujourd’hui officieusement. Ils ne nuiront plus à ceux qui aiment la France et veulent réellement être intégrés. D’ailleurs, la loi n’obligera pas ceux qui portent des prénoms étrangers à en changer, elle n’obligera à cette démarche que ceux qui veulent être français. Du reste, en obligeant les parents à donner à leurs enfants des prénoms français, le changement de prénom ne concernera que des immigrés de première génération, auxquels personne ne reprochera d’avoir et de vouloir conserver une identité étrangère et dont la volonté, s’ils changent de prénom, avec tous ce que cela suppose, sera saluée par tous.

« Je ne sais pas si vous aimeriez troquer votre prénom contre Felipe ou Farid selon les lieux dans lesquels vous pourriez être amené à vivre… » La question à deux sous ! Je remarque tout d’abord que, maintenant, vous associez les prénoms à des lieux, à des pays, comme s’ils étaient révélateurs de l’identité locale. On est en progrès. Ensuite, vous essayez de me la faire à l’estomac en m’impliquant. C’est la tactique classique de ceux qui, ne maniant pas la raison, croient en imposer en faisant vibrer la corde sensible. Enfin, vous me placez dans une situation hypothétique qui ne permet pas de savoir comment je réagirais ou qui, du moins, n’oblige personne à croire que mon attitude serait celle que j’expose. Quoi qu’il en soit, je vous rappelle que la mesure que je préconise concerne les parents vis-à-vis de leurs enfants nés en France et les personnes portant un prénom étranger qui veulent être françaises. Ne sont donc pas concernés les immigrés qui ne prétendent pas à la nationalité française. Or, pour ma part, je suis trop français pour vouloir être autre chose, même si j’émigrais, ce qui n’est ni dans mes intentions ni dans mon tempérament. Cela dit, étant un homme de principes, je pense pouvoir affirmer que, si j’étais amené à quitter définitivement la France, à m’installer dans un pays étranger pour y prendre racine, je m’appliquerais ce que je pense être bon pour les autres et donc pour moi-même : j’adapterais mon prénom, si possible, ou en adopterais un couleur locale. (J’ai d’ailleurs vécu trois ans en Espagne quand j’étais petit et je n’ai jamais trouvé anormal que les Espagnols m’appellent « Felipe ».)
Comprenez donc que recevoir un prénom étranger de la part d’étrangers au milieu desquels on vit est un honneur que ces derniers vous font, un hommage de leur part, que cela signifie qu’on est des leurs. Vous voyez en cela une humiliation. Changez de lunettes ! Inversement, quand un étranger adopte de lui-même un prénom conforme à la culture et à la langue du pays dans lequel il a débarqué, cela signifie aux autochtones qu’il les respecte, qu’il veut être des leurs, qu’il est dans les meilleures dispositions envers eux. C’est la meilleure façon d’être accepté. Et la satisfaction que l’on en retire vaut plus que toutes vos tergiversations.

« On peut aimer la France, être francophile, francophone mais ne pas s’appeler Marie. » C’est vrai. Mais aimer la France, être francophile et francophone ne veut pas dire être français. Vous avez vraiment un problème avec la notion d’identité !

« Ces propos tenus sur les populations étrangères me font mal, et me rendent honteuse de mon pays. » Remettez-vous, arrêtez votre char, il n’y a que vous qui voyiez dans mes propos des insultes envers les immigrés et un scandale pour la France. Vous feriez mieux d’ôter la poutre que vous avez dans l’œil plutôt que de chercher une paille dans le mien !

« Je me sens coupable des discriminations qui se font chaque jour. » Vous avez raison de vous sentir coupable, vous l’êtes, et tous les bobo-gauchos avec vous. Je me tue à vous expliquer comment faire pour qu’il n’y ait plus de discriminations alors que vous et vos pareils espérez simplement qu’elles disparaissent par l’opération du Saint-Esprit ce qui, bien sûr, ne fonctionne pas. Pire ! c’est vous qui les entretenez et vous prétendez que c’est nous qui les créons.

« Ces propos me font honte, honte d’un pays qui devrait être celui des droits de l’homme, pour lesquels se sont battus nos ancêtres. » Justement, si nos ancêtres avaient vu ce que l’idéologie antipatriotique et anti-française que vous véhiculez allait faire à ce pays, ils auraient baissé les armes. S’il n’y avait eu que des Français comme vous, rêvant sur leur nuage, il y a longtemps que la France aurait disparu. (Et puis, épargnez-moi le couplet sur les droits de l’homme. Vous faites allusion à une Déclaration dont vous trahissez l’esprit. Les révolutionnaires ne concevaient pas l’homme comme un être immatériel, mais ancré dans une société. Ils n’ont pas proclamé les « droits de l’homme » mais les « droits de l’homme et du citoyen ».)

« Prôner de fausses valeurs qui ne font que détruire l’unité nationale. » Donc, si on vous suit, une des conditions de l’unité nationale, en France, est que les Français portent des prénoms étrangers ! Si vos valeurs sont aussi de cet acabit, comme je le crains, je me flatte de ne pas les partager.

Désolé si j’ai été brutal mais, en politique, au regard des enjeux, il n’y a pas de sympathie qui tienne.

Philippe Landeux




Islam, immigration et sionisme : les raisons pour lesquelles Alain Soral se trompe

Le 13 septembre 2010, dans le numéro 162 de Riposte Laïque, Philippe Landeux publiait ce remarquable article (à l’époque, nous n’avions pas fixé la limite à 10.000 signes), expliquant pourquoi, selon lui, Alain Soral, pour lequel il dit avoir de la sympathie et du respect, se trompe lourdement, dans sa stratégie vis-à-vis des musulmans, de l’islam et de l’immigration. Ce texte, d’une qualité exceptionnelle, n’a pas pris une ride, au contraire, et, dans le contexte des débats qui tournent autour de la présence ou de l’exclusion de cette mouvance dans la Résistance, il nous a paru utile de permettre à nos lecteurs de le redécouvrir…

http://ripostelaique.com/Les-cinq-raisons-pour-lesquelles.html

ramadan-dieudonné-SoralJ’ai beaucoup de sympathie et de respect pour Alain Soral. J’admire son courage, son talent, sa culture, j’adore son ton passionné, je partage la plupart de ses analyses, je me régale à l’écouter. Je ne peux dissimuler non plus le grand plaisir que j’ai à l’entendre parler en bien de Robespierre qui fut la véritable incarnation de la Révolution française, à la fois dans ce qu’elle eut de meilleur et dans le pire qu’elle dut assumer.

A ce sujet, il n’est peut-être pas inutile de rappeler, d’une part, que les idées de Robespierre, pour beaucoup devenues communes, pour certaines encore révolutionnaires, sont celles qui sont retenues comme l’idéal de la Révolution, sans que personne ne le signale, et cela est si vrai que même la devise actuelle de la République fut formulée par lui (discours sur l’organisation des gardes nationales, décembre 1790) ; d’autre part, qu’il accéda au pouvoir (un pouvoir collégial) au moment précis où éclatèrent les diverses crises qu’il n’avait cessé de prévenir en vain par son discours démocratique, égalitaire, social et anti-guerre, de sorte qu’il dut gérer (avec beaucoup plus de modération qu’on ne croit) des problèmes créés par d’autres. L’analogie avec le rôle que seront bientôt amenés à jouer les patriotes énergiques est parfaite. Depuis quarante ans, la France est inondée d’immigrés non-assimilés ou non-assimilables sous la pression combinée du grand patronat et des antiracistes patentés ou décérébrés ; les tensions montent et une guerre civile, ethnique et religieuse nous pend au nez. Comme d’habitude, ceux qui auront créé les conditions de ce conflit, notamment en insultant les patriotes qui appellent à une politique migratoire raisonnable et au respect de la nation, continueront à pousser des cris d’orfraie quand les patriotes portés sur le devant de la scène au moment où les subtilités ne seront plus de mise trancheront le nœud gordien et appliqueront les adages « aux grands mots les grands remèdes » et « le salut du peuple est la loi suprême ».

Cet aparté est en rapport direct avec le sujet, puisque Alain Soral et son association Egalité & Réconciliation essayent de prévenir le conflit en question. Disons le clairement, ce conflit opposera soit les Blancs aux autres, soit les Français « de souche » et les immigrés assimilés aux immigrés non-assimilés, en particulier aux Arabo-africains musulmans, auxquels se joindront les gauchistes, ces éternels idiots utiles, jusqu’à ce que leurs amis les traitent comme les crétins, les traîtres et les petits Blancs qu’ils sont. L’enjeu de ce conflit sera, pour les deux camps, la possession de la France. Pour les Français, le but concret sera, non d’imposer leur loi aux immigrés malgré les gauchistes, mais d’écraser ces derniers et de chasser soit tous les immigrés extra-européens, soit tous les immigrés extra-européens non-assimilés ( ). Pour les Arabo-africains, le but concret sera d’écraser les résistants français et d’asseoir leur domination politique ou religieuse sur les autres ou de les exterminer aussi.

Il va de soi que la situation devient conflictuelle et terrifiante en raison, non de l’immigration en soi, mais d’une immigration massive, continue et anarchique à tout niveau, provoquée et accompagnée (outre par le grand patronat) par un discours antiraciste, droits-de-l’hommiste, multiculturaliste, différentialiste, métissalocrate, universaliste, pro-européen voire mondialiste, anti-national, anti-patriotique, anti-blancs et anti-français. Alain Soral a parfaitement analysé les tenants et les aboutissants de ce phénomène. En vrai patriote, il s’inquiète et brûle d’agir. En vrai humaniste, il ne désespère pas de désamorcer le conflit en réconciliant ses protagonistes autour de la patrie. En admirateur de Robespierre, il cherche comme lui à rester dans le juste milieu.

Sa démarche est hardie, et elle serait bonne si le discours ne présentait certaines incohérences et, surtout, s’il n’était trop tard. La ligne Soral ― à savoir, unir Français et immigrés par le patriotisme ― était la mienne dans les années 1990. Mais jamais les politiques ne firent un pas dans ce sens, tandis que les bobo-gauchos poussaient et poussent encore en sens inverse. La France a loupé le coche. Ce qui n’arriva pas dans les années 1990 est non seulement impossible dans les années 2010 mais est même devenu inutile.

Pour ce qui est de l’impossibilité, Alain Soral est bien placé pour mesurer l’opposition qu’il rencontre, pour savoir que tous ses efforts sont dérisoires et vains et que même ses succès ne changeront rien au cours des choses. Les gouvernements successifs ont brisé tous les instruments de l’assimilation et ont fait croire aux immigrés, en particulier aux Arabo-africains, qu’ils pouvaient être Français sans s’assimiler, que vouloir qu’ils s’assimilent sentait le colonialisme,  qu’être Français était une insulte. Les intéressés ont tellement été ménagés qu’ils n’accepteraient pas d’être soumis à la loi commune. Par peur d’une révolte de leur part, et pour ne pas être exposés aux insultes classiques pourtant éculées de Bobo-le-collabo (racistes, xénophobes, fascistes, etc.), les gouvernements leur cèdent toujours davantage au mépris des lois, de l’opinion des Français et des conséquences dramatiques à brève échéance.

Pour ce qui est de l’inutilité, cela tient au fait que, en l’espace d’une décennie, le nombre d’immigrés a explosé au point de changer la donne : le problème n’est plus tant le comportement des immigrés ou un défaut d’assimilation que leur présence massive, laquelle altère l’identité de la France (historiquement peuplée de Blancs chrétiens) et, si elle continue de s’accroître — ce à quoi rien ne s’oppose aujourd’hui —, menace l’existence même du Peuple Français. Même si, soudain, ils étaient tous paisibles, assimilés, patriotes, le problème de fond subsisterait, les Français les rejetteraient tôt ou tard en tant que colons, envahisseurs, destructeurs de leur mode de vie et de leur Peuple.

La première erreur d’Alain Soral est de méconnaître ou du moins de négliger la véritable nature du problème actuel par rapport aux immigrés. (Il est pourtant favorable à l’arrêt de l’immigration, ce qui montre qu’il sent que le nombre des immigrés extra-européens et de leurs descendants est à lui seul un problème ?) Cette erreur en génère deux autres : ayant mal saisi le problème, il propose des solutions inadaptées, car anachroniques, et est obligé de nier la réalité des tensions et d’accuser les médias et les élites de manipulation. Il est néanmoins en train de revenir de cette dernière erreur, comme le montre sa vidéo du mois de juillet 2010 dans laquelle il déclare : « Je pense que ça a été voulu par les élites patronales en France mais qu’aujourd’hui effectivement ça pète parce que c’est réel, parce qu’en fait les rivalités ethniques ont été mises en avant pour cacher les disparités sociales mais aujourd’hui il y a réellement ces deux facteurs qui s’additionnent et qui sont réels. L’un n’est pas juste un masque et une abstraction. Mais c’est qu’aujourd’hui on est dans l’époque non pas de la lutte des classes mais dans l’époque des tensions ethniques qui en réalité ont été la stratégie du capital, mais qui sont réellement aujourd’hui… ça dépasse tout le monde de toute façon, parce que tout le monde en a marre, tout le monde s’énerve, même moi le Gaulois moyen je m’énerve aussi parce que quand on tend la main et que cette main n’est pas prise… aussi c’est agaçant.

Quand je vois Evra, je me dis il faut vraiment être un imbécile pour donner du grain à moudre à Finkielkraut à ce point là, ou certains Musulmans qui jouent les salafistes en disant… Vous dites tous dans vos revendications extrêmes exactement ce que ceux d’en face ont envie que vous disiez pour vous désigner au peuple français comme des ennemis, des séparatistes, des dominateurs, des conquérants, etc., et nous on fait un gros effort pour dire que majoritairement ce n’est pas ça, et vous ne nous aidez pas. Et aujourd’hui c’est vrai que quand on joue l’apaisement, la solidarité de classe, et non pas l’assimilation qui est un truc qui ne marche plus, mais une lecture sociale, une lecture économique, et éviter dans le piège du conflit de civilisation, etc., ça devient de plus en plus difficile, parce qu’on est face à une réalité qui est comme ça… on ne peut pas la nier, quoi, même si ça a été instrumentalisé, crée et favorisé, maintenant, on y est […] » (15’36’’) Tout est dit.

La seconde erreur d’Alain Soral est son excessive prévention à l’égard du sionisme (qu’il est bien difficile de distinguer des Juifs), excès qui le porte à tout ramener, à tout attribuer aux calculs et aux intérêts d’une nébuleuse sioniste et, par contrecoup, à négliger les Français. Il y a du vrai dans ses propos. Aucune minorité n’a en France autant d’influence que les Juifs. Leur présence disproportionnée dans les secteurs clés (politique, médias, finance) suscite en effet des interrogations. A quoi peut-elle être attribuée ? Au talent des individus ou à l’influence de la communauté ? A-t-elle un but ? En supposant que certains aient bien comme but d’œuvrer pour Israël, la France n’est cependant pas un allié inconditionnel de ce pays, à l’instar des Etats-Unis. Quand cela serait, la France ne serait pas pour autant son satellite et rien ne l’empêcherait d’œuvrer pour sa propre prospérité, ce qui ferait d’ailleurs d’elle un meilleur soutien. Etre pour Israël n’est pas être contre la France. Ainsi, s’il est évident que des Juifs sont sionistes, il est tout aussi évident qu’ils n’ont pas atteint leur but, qu’ils ne dirigent pas la France, et que leur influence n’est ni si grande ni si inquiétante que cela.

En faisant du sionisme un danger majeur et une obsession, Alain Soral fait des Juifs l’ennemi, un ennemi perfide qui plus est, alors que le vrai problème en France est ailleurs. Il le voit, mais il ne le sait pas (du moins n’ose-t-il pas se l’avouer) car il ne peut en convenir tant il s’est fourvoyé. Combien est lumineuse cette phrase : « Quand je vois Evra, je me dis il faut vraiment être un imbécile pour donner du grain à moudre à Finkielkraut à ce point là » ! Finkielkraut représente bien sûr les sionistes aux yeux de Soral. Mais pourquoi les propos d’Evra donneraient-ils du grain à moudre à Finkielkraut seulement ? Pourquoi « ceux d’en face » seraient-ils seulement les Juifs ? Les propos et les attitudes de tous les Evra apportent de l’eau au moulin de tous les Français qui ont des yeux et qui croient ce qu’ils voient au lieu d’imaginer que leur noire vision masque une vérité idyllique. Ce n’est pas à la télé et à la radio que ces derniers puisent leur connaissance de la situation, mais dans la rue, dans leur vie de tous les jours.

Contrairement à ce que dit Soral, comme quoi les médias dirigés par ceux qui hier ont planifié l’immigration (ce qui est vrai) pousseraient aujourd’hui au conflit de civilisation, les médias comme les politiques sont toujours unanimement pro-européens, pro-immigration, anti-racistes, anti-nation, anti-français, en un mot bien-pensants, et laminent quiconque professe d’autres convictions. La part faite à regret aux voix discordantes, qui sont de plus en plus nombreuses et qu’il sera de plus en plus difficile d’étouffer, ne sert qu’à entretenir l’illusion de leur impartialité, donc leur crédibilité. A contrario, il est patent que, dans le but de ne pas exaspérer les Français contre les Arabo-africains, les médias dissimulent la plupart des faits divers en impliquant (il leur serait d’ailleurs impossible de tous les rapporter) et n’en font état que lorsqu’ils ne peuvent faire autrement, ce qui arrive de plus en plus fréquemment vu la gravité croissante des faits. Par ailleurs, il est bien connu que, pour la même raison, ils ont aussi pris l’habitude de ne plus divulguer les noms des délinquants. Il faut avouer que cela contredit le discours d’Alain Soral sur des médias sionistes anti-musulmans. Et si les sionistes avaient le pouvoir et cherchaient à alarmer les Français, même ceux bouchés à l’émeri, ne leur suffirait-il pas d’autoriser les études ethniques — soi-disant interdites par la constitution — et d’en divulguer les résultats ?

Enfin, pourquoi les Evra, en se comportant comme ils le font, seraient-ils seulement des imbéciles ? Soral ne peut-il concevoir que leur comportement et leur propos sont le reflet exact de leur mentalité, qu’ils annoncent clairement la couleur et que c’est lui qui se dupe lui-même à leur sujet ? Son inversion des choses va d’ailleurs si loin qu’on l’entend presque dire que Finkielkraut fait parler Evra.

La troisième erreur d’Alain Soral, découlant de son anti-sionisme exacerbé, est sa position pro-Arabes et pro-islam non moins modérée. N’ayant pas assez de mots contre les sionistes, Israël, le judaïsme et les Juifs, ici et là-bas, il est plein de compassion pour les Palestiniens là-bas, d’indulgence pour les Arabes ici, et d’estime pour l’islam partout. Les ennemis de mes ennemis sont mes amis. Sauf que des « amis » là-bas peuvent être des ennemis ici.

On peut comprendre que la conquête ou la ré-appropriation de la Palestine par les Juifs, même « justifiée » par le sort de ces derniers durant la seconde guerre mondiale, soit jugée scandaleuse. Quel Peuple accepterait que des étrangers, persécutés ailleurs, s’emparent de tout ou partie de son territoire ? On peut comprendre que les Palestiniens chassés de chez eux manu militari et placés dans une situation dramatique suscitent la sympathie. On doit même reconnaître que leur combat désespéré pour reprendre Israël est légitime. On comprend également que les Arabes, ici, se sentent solidaires des Palestiniens, leurs frères de race et de foi, et haïssent les Israéliens et les Juifs en général.

Pour autant, il est aberrant de reporter sur les Arabes d’ici la sympathie que l’on peut avoir pour les Palestiniens. Les uns et les autres sont dans une situation radicalement opposée. Les Palestiniens ont fini par être chassés de chez eux par des immigrés devenus plus nombreux et plus forts. Les Arabes, en France, sont des immigrés dont le nombre ne cesse de croître et a déjà atteint un niveau dangereux. La même chose vaut pour les Africains et, si l’on n’y prend garde, vaudra bientôt pour les Asiatiques, en particulier les Chinois. Ainsi, ce sont les Arabo-africains qui, en France, sont des « sionistes », c’est-à-dire des colons, et ce sont les Français qui risquent de se retrouver dans la situation des Palestiniens. Des antisionistes français conséquents ne peuvent être contre la colonisation de la Palestine par les Juifs et pour la colonisation (sous une forme plus insidieuse) de la France par les Arabo-africains. ( ) Si l’on est contre le principe de la colonisation, on condamne toutes les colonisations, même, et surtout, celle de son pays, et on ne ménage pas ses colonisateurs sous prétexte qu’ils sont eux-mêmes solidaires de colonisés ou sont originaires d’ex-colonies.

C’est pourtant dans ce travers qu’Alain Soral est progressivement tombé. Malgré quelques critiques à l’endroit des Arabo-africains, il a tendance à adopter de plus en plus leurs points de vue, à cautionner ou à excuser leur attitude, à accepter leur présence, à exagérer leur amour pour la France, à leur faire toujours plus de concessions, à prendre leur parti contre ses propres compatriotes. C’est le piège de la « réconciliation » à tout prix : si la « collaboration » avec l’ennemi n’est pas dans les intentions, elle en est la conséquence fatale. Il n’y a bien que les gauchistes pour ne pas voir que, sur ce point, Alain Soral qu’ils traitent de fasciste — mais qui ne l’est pas aux yeux de ces aveugles ? — marche sans s’en rendre compte dans le même sens qu’eux par une route différente. Car, contrairement à eux, Alain Soral est honnête et patriote et se laisse émouvoir et abuser par les apparences du patriotisme et de la francité. Ainsi il accepte pour gage de leur bonne foi, de leur intégration, de leur amour pour la France, les drapeaux français que les Arabes affichent pour soutenir les Palestiniens, pour défendre le voile, pour promouvoir la viande halal… bientôt pour exiger la charia ?

Bien sûr qu’ils sont français d’après les lois qui bradent la nationalité française ! Bien sûr qu’ils se disent chez eux en France, qu’ils se déclarent français devant les caméras pour en imposer aux naïfs ! Mais comment changer les choses si on les accepte telles qu’elles sont, si l’on ne tient pas les abus pour nuls et non avenus, si l’on prend pour argent comptant les protestations sincères ou hypocrites d’individus qui, de toutes façons, n’ont pas voix au chapitre ? Les Pieds-Noirs aussi se disaient chez eux en Algérie ! Tous les colons et leurs descendants se croient autant chez eux que les autochtones ! Tous les usurpateurs ont des arguments à faire valoir !

Un des dangers majeur de cette attitude bienveillante vis-à-vis des Arabes est de faire preuve d’angélisme vis-à-vis de l’islam. L’islam est une « religion » intrinsèquement moyenâgeuse, machiste, violente, barbare, guerrière, hégémonique, fanatique, globalisante, lobotomisante, sectaire, totalitaire et mortifère. Il tient moins de la religion que de l’idéologie. C’est littéralement un fascisme : du vert de gris. Il n’y a pas d’islam modéré, comme veulent s’en convaincre les Occidentaux ; il n’y a, au mieux, que des Musulmans dilettantes. Un bon Musulman est par nature fanatique. Toute sa vie est régie par des règles astreignantes, abrutissantes, exclusives. Un pays musulman est nécessairement une dictature, que le gouvernement émane du peuple ou qu’il s’impose à lui. La démocratie et la liberté sont trop dangereuses pour cette religion pour y être tolérées.

Quand les Musulmans émigrent et que le carcan se desserre, certains en profitent pour respirer et deviennent de mauvais Musulmans (les fameux modérés), d’autres résistent aux tentations jusqu’au moment où, le nombre de leurs pareils aidant, ils rappelleront les brebis égarées à leur devoir de croyant, leur feront honte de leur laisser-aller synonyme de trahison (donc de mort), feront montre d’intransigeance quant aux règles à suivre, demanderont la larme à l’œil que leurs hôtes respectent certaines de leurs traditions, fussent-elles contraires aux lois, se montreront de plus en plus exigeants, susceptibles et irascibles, chercheront à interdire les traditions locales contraires aux leurs (donc sacrilèges), les étoufferont petit à petit et, s’ils ne rencontrent décidément aucune résistance et s’avèrent être les plus nombreux, ils imposeront finalement leurs lois à tous. Partout ils se distinguent par leurs mœurs de la communauté nationale et la rongent de l’intérieur. Par ailleurs, ils cherchent à convertir à leur foi, mais il est interdit de la quitter sous peine de mort, de même qu’il est interdit de se marier avec un non-musulman, ce qui oblige les prétendants à se convertir par amour. L’islam est hégémonique, conquérant : il ne peut pas reculer face à des mous du bulbe, des antiracistes hypocrites et des antifascistes attardés. Partout où il se développe, il crée des tensions et devient un fléau.

L’islam rencontre cependant six difficultés pour séduire massivement les Occidentaux. La première difficulté est historique : Musulmans et Chrétiens ont été des ennemis jurés pendant des siècles. Pour des Occidentaux, de conviction ou de tradition chrétienne, se convertir à l’islam serait un reniement de soi, une trahison envers les ancêtres. La seconde difficulté est commune à toutes les religions : les hommes ne changent guère de religion ; ils meurent le plus souvent dans celle dans laquelle ils ont été élevés. La troisième difficulté est que les Occidentaux se partagent entre athées ou Chrétiens, Protestants et Juifs ou agnostiques : les premiers n’ont que faire des religions en général ; les seconds en ont déjà une ; les troisièmes sont en quête de spiritualité et se tournent de préférence vers les philosophies indiennes. La quatrième difficulté tient au fait que l’islam est essentiellement porté par des immigrés, des étrangers, par des intrus qui ne sont donc pas dans une position favorable pour séduire leurs hôtes, lesquels trouveraient même inconvenant voire insupportable que ces nouveaux venus essayent de leur donner des leçons.

La cinquième difficulté est que, en tant qu’idéologie, l’islam n’est guère reluisant ; il n’a guère de réussites à son actif. L’état des pays musulmans et l’arriération de leurs mœurs ne peuvent non seulement séduire les Occidentaux, moins encore les femmes occidentales, mais seraient plutôt de nature à les faire fuir. Enfin, la sixième est que, en tant que religion, l’islam soi-disant universel s’adresse essentiellement aux Arabes puisqu’il se prêche exclusivement dans leur langue et s’accompagne d’un folklore oriental. Ainsi, au lieu d’aller vers les autres, c’est eux qui doivent faire des efforts pour aller vers lui, qui doivent s’initier à une culture étrangère et renoncer en partie à la leur. Au lieu d’être ouvert, il semble refermé sur lui-même, figé dans ses origines. Au lieu d’être attirant, il suscite la défiance.

Alain Soral a bien vu que l’islam, malgré ses progrès, serait toujours mal perçu en France — tant qu’il reste des Français — s’il ne se francisait, s’il ne s’adaptait à son nouveau cadre au lieu de jaillir comme un furoncle. Aspirant à une réelle intégration des immigrés, des Arabes en particulier, il leur conseille donc de dépouiller leur religion de ses dehors orientaux (Va-t-il jusqu’à conseiller de prêcher en français ?). C’est le conseil d’un véritable ami de l’Humanité. Mais pourquoi les intéressés n’y ont-ils pas songé eux-mêmes alors qu’il tombe sous le sens et que cette adaptation faciliterait leur prosélytisme, ce qui, au passage, rendrait l’islam plus dangereux ? Soral croit que l’islam peut faire en Europe ce qu’il a fait en Asie où les mosquées ressemblent à des pagodes. Mais l’islam fut introduit en Asie par le prosélytisme de marchands ambulants, de sorte qu’il y est pratiqué par des Asiatiques alors que, en Europe en général, en France en particulier, il est pratiqué avant tout par des Arabes, par des Maghrébins, par des Orientaux.

La culture orientale, intrinsèque à l’islam, n’est donc pas une culture étrangère aux Musulmans en France, une culture avec laquelle ils peuvent rompre facilement ; c’est à la fois la culture de leur religion et celle de leurs ancêtres. Pour rompre avec cette culture, ils doivent donc renoncer à ce qu’ils sont. Ceci est peut-être possible en théorie, c’est même le devoir de tout immigré, et plus encore celui de ses descendants, de rompre en tout ou partie avec sa culture d’origine ; l’expérience montre cependant que cela est difficile en pratique. Force est donc d’admettre que, sans volonté et fermeté de la part de l’Etat français, la francisation de l’islam par les Musulmans est un vœux pieux.

Or cette volonté n’existe pas. Pire ! quiconque l’exprimerait serait cloué au pilori (Cf. les commentaires sur le référendum suisse sur les minarets). Heureusement, les faux amis de l’Humanité qui encouragent à cultiver les différences, puis les nient quand elles deviennent conflictuelles, ont trouvé une autre solution : décréter que la France est diverse, multiculturelle, que ce qui est étranger est français, que l’islam qui n’a rien de français est « de France ».

Un autre exemple de l’honnêteté, de l’obsession et finalement de l’incohérence d’Alain Soral en la matière est cette déclaration : « L’islamisation n’est qu’une stratégie est une conséquence du projet de domination anglo-saxonne et du projet de destruction du modèle français. Si on veut régler le problème de l’islamisation de la France, il faut régler le problème de la domination Américano-sioniste sur la France. […] Je n’ai pas l’immoralité de m’attaquer à l’islam. » (De la politique, 2e partie, 08’) Ainsi, sous prétexte que l’islamisation de la France, qu’il a le mérite de reconnaître, serait un problème généré à dessein par les Américano-sionistes, il ne faudrait pas, en France, dénoncer l’islam et faire barrage aux Musulmans (soi-disant) manipulés, mais s’attaquer aux premiers seulement.

Pour illustrer son propos et ridiculiser ses détracteurs, il présente l’image d’un torero agitant un « chiffon rouge » dans lequel le taureau, qui n’a rien à craindre de lui, fonce bêtement. Est-ce à dire que l’islamisation de la France, même instrumentalisée, n’est pas un danger réel et immédiat contre lequel les Français doivent réagir ? Une telle réaction ne ferait-elle d’ailleurs pas échec à ladite stratégie ? Et même en supposant qu’ils ne gagnent qu’un répit, celui-ci n’est-il pas préférable à la mort certaine ? La survie n’est-elle pas la condition pour atteindre tous les ennemis, qu’ils soient la tête ou le bras ? En somme, c’est sa comparaison qui est ridicule, mais pas innocente. La situation des Français est plutôt comparable à celle d’un gladiateur cerné par des fauves sous les yeux de César. Parce qu’il a conscience d’être la victime de l’Empereur, doit-il se déclarer l’ami des animaux et se laisser dévorer ? ( )

Enfin, la quatrième erreur d’Alain Soral, qui est à la fois une conséquence de la précédente et une incohérence vis-à-vis de ce que nous venons de voir, est de rejeter la tradition française d’assimilation comme « un truc qui ne marche plus ».

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Avant toute chose, qu’est-ce que l’« assimilation » ? A entendre certains, cette tradition est tyrannique, insupportable, contraire aux droits de l’homme (et le citoyen ?) et au respect de la diversité, en un mot fasciste. Il va de soi que l’assimilation tend à une uniformisation. Il s’agit de gommer les différences qui signaleraient des individus comme étrangers à la communauté nationale ou, si l’on préfère, ce qui est d’ailleurs plus juste, de faire en sorte que tous les individus qui revendiquent leur appartenance à la communauté nationale telle qu’elle était avant leur venue ou prétendent lui appartenir partagent effectivement des points communs, notamment les signes d’identification.

Au final, l’assimilation, en France, porte sur cinq points : 1) la langue, le français, qu’un Français doit parler couramment et avec tout interlocuteur, 2) les prénoms, que l’on porte ou que l’on donne à ses enfants et qui doivent être de tradition française ( ), 3) la tenue vestimentaire, qui, sans être prescrite, ne doit pas être typiquement étrangère, 4) la discrétion au niveau religieux (laïcité oblige), surtout si la religion que l’on pratique est autre que catholique, 5) le renoncement aux traditions étrangères proscrites par les lois françaises. L’assimilation est donc bien contraignante dans quelques domaines mais on ne peut dire qu’elle ôte toute liberté, qu’elle fait des individus des clones, loin s’en faut. A l’inverse, on peut se demander en quoi des individus qui ne parleraient pas la même langue, auraient des prénoms puisés à toutes les cultures étrangères, s’habilleraient comme des étrangers, chacun à leur manière, étaleraient leur religion au risque de provoquer des conflits, et respecteraient des traditions en violation des lois françaises, en quoi ces individus constitueraient une même communauté, en quoi ils seraient français ? Ils seraient, de fait, étrangers les uns aux autres, du moins formeraient-ils des communautés selon des critères particuliers.

La communauté nationale ferait place à l’individualisme et au communautarisme ethnico-religieux. Disons même que le communautarisme porté par des individus d’origine étrangère, par des immigrés et leurs descendants, ôte à la présence de ces derniers sur le sol national toute légitimité, puisqu’il est manifeste qu’ils ne sont pas là pour s’associer à la nation, pour la renforcer, pour la perpétuer, pour défendre ses intérêts, mais pour la diviser, pour la dénaturer, pour la détruire ou la conquérir. Etrangers ils étaient avant d’immigrer, étrangers ils restent, ennemis ils deviennent.

Pour en venir aux propos d’Alain Soral, remarquons tout d’abord que dire que l’assimilation ne marche plus sous-entend qu’elle a marché dans le passé. Jusqu’au milieu du XXe siècle, la France a su, en effet, assimiler ses propres populations locales puis tous les immigrés qui sont arrivés chez elle. Ceux qui, parmi ces derniers, ne parvenaient pas à s’assimiler, cette méthode étant trop rude pour eux, retournèrent dans leur pays ou du moins quittèrent la France. Ces immigrés étaient principalement des Européens : Italiens, Portugais, Espagnols, Polonais, etc., autrement dit des Blancs de culture chrétienne, comme les Français. Ils étaient donc dans les conditions les plus favorables pour s’assimiler, pour se fondre dans la masse moyennant quelques adaptations.

Par contre, dire que l’assimilation ne marche plus sous-entend que cette méthode est toujours appliquée mais ne fonctionne pas. Or il est notoire que la France a renoncé à cette méthode depuis 1981 au profit de la politique dite « d’intégration » qui consiste, au nom de la liberté et du respect de la diversité, à laisser chacun faire ce qu’il veut, même contre ses intérêts. (Un Etat laïque comptant sur l’opération du St Esprit pour réaliser ce qu’il a renoncé à faire lui-même, un comble !) Il est donc malhonnête de dire qu’une méthode qui n’est pas appliquée ne donne pas de résultats, et plus malhonnête encore d’attribuer à une politique abandonnée les échecs de la politique en vigueur.

Il est également notoire que la France n’a pas jugé nécessaire d’astreindre aux règles de l’assimilation les travailleurs arabes venus dans les années 1960, puisqu’ils étaient destinés à retourner chez eux. Mais, quand la loi sur le regroupement familial a été votée, les immigrés arabes n’ont toujours pas été soumis à la règle commune. Au lieu de s’assimiler de leur propre chef dans leur propre intérêt, l’Etat a laissé faire (incurie, respect de leur différence, de leur susceptibilité, ou volonté de les laisser se marginaliser ?), ne les a pas rappelés à la loi et a même brisé la machine à assimiler (abrogation de la loi sur les prénoms, dégradation de l’école publique, suppression du service national, anathématisation du patriotisme).

Ainsi, c’est au moment où la France accueillait et accueille encore la population immigrée la moins intégrable naturellement de son histoire, au moment où une politique vigoureuse d’assimilation était plus que jamais nécessaire, que l’Etat y a renoncé et refuse toujours d’y revenir. L’expérience a prouvé ce que le bon sens suffisait à prévoir : ce fut une catastrophe. Trente à quarante ans de laisser-faire, d’immigration arabo-africano-musulmane massive, de propagande droits-de-l’hommiste, antiraciste, multiculturaliste et anti-nationale ont placé la France dans une situation humaine tellement dramatique que le risque de réaction violente de la part des arabo-africains au cas où le gouvernement voudrait les mettre au pas, et la montée de l’exaspération des Français vis-à-vis des immigrés et du gouvernement, taxée des racisme, sont le prétexte pour continuer à ne rien faire.

Alain Soral est le premier à dénoncer les mensonges de l’immigrationnisme,  de l’antiracisme, de la métissocratie, du multiculturalisme, du capitalo-libéralisme, du mondialisme, les connivences objectives entre grands capitalistes et bobo-gauchistes. Il sait que la nation est la seule alternative à l’« Empire », que l’assimilation des immigrés est non seulement nécessaire, que « soit ça va péter en guerre civile et on terminera comme la Yougoslavie soit à un moment donné il y aura assimilation des Français d’origine maghrébine » (avril 2010).

Quand il conseille à l’islam de se franciser, autrement dit de passer d’un islam en France à véritable un islam de France, à une religion et des croyants comme d’autres dans le paysage français, que fait-il sinon conseiller aux Arabo-musulmans de « désorientaliser » leur religion touche-à-tout et de s’assimiler individuellement ? Alors pourquoi déclare-t-il, par ailleurs, que l’assimilation est un truc qui ne marche plus ? Je me trompe peut-être, mais je ne vois qu’une explication : cette déclaration est faite à l’intention des Arabo-africano-musulmans qui sont les principaux concernés par le défaut d’assimilation. Comme il veut se réconcilier avec eux et qu’eux ne veulent pas s’assimiler (ou ne peuvent pas d’après leur religion), il va dans leur sens, il intègre leur refus, il accepte leur raisonnement et il le justifie par une énormité. Comme, en outre, ils sont la cible des sionistes qu’il dénonce lui-même, il prend le contre-pied de ces derniers et s’égare. Par suite, ces deux raisons s’alimentent mutuellement.

Quelle est donc, en définitive, la position de Soral sur le sujet ? C’est à lui qu’il appartient de la clarifier ( ). Pour ma part, je soutiens qu’il n’y a pas d’autre méthode d’intégration des immigrés, d’intégration réelle, que l’assimilation et la soumission aux lois communes. L’intégration sans assimilation, mais avec adaptation des lois ou dérogations (accommodements raisonnables), est un mot creux et un piège : c’est l’auto-marginalisation et la stigmatisation juridique des immigrés et, en cas d’immigration massive, la désintégration de la nation, du moins un danger mortel pour son identité et son existence. Elle ne profite à personne et est funeste pour tous. Elle ne satisfait que les imbéciles aux bonnes intentions et les traîtres aux projets liberticides.

Jamais les Français dignes de ce nom ( ) n’accepteront que soient appelés français comme eux des immigrés ayant l’air d’étrangers, n’ayant pas adopté, pour tout ce qui est visible, audible, en un mot ostentatoire, les us et coutumes français. Jamais ils ne verront en eux des Français, même s’il est politiquement correct aujourd’hui de dire le contraire en dépit du bon sens. Jamais ils ne pourront voir dans un « Français » non-francisé autre chose qu’un « Français de papier ». L’identité française existe ; elle est reconnaissable. Elle est portée par les Français, quelles que soient leurs origines. Ceux qui ne la portent pas, sous quelque prétexte que ce soit, ne sont pas Français. On peut être Français sans être né en France, on est Français par l’esprit, par ses actes et ses allégeances, mais on n’est pas Français à moitié.

Ainsi, quand Albert Ali, le poulain d’Alain Soral, déclare que sa femme est voilée, il ruine lui-même les efforts d’assimilation qu’il a fait en changeant de prénom, sa crédibilité s’effondre. Croire que des femmes voilées et les hommes qui acceptent voire imposent cette pratique (commune à tous les pays musulmans, donc n’ayant rien de franco-français et étant même contraire aux mœurs et aux valeurs de la France d’aujourd’hui) seront un jour considérés par les Français comme des Français est une vue de l’esprit ! Tous les débats autour du voile islamique et de ses dérivés montrent assez qu’il suscite en France le rejet viscéral d’une très large majorité de Français, et que le porter ou le défendre est une véritable provocation. Or le rejet qui s’attache au voile s’étend à tous ceux qui le prônent, qui, manifestement, sont étrangers à la sensibilité française et n’ont donc pas leur place en France.

Bref, il n’y a pas d’autre base pour une réconciliation nationale — si tant est qu’elle soit encore possible — que l’assimilation totale (c’est-à-dire le respect des cinq points mentionnés plus haut) et immédiate des immigrés et plus encore de leurs descendants. Les Français qui sont chez eux n’ont pas à changer de position sous prétexte que les immigrés qui sont des intrus campent sur les leurs et espèrent voire exigent (au nom de quoi ?) une assimilation à l’envers. Si ces derniers ne voulaient renoncer à rien en quittant leur pays, ils n’avaient qu’à y rester ; s’ils ne voulaient pas s’adapter à la France, ils n’avaient qu’à pas y venir ; s’ils ne s’y sentent pas bien, personne ne les retient de partir. Mais il n’y a aucune raison valable pour que les Français qui ne leur ont pas demandé de venir et qui subissent leur présence renoncent, eux, à tout ou partie de leur culture pour leur éviter de faire cet effort qui, de leur part, est la moindre des choses. D’autant plus qu’il n’y a pas de milieu.

L’assimilation s’opère fatalement dans un sens ou dans l’autre. Si les immigrés ne s’assimilent pas, ce sont les Français qui, de concessions en concessions, s’assimileront à eux. De sorte que la réconciliation prônée par Alain Soral n’induit finalement que des concessions inacceptables de la part des Français ( ) et n’aura donc jamais lieu. Et quelles concessions peut-il d’ailleurs encore exiger pour prix de cette réconciliation que toutes celles que les gouvernements successifs ont déjà faites et qui, loin d’assouvir les Musulmans, n’ont fait que décupler leurs prétentions ? Comme dit Che Guevara : « Les compromis sont l’antichambre de la trahison. » Le Peuple français n’a déjà été que trop trahi.

En résumé, malgré une multitude d’analyses pertinentes, la proposition d’Alain Soral d’une réconciliation entre Français et Arabo-musulmans, aussi courageuse, humaniste et subtile soit-elle, est malheureusement irréaliste car fondée sur une omission de taille qui fausse tous les calculs, sur deux excès qui troublent son jugement, et sur un postulat sur lequel il est lui-même partagé. On ne peut pas raisonner aujourd’hui sur l’immigration comme si rien n’avait changé depuis les années 1980/1990, comme si la France avait encore les moyens de faire ce qu’elle n’a déjà pas voulu faire dans ces années-là, comme si les Français et les immigrés étaient dans les mêmes conditions et le même état d’esprit qu’alors.

L’explosion du nombre d’Arabo-Africains (naturalisés ou non), due à une immigration massive et continue (encouragée par les capitalistes et les gauchistes) autant qu’à leur reproduction effrénée, a transformé la question non-traitée de l’immigration en problème suprême et l’immigré, même paisible, en ennemi direct. Les médias ont beau continuer à parler de minorité (cela fait 20 ans qu’ils sont 5 millions, selon eux ; étrange, non ?), les Français voient bien qu’ils sont submergés et que la France est envahie.

De leur côté, les Arabo-africano-musulmans acquièrent du poids avec leur nombre et, loin d’accepter aujourd’hui ce qu’ils refusaient déjà hier, ils s’imposent en jouant sur les faiblesses occidentales jusqu’au jour où ils pourront enfin être ouvertement les maîtres. Ils ne viennent pas individuellement en conquérants, mais ils en deviennent collectivement par la force des choses. On est entré dans une logique autochtones / colons, occupés / occupants, au milieu desquels foisonnent les collabos qui s’ignorent et ne rougissent pas de traiter les résistants de fascistes.

C’est d’ailleurs conscient de cette inversion progressive du rapport de force que Soral propose, avant qu’il ne soit définitivement trop tard, une réconciliation entre Français et Arabes qui tous auraient pour ennemi commun les sionistes. Dans son esprit, cette réconciliation peut seule sauver la France et doit se faire à l’avantage des Français. Mais pourquoi les Arabes négocieraient-ils à leurs dépens s’ils sont en position de force ? D’où ses atermoiements au sujet de l’assimilation qu’il conçoit nécessaire mais qu’il sait impossible. Du reste, en quoi la France sera-t-elle sauvée si les Français leur cèdent ou s’ils se trompent d’ennemi ? C’est là le paradoxe et la limite de Soral : il veut sauver la France mais est pro-Arabes parce qu’il est antisioniste, alors que les sionistes sont le cadet des soucis des Français, même s’ils (disons les capitalistes) ne sont pas étrangers à leur tragique situation. La France meurt avant tout de la présence exorbitante d’immigrés et du gauchisme le plus outrancier.

En conclusion, il n’y a avait que deux mesures générales à appliquer dès le départ pour que l’immigration ne devienne pas un problème et ne tourne en conflit : limiter l’immigration (surtout venant des pays pourvoyeurs de populations visibles et musulmanes) et assimiler les immigrés, de gré ou de force. Nos gouvernements n’ont rien prévu, ils ont gouverné à court terme, en dépit du bon sens, pour le profit de quelques-uns, avec l’appui des idiots utiles. Aujourd’hui, il est trop tard pour corriger le tir politiquement, sans heurt. La facture approche, il fallait s’y attendre, et tout le monde va trinquer. Il n’y a plus rien d’autre à faire que choisir son camp, fourbir ses armes et se préparer au choc ( ).

Malheur à ceux qui ont conduit la France au bord de l’abîme !

Malheur à ceux qui ont placé les Français dans l’obligation de choisir entre la survie de leur patrie et l’humanité !

De Munich à Montoire !

Philippe Landeux

P.-S. : Quelques remarques en vrac.

Malgré ces critiques, et en en tenant compte, j’encourage fortement à lire et à écouter Alain Soral dont de nombreuses vidéos sont disponibles sur Internet.

Egalité & Réconciliation a adopté pour slogan : « gauche du travail, droite des valeurs ». Or lesdites valeurs qui aujourd’hui peuvent être présentées comme de droite sont historiquement de gauche, issues de la Révolution française en général et du robespierrisme en particulier. La gauche politicienne actuelle n’a de gauche que le nom qu’elle s’attribue elle-même. Quel rapport entre un Robespierre, dit l’Incorruptible, premier leader de la gauche française, âme du Comité de salut public, un Clemenceau, dit le Tigre ou Père La Victoire, admirateur du premier, et un Mitterrand, un Jospin, une Aubry, un Strauss-khan ? La pseudo gauche actuelle est aussi pourrie qu’elle est traître à la patrie. Il n’y a plus de véritable gauche en France. Pour ma part, c’est donc en référence à Robespierre que je me revendique de gauche malgré tout. Enfin, j’invite Alain Soral à réfléchir à la question de Largent sous l’angle de l’Egalité (donc des principes de l’ordre social), et à méditer ses propres paroles : « l’argent, c’est toujours le capital » (De la politique), « Accepter les armes de l’ennemi, c’est déjà être vaincu » (Fréjus, 2008). De tous les sujets, celui-là est le plus important, et il semble ne pas s’en préoccuper. En deux abécédaires, il ne consacre pas une ligne à « argent » ou à « monnaie », ce qui serait déjà insuffisant. Quand on pense le monde, on ne peut pas faire l’impasse sur ce qui en est par nature le cœur… et le poison.




A force d’être ébloui par les Lumières, on devient aveugle

« Cet air de liberté au-delà des frontières,

Aux peuples étrangers qui donnait le vertige,

Et dont vous usurpez aujourd’hui le prestige,

Elle répond toujours du nom de Robespierre,

Ma France. »

Jean Ferrat, Ma France

Je savais depuis longtemps que les Encyclopédistes et autres philosophes tels Voltaire que l’on appelle « les Lumières » n’étaient pas la tasse de thé de Robespierre, rousseautiste comme tous les vrais révolutionnaires (Marat, Saint-Just, Couthon, etc.). « La plus puissante et la plus illustre [secte], déclara-t-il dans son discours du 18 floréal an II (7 mai 1794), était celle qui fut connue sous le nom d’encyclopédistes. Elle renfermait quelques hommes estimables et un plus grand nombre de charlatans ambitieux. Plusieurs de ces chefs étaient devenus des personnages considérables dans l’Etat : quiconque ignorerait son influence et sa politique, n’aurait pas une idée complète de la préface de notre Révolution. Cette secte, en matière politique, resta toujours au-dessous des droits du peuple : en matière de morale, elle alla beaucoup au-delà de la destruction des préjugés religieux. » Mais c’est la conférence donnée en juin dernier par Marion Sigaut, historienne, sur l’anti-humanisme des Lumières qui a attiré mon attention sur le sujet et m’a donné les éléments pour comprendre cette hostilité.

Les Lumières, dont l’oligarchie nous rebat les oreilles depuis deux siècles, ne sont pas les humanistes que l’on croit ; leur idéal ne fut pas celui de la Révolution, du moins celui des révolutionnaires. C’est donc une maladresse, pour ne pas dire une forfaiture, que d’associer les Lumières et la Révolution, comme d’appeler « philosophes des Lumières » tous les philosophes de cette époque, et « révolutionnaires » tous les acteurs de la Révolution. Outre que ces amalgames empêchent de rien comprendre à cette époque, ils flattent les uns sans raison et relègue les autres, plus méritants, dans l’oubli.

J’ai donc écrit un texte sur le sujet, à la fois résumé et commentaire de ladite conférence. Etant très documenté (de nombreux textes en notes), il est trop long pour être publié ici. En voici néanmoins le lien

http://philippelandeux.hautetfort.com/archive/2012/08/20/l-imposture-des-lumieres.html

Les textes cités font apparaître que les Lumières désiraient jouir tout de suite et le plus possible, sans entrave pour eux et à quelque prix que ce soit pour les autres, pour les pauvres en particulier. S’ils chahutaient les « grands », ils méprisaient le peuple destiné, selon eux, à les servir. Ils dénonçaient à l’occasion de réels abus, mais proposaient, à leur avantage, des solutions pires encore. Ces hommes n’ont jamais mérité du peuple et de l’humanité ! Les droits du citoyen, le bien public, la souveraineté du peuple, la paix sociale, l’indépendance nationale, la justice, l’Egalité, la Liberté, la vertu, la patrie, la postérité… des mots sous leur plume ! des foutaises dans leur esprit !

Ainsi n’ont-ils jamais réclamé l’abolition de l’esclavage, mais seulement la fin de la traite devenue non-rentable. C’est d’ailleurs par l’esclavage (dans une cage de fer et sous les coups) qu’ils voulaient remplacer la peine de mort, et c’est encore à l’esclavage, dans les colonies, qu’ils vouaient les mendiants et les orphelins des hôpitaux. Ils envisageaient aussi de confier les orphelins à des paysans qui leur refuseraient toute tendresse et les soumettraient à leur place au tirage de la milice. Le peuple n’était pas « digne d’être instruit » ! Pour éviter qu’il ne tombe dans la débauche, il fallait supprimer les fêtes de village et inciter voire forcer les paysans à travailler gratos le dimanche après-midi. Ne devaient évidemment avoir le droit de cité que les propriétaires. Enfin, en matière économique, suppression de la police des subsistances, suppression des corporations, « laissez faire, laissez passer », autrement dit, liberté pour les riches d’acheter, d’accaparer, de spéculer, d’affamer le peuple et de le réprimer en cas de révolte. L’aristocratie des riches, voilà ce que prônaient les Lumières ! Voilà quelle fut, sous la Révolution, la ligne des Constituants et des Girondins après eux !

La Constituante (les Lumières appliquées) avait fait semblant d’abolir les privilèges en les décrétant rachetables (nuit du 4 août 1789), elle avait divisé les citoyens en deux classes (actifs et passifs), instauré le suffrage censitaire, exclu les pauvres de la garde soi-disant nationale, adopté la loi martiale, maintenu la peine de mort (Robespierre fut le premier à en réclamer en vain l’abolition), perpétué l’esclavage, dépossédé l’Eglise au profit des bourgeois, restauré un roi parjure, brisé les corporations, interdit les associations d’ouvriers, interdit les pétitions, instauré ce que nous appelons aujourd’hui l’ultra-libéralisme ; bref, elle avait systématiquement favorisé riches et puissants. Les Girondins, quant à eux, défenseurs de la haute bourgeoisie, s’illustrèrent en jetant la France dans une guerre contre toute l’Europe au nom de la Liberté (en réalité pour renflouer les caisses publiques et garnir les coffres privés), et en la précipitant dans la guerre civile. L’Histoire qualifie tous ces braves gens de « modérés » !

C’est Robespierre qui, à la Constituante, avait défendu, souvent seul, les droits de la nation, du peuple, des ouvriers, des pauvres, de la presse, des soldats du rang, du bas clergé, des juifs (23 décembre 1789), des Noirs, etc.. Ce sont les Montagnards (Jacobins) qui supprimèrent la distinction entre citoyens passifs et actifs, abolirent réellement les droits féodaux (17 juillet 1793), armèrent le peuple, assurèrent le pain, gelèrent le prix des denrées et produits de première nécessité, firent la guerre aux sangsues publiques, projetèrent l’institution de l’école gratuite et obligatoire, envisagèrent un système de sécurité sociale, abolirent l’esclavage (4 février 1794), etc., sans parler du fait que c’est eux qui surent mobiliser les forces de la nation pour sauver la patrie que les Girondins orgueilleux et inconséquents avaient mise en danger. C’est la déclaration des droits de 1793, inspirée de celle de Robespierre, plus audacieuse, notamment sur la question de la propriété (garantie par la société et bornée comme tout droit), qui respire l’humanisme. Quoique suspendue aussitôt en raison des circonstances, c’est la Constitution de 1793 (24 juin), pas celle de 1791, que le peuple fit sienne et réclama jusqu’au milieu du XIXe siècle. Ce ne sont pas les Girondins, mais les Jacobins qui, à défaut d’être imités, inspirèrent le peuple dans les grands moments de conquêtes sociales et de résistance nationale (1814, 1871, 1940). Ce ne sont pas les Jacobins, les révolutionnaires, les Rousseau, mais les Girondins, les Constituants, les Encyclopédistes, les Voltaire, en un mot les Lumières qui ouvrirent la voie de l’élitisme crapuleux, du cynisme politique, de l’universalisme utilitaire, de la tartufferie droits-de-l’hommiste, de l’ingérence propre sur elle, du colonialisme, de la guerre impérialiste (de rapine), de l’immigrationnisme (néo-esclavagisme), de l’anti-populisme (euphémisme pour anti-populaire, anti-patriotique, anti-démocratique), de l’européisme, du mondialisme, etc.

Ainsi, quand on parle des Lumières et de la Révolution comme d’un idéal, sans trop connaître ces sujets, à quelle ligne idéologique pense-t-on réellement : à celle des Lumières ou à celle des révolutionnaires ? Qui était réellement humaniste, progressiste et démocrate ? Les révolutionnaires bien sûr, et en premier lieu Robespierre qui formula pour la garde nationale la devise qui est devenue et est encore celle de la « République ».

Ce n’est donc pas rejeter l’idéal des révolutionnaires, considéré à tort comme celui des Lumières, que de démystifier les philosophes dits « des Lumières » eux-mêmes et rétablir la vérité au sujet des uns et des autres ; ce n’est jamais que rendre à César ce qui est à César ; c’est le devoir de tout honnête homme. A qui profite d’ailleurs la confusion qui, soit interdit de creuser le cas des Lumières —et il ne faut pas creuser longtemps pour découvrir la supercherie —, soit empêche de connaître les révolutionnaires dont le discours est encore révolutionnaire à bien des égards ? A qui, si ce n’est aux oligarques qui, à tort ou à raison, se réclament des Lumières pour en imposer au peuple ? Peut-on combattre un système en adoptant ses mythes et sa novlangue ?

C’est pourtant dans ce piège que sont tombés, dernièrement, Jean Pavée et Cyrano. « Que cache le réquisitoire contre Voltaire, si ce n’est la volonté de déconsidérer les Lumières, la République et la France ? » (Jean Pavée, 13 août 2012) « Nous aimons trop la France des Lumières, la Liberté, la vie, le rire, l’amour, l’humour, le vin, la spécificité de nos belles régions, la bonne chair, l’esprit gaulois, pour les abandonner sans combattre à l’islam des ténèbres, sa charia, son obscurantisme, son totalitarisme, son cléricalisme, son racisme, son sexisme, son antisémitisme, son homophobie, sa culture de la mort, ses voiles, son halal, son ramadan obligatoire, son jihad et ses casernes-mosquées. Nous aimons trop la liberté et la France des Lumières pour les abandonner à l’islam des ténèbres. » (Cyrano, 20 août 2012) Ces craintes seraient compréhensibles, ces arguments seraient recevables si les Lumières avaient été les patriotes et les démocrates supposés. Or ce n’est pas le cas. L’idéal invoqué ici n’est pas celui des Lumières à proprement parler.

Pourquoi les Français devraient-ils se sentir agressés quand est renversée une idole qui n’a jamais eu que du mépris pour le peuple ? Pourquoi des démocrates devraient-ils intervenir pour sauver la réputation des zélateurs de l’aristocratie des riches ? Pourquoi des patriotes mêleraient-ils leur cause à celle de « philosophes » qui n’ont jamais regardé les hommes et les nations que comme leurs jouets et leurs faire-valoir ? Il ne faut certes pas créer un vide, mais il faut arrêter de prendre des vessies pour des lanternes. Le peuple français a eu dans son histoire assez d’hommes et de femmes exemplaires pour l’inspirer dans tous les combats sans qu’il ait besoin de s’accrocher aux héros factices que ses ennemis lui fourguent à dessein. La résistance nationale a moins besoin d’un Voltaire que d’un Vercingétorix, d’un Charles Martel, d’une Jeanne d’Arc, d’un Robespierre, d’un Saint-Just, d’un Gambetta, d’un De Gaulle, d’un Jean Moulin, etc.. Dans la circonstance, le bon mot de Voltaire : « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai pour que vous ayez le droit de le dire » est sans doute moins utile que cette maxime de Saint-Just : « Pas de liberté pour les ennemis de la Liberté » ou encore que cet article de la constitution de 1793, adopté le 18 juin (ironie de l’Histoire !) : « Le peuple français ne fait point la paix avec un ennemi qui occupe son territoire ».

Non ! ce n’est pas nous désarmer que de lâcher l’épée en carton que nos ennemis nous ont collée dans les mains. Que les oligarques et les traîtres à la patrie gardent leurs Lumières ; le peuple français est résolu à se sauver lui-même et redevient révolutionnaire.

Philippe Landeux




Clivage gauche-droite : tromperie sur la marchandise !

Je rentre de soirée, arrondi aux entournures, mais assez lucide pour surfer sur Internet et écrire et corriger le présent texte. Et je tombe sur un énième discours parlant d’« extrême gauche », sous-entendu Mélenchon, et d’« extrême droite », sous-entendu Marine Le Pen.

J’ai déjà écrit dans ces colonnes au sujet des notions de Gauche et de Droite, a fortiori au sujet des notions d’extrême Gauche et d’extrême Droite. On ne nous a que trop baladé avec ces étiquettes désormais dépourvues de tout signifiant, sans rapport avec le signifié ! Mettez l’estampille d’un grand cru sur une bouteille de piquette, ce ne sera jamais que de la piquette. Transvasez un grand Bordeaux dans une bouteille de villageoise… les snobs ne verront que de la villageoise là où les pragmatiques fleureront la merveille ! Qu’importe le flacon pourvu que ce soit du bon ! Hé bien ! ce tour de passe-passe a été opéré sur la scène politique. Les choses ont changé du tout au tout mais les appellations sont restées et les « citoyens », esclaves de leurs habitudes, sont trompés sur la marchandise.

J’invite les lecteurs à se reporter à mes précédents articles :

L’échelle politique :

http://ripostelaique.com/lechelle-politique.html

Ne l’appelez plus jamais Gauche :

http://ripostelaique.com/nappelez-plus-jamais-ps-pc-verts-npa-la-gauche-mais-la-gaucherie.html

Nation et patriotisme, des concepts de Gauche :

http://ripostelaique.com/nation-et-patriotisme-des-concepts-de-gauche.html

Immigrationnisme, écologisme, européisme : des idées de Gauche ?

http://ripostelaique.com/immigrationnisme-ecologisme-europeisme-des-idees-de-gauche.html

J’invite à nouveau les lecteurs à se souvenir d’où viennent les notions de Gauche et de Droite, qui les incarna au plus au point, et particulièrement celle de Gauche. Je crois que les valeurs absolues de la Gauche sont celles de la Société dans l’absolu. On ne me contestera sans doute pas que l’Egalité est depuis l’origine la valeur suprême de la Gauche, autrement dit que la valeur suprême de la Gauche se confond avec le Principe fondamental de l’ordre social. Par « Egalité », il faut bien sûr entendre « égalité des citoyens en devoirs et en droits » et non «  égalité des hommes en droits » ce qui n’a concrètement aucun sens. Pourquoi ? Parce que les droits sont la conséquence des devoirs que les citoyens ont mutuellement les uns envers les autres et que des devoirs réciproques génèrent (ou devraient générer) l’égalité en droits. Hors de l’Egalité en devoirs ou en droits, il n’y a égalité ni en devoirs ni en droits ; il n’y a ni Société ni état de droit. Une société inégalitaire n’est pas une société. Il n’y a entre un maître et ses esclaves qu’un rapport de force, comme dans l’état de nature, non un rapport de droit, comme dans l’état de Société.

Il s’ensuit que, si l’Egalité est la pierre angulaire de la notion de Gauche, elle va de pair avec les notions de « nation » (l’ensemble des citoyens nationaux, c’est-à-dire des individus participant à la vie de la cité, égaux en droits économiques et politiques, et ayant le droit de cité), de « patriotisme » (volonté de défendre la cité, c’est-à-dire l’ensemble des égaux qui la constituent) et de « démocratie » (les égaux ou citoyens nationaux étant en corps le souverain). En résumé, la devise de la Gauche authentique et historique est : Egalité, Nation, Patriotisme, Démocratie. Vous ferais-je l’injure de vous rappeler que les notions de Gauche et de Droite viennent de la Révolution ? que la Révolution s’est faite au 14 juillet 1789 (Bastille) comme au 20 septembre 1792 (Valmy) au cri de « Vive la nation ! » ? que le champion de la Gauche d’alors était Robespierre, qu’il était pour le suffrage universel, pour la souveraineté du peuple, en un mot pour la Démocratie ? que le même Robespierre, quoique hostile à l’idée de lancer la France qui n’était pas encore une République dans une guerre contre toute l’Europe (projet de la Cour et des Girondins) saisit plus que tout autre le sens du slogan « la patrie en danger » et mit tout en œuvre, une fois cette guerre déclarée, pour sauver à la fois la France, la République, la Révolution et la Démocratie ? Faut-il rappeler que les révolutionnaires adoptèrent le 18 juin 1793, oui, le 18 juin, le décret suivant : « Le peuple français ne fait point la paix avec un ennemi qui occupe son territoire » (article 121 de la Constitution de 1793). Faut-il rappeler que la Démocratie n’est pas un système dans lequel le peuple élit de soi-disant représentants mais ratifie toutes les lois auxquelles il va devoir se soumettre ? Tel était encore le principe de nos pères qui, en 1793, avaient prévu que les lois formées par l’assemblée des députés ne soient que des projets pendant quarante jours après l’envoi aux Assemblée primaires de la loi proposée (Si, dans la moitié des départements, plus un, le dixième des Assemblées primaires de chacun d’eux, régulièrement formées, n’a pas réclamé, le projet est accepté et devient loi. Art. 59). Faut-il rappeler que, d’après cette même Constitution, charte de la Gauche durant le XIXe siècle, « Le peuple français ne s’immisce point dans le gouvernement des autres nations ; il ne souffre pas que les autres nations s’immiscent dans le sien » (art. 119) ? Est-il besoin de démontrer que des Sans-culottes aux Résistants en passant par les Communards, la Gauche se situa toujours sur cette ligne, que les hommes sur cette ligne étaient de Gauche même s’ils l’ignoraient (Quel plus bel exemple de cette ignorance que de Gaulle dont la vision fut plus de gauche que celle d’un Mitterrand !), que la véritable Gauche fit toujours honneur à la nation parce qu’elle nourrissait le véritable amour du peuple et de l’humanité ?

Mais où se situe cette véritable Gauche aujourd’hui ? Est-elle du côté de Libération et des bobos qui, à l’idée d’une véritable démocratie, parlent de populisme et insultent le peuple chaque fois qu’il s’exprime contrairement à leur souhait ? Qui ne se souvient de ce titre de Libé « Le vote de la honte » à propos du référendum sur les minarets  en Suisse, peut-être la seule démocratie du monde ? Qui a entendu Libé protester quand le Parlement a bafoué en 2008 le référendum de 2005 ? Qui a vu Libé s’indigner que la France s’engage en Libye dans une croisade pour la démocratie comme les Girondins (représentants de la haute bourgeoisie) avaient en leur temps lancé la France dans une croisade pour la Liberté ? Personne n’a vu une telle chose parce que Libé (propriété de Rothschild) n’est pas du côté des principes mais pour le pognon ! Ce torchon n’était-il pas à la veille de nous vendre DSK (ex-patron du Fond Monétaire International, nommé par Sarközy) comme le messi ? Ne cherche-t-il pas à nous persuader, comme l’UMP, le MEDEF, Terra Nova (Think Thank du PS), la LICRA, SOS Racisme et autres officines patentées, que l’invasion migratoire est un bonheur, que le multiculturalisme (?) est une richesse, que le métissage est une obligation, que la France n’est rien et que son anéantissement est une nécessité et une fatalité ? La « Gauche » hollandesque ou mélenchonienne, habillant d’humanisme les volontés du patronat et la plus sordide collaboration, trahissant tous les idéaux authentiquement de Gauche, faisant se retourner dans leur tombe toutes les figures historiques de la Gauche, reniant tous les dogmes de la République française (laïcité, assimilation, méritocratie, fierté nationale, etc.) a-t-elle encore un quelconque rapport avec la Gauche au vrai sens du terme ?

Mais si la Gauche officielle n’est plus la Gauche et ne mérite pas mieux que l’appellation de « gaucherie », si elle ne diffère qu’à la marge de la Droite mondialiste (sarkozyste) quand elle ne ressemble pas comme deux gouttes d’eau à l’extrême Droite (fasciste), si la gaucherie n’est finalement qu’une version édulcorée de la Droite, y a-t-il encore une Gauche ? Certes, aucun parti politique ne peut aujourd’hui apporter l’Egalité, impossible sous Largent. Aucun parti n’est donc absolument de Gauche, car aucun ne remet Largent en cause. Du moins la Gauche est-elle politiquement incarnée par la mouvance qui s’éloigne le moins du logiciel historiquement de Gauche ! Or, quel parti est aujourd’hui attaché aux notions consubstantielles à celle d’Egalité : nation, patriotisme, démocratie ? Qui défend la nation indépendante et souveraine ? Qui porte la fierté d’être français et l’identité de la France ? Qui réclame des référendums ? Qui a relevé le flambeau du jacobinisme ? Poser ces questions, c’est y répondre !

La Gauche et la Droite ne sont pas seulement des étiquettes, ce sont des concepts gravés dans le marbre depuis la Révolution française. Mais ces termes obligent à visualiser une répartition horizontale des partis politiques alors qu’ils renvoient intrinsèquement à un classement vertical. La Gauche, c’est l’absolu de la Société, l’idéal à atteindre, le sommet de l’échelle politique. (C’est d’ailleurs ce qui explique pourquoi la gaucherie tient tant à cette étiquette, comme il est plus malin de faire le mal au nom du bien, la guerre au nom de la paix, de la démocratie ou de la Liberté, les pires saloperies au nom de la justice ou de la vertu, etc.) Tous les degrés inférieurs sont de Droite et les plus éloignés de cet absolu sont par conséquent l’extrême de Droite. Toutes ces tendances existent aujourd’hui mais il ne faut plus se fier aux panneaux pour les reconnaître. Prendre pour argent comptant les indications validées par le système médiatique qui vise à la désinformation, c’est tomber dans le piège et cautionner la tromperie. Si le mensonge est partout, jusque dans nos assiettes, comment pourrait-il ne pas être là aussi ? Dans ces conditions, il faut se fier à son instinct, ce même instinct de conservation qui est à l’origine de la Société. S’il dit que la Gauche est du côté de ce que le système s’acharne à qualifier d’« extrême Droite » et que toute autre direction semble suicidaire (individuellement et collectivement), alors il n’y a pas à balancer. Au diable les sophismes des traîtres et des crétins. Bâbord toute ! 

De Munich à Montoire !

Philippe Landeux

http://philippelandeux.hautetfort.com/

 




Abattage rituel : Réclamer le respect de la loi pour tous est-il antisémite ?

 Premier article de Philippe Landeux :

http://ripostelaique.com/halal-casher-les-choses-sont-simples.html

Réponse de Victor Perez :

http://victor-perez.blogspot.com/2012/03/quand-riposte-laique-se-fourvoie.html

 Monsieur Victor Perez,

La manière dont vous travestissez mes propos et le fond de ma pensée est tout simplement scandaleuse. Les procédés que vous utilisez sont aussi malhonnêtes que le but que vous poursuivez est ignoble. Mais on vous voit venir avec vos gros sabots. Vous établissez des distinctions que je ne fais pas pour faire croire que je m’en prends aux Juifs en tant que tels et en particulier et pouvoir ainsi m’accuser d’antisémitisme. Vous réécrivez mon texte à votre convenance, vous osez même mettre des guillemets à des expressions qui sont vôtres, et vous parler de mystification de ma part alors que c’est vous qui mystifiez le lecteur. Alors que je me place au niveau des principes (républicains et français) et de l’intérêt général, vous n’avez de cesse de noyer le poisson pour défendre « votre boutique ». Cette attitude mesquine, partisane et caricaturale est précisément celle que j’ai anticipée et que je déplore.

Apprenez, monsieur, que les postulats que j’ai posés ne sont en rien des convictions ou des croyances personnelles : ce sont les principes de la République ; ils figurent dans la Constitution. Ils sont la loi commune et je dirais même qu’ils relèvent du bon sens. Je m’élève donc contre tout ce qui, pour quelque raison que ce soit, y contrevient, et ce n’est pas ma faute si, en matière d’abatage, le casher et le halal sont tous les deux dans ce cas, les dérogations dont ils bénéficient étant par nature des soustractions à la loi commune. Le halal ou le casher ne sont que des cas particuliers du problème général des accommodements raisonnables qui peuvent avoir une infinité de motifs (politiques, religieux, raciaux, sexuels, économiques, etc.) et ouvrent la porte au lobbyisme et au communautarisme. Par définition, qui n’est pas dans la loi est hors la loi, voire au-dessus de la loi. C’est une hérésie ! Je la dénonce. Vous la justifiez. Je défends l’unité de la République française et le principe de la loi égale pour tous les citoyens. Vous les combattez. Au nom de quoi ? Dans quel but ?

Pour dénoncer vos impostures, qu’il me suffise de rappeler la conclusion de mon article :

« Il ne suffit pas d’étiqueter la viande halal ou casher : il faut proscrire le halal et le casher tant qu’ils impliqueront une forme d’abattage contraire à la loi et relèveront du communautarisme. L’étiquetage n’a de raison d’être que s’ils se conforment enfin au normes d’abatage, car alors, il restera encore le problème du choix pour le consommateur et la question de la taxe que les citoyens n’ont pas à payer contre leur gré. »

Quiconque est de bonne foi voit bien que je ne distingue pas plus les religions que je ne les attaque dans leur essence, que je raisonne en législateur impartial soucieux du bien public et du devenir de la communauté nationale.

Mais je n’ai pas l’habitude de répondre sans mettre sous les yeux du lecteur le texte auquel je réponds. Après des remarques générales, je passe à la critique point par point.

Et d’abord, le titre : « Quand Riposte Laïque se fourvoie »

Défendre la loi, l’Egalité, la laïcité et les droits de tous les citoyens serait donc se « fourvoyer ». Se « fourvoyer » dans quoi, au fait ? Quelle cause faudrait-il mettre au-dessus de celle de la République pour mériter vos louanges ? Quoi qu’il en soit, ce n’est pas se « fourvoyer », pour un républicain français, que de refuser les accommodements « raisonnables » et ne pas baisser son froc devant les communautaristes de tous poils. C’est tout le contraire.

M. Pérez : « L’Association française Riposte Laïque est née avec l’islamisation forcenée de la France. Les problèmes du voile, de la burqa, de la mixité ou encore parmi tant d’autres les prières dans les rues les vendredis ont fait son succès et sa raison d’être. Une réussite qui autorise cependant certains de ses rédacteurs à commettre des abus en plaçant, sans aucun discernement, toutes les religions dans le même sac. C’est ainsi que le Judaïsme est souvent attaqué dans ses colonnes alors que jamais cette communauté n’a été un quelconque problème pour les autorités ni pour les citoyens de fois différentes. A quelque niveau que cela soit ! Ni en France, ni ailleurs ! »

« Certains de ses rédacteurs », dont moi, évidemment. Je mettrais donc, « sans aucun discernement, toutes les religions dans le même sac ». En parlant d’un problème particulier, celui de l’abatage des animaux qui, à quelque chose prêt, se pratique de la même manière selon les rites judaïque et islamique, je n’ai en rien mis de manière générale ces deux religions dans le même sac. Il se trouve néanmoins qu’elles ont un point commun qui, aujourd’hui, pose problème au regard de la loi. Faudrait-il taire ce problème sous prétexte qu’il touche à des religions et au judaïsme en particulier ? En France, la loi est au-dessus des prescriptions religieuses. S’il n’est pas criminel de le rappeler, que veulent ceux qui le contestent ? Par ailleurs, je note qu’en me reprochant de mettre soi-disant ces deux religions dans le même sac, vous insinuez clairement, M. Perez, que toutes les religions ne se valent pas, ce qui n’est pas sans rappeler une récente polémique.

M. Pérez : « Philippe Landeux a écrit un article de trop intitulé « Halal, casher : les choses sont simples » car basées selon lui sur quatre “vérités” forcément élémentaires. »

« selon lui ». Je me suis déjà exprimé sur l’astuce consistant à présenter les postulats que je pose comme des idées personnelles alors qu’elles sont contenues dans l’article premier de la Constitution et que, pour le dernier, il est bien le droit élémentaire des consommateurs. Vous qui me lisez, considérez-vous que vous avez le droit, en tant que consommateur, de savoir ce que vous achetez ? Sans doute. Nous sommes donc au moins plusieurs à le penser et je suis bien certain que ce droit doit être écrit quelque part, ne vous en déplaise, M. Pérez !

M. Pérez : « La première d’entre elles rappelle que « La République française est une et indivisible : la loi est la même pour tous, chacun est soumis à la loi commune ». Ainsi, il nous dira que manger Casher (et Hallal évidemment) c’est contrevenir aux lois françaises et européennes car utilisant « les dérogations communautaristes qui ont été accordées, en 1993, (et qui) sont contraires à l’esprit de la République française ». De surcroît, les Juifs (pour ne parler ici que de ceux-ci) par leur exigence religieuse se stigmatisent car ils « créent (…) des catégories à part de citoyens ». »

Faut-il être un salaud pour affirmer que la loi est (ou devrait être) la même pour tous ! Faut-il être insensé pour déduire que des dérogations sont par nature des entorses à la loi et conduisent au communautarisme ! Mea culpa ! Mais admirez surtout le tour de passe-passe ! Alors que je parle de manière générale pour mettre en garde contre les conséquences des dérogations, vous fixez votre attention sur les Juifs pour ensuite laisser entendre qu’ils sont l’objet de ma haine.

M. Pérez : « La première des ‘’vérités’’ de Landeux affirme donc que les Juifs, bien que très respectueux des lois jusqu’à preuve du contraire, ne s’intègrent pas dans la société française pour cause de religion différente de leur environnement. Prétexte tant usé par ceux qui les ont meurtris au fil des siècles passés ! Philippe Landeux se languit-il de ce triste passé ? »

Quelle perfidie ! Quelle malhonnêteté ! Quelle bassesse ! Vous êtes à deux doigts de me faire le coup éculé des heures les plus sombres de notre histoire et de me traiter de nazi alors que je rappelle simplement un principe de base et invite à ne pas s’en écarter en raison des conséquences que cela peut avoir. Je remarque que vous n’osez pas contester ouvertement ce principe : vous l’évacuez en ergotant. Vous êtes à côté de la question parce que votre position est indéfendable. Comme je le dis, on ne peut objecter que des sophismes et à chercher à en imposer en renversant les rôles.

M. Pérez : « Sa seconde conviction proclame : « La République française est un état laïque : la loi commune est au-dessus des prescriptions religieuses ». Défendre en conséquence « l’abattage sans étourdissement » c’est être « des fauteurs de trouble et des ennemis de la République ». Chacun jugera de la pertinence d’une telle affirmation à l’égard de la communauté juive française, installée dans ce pays depuis le premier siècle de l’ère commune, ce qui en fait l’une des plus anciennes communautés juives d’Europe occidentale. »

Je vous sais gré d’avoir, pour une fois, cité le postulat avec exactitude. Malheureusement, vos raccourcis quant aux conclusions que j’en tire me prêtent une fois de plus des sentiments et des intentions que je n’ai pas. Voici ce que je dis : « En défendant le casher et le halal, du moins l’abattage sans étourdissement, juifs, musulmans et leurs valets placent au-dessus de la loi commune les prescriptions ou traditions juives et islamiques. Ceci est contraire à la laïcité. Sur le principe, de telles prétentions qui pourraient avoir des prétextes autres que religieux débouchent sur le communautarisme et sont contraires à l’égalité des citoyens devant la loi et à l’unité de la République. Ceux qui soutiennent de telles prétentions sont, par conséquent, des fauteurs de trouble et des ennemis de la République. » Il vous a semble-t-il échappé que je ne focalise pas sur le casher encore moins sur les juifs mais sur le principe des exceptions à la loi commune qui débouchent sur le communautarisme. Je n’évoque le halal et le casher que comme exemples. Il y en a bien d’autres sans rapport avec la religion et tout aussi funestes. Car où va-t-on si la loi n’est plus la même pour tous, si ce n’est vers l’explosion de la France et à terme la guerre civile ? Est-ce cela que vous voulez ? C’est pourtant vers cela que conduit insensiblement le genre de discours que vous tenez. Il m’a suffit d’évoquer un aspect insignifiant de votre religion pour que, de suite, vous montiez sur vos grands chevaux ! De quoi s’agit-il ? D’étourdir les animaux avant de les abattre, par égard pour eux et conformément à la loi, et d’informer les consommateurs sur le caractère religieux de la viande afin qu’ils aient le choix d’en consommer ou non. Quoi de plus légitime ?

M. Pérez : « Après avoir considéré les Juifs comme ne s’intégrant pas et étant hostiles à la République, l’auteur lâche sa troisième croyance. A savoir un énorme mensonge : « les citoyens qui n’adhèrent (pas) au culte judaïque sont non seulement trompés sur la marchandise mais contribuent sans le savoir au financement d’un culte ». Ce qui est FAUX. Seules les boucheries affichant par un panneau la cacherout de leur étal reversent la taxe, prélevée sur leurs consommateurs, aux différents organismes de la communauté juive. Aucun acheteur des parties de l’animal abattu selon l’usage casher qui se retrouvent dans les réseaux de distributions classiques n’est astreint à cette taxe. En revanche, ils ont le plaisir de manger une viande d’un animal qui a été contrôlé sur le plan sanitaire comme saine car toute bête malade ou ayant une telle apparence est rejetée par le rabbinat. »

Vous ne pouvez pas vous en empêcher, il faut que vous déformiez tout. Tout d’abord, le troisième postulats est que « La République française ne salarie aucun culte : les citoyens sont libres de financer le culte de leur choix ». Ainsi, vous présentez comme le postulat une phrase qui est en réalité tirée de l’analyse des conséquences de l’absence d’étiquetage de la viande, phrase qui, en outre, ne concerne pas spécialement le casher. Je veux bien admettre que sur la question de la taxe, il y ait une différence entre le casher et le halal. Or c’est précisément et à l’évidence ce dernier que j’avais en tête, ce qui prouve à quel point votre judéo-centrisme vous porte à me faire un procès de mauvaises intentions. Quant au coup : ils ne savent pas qu’ils mangent casher, mais ils ont « le plaisir » de manger de la bonne viande, c’est vraiment du foutage de gueule !

M. Pérez : « Sa quatrième conviction assure que « Les consommateurs ont le droit de savoir ce qu’ils achètent ». En conséquence, l’opposition à la certification de toutes les parties a comme seul objectif celui de « tromper les autres consommateurs et les taxer à leur insu ». La ‘’réputation’’ du Juif sera là, bien sûr incognito, pour corroborer cette assertion. Le Juif menteur et voleur ! »

A vouloir tout réduire à de l’antisémitisme, vous devenez ridicule. Si l’on met de côté le casher pour la question de la taxe, il reste que la taxe sur le halal est bel et bien payée par tous les consommateurs à leur insu. Par ailleurs, l’absence d’étiquetage dans la filière normale conduit fatalement à servir aux consommateurs, sans qu’ils le sachent, donc potentiellement contre leur gré, de la viande abattue rituellement, de sorte qu’ils cautionnent à la fois une religion et un mode d’abatage. Si la viande était dûment renseignée, il est évident que des consommateurs refuseraient d’acheter halal ou casher. Dès lors, juifs et musulmans seraient les seuls consommateurs de viande halal ou casher, du moins les principaux, et tout le coût serait reporté sur eux. Ceci serait d’autant plus vrai pour le casher puisque vous avez dit que seule une partie de l’animal est casher. Mais la forme d’abatage concerne l’animal tout entier. Il s’ensuit que la viande casher serait plus chère qu’elle ne l’est aujourd’hui si les consommateurs de viande casher devaient payer aussi pour les parties qu’ils ne consomment pas et que personne d’autre ne consommerait, car c’est évidemment sur eux que la perte serait reportée, au moins en partie. La dissimulation est immorale et, en ce bas monde, l’argent est roi. Qu’il n’y ait pas un rapport entre les deux serait surprenant. Mais, pour ce qui est de l’aspect financier du problème, et quoique vous focalisiez sur les juifs, j’avais également en tête la question des abattoirs. De plus en plus d’entre eux se mettent au halal pour éviter de se mettre aux normes ou pour se simplifier la vie, donc pour des questions d’argent. Mais leurs profits riment avec tromperie. Ils font leurs choux gras sur l’ignorance des consommateurs. L’étiquetage obligatoire les ruinerait et cette exigence a mis à jour le pot aux roses.

M. Pérez : « Au final, suite à la lecture de cet article, on apprend que le Juif se ‘’ghettoïse’’, est ‘’ennemi’’ de la République car demeurant juif, se fait financer son culte subrepticement et se bat pour empêcher toute modification de l’usage courant pour pouvoir continuer à ‘’tromper et voler’’ ses concitoyens ! De quoi dénoncer fortement l’auteur de tels mensonges envers une communauté qui n’a rien à se reprocher sauf, évidemment, son Judaïsme. Ces mystifications ne sont-elles là que pour mieux pourfendre l’Islam et servir de justification à tous reproches ? »

C’est vous qui ne parlez que des juifs. J’ai posé les principes, exposé les conséquences logiques de manière générale et relativement au halal et au casher. J’ai dénoncé des pratiques, pas attaqué des personnes. J’appelle tous les citoyens français à se réunir sous la loi commune, à proscrire les exceptions flatteuses mais scandaleuses qui sont autant de discriminations et de stigmatisations. J’invite en particulier ceux qui bénéficient de ces exceptions à prendre conscience qu’elles sont un piège et un danger. Vous faites semblant de ne pas comprendre, libre à vous. Mais arrêtez vos salades. Ne m’imputez pas votre délire.

Je ne tourne pas autour du pot ; j’appelle un chat « un chat ». Quand je vois un problème, je le dis. Quand ce problème est lié à l’islam, je le dis. Quand il est lié au judaïsme, je le dis aussi. Quand un problème se rencontre aussi bien dans l’islam et que dans le judaïsme, je le dis encore. Quel genre d’homme serais-je si je me taisais ou parlais à moitié ? Alors, non ! je ne parle pas du cascher pour mieux « pourfendre » l’islam. Je ne parle d’ailleurs ni du judaïsme ni de l’islam, mais des questions particulières du casher et du halal qui, dans les conditions actuelles, sont également problématiques.

M. Pérez : « Quoiqu’il en soit, cette ‘’certification’’ exigée ici par des détours peu louables se réclame au final d’un combat peu digne. La preuve n’est autre que ‘’l’amour immodéré’’ de Philippe Landeux envers les seuls animaux égorgés par des rites ‘’sauvages et barbares’’. D’où son exigence qu’ils soient assommés auparavant. Par contre, il ne dira mot, n’aura pas de compassion, n’exigera point que soient assommés tous les autres animaux dont le judaïsme interdit leur consommation et dont les athées sont friands. Telles les grenouilles lesquelles leurs cuisses sont sectionnées sans être assommées auparavant. Les homards prennent eux des coups de chaleur lorsque vivants ils sont cuits sur les fourneaux jusqu’à ce que mort s’ensuive. Ou encore, sans être exhaustif, les huitres et les moules qui sont consommées vivantes et agonisent lentement sur les étals des poissonniers montrant ainsi leurs fraicheurs. Ces animaux, parmi de nombreux autres, n’ont pas trouvé en la personne de Philippe Landeux de défenseur car ignorés par la religion juive. Cela parle par lui-même ! »

« Des détours peu louables ». Invoquer la Constitution, vous appelez cela des détours peu louables. Croyez-vous vraiment que les lecteurs qui auront pris la peine de comparer vos dires à mon texte original seront dupes de vos manipulations ? Croyez-vous, même, que la partialité de votre texte et la nullité de vos arguments ne suffisent pas à en révéler toute la tartufferie ? Tout est bon pour vous pour détourner l’attention du nœud de la question. Votre dernier subterfuge est de prétendre que je parle des animaux, alors que c’est précisément un débat dans lequel je ne suis pas entré. Apprenez, au passage, que les grenouilles sont elles aussi endormies. Un reportage est passé il y a quelques jours dans M6 Mag sur le sujet. Quant aux homards, aux huîtres, aux moules, je ne sais pas, je ne crois pas effectivement, mais ce n’est pas le sujet. Le sujet, c’est : « le halal et le casher, tels qu’ils sont pratiqués aujourd’hui, sont-ils conformes à la loi commune ». La réponse est non. Cela pose de multiples problèmes. Il faut y remédier. Tout le reste est du contorsionnisme.

M. Pérez : « Au-delà de ce triste constat, il est malheureux de voir Riposte Laïque accoler le Judaïsme à tout problème avec l’Islam. Comme pour se dédouaner de tous racisme envers cette religion dont il est difficile, effectivement, d’affirmer son intégration dans la République et son amour envers celle-ci. A trop vouloir combattre ses abus cette association par de telle diffusion plus que douteuse en vient à se déconsidérer et à épouser, mais s’en rend-elle compte, une lutte au goût rancie. »

Je ne sais pas si Riposte Laïque « accole le Judaïsme à tout problème avec l’Islam ». Je ne le crois pas, car cela n’a aucun sens. Ce n’est pas non plus ce que je fais. Pour autant, il n’y a aucune raison de mettre de côté un problème lié au judaïsme dès lors que l’on dénonce un problème de la même nature lié à l’islam. Il n’y a pas deux poids, deux mesures. Et quand des pratiques relèvent exclusivement de l’islam, elles doivent être dénoncées avec autant de véhémence en dépit des sophistes qui ne manquent jamais de hurler à la « stigmatisation » et à « l’islamophobie ». Alors le judaïsme est étranger à l’affaire et je ne vois ni pourquoi ni comment l’y mêler. Hurler l’antisémitisme (vous n’avez pas prononcé le mot, mais l’avez fortement pensé) quand le cas inverse se présente est tout aussi démagogique.

Je ne suis ni contre le judaïsme, ni contre l’islam, mais pour la République française, une et indivisible, égalitaire, démocratique et laïque.

Bref, je renvois tout un chacun à la lecture de mon article dont je ne retire pas un mot.

Philippe Landeux




Halal, casher : les choses sont simples

1) La République française est une et indivisible : la loi est la même pour tous, chacun est soumis à la loi commune.

Le casher et le halal contreviennent aux lois françaises (et même européennes) sur l’abattage des animaux qui, depuis 1974 (!), doivent être préalablement étourdis. Les dérogations communautaristes qui ont été accordées, en 1993, sont contraires à l’esprit de la République française. La stigmatisation n’est pas dans la dénonciation de ces abus, mais dans les exceptions faites par la loi elle-même. Ce n’est pas celui qui exige que tout le monde observe la loi commune qui stigmatise, mais ceux qui, pour des raisons religieuses ou autres, y soustraient telle catégorie de la population et créent donc des catégories à part de citoyens.

2) La République française est un état laïque : la loi commune est au-dessus des prescriptions religieuses. En outre, la laïcité à la française n’est pas la tolérance de tout, même du fanatisme, mais la discrétion pour tous, même pour les athées.

En défendant le casher et le halal, du moins l’abattage sans étourdissement, Juifs, Musulmans et leurs valets placent au-dessus de la loi commune les prescriptions ou traditions juives et islamiques. Ceci est contraire à la laïcité. Sur le principe, de telles prétentions qui pourraient avoir des prétextes autres que religieux débouchent sur le communautarisme et sont contraires à l’égalité des citoyens devant la loi et à l’unité de la République. Ceux qui soutiennent de telles prétentions sont, par /conséquent, des fauteurs de trouble et des ennemis de la République. 

3) La République française ne salarie aucun culte : les citoyens sont libres de financer le culte de leur choix.

La viande halal et casher est l’objet d’une taxe pour le consommateur. Or une partie des animaux destinés au halal et au casher est écoulée dans la filière normale. En l’absence d’étiquetage, les citoyens qui n’adhèrent ni au culte islamique ni au culte judaïque sont non seulement trompés sur la marchandise mais contribuent sans le savoir au financement d’un culte. De plus, dans les conditions actuelles d’abatage, ils cautionnent malgré eux des pratiques qu’ils réprouvent.  

4) Les consommateurs ont le droit de savoir ce qu’ils achètent.

Ce principe est valable dans tous les domaines. Il est pour ainsi dire vital en matière alimentaire. Si les consommateurs ont le droit de savoir ce qu’ils achètent, ils ont plus encore celui de savoir ce qu’ils mangent. L’opposition à l’étiquetage de la viande ou de tout autre produit repose nécessairement sur des sophismes. Prétendre que l’étiquetage de la viande halal ou casher « stigmatiserait» les Musulmans et les Juifs est plus qu’absurde, c’est une escroquerie. La viande destinée aux Juifs et aux Musulmans est certifiée et il faut croire qu’ils ne ressentent pas cela comme une stigmatisation. Pourquoi toutes les parties des animaux ne sont-elles pas certifiées de même si ce n’est pour tromper les autres consommateurs et les taxer à leur insu ? Certains ont l’art de renverser les rôles pour être toujours du bon côté du manche ! Il s’agit ici de respecter les droits de tous les citoyens. En quoi cela stigmatise-t-il les Juifs et les Musulmans ? Ceux qui hurlent sans cesse à la stigmatisation se stigmatisent tout seuls !

CONCLUSION

Il ne suffit pas d’étiqueter la viande halal ou casher : il faut proscrire le halal et le casher tant qu’ils impliqueront une forme d’abattage contraire à la loi et relèveront du communautarisme. L’étiquetage n’a de raison d’être que s’il se conforme enfin au normes d’abattage, car alors, il restera encore le problème du choix pour le consommateur et la question de la taxe que les citoyens n’ont pas à payer contre leur gré.

Philippe Landeux




Fondements philosophiques de la démocratie

Les Citoyens sont des individus qui s’associent pour être en Sécurité. Or il n’y a pas plus de Sécurité sans Liberté que de Liberté sans Egalité. L’association est nécessairement libre, c’est-à-dire consentie. Il faut être consentant pour faire partie de l’association dont les membres doivent eux aussi consentir à chaque nouvelle adhésion. Les conditions d’adhésion et d’appartenance, pour être dans l’intérêt de tous, sont égales pour tous et acceptées par chacun. Il s’ensuit que les lois ultérieurement adoptées ne peuvent remettre en cause le pacte fondamental (Contrat social) et doivent elles aussi être approuvées par les Citoyens, à l’unanimité en théorie, à la majorité absolue (des suffrages exprimés) en pratique, car l’unanimité ne peut jamais être atteinte. A défaut d’être tous favorables à une loi particulière, tous les Citoyens doivent être consultés à son sujet pour avoir l’opportunité de la faire rejeter. Le consentement individuel à chaque loi est dans l’acceptation par tous du principe de la majorité, lequel suppose la consultation. Peu importe de qui émane une proposition de loi (peuple, parlement, président, etc.) : elle n’en devient une que si elle est effectivement soumise à l’approbation de tous les Citoyens et entérinée librement par la majorité d’entre eux. Dans le cas contraire, une « loi » n’a aucune légitimité, elle n’a d’une loi que le nom : ce n’est qu’un diktat et un abus de langage.

Ceci étant, s’il importe peu de savoir qui est à l’origine d’une loi adoptée en bonne et due forme, il est important que tous les Citoyens aient le droit d’en proposer et puissent donc provoquer des référendums selon des modalités fixées par la loi (en l’occurrence par la Constitution), lesquelles doivent être suffisamment souples pour ne pas empêcher de fait les référendums « d’initiative populaire » et annihiler par des dispositions astucieuses un principe reconnu. Le droit de proposer des lois (donc des référendums) ne peut être la prérogative exclusive d’une portion de Citoyens qui, pour servir ses intérêts particuliers ou satisfaire des idées propres, pourrait ne jamais soumettre à l’ensemble des Citoyens les propositions que ces derniers attendent et leur interdirait de renverser ce qu’elle a fait, avec leur accord, mais par surprise ou tromperie. Un peuple ne saurait être vraiment libre sans être entièrement maître de ses lois.

Mais l’égalité des Citoyens dans le droit de concourir à la formation des lois (droit de cité) est impossible ou illusoire si l’inégalité règne par ailleurs, comme c’est fatalement le cas dans un système monétaire dans lequel la plupart des droits, dont les plus vitaux, dépendent de la monnaie. Or il y a nécessairement des riches et des pauvres sous Largent, du simple fait que la monnaie circule selon le jeu arbitraire des valeurs et ne peut se répartir également. Par suite, les riches qui ont le pouvoir économique exercent le pouvoir politique ou le confisquent sans peine. Les droits économiques (pouvoir d’achat) donnent du poids politique. L’égalité politique est donc impossible ou illusoire dans un système monétaire. Si un peuple arrive par miracle à l’établir, c’est-à-dire à annuler l’influence de la richesse dans les décisions politiques, il pourra détruire certains abus, mais ne corrigera pas le principal : les riches demeureront riches, et les pauvres, pauvres. La belle affaire ! A moins de renverser Largent, ce à quoi la focalisation sur l’humain ne prédispose pas, ce système (parfait sur le papier) ne changera fondamentalement rien et sera en permanence sous la menace des riches qui ont les moyens de tout corrompre et se ressaisiront tôt ou tard du pouvoir politique s’ils ne se contentent pas de tirer les ficelles.

Des lois ratifiées par le peuple souverain, composé de Citoyens égaux en devoirs et en droits, tant sur le plan politique qu’économique, c’est cela, tout cela et rien que cela la Démocratie.

Philippe Landeux

Pour approfondir les questions de Peuple, Citoyenneté et Nationalité, voir : Réflexion sur la Citoyenneté

http://philippelandeux.hautetfort.com/archive/2012/02/15/reflexion-sur-la-citoyennete.html

 




Les néo-négriers d’une fausse gauche immigrationniste

Cela fait près de trente ans que l’oligarchie organise l’invasion migratoire de notre pays en la justifiant qui par des nécessités économiques, au nom de Largent en dernière analyse, qui par humanité, au nom d’une conception démagogique et suicidaire des droits.

Cette politique a été amorcée par le grand patronat et cautionnée par leur relais politiques pour soi-disant pallier un manque de main d’œuvre. En plus, les immigrés travaillent vachement bien ! Cela n’avait donc évidemment rien à voir avec le fait qu’ils étaient parqués, corvéables à merci, sous-payés, en un mot exploités comme jamais n’auraient pu l’être des Français. Quelle idée de croire que le profit était la véritable motivation ! Au pays des droits de l’Homme, c’est bien connu, les patrons sont philanthropes. Ils aiment tellement les immigrés, qu’ils ont permis à leurs familles de venir. Là encore, il faudrait être tordu pour croire que cette mesure, qui leur évitait la peine d’aller les chercher au bled, était destinée à leur mettre le troupeau sous la main !

 

Le cirque durait depuis deux décennies quand, soudain, les socialistes arrivés au pouvoir par miracle, mais en perte de vitesse, s’entichèrent des malheureux immigrés et mirent au point un étrange discours antiraciste (avec Julien Dray) et anti-français (avec BHL). Sous prétexte de combattre le « racisme » (qu’ils se gardèrent bien de définir afin d’élargir cette notion à l’infini), ils s’érigèrent en défenseurs exclusifs et inconditionnels des arabo-africains ; ils traitèrent systématiquement ces derniers, même nés en France, en immigrés, jamais en Français ; ils abolirent la politique d’assimilation et firent passer pour une monstruosité la volonté de les assimiler, c’est-à-dire d’exiger d’eux qu’ils renoncent, pour être réellement français et considérés comme tels, à certaines coutumes étrangères (notamment au niveau des prénoms et des vêtements) ; ils les encouragèrent à cultiver la fierté de leurs origines et à s’enfermer dans une identité étrangère. Dans le même temps, ils interdirent aux Français, sous peine d’être traités de fascistes, de nourrir et surtout d’exprimer le moindre sentiment patriotique. En faisant de la lutte obsessionnelle contre le racisme une priorité nationale, ils avaient élevé la France au rang de pays raciste et voué le peuple français aux gémonies. Bref, ils avaient porté les bons immigrés à haïr les méchants Français et contraint ces derniers, qui sont pourtant chez eux, à faire profil bas. Bien sûr, rien à voir, là non plus, avec d’obscurs calculs ! Il est impensable que les amis autoproclamés des immigrés, chevaliers des droits de l’Homme, aient seulement cherché à engranger des électeurs (Français terrorisés par le spectre du fascisme et « immigrés » reconnaissants pour tant de compassion). Qu’ils soient devenus les chantres de l’immigration tous azimuts, les défenseurs des « sans papiers » et les partisans du droit de vote des étrangers n’est évidemment qu’une coïncidence.

Mais la gaucherie, qui n’a de « Gauche » que l’étiquette, n’a pas que du cœur, elle a aussi une tête. Elle prend très au sérieux les questions économiques qu’elle aborde toujours, bizarrement, avec le point de vue du patronat et au nom de Largent. Sans doute est-ce fortuit si la défense des immigrés présents est aussitôt allée de pair avec l’interdiction morale de parler du phénomène migratoire et de vouloir gérer l’immigration de plus en plus massive. A la rigueur, on peut admettre que dénoncer les atteintes aux personnes d’origine étrangère ait été une réaction de justice, quoique les droits des Français n’aient jamais pesé bien lourd dans la balance. Mais favoriser l’immigration elle-même est sans rapport et avait nécessairement d’autres motifs.

 

Tout d’abord, il était mathématique que l’exaltation de l’Autre et la négation des nations ouvrent grand la porte à l’immigration. Il fallait donc s’y attendre et des mauvaises langues pourraient dire que cela était voulu. Ensuite, il est étonnant que la gaucherie ait non seulement nié les problèmes manifestes induits par l’immigration (dans tous les domaines : emploi, salaires, instruction, insécurité, logement, finances, identité, moral, etc.) mais en ait tiré prétexte à la fois pour accabler un peu plus les Français légitimement mécontents et faire plus que jamais l’apologie de l’immigration. Pour qui roulait-elle ? A qui profitait le crime que les naïfs pouvaient prendre pour une maladresse du bon cœur ? Pas aux Français. Pas aux immigrés. Aux patrons et à eux seuls. La « libre circulation des personnes » est la traduction en politiquement correct de la « libre exploitation des travailleurs ».

 

Il est donc clair que la gaucherie sert par ses sophismes et ses impudences les intérêts exclusifs du patronat auquel elle apporte sur un plateau, mieux que dans ses rêves les plus fous, une main d’œuvre bon marché. Les conséquences pour la France, elle s’en fout. Elle a prouvé par ses discours que les Français, eux, peuvent crever et même qu’elle veut leur mort. Ce n’est ni par hasard qu’elle insulte ceux qui sont encore debout ni par étourderie qu’elle abreuve les autres de contradictions insoutenables. Faut-il qu’elle nous prenne tous pour des cons en faisant du racisme un délit alors qu’elle nie l’existence des races, en louant un jour la diversité, le lendemain le métissage, en prônant un jour le respect des différences, en vitupérant le lendemain contre la stigmatisation et les discriminations, en appelant au « vivre ensemble » après avoir tout communautarisé, en se pâmant devant les cultures du monde tout en crachant sur l’identité française, en bouffant du curé tout en goûtant le halal, en dénonçant la colonisation française tout en organisant la colonisation de la France, bref, car la liste est longue, en étant systématiquement dans le deux poids, deux mesures, en disant tout et son contraire, en appliquant aux Français et aux étrangers des principes diamétralement opposés.

 

Quiconque a échappé à cette entreprise de lobotomisation s’aperçoit que la droite mondialiste et la gaucherie (droite mondialiste sous un pseudo vernis de gauche, aujourd’hui, l’ensemble des partis dits « de gauche ») se sont partagés les rôles, genre bon flic, méchant flic. Ce sont les deux faces d’une même pièce. Elles transpirent le même mépris pour les êtres humains ; elles communient dans la haine des nations et des peuples. Elles avancent sous des couleurs différentes, mais elles marchent au même but : le mondialisme. Elles font mine de se combattre pour se partager les combattants et être sûres de l’emporter. Et elles ont compris que l’immigration serait un formidable instrument, utile sur tous les plans (économique et politique), qu’il fallait juste un baratin d’enfer pour faire croire au peuple qu’elle est une nécessité, un bienfait voire une fatalité.

 

Mais qu’est-ce que l’immigration massive, telle qu’elle est organisée, si l’on arrête de se payer de mots. Pour le pays d’accueil, c’est une invasion sur un mode inédit dans l’histoire. Pour le pays de départ, c’est une saignée de ses forces vives. Pour les migrants, c’est une drame. Dans tous les cas, l’immigration ou l’émigration, selon le pays où l’on se place, est organisée, voulue, permise et favorisée par les élites occidentales. En Occident, ce sont elles qui font les lois contre leurs propres peuples pour permettre l’immigration (ce qui ne veut pas dire assurer le bien-être des immigrés, au contraire). En Afrique (noire ou du nord), ce sont elles qui, malgré la décolonisation officielle, tirent encore les ficelles. Ce sont elles qui font ou renversent les gouvernements au gré de leurs intérêts, qui tiennent les grandes entreprises, qui vampirisent les ressources et maintiennent les habitants dans la misère, soit pour les exploiter sur place, soit pour les pousser à émigrer, ce à quoi beaucoup se résignent. Ni fusil ni fouet. Ceux qui succombent aux sirènes occidentales payent même le voyage. Mais au bout de la route, souvent périlleuse, désillusion brutale. Ils sont là pour trimer — « comme des Nègres » ou « au noir ». Ce ne sont que des instruments économiques et politiques. Pas des hommes : des variables (pour les patrons) et des faire-valoir (pour la gaucherie). Ainsi, à la déportation forcée a succédé l’émigration « volontaire ». Aux bateaux à voiles ont succédé les bateaux à moteur. A l’Amérique a succédé l’Europe. A l’esclavage a succédé l’exploitation. Les procédés d’enlèvement, le circuit, la forme et le discours ont changé, mais le principe, l’esprit, le but et les profiteurs sont les mêmes. L’immigration massive est un trafic d’être humains, une traite moderne, et les immigrationnistes sont ni plus ni moins que des néo-négriers.

 

Une autre chose a changé : le nombre des victimes et l’ampleur des dégâts. Ce n’est plus par centaines mais par milliers et millions que les arabo-africains sont « chassés » de leurs pays. Et ce n’est plus dans des territoires vierges qu’ils atterrissent, mais dans de vieilles nations. Or les peuples européens n’ont rien demandé et pâtissent plus qu’ils ne profitent de leur présence dont ils n’ont même pas le droit de se plaindre. L’immigration est un drame aussi bien pour les immigrés que pour les autochtones, quoique pour d’autres raisons. Et les néo-négriers grands et petits, qui l’orchestrent ou la cautionnent, ont le front d’invoquer la souffrance des premiers pour ignorer celle des seconds, pour leur interdire même d’en éprouver. Ce faisant, ils organisent la colonisation de leur propre pays et, à terme, l’extinction de leur propre peuple.

 

Les immigrationnistes ont en effet la double casquette : néo-négriers et néo-colonialistes. Tout dans leur discours relève du colonialisme. Hier il s’agissait d’apporter la civilisation aux sauvages, aujourd’hui, de les accueillir chez nous parce qu’ils sont nécessairement malheureux chez eux (et pour cause !). Ces bougres ne sont pas assez dégourdis pour s’en sortir tout seuls ! De fait, les immigrationnistes, champions de l’antiracisme, postulent la supériorité des races, ce qui est le racisme authentique, pour soutenir, aux dépens de leur pays, une nouvelle forme de colonialisme. Ceci débouche sur deux paradoxes.

 

Premièrement, contrairement aux colons européens qui avaient la force pour eux, les nouveaux colons sont a priori en position de faiblesse. Mais les immigrés ne sont pas des colons par essence. Ils n’en deviennent que s’ils forment un groupe à part qui ambitionne de dicter sa loi ou, du moins, de vivre selon les siennes. Des immigrés en nombre limité et assimilés ne présenteraient pas ces caractères. Il suffisait, pour cela, de maîtriser l’immigration et d’exiger des immigrés qu’ils s’assimilent. Or c’est précisément ce que les immigrationnistes ont refusé et refusent encore de faire. C’est donc eux qui, en dispensant les immigrés de s’assimiler et en leur inspirant même la haine des Blancs, tout en laissant grossir indéfiniment leur nombre, tantôt en niant cette réalité, tantôt en l’enjolivant, leur ont insufflé l’esprit de corps (communautarisme) et de conquête, les ont transformés en colons et en danger. Individuellement, les immigrés ne pèsent pas lourd. Mais en masse (des dizaines de millions), ils ne sont plus négligeables et finiront par constituer une force colossale. D’ailleurs, ils n’ont pas encore le pouvoir politique que déjà ils imposent progressivement leurs coutumes, même contraires aux lois, avec la complicité des immigrationnistes dont il devient difficile de dire s’ils leur laissent tout faire par condescendance (mépris colonialiste) ou s’ils devancent leurs désirs pour leurs plaire (calcul électoraliste à courte vue) ou pour gagner les faveurs de l’occupant et futur maître (esprit collabo). Le premier paradoxe est donc le fait que les immigrés ont été transformés en colons malgré eux par les immigrationnistes qui, eux-mêmes, raisonnent en coloniaux.

 

Le deuxième paradoxe, déjà évoqué, est que ces colons fabriqués sont traités comme l’étaient les indigènes du temps des colonies. Les immigrationnistes ne se risquent pas à dire que ce sont de « grands enfants » mais les confinent dans des catégories tout aussi dévalorisantes : immigrés, beurs, blacks, jeunes des quartiers, issus de l’immigration, minorité, diversité, etc. Ils les renvoient systématiquement, avec de plus ou moins bonnes intentions, mais toujours avec le même résultat, à leurs origines. Les éducateurs gauchistes croient les servir en les cantonnant aux ateliers couscous, rap, hip-hop, danse du ventre, tressage, tam-tam, etc. Les politiciens accommodent les lois pour eux, instaurent la discrimination positive, subventionnent une foule d’associations antiracistes. Les pauvres ! il faut bien les aider, les respecter, les protéger, les excuser, se mettre à leur portée, les distinguer. Ce ne sont jamais que des Blacks et des Beurs ! (Et ne disons pas Noirs et Arabes, ça ferait raciste !) Les « meilleurs amis des immigrés » n’arrivent pas à voir en eux des Français à part entière ou, tout simplement, des hommes. D’ailleurs, ils sont là pour faire le sale boulot (que les Français ne veulent soi-disant pas faire) et payer les retraites (puisque les Français ne font plus assez d’enfants) ! Qu’entendent les immigrationnistes par « la France a besoin d’immigrés » ou « les immigrés sont une chance pour la France » ? Ce n’est donc pas par humanisme qu’ils organisent l’immigration, mais pour des raisons économiques en premier lieu. Ce ne sont pas les besoins des immigrés qui les préoccupent, encore moins ceux de leurs pays d’origine, mais ceux des patrons et de l’Etat français ! Les immigrationnistes, pourfendeurs hystériques du colonialisme et chantres des droits de l’Homme, voient toujours l’Afrique comme un vivier, et les Africains comme des serviteurs, et rien de plus. Mais, en reproduisant l’indigénat en France, alors que, dans le même temps, ils favorisent l’immigration massive, ils jouent avec le feu.

 

Dans un précédent article, je dénonçais l’imposture de certains partis à se dire encore « de gauche » et j’invitais à les appeler systématiquement « la gaucherie ». Je réitère l’invitation. Je vous presse d’adopter ce vocabulaire au lieu de contribuer à la mystification. La guerre se livre aujourd’hui avec des mots et, jusqu’à présent, les mondialistes ont eu l’initiative. Il est temps que les patriotes passent à l’offensive en adoptant, à leur tour, pour qualifier les ennemis de la patrie, une batterie d’épithètes foudroyants. Ils n’ont d’ailleurs que l’embarras du choix pour leur dire leurs quatre vérités. Quelque prétexte qu’ils invoquent, mondialistes et immigrationnistes, initiés ou idiots utiles, sont des néo-négriers, des néo-colonialistes, des traîtres à leur pays et à leur race, coupables de crimes contre les peuples et l’humanité. Ils traitent les patriotes de « fascistes » contre toute vraisemblance : voyons comment ils se défendront quand ils seront appelés justement « NÉGRIERS ».

Philippe Landeux




Droit de vote des étrangers : une nouvelle trahison de Bobo le collabo !

Le droit de vote des étrangers est une insulte au bon sens et le renversement de tous les Principes. Cette mesure en apparence pro-immigrés dénote un manque total de respect envers eux. En les dispensant de tout effort d’intégration, en leur donnant tout en échange de rien, en les encourageant à demeurer ce qu’ils sont, elle fera d’eux d’éternels étrangers. Pire ! En validant des revendications et des attitudes scandaleuses, elle les transforme en ennemis.
Ceux qui soutiennent cette disposition viendront ensuite accuser les Français de racisme, de xénophobie, de stigmatisation à l’encontre des immigrés qu’ils auront eux-mêmes discrédités. Ce sont les mêmes qui ont rejeté la politique d’assimilation et conspué le concept d’identité nationale, qui déclarent qu’être français ne veut rien dire et accordent la nationalité française au premier venu, et qui insultent les Français qui, en toute logique, ne voient dans les immigrés nés en France ou naturalisés que des Français de papier.
Immigrationnistes et antiracistes sont des pervers ou des crétins. Ils se présentent comme les amis des immigrés alors qu’ils les poussent dans tous les pièges et sont de fait, consciemment ou non, leurs pires ennemis.
Dès lors qu’un principe est violé, il n’existe plus.
Ne peuvent jouir des droits politiques que les individus attachés à la Nation et revêtus, de ce fait, de la Nationalité. (Ceci implique d’établir un mode d’acquisition de la Nationalité attestant effectivement l’attachement à la Nation et, par suite, de distinguer les notions de Citoyenneté et de Nationalité, comme seul le fait le Civisme.)
Demander le droit de vote pour les étrangers aux municipales sous prétexte de discrimination amènerait fatalement à violer le principe sous le même prétexte pour exiger qu’ils aient aussi le droit de voter aux élections nationales et d’intégrer les institutions. C’est donc un engrenage dans lequel il ne faut pas mettre un doigt.
Il n’y a pas plus de devoirs sans droits que de droits sans devoirs. Un droit est la conséquence d’un devoir. Il n’est pas généré par n’importe quel devoir, mais par un devoir qui, de par sa nature, le génère. Autrement dit, les droits sont de la même nature ou sur le même plan que les devoirs qui les engendrent.
Un Citoyen ne génère qu’indirectement ses droits. Les devoirs qu’il remplit garantissent des droits à d’autres, mais, comme ces autres ont envers lui les mêmes devoirs, ils lui assurent les mêmes droits. Il remplit donc bien les devoirs qui génèrent les droits dont il jouit, mais ses droits ne sont qu’une conséquence indirecte des devoirs qu’il a remplis.
Exemple : La sécurité d’un Citoyen en tant que droit découle du fait que les Citoyens se protègent mutuellement et non du fait qu’un Citoyen se défend. Quand un Citoyen doit se défendre par lui-même, il est plongé malgré lui dans l’état de Nature : sa sécurité ne dépend pas de la Société et n’est pas, dans l’instant, une question de droit mais de force.
En l’occurrence, les devoirs économiques et sociaux génèrent les droits économiques et sociaux qui sont l’apanage de la Citoyenneté. Le fait de participer à la vie de la Cité donne le droit d’accéder aux bienfaits de la Cité qui sont le fruit de la participation des Citoyens. Les droits politiques qui sont l’apanage de la Nationalité découlent, eux, du moins devraient-ils découler, de l’accomplissement de devoirs particuliers envers la Nation qui justifient que leurs détenteurs en jouissent.
Ces derniers sont les dépositaires de l’intérêt national. La moindre des choses est qu’ils l’aient à cœur, qu’ils soient viscéralement attachés à la Nation, ce dont les dits devoirs sont censés témoigner. Cet attachement est douteux de la part d’étrangers, d’immigrés plus exactement. Cela l’est d’autant plus quand la Nationalité est un choix qu’ils se refusent à faire. Il ont certes le droit de ne pas vouloir être français, il est honnête qu’ils ne prétendent pas l’être quand ils n’en ont pas le sentiment, ils sont respectables dans l’identité qui est la leur, mais cela ne leur confère aucun titre à gouverner en terre étrangère de leur point de vue et il serait insensé de leur confier les clés de la Nation, même celles de portes dérobées.
Quant aux natifs qui réclament pour eux le droit de cité, cela en dit long sur leur ignorance des principes, leur défaut de patriotisme, leur niaiserie, leur démagogie et leur dangerosité. Ils voient les étrangers comme leurs égaux ! Hé bien ! qu’ils soient, comme eux privés, de tout droit politique.
Toute association ou organisation qui prône le droit de vote des étrangers ou quelque autre droit politique devrait être dissoute ; tout Français devrait être déchu de la Nationalité et banni à perpétuité en cas de récidive ; tout immigré devrait être expulsé sur-le-champ et à jamais.
Pour être plus terre-à-terre, le vote des étrangers est justifié, soi-disant, par le fait qu’ils travaillent, qu’ils cotisent, qu’ils payent des impôts, qu’ils vivent sous nos lois, qu’ils sont installés depuis longtemps et qu’ils sont concernés par la vie locale. Or ce droit ne serait pas accordé seulement aux travailleurs et aux contribuables : il serait aussi octroyé aux chômeurs et aux allocataires d’aides publiques dont on se demande au nom de quoi ils ont encore le droit de résider en France ; il serait aussi accordé à ceux qui violent les lois (les défenseurs du droit de vote des étrangers ne sont-ils pas les défenseurs des immigrés illégaux ?) et, de manière générale, à des gens qui, n’ayant aucun sentiment pour la France, peuvent la quitter à tout moment.
Mais, reprenons en détail ces arguments destinés à enfumer le gogo.
« Ils travaillent. » Même quand cela serait vrai pour tous, le travail génère des droits sur le produit commun, pas des droits politiques. Mais il est faux de dire « ils travaillent » car tous ne travaillent pas puisque l’essentiel de l’immigration s’effectue aujourd’hui au titre du regroupement familial. Les partisans du droit de vote des étrangers devraient le savoir, eux qui sont aussi partisans du regroupement familial au nom de l’humanité (pas au nom de la famille, concept pétainiste et réactionnaire !). Par ailleurs, qu’un immigré travaille est la moindre des choses puisque rien d’autre ne justifie sa présence. On ne peut donc lier les droits politiques qui sont le privilège des Français au fait de travailler, sans quoi tout immigré devient automatiquement français, ce qui est manifestement absurde. Si un pareil lien était établi, et il l’est presque aujourd’hui, il ne faudrait pas s’étonner que les Français authentiques s’opposent à une immigration qui menace de les engloutir.
« Ils cotisent. Ils payent des impôts. » Même quand cela serait vrai pour tous, cotisations et impôts (qui n’ont d’ailleurs de sens que dans un système monétaire) leur assurent la jouissance de prestations sociales et l’usage d’infrastructures publiques. C’est un donnant-donnant qui ne porte pas témoignage de leur à attachement sentimental à la France et ne garantit pas que, s’ils avaient le droit de cité, ils seraient guidés par l’intérêt national. Leur état persistant d’étranger prouve au contraire que leur présence est une question d’intérêt particulier et que leur cœur bat toujours pour un autre pays. Il est, du reste, étonnant qu’une revendication portée par des gens autoproclamés « de gauche » soit appuyée par des arguments historiquement de droite. En effet, le suffrage censitaire établi par les aristo-bourgeois de droite sous la Révolution excluait du droit de cité les pauvres qui ne payaient pas trois journées de salaire d’impôt par an. Accorder le droit de vote aux immigrés sous prétexte qu’ils payent des impôts relève de la même logique, quoiqu’en plus hypocrite puisqu’il n’est pas question de le refuser à ceux qui n’en payent pas. Cet argument parfaitement bidon n’est que l’expression d’une xénofolie pathologique, à moins qu’il n’émane d’immigrés malhonnêtes. Les droits politiques ne sont pas une question d’argent.
« Ils vivent sous nos lois. » Un immigré peut-il faire autrement ? N’est-ce pas pour vivre sous les lois d’un autre pays qu’il quitte le sien ? Un immigré n’est pas un esclave ; il vient de lui-même, en connaissance de cause et dans son intérêt tel qu’il le conçoit. Par définition, les immigrés apprécient les lois du pays dans lequel ils s’installent et qui ont été adoptées sans leur concours. Si elles ne leur plaisent pas, ils peuvent aller vivre ailleurs. S’ils restent, ils doivent les accepter, donc accepter que d’autres les fassent à leur place. Les choses étaient ainsi avant qu’ils arrivent, il n’y a aucune raison qu’elles changent parce qu’ils sont là. D’ailleurs, dans quel sens pourraient-ils les faire changer, si ce n’est à leur profit, aux profit des immigrés et de leur pays d’origine ? Car, n’oublions pas que nous parlons d’immigrés qui, pour une raison ou une autre, ne veulent pas être français et n’useraient donc pas de leur droit de cité dans l’intérêt de la France. Ce n’est parce qu’ils ne renoncent à rien que la Nation qui les accueille doit renoncer à son âme pour leur bon plaisir !
Il s’ensuit que poser le pied en France ne confère pas les droits qui appartiennent aux seuls Français, sans quoi ces derniers ne seraient plus maîtres chez eux et la Nationalité serait vide de sens. De plus, le fait que des individus immigrés demeurent étrangers implique qu’ils vivent sous les lois d’un pays qu’ils ne reconnaissent pas comme le leur, auquel ils ne sont pas attachés et qu’ils peuvent retourner d’où ils viennent ou partir ailleurs à tout moment. Il se pourrait donc, s’ils avaient le droit de cité, qu’ils contribuent à faire adopter des lois sans jamais les supporter. Tout est immoral dans cette revendication, qui est d’ailleurs moins celle des immigrés que de leurs prétendus amis.
« Ils sont là depuis longtemps. Ils sont concernés par la vie locale. » Raison de plus, devrait-on dire, de leur refuser le droit de cité. Ils ont eu le temps de devenir français, ils ne le sont toujours pas et sans doute ne le seront-ils jamais. La règle, pour avoir le droit de cité en France, est d’être Français. Cette règle frappée du sceau du bon sens est connue ; elle est la même dans tous les pays du monde, y compris leurs pays d’origine. Ils savent que leurs prétentions sont infondées et scandaleuses. Ils savent aussi ce qu’ils ont à faire pour jouir des droits en question. S’ils ne le font pas, ils ne peuvent s’en prendre qu’à eux-mêmes. Ils n’auront pas le beurre et l’argent du beurre. La France ne se laissera pas avoir à l’usure par des sophismes. Et qu’est-ce que la France, sinon la somme de ses communes ? Qui règnerait en France si ses communes passaient une à une aux mains de l’étranger sous la pression d’une immigration massive et continue encouragée par les partisans du droit de vote pour les étrangers ?
On aura remarqué que les problèmes créés par certains sont toujours pour eux le prétexte d’en créer de nouveaux. Ici, ils instrumentalisent les immigrés. Ils les font venir, ils les exploitent, ils les délaissent, ils les stigmatisent, ils les renvoient à leurs origines, ils les communautarisent, ils en font des ennemis et des envahisseurs et, pour finir, ils veulent leur donner les clés de la maison parce qu’ils sont là, parce qu’ils sont nombreux. Mais, a-t-on oublié que les Français n’ont jamais été consultés sur la question de l’immigration, qu’ils ont été trahis par les capitalistes et la gaucherie main dans la main à chaque étape ? Ils n’ont pas à accepter le fait accompli sans leur consentement. Ils n’ont pas à reconnaître de droits à des individus qu’ils n’ont non seulement pas invité (il n’y a de droits que dans le cadre d’un contrat social ; un mariage forcé est nul et non avenu) mais qui, en plus, se comportent comme en pays conquis. Ils n’ont pas à laisser détruire leur Nation parce que Bobo le collabo se prend tantôt pour un « citoyen du monde » tantôt pour un « citoyen européen », imité en cela par Gaucho le prolo, éternel idiot utile.
De Munich à Montoire !
Philippe Landeux
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La tarte à la crème de l'islamophobie

Je ne connais pas les combinaisons secrètes des maîtres du monde. Il semble en effet que l’islam leur serve de prétexte pour dénoncer et s’ingérer dans les affaires de certains pays (Iran), alors qu’ils utilisent les islamistes pour renverser les gouvernements d’autres pays (Libye, Syrie). Ici ils manipulent les islamistes pour montrer l’islam du doigt (11 septembre 2001) ; là ils les soutiennent pour dévaster un pays ami (France) ou parce que le pays est leur base arrière (Arabie Saoudite). Ils sont islamophobes un jour, islamophiles le lendemain. On dirait qu’ils jouent aux cons… Cependant, tout est calculé, même si le péquin moyen a du mal à saisir le résultat qu’ils veulent atteindre. Car il y en a un. Ces gens-là ne font rien au hasard. Leur but est le pouvoir suprême et absolu. En quoi l’islam est un moyen pour atteindre cette fin, peu importe. La seule façon de ne pas faire leur jeu est de ne pas entrer dedans, de ne pas succomber à leur propagande dans un sens ou dans l’autre, de se concentrer sur son pays au lieu de vouloir mettre son grain de sel ailleurs d’après les informations forcément mensongères que l’on reçoit. Ne pas marcher dans leurs combines, défendre son pays au lieu de s’occuper des voisins, est la meilleure et la seule façon de déjouer leurs plans.
Certains appellent ces manipulations la « stratégie du choc des civilisations ». Je viens de montrer que cette stratégie n’est pas islamophobe en elle-même, puisqu’elle consiste souvent à soutenir les islamistes. En revanche, à force d’aider en sous-main l’islam à s’étendre, elle finit par le faire apparaître comme un danger et suscite l’islamophobie en Occident. S’ouvrent alors deux pièges.
Le premier piège, dénoncé par les pourfendeurs de la « stratégie du choc des civilisations », est de tomber dans l’islamophobie pour des raisons internationales. Tous les peuples sont souverains. Les peuples étrangers peuvent adopter les lois qu’ils veulent, même d’essence religieuse, c’est leur affaire. Des Français n’ont ni à soutenir ni à s’opposer. Avoir cette attitude en permanence préserve d’être l’idiot utile des mondialistes.
Le deuxième piège, que ne semblent pas voir les pourfendeurs de la « stratégie du choc des civilisations » et qu’ils contribuent à creuser, est de se résigner à l’avancée de l’islam en France et en Europe en général sous prétexte de ne pas verser dans l’islamophobie qui, certes, est injustifiée ou du moins dangereuse sur le plan international. En France, condamner l’islamophobie est un sophisme, tandis que se revendiquer « islamophobe » est une faute. Personne, en France, ne conteste à qui que ce soit le droit de croire ce qu’il veut, d’adopter la religion qui lui plaît. Ceci s’applique aussi à l’islam. Par suite, l’islamophobie n’existe pas. C’est un mot inventé par les islamistes et employé par les musulmans et les antisionistes.
Les musulmans l’emploient pour stigmatiser ceux qui dénient à l’islam, comme à toute autre religion, le droit de sortir de la sphère privée, de s’afficher en public et de s’immiscer dans la vie politique. Ils croient que le prétexte religieux leur autorise tout et oblige les autres à tout accepter d’eux. Ils abusent de la notion de laïcité, comme se fourvoient ceux qui les combattent en son nom. En effet, ces derniers ne voient pas l’islam comme une simple religion mais comme un projet politique, et ils ne contestent pas tant les croyances que certaines pratiques contraires aux traditions et aux lois françaises et qui empêchent l’assimilation des musulmans. Or, en invoquant la laïcité qui concerne les religions, ils font eux-mêmes des problèmes relatifs à l’islam des questions religieuses, alors qu’ils relèvent des lois ordinaires qu’il suffirait d’appliquer fermement. En se revendiquant comme des « islamophobes », ils semblent se présenter comme les ennemis des musulmans, alors que leur but est, au contraire, qu’ils se dépouillent des facteurs de rejet et abattent les obstacles qu’ils dressent eux-mêmes, au nom de l’islam, à leur assimilation. Bref, « l’ islamophobie » ne concerne pas l’islam en tant que religion mais certains aspects de l’islam qui, du point de vue français, sont d’ordre public. Bien sûr, les musulmans bafouent la laïcité à la française (qui est moins la tolérance des autres, que la discrétion de chacun). Mais c’est au nom de la francité et du patriotisme qu’il faut les déjouer, sous peine de faire leur jeu en brouillant soi-même le message.
Les antisionistes, eux, emploient le terme d’islamophobie à tort et à travers, d’abord pour qualifier la tactique de « l’Empire » sur le plan international, ensuite pour désigner toute critique à l’encontre de l’islam et de ses pratiques au regard des lois nationales, comme si cela était du même ordre. Ils mettent sur le même plan les prétextes mondialistes pour attaquer et le droit des Européens de défendre leur identité. Qui s’oppose, chez lui, à l’expansion de l’islam serait, selon eux, un islamophobe, donc un agent du mondialisme, un suppôt de Satan. Les patriotes qui se revendiquent « islamophobes » contribuent à cette confusion. Il n’en demeure pas moins que cet amalgame est grotesque. Mieux encore : ne pas contrecarrer les revendications abusives des musulmans, en Occident, c’est faire le jeu de l’Empire qui les utilisent pour détruire les nations.
On ne peut pas, d’un côté, dénoncer le machiavélisme de l’Empire et, d’un autre, le laisser opérer. On ne peut pas, d’un côté, être contre l’ingérence, plaider pour le respect de la souveraineté des pays arabo-musulmans et, d’un autre, contester le droit des peuples européens d’être maîtres chez eux et de vouloir préserver leur identité face au travail de sape effectué au nom de l’islam. On ne peut pas, d’un côté, dénoncer la politique mondialiste et, d’un autre, condamner ceux qui combattent localement ses effets. Ceux qui soutiennent aujourd’hui les guerres d’ingérence entreprises au nom de la démocratie et de la Liberté sont les mêmes qui ont favorisé le développement du communautarisme par l’encouragement de l’immigration massive et l’abandon de la tradition française d’assimilation. Vouloir stopper l’immigration et restaurer la politique d’assimilation qui, fatalement, concerne les étrangers en général et les musulmans en particulier, n’est pas faire le jeu de l’Empire ; c’est au contraire y faire échec. Stigmatiser les résistants avec des noms d’oiseaux, c’est collaborer à son triomphe.
L’islamophobie est une arnaque. Les anti-islamophobes virulents sont des traîtres. Les islamophobes revendiqués sont des crétins.
Philippe Landeux