1

Les trahisons de Zelensky et des médias : l’emprise des oligarques

Que disait la presse main stream lors de l’élection de Zelensky en avril 2019 ? Reprenons trois sources du moment : l’article du Monde du 21 avril de Benoit Vitkine, celui de La Croix du 28 mars d’Olivier Tallès après le premier tour et la synthèse de France Info du 22 avril 2019 actant son élection. Alors que ces rédactions nient maintenant la corruption, l’ukrainisation, la promesse de la paix et 4. L’emprise des oligarques, ces trois articles jetaient en avril 2019 un regard cru sur l’élection présidentielle. Continuons aujourd’hui par l’ukrainisation.

Les trois références :

Ukraine : Volodymyr Zelensky remporte la présidentielle, le pays fait un saut dans l’inconnu (lemonde.fr)

En Ukraine, le show Zelensky a rythmé la campagne (la-croix.com)

Ukraine : ce que l’on sait du programme du nouveau président Volodymyr Zelensky (francetvinfo.fr)

Et quelques autres sur le poids des oligarques :

Guerre en Ukraine: dans le viseur de Volodymyr Zelensky, les oligarques ukrainiens affaiblis (lefigaro.fr)

Guerre en Ukraine : un parti politique prorusse officiellement interdit par Kiev (lefigaro.fr)

Le classement des 5 oligarques ukrainiens les plus riches et leur influence sur l’économie | UACRISIS.ORG

Les oligarques de l’Ukraine post-Maïdan : une imbrication des sphères politique et économique | Cairn.info

« La jeune Ukraine est minée par de vieux démons et ces démons ont un nom : les oligarques » (lemonde.fr)

 

Le piège des oligarques

Et comment se libérer d’une oligarchie omnipotente ? C’est bien le piège d’une démocratie largement factice où les candidats sont interchangeables. Personne ne peut affronter réellement cette gangrène qui mine la société ukrainienne. B. Vitkine doute de la capacité de Zelensky à mener ses réformes promises aux populations et qui lui valurent 73 % des voix. Il explique à ce sujet :

« Preuve en est, les accusations faisant de lui une marionnette de l’oligarque Ihor Kolomoïski lui ont glissé dessus, malgré des enquêtes sérieuses sur l’influence prêtée au milliardaire. Celui-ci est l’un des plus grands perdants de l’ère Porochenko, durant laquelle sa Privatbank a notamment été nationalisée, et plusieurs de ses hommes gravitent dans l’entourage du président élu. » (Le Monde)

Le journaliste du Monde témoigne de la potentielle violence des oligarques qui n’accepteront pas de perdre de leurs avantages :

« Mais il faudra aussi compter sur l’opposition de ceux qui ont à perdre d’un changement « Il y aura des résistances énormes, admet également Oleksandr Danyliouk, un ancien ministre des finances et le plus expérimenté des réformateurs à avoir rejoint le jeune candidat. » (Le Monde)

Et sans aucune naïveté, B. Vitkine indique que Zelensky est lui aussi lié à certains de ces oligarques qui règnent sans partage sur l’Ukraine :

« Mais plus encore la question de son entourage interroge. A ses côtés, des réformateurs bon teint comme M. Danyliouk cohabitent avec d’autres cercles moins recommandables issus notamment des équipes de l’oligarque Kolomoïski, à qui le candidat a rendu visite à plusieurs reprises durant la campagne. » (Le Monde)

Le piège des oligarques est bien décrit. La démocratie est défaillante parce que les promesses ne seront pas tenues. Elles ne sont pas tenables, sans un bouleversement politique beaucoup plus radical. « Casser le système » disait le candidat en campagne !

La dictature au motif des ingérences étrangères

La chose est presque passée inaperçue en Occident, mais la pratique a de quoi inquiéter puisque l’Union européenne a usé du même argument des liens avec la Russie pour justifier des mesures contre la liberté de la presse. Or, en Ukraine, ce ne sont pas moins d’une dizaine de partis politiques qui ont été interdits, parce que leurs financeurs étaient des oligarques trop proches de la Russie, du fait de leur relation d’affaires. Pourtant, l’avocate Tetiana Montian alerte depuis des années. (voir notre précédent article : (Les trahisons de Zelensky et des médias : la promesse de la paix – Riposte Laique)

Le ministre de la Justice ukrainien, Denys Maliouska a motivé l’interdiction du parti Plateforme d’opposition – Pour la Vie pour « atteinte à la souveraineté ». Argument étonnant mais inquiétant (cf. L’Ukraine interdit onze partis politiques d’opposition accusés d’être « pro-russes » (marianne.net)). La guerre est devenue le moyen de suspendre la démocratie et de poursuivre les opposants. Très ingénieux ! Dans une vidéo, Zelensky justifie sa décision en ces termes :

« Toute activité de la part de politiciens participant à diviser la société ou à collaborer avec l’ennemi ne réussira pas, et recevra une réponse sévère ».

Il continue son argumentation :

« Je voudrais rappeler à tous les hommes politiques de tous les camps : le temps de guerre expose assez bien la misère d’ambitions personnelles de ceux qui tentent de faire passer leurs propres ambitions, leur propre parti ou leur carrière au-dessus des intérêts de l’État, des intérêts du peuple. Ceux qui se cachent à l’arrière, tout en faisant semblant d’être le seul qui se soucie de la défense. »

La liste des partis interdits est la suivante : Plateforme d’opposition – Pour la vie, Parti de Charij, Nachi, Bloc d’opposition, Opposition de gauche, Union des forces de gauche, Derjava, Parti socialiste progressiste d’Ukraine, Parti socialiste d’Ukraine, Socialistes, Bloc de Volodymyr Saldo. Signalons que Plateforme d’opposition – Pour la vie était le deuxième parti avec 44 sièges au Parlement ukrainien, qui en compte 450.

L’argument pro-russe est très ambigu. Les partis contestataires de gauche, les anti-occidentaux de toute sorte, les populistes sont liés de manière plus ou moins arbitraire à la Russie. Cependant, ces partis ont en commun de critiquer les positions de Zelensky en s’interrogeant sur l’alignement occidental, le choix d’aller à la guerre, le refus d’appliquer les accords de Minsk, etc., ils sont alors sur la liste. Liberticide ou élan démocratique et d’unité en temps de guerre ?

À l’examen, des partis de cette liste font d’ailleurs l’objet de sanction des Russes et leurs revenus proviennent bien d’Ukraine. En ayant interdit les références au communisme dans la décommunisation, Zelensky est allé encore plus loin en éliminant les partis de gauche, supposés proche des influences des réseaux ex-soviétiques. La décommunisation est alors devenue un prétexte à la liquidation des mouvements de gauche. Que reste-t-il dans ce paradis démocratique ? Bien évidemment, la base juridique est douteuse et les faits peu établis.

Tout cela révèle la chasse aux opposants. Cette véritable purge politique a reçu la bénédiction des Américains, l’ambassade des États-Unis se félicitant de ces décisions. Signalons que le parti de Viktor Medvedchuk, oligarque proche de Poutine, constituait une menace électorale réelle. Il a été poursuivi, arrêté, puis échangé contre des prisonniers. L’homme le plus riche d’Ukraine, disait-on, a donc été dépossédé de ses capacités d’influence. La dérussification de l’oligarchie a donc été menée au nom de la guerre, mais cela ne signifie pas que les oligarques aient perdu le pouvoir, loin de là.

Des oligarques puissants et douteux autour de Zelensky

Zelensky n’a-t-il pas autour de lui quelques oligarques ? Attardons-nous sur les deux plus célèbres.

Rinat Akhmetov serait l’Ukrainien le plus riche, possédant le site sidérurgique d’Azovstal, détenant le fournisseur d’électricité DTEK, etc. Il est propriétaire d’une villa à Saint-Jean-Cap-Ferrat dans les Alpes-Maritimes estimée à 200 millions d’euros. (Qui est Rinat Akhmetov, l’homme le plus riche d’Ukraine, qui a déposé plainte contre la Russie ? – Edition du soir Ouest-France – 28/06/2022).

C’est aussi un homme d’influence et un homme politique. Il possède la chaîne de télévision Ukraine et le journal Segodnya. Il a bénéficié des faveurs de Victor Yanoukovitch lors de privatisations, usage des oligarques dans les pays de l’ex-URSS. Il dispose d’un groupe d’influence constitué d’une vingtaine de députés. Via l’entreprise Oblenergo, il est en position de monopole sur la distribution d’énergie. Le secteur de l’énergie donne lieu a des accords entre les politiques et leurs intermédiaires : Porochenko, puis Zelensky et des intermédiaires dont Igor Kononenko, homme d’affaires mais aussi député. Des jeux de surfacturations entretiennent la richesse de ces oligarques en position de monopole au détriment des consommateurs, victimes de ces inflations tarifaires.

Ihor Kolomoïsky serait le deuxième Ukrainien le plus riche du pays. Lui aussi dispose des faveurs des politiques en ayant le contrôle d’entreprises d’État sur le négoce du pétrole et la distribution d’essence. Il a été temporairement gouverneur d’un oblast. Il possède en partie un holding de médias. Ses réseaux d’influence le mettent en proximité de plusieurs partis politiques dont Front Populaire, Renaissance et Oukrop. Il est de nouveau aux affaires, proche de Zelensky. (cf. Ihor Kolomoïsky, le cavalier noir de la présidence ukrainienne (lemonde.fr)). Sa réputation est sulfureuse. (cf. Kolomoïsky, l’oligarque qui embarrasse le président ukrainien – Le Point) Il aurait financé des milices ultra-nationalistes en 2014 pour se battre contre les séparatistes du Donbass (cf. Pourquoi cet oligarque ukrainien, propriétaire d’une villa à Anthy, aurait une responsabilité dans la guerre | Le Messager). Sa banque, nationalisée dans un premier temps, a été mystérieusement restituée, durant l’entre-deux-tours des présidentielles de 2019, suscitant l’ire du Président Porochenko. (Ukraine : la nationalisation de PrivatBank invalidée à trois jours des élections (rfi.fr))   

Ces oligarques ont en commun d’avoir des entreprises industrielles ou énergétiques gagnées lors des privatisations avec la complicité des politiques, des groupes de médias, des banques et des partis politiques. L’ensemble permet de créer des marges, de financer les acquisitions, d’influencer l’opinion, de peser sur les lois. Ces oligarques exercent une prédation des activités par la captation des entreprises publiques de l’ère soviétique. Ce pillage organisé se fait contre les populations dont le niveau de vie est l’un des plus faibles d’Europe.

En conclusion, il est inouï de constater que ces mêmes médias ont changé totalement leur narratif de la situation en Ukraine : sous l’influence de qui ? Pour quelles raisons ? Dans quels buts ? Ces rédactions savent comme nous ce qu’il en est des faits. Pourtant, plus rien sur ce pouvoir mafieux, plus rien sur le nationalisme destructeur, plus rien sur les promesses du candidat, plus rien sur le redressement économique et sur la paix. Cette inversion s’explique-t-elle ? Oui. Elle a une seule et unique origine possible, l’intrusion massive d’institutions subversives étatiques totalement hostiles à la paix et au développement de l’Ukraine. L’enjeu est ailleurs.

Et les pauvres électeurs ont été trahis comme cette jeune femme dont O. Tallès reprend les propos, la pauvre :

« « Son inexpérience ? Je n’en ai pas peur, il ne peut faire pire que ses prédécesseurs », lance Alina Lissenko, 29 ans. La jeune femme aux ongles interminables tient la permanence électorale à Marioupol » (La Croix)

Certains évoquaient alors l’ultime espoir offert par le comédien, disant ce que le peuple voulait entendre, croyant peut-être illusoirement pouvoir agir en ce sens. Mais le système est plus fort que le peuple, il est plus fort que ce jeune Président qui va se retourner pour défendre tout ce qu’il a dénoncé. Voilà le destin tragique d’une Ukraine promise à la destruction pour des enjeux qui en font l’instrument d’une puissance visant l’affaiblissement d’une autre. Je persiste dans ce diagnostic que nous sommes outrageusement manipulés par des oligarchies qui n’ont que faire des populations, en Ukraine et ailleurs.

Cela pose des questions sur nos propres dérives anti-démocratiques, suspicion contre des partis politiques, restriction des libertés publiques dont celle de s’exprimer ; poids d’une oligarchie à la tête de holding dépendant des concessions d’État et des budgets publics dans la construction, les télécoms, les médias. En regardant l’Ukraine, j’ai parfois l’impression de voir la France demain.

Pierre-Antoine Pontoizeau




Les trahisons de Zelensky et des médias : la promesse de la paix

Que disait la presse main stream lors de l’élection de Zelensky en avril 2019 ? Reprenons trois sources du moment : l’article du Monde du 21 avril de Benoit Vitkine, celui de La Croix du 28 mars d’Olivier Tallès après le premier tour et la synthèse de France Info du 22 avril 2019 actant son élection. Alors que ces rédactions nient maintenant 1. La corruption, 2. L’ukrainisation, 3. La promesse de la paix et 4. L’emprise des oligarques, ces trois articles jetaient en avril 2019 un regard cru sur l’élection présidentielle. Continuons aujourd’hui par l’ukrainisation.

Les trois références :

Ukraine : Volodymyr Zelensky remporte la présidentielle, le pays fait un saut dans l’inconnu (lemonde.fr)

En Ukraine, le show Zelensky a rythmé la campagne (la-croix.com)

Ukraine : ce que l’on sait du programme du nouveau président Volodymyr Zelensky (francetvinfo.fr)

Et quelques autres sur les accords de Minsk et la situation avant le 24 février 2022 :

Conseil de sécurité: vives préoccupations face au regain de violations du cessez-le-feu dans l’est de l’Ukraine | UN Press, (synthèse du CS du 17 février 2022)

Conseil de Sécurité de l’ONU. Escalade en Ukraine. Discours de Tetyana Montian. le 17 février 2022. – YouTube (intervention de Tetiana Montian lors du CS du 17 février 2022)

Tetiana Montian (Ukraine), discours au Parlement Européen. Bruxelles, le 5/12/2016 – YouTube (intervention de Tetiana Montian sur la révolution de Maidan)

La promesse électorale de la paix face au ras-le-bol populaire

Comme le rappelle B. Vitkine, Zelensky se distinguait de ses adversaires politiques du fait de sa promesse de mettre un terme à la guerre du Donbass.

« Volodymyr Zelensky a aussi décomplexé les Ukrainiens en reprenant à son compte leur ras-le-bol de la guerre. » (Le Monde) Il poursuit en ce sens :

« Il a dit son intention de « relancer » le processus de paix avec la Russie, dans le cadre des accords de Minsk, qui impliquent la France et l’Allemagne. » (Le Monde)

A ce sujet, Olivier Tallès de La Croix confirme bien l’analyse de la situation depuis 2014. La guerre est là, entre Ukrainiens, faisant des morts inutiles. Or, le journaliste montre bien que la guerre intérieure était bien-là, et que les électeurs voulaient en sortir en votant pour l’homme qui promettait la paix en Ukraine :

« Valentina découpe sans trembler le lait caillé. La babouchka consent du bout des lèvres à parler de son quotidien haché par le fracas des tirs des soldats ukrainiens et des rebelles séparatistes. La ligne de front est à une poignée de kilomètres de son épicerie, à l’entrée du village de Gnutova. En parlant de l’élection présidentielle, son regard s’anime enfin. Volodymyr Zelensky est la surprise qu’elle n’attendait plus. Son candidat « saura négocier la paix », assure-t-elle. Il virera « la clique qui a détruit le pays ». L’idée la fait sourire d’avance, comme une bonne blague. » (La Croix)

Et cette situation conflictuelle, O. Tallès la mentionne aussi, avec ce couple qui espère :

« Ruslan Shvachko et son épouse Elena, un couple de trentenaires que la guerre a contraint à abandonner leur maison. Ils sont néophytes en politique et se disent séduits par l’image de self-made-man du comédien, devenu célèbre avec son personnage de professeur d’histoire qui se retrouve élu à son insu président de l’Ukraine. » (La Croix)

De même, au soir de son élection, les commentateurs de France Info sont explicites sur la motivation pacifique du nouveau président Zelensky :

« Le second point saillant du plan de Volodymyr Zelensky vise à faire la paix avec Moscou pour reprendre le contrôle sur le bassin houiller et industriel du Donbass et sur une partie de sa frontière avec la Russie. « Il a les moyens parce qu’il a une position pragmatique. Il dit ‘la Russie est notre ennemi mais pour finir une guerre, il faut négocier avec l’ennemi donc engageons des négociations’ », commente Pierre Lorrain. De fait, lors de sa première conférence de presse après sa victoire, Volodymyr Zelensky a dit souhaiter « relancer » le processus de paix de Minsk et « arriver à un cessez-le-feu », en référence aux accords signés en février 2015 dans la capitale biélorusse sous l’égide de Kiev, Moscou, Paris et Berlin. Pendant sa campagne, il a évoqué l’idée d’associer les Etats-Unis ou le Royaume-Uni au processus de paix. « Le plus important est de cesser le feu », a-t-il martelé. » (France Info)

Zelensky a eu 3 ans pour démontrer qu’il voulait la paix

Il faut rétablir une vérité historique. De son élection en avril 2019 à l’intervention russe commencée en février 2022, 34 mois se sont écoulés, presque 3 ans. Les accords de Minsk datent du 5 septembre 2014 soit, là encore, une période de 8 ans avant l’intervention russe, une paille. L’échec de leur application conduit à la signature d’un deuxième accord le 12 février 2015. Alors que rien n’évolue sur le terrain favorablement, le secrétaire du Conseil de sécurité nationale et de défense de l’Ukraine, Oleksiy Danilov, affirme que : « le respect des accords de Minsk signifie la destruction du pays. Lorsqu’ils ont été signés sous la menace armée des Russes — et sous le regard des Allemands et des Français — il était déjà clair pour toutes les personnes rationnelles qu’il était impossible de mettre en application ces documents » en janvier 2022. De même un conseiller de Zelensky, Oleksiy Arestovytch, expliquait par le détail la nécessaire guerre massive contre la Russie pour provoquer un choc de nature à provoquer une adhésion rapide de l’Ukraine à l’OTAN. (consulter sur YouTube : Oleksiy Arestovych and his prediction of Russian aggression (2019) – EN subtitles – YouTube)  et lire le bon article des collègues de France Soir : (Les aveux à peine croyables du conseiller de Zelensky sur la guerre avec la Russie | FranceSoir). L’Ukraine voulait la guerre, elle aussi.

Plusieurs extraits de la note du Conseil de Sécurité de l’ONU du 17 février 2022 sont édifiants pour comprendre que jamais l’Ukraine n’a voulu la paix. Les violations du cessez-le-feu sont intenses et des deux parties :

« Et ce, alors que de nouvelles violations du cessez-le-feu de part et d’autre de la ligne de contact ont été constatées au cours des dernières heures. » (ONU)

Ces violations exposent de plus en plus les civils :

« La Mission spéciale d’observation de l’OSCE en Ukraine a ainsi observé deux fois plus de violations du cessez-le-feu par rapport à la même période en 2021 et de plus en plus de victimes civiles, « essentiellement à la suite de tirs d’artillerie » entre les deux parties, selon son Observateur en chef, M. Yasar Halit Çevik. » (ONU) 

Et le jeu des Américains est déjà explicite malgré l’équilibre des positions des observateurs de l’OSCE :

« les États-Unis, par la voix de leur Secrétaire d’État, M. Anthony Blinken, ont directement accusé Moscou de vouloir se servir de n’importe quel « prétexte » pour justifier une offensive militaire contre l’Ukraine. »

La secrétaire générale adjointe aux affaires politiques et à la consolidation de la paix, madame Rosemary Dicarlo constate la mauvaise volonté de ceux qui omettent l’engagement des accords de Minsk :

« Quant aux accords de Minsk, ils restent le seul cadre approuvé par ce Conseil pour un règlement négocié et pacifique du conflit dans l’est de l’Ukraine, a rappelé la Secrétaire générale adjointe, qui s’est dite préoccupée par les informations faisant état de nouvelles violations du cessez-le-feu de part et d’autre de la ligne de contact au cours des dernières heures. »  (ONU) 

Notons que cette synthèse acte bien la situation de crime contre des populations ukrainiennes par des militaires ukrainiens :

« Notant que plus de 14 000 personnes ont déjà perdu la vie dans le conflit dans l’est de l’Ukraine, elle a souligné que l’on ne peut tout simplement pas accepter « ne serait-ce que la possibilité d’un nouveau conflit en Ukraine ».

De même, l’observateur en chef de la Mission spéciale d’observation de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, monsieur Yasar Halit Cevik signale que :

« Il a ensuite dénoncé les exercices employant des munitions létales « pas plus tard qu’en 2022 », en violation du cessez-le-feu.  Depuis le début de l’année, la Mission a observé deux fois plus de violations du cessez-le-feu par rapport à la même période en 2021 et il y a de plus en plus de victimes civiles, essentiellement à la suite de tirs d’artillerie. L’Observateur en chef a également fait état d’autres violations des accords de Minsk, notamment l’utilisation de drones et de matériel lourd dans des zones résidentielles, en précisant que ces violations sont le fait des deux parties. » (ONU)

A l’évidence, beaucoup veulent la guerre et les fonctionnaires internationaux pointent bien la responsabilité de tous. Ce serait naïveté que de croire l’Ukraine victime. Ces dirigeants voulaient la guerre. Zelensky lui-même s’éloigne des accords de Minsk et ses ministres de les déclarer inopportuns.

La dictature ukrainienne en marche

Alors que nous sommes dans une situation très tendue, il est surprenant d’entendre l’audition de cette militante de la société civile ukrainienne, madame Tetiana Montian, célèbre avocate ukrainienne. Elle décrit un régime autoritaire en Ukraine :

« Cette séance a également été marquée par l’intervention d’une militante de la société civile ukrainienne qui a vivement dénoncé le fait que les autorités de Kiev s’opposent à toute dissidence, notamment aux « personnes qui sont contre Maïdan, contre le renversement du Gouvernement, et contre la guerre dans l’est ». (ONU)

La synthèse de l’ONU souligne dans ses propos :

« Elle est absolument convaincue que les autorités de Kiev n’ont pas l’intention d’appliquer les accords de Minsk, déplorant que l’Occident fournisse des armes pour renforcer les forces armées de l’Ukraine.  Elle a accusé Kiev de ne pas vouloir dialoguer avec Donetsk et la société civile.  L’Europe et l’OTAN ne veulent pas non plus dialoguer car ils sont contre ceux qui veulent vivre en paix avec la Russie, a-t-elle ajouté, avant de dénoncer les poursuites pénales engagées « contre les personnes qui veulent la paix », celles qui étaient contre « Maïdan », contre le renversement du Gouvernement, contre l’OTAN, contre l’Europe ». (ONU)

Le résumé de son intervention note aussi :

« Cela fait 5 ans que l’on attend un statut spécial pour les régions de l’est de l’Ukraine, « mais que les autorités de Kiev ne vont pas l’octroyer ».  Elles refusent toute dissidence en Ukraine, s’est-elle alarmée. Les personnes qui sont contre Maïdan, contre le renversement du Gouvernement, contre la guerre dans l’est n’ont pas le droit de s’exprimer ni dans les partis politiques, ni dans les organisations de la société civile, a-t-elle dénoncé. » (ONU)

Son témoignage est étonnant dans ce contexte. Par son intervention, l’ONU montre que personne n’est dupe. Zelensky exerce une police politique. L’histoire a été réécrite. Le renversement du gouvernement par la rue en 2014 n’est pas légal, mais cautionné par des puissances étrangères, ce qu’elle exposera brillamment en 2016 devant le parlement européen. La guerre contre les autonomistes est criminelle et illégale. Son alerte témoigne d’un basculement dans un régime « dictatorial » qui poursuit ses opposants, génocide des minorités linguistiques, accumule des armes pour détruire ses oblasts réfractaires. La politique nationaliste ukrainienne fabrique les conditions d’une dictature oligarchique, car la guerre mettra aussi un terme à la liberté de la presse. Les journalistes sont poursuivis en Ukraine aujourd’hui et plus personne ne peut contester la politique de Zelensky. 

Par quel miracle donc, cet engagement pris devant le peuple ukrainien qui aspirait à la paix a-t-il été trahi ? Qui a interféré ? Qui a fait basculer Zelensky dans une logique belliqueuse acharnée qui contredit point par point son engagement électoral le plus clair ? Ceux qui écoutent les démocrates, dont l’avocate Tetiana Montian, ne peuvent donc souscrire à la logique de guerre qui lui a été visiblement imposée d’ailleurs, en contradiction totale avec le vœu des électeurs ukrainiens. Comme nous tous, les Ukrainiens voulaient la paix avec leurs frères et une réconciliation nationale.

Et, depuis février 2022, les médias occidentaux ont emboîté le pas de l’affirmation d’une agression russe. La parole des Chinois lors de ce conseil de sécurité fait aussi réfléchir sur l’ampleur de cette manipulation, car le propos est simplement censé en cette circonstance :

« Le représentant de la Chine a estimé que « rien n’arrive sans raison ».  L’élargissement de l’OTAN est une question qui ne peut pas être contournée en Ukraine, a-t-il commenté en déclarant que la sécurité régionale ne peut pas être garantie par l’élargissement d’un bloc militaire.  Il a accusé «un pays» qui refuse de renoncer à sa mentalité héritée de la guerre froide, qui dit une chose, et en fait une autre.  Le représentant a exhorté les pays concernés à tirer les enseignements de lHistoire, à respecter la notion de sécurité commune globale, à respecter la confiance mutuelle, à régler les différends par le dialogue et la consultation et à faire davantage pour contribuer à la paix et la stabilité dans le monde. » (ONU)

Pierre-Antoine Pontoizeau




Les trahisons de Zelensky et des médias : l’abandon de l’ukrainisation

Que disait la presse mainstream lors de l’élection de Zelensky en avril 2019 ? Reprenons trois sources du moment : l’article du Monde du 21 avril de Benoît Vitkine, celui de La Croix du 28 mars d’Olivier Tallès après le premier tour et la synthèse de France Info du 22 avril 2019 actant son élection. Alors que ces rédactions nient maintenant 1. la corruption, 2. l’ukrainisation, 3. la promesse de la paix et 4. L’emprise des oligarques, ces trois articles jetaient en avril 2019 un regard cru sur l’élection présidentielle. Continuons aujourd’hui par l’ukrainisation.

Les trois références :

Ukraine : Volodymyr Zelensky remporte la présidentielle, le pays fait un saut dans l’inconnu (lemonde.fr)

En Ukraine, le show Zelensky a rythmé la campagne (la-croix.com)

Ukraine : ce que l’on sait du programme du nouveau président Volodymyr Zelensky (francetvinfo.fr)

Et quelques autres sur l’ukrainisation :

Histoire de l’Ukraine : l’ukrainisation en marche forcée, ou l’empire de la discrimination positive (lemonde.fr)

L’ukrainisation de force renforce le séparatisme et pourrait provoquer l’éclatement de l’Ukraine – Le conseil du PECO (ecopeco.org)

Ukrainisation à marche forcée, par Nikita Taranko Acosta (Le Monde diplomatique, mai 2019) (monde-diplomatique.fr)

Une réalité décrite par les médias lors de l’élection de Zelensky

Alors que les médias nient maintenant le nationalisme ukrainien et ses provocations à l’encontre des populations de culture et de langue russes, Benoit Vitkine affirmait bien dans Le Monde :

« C’est d’ailleurs dans ce domaine que Volodymyr Zelensky s’est montré le plus précis, en disant sa volonté de cesser l’« ukrainisation » linguistique et culturelle menée par M. Porochenko et à laquelle n’adhère pas une partie de la population, de « réintégrer » les populations du Donbass, par exemple en versant leurs pensions aux retraités des territoires de l’Est sous le contrôle des séparatistes prorusses. » (Le Monde)

La promesse sur laquelle il fut élu : cesser ce nationalisme linguistique qui existait bel et bien. Le lecteur notera qu’on punissait bien les russophones en les privant de leurs droits dont celui à leur pension de retraite. Pour un Etat de droit, la mesure est étonnante !

Sa campagne relatée par O. Tallès de La Croix dans son article d’entre deux tours montre bien que les décisions prises en 2014 ont brisé l’unité de l’Ukraine en exacerbant des tensions ethniques et linguistiques. Même La Croix parle bien à cette époque de tension ethnique (CQFD). Et Zelensky apparaît comme le pacificateur :

« Dans les villes de l’Est et du Sud, Vladimir Zelensky est en passe de détrôner les candidats traditionnellement pro-russes, issus du parti des régions de l’ancien président en fuite Viktor Yanoukovitch. L’humoriste rassemble aussi à l’ouest et au centre, gommant les clivages linguistiques et ethniques habituels du pays. » (La Croix)

France Info constate aussi la réalité nationaliste depuis 2014, et la radio souligne la position du nouveau président désireux de réunir les Ukrainiens par-delà ces rivalités artificielles et dangereuses :

« Le président sortant avait imposé un agenda nationaliste. A l’inverse, Volodymyr Zelensky veut « cesser l’’ukrainisation’ linguistique et culturelle menée par Petro Porochenko et à laquelle n’adhère pas une partie de la population » et « ‘réintégrer’ les populations du Donbass » majoritairement russophones, rapporte Le Monde. » (France Info), la radio faisant référence à l’article du Monde que nous utilisons aujourd’hui.

Un projet nationaliste et une unité linguistique explosive

La loi du 16 janvier 2021, Zelensky étant président depuis avril 2019, confirme bien que ce dernier contredit totalement ses promesses électorales. Arrêter l’ukrainisation a marche forcée est déjà un vieux souvenir et une promesse électorale trahie. Cette loi oblige les sociétés de service à parler à leurs clients exclusivement dans la langue ukrainienne sans oublier les fonctionnaires. Elle exacerbe les tensions et donne raison aux « autonomistes » du Donbass en faveur d’un séparatisme. L’éclatement de l’Ukraine est en ligne de mire dès lors qu’une loi vient violer la totalité des traités internationaux en matière de respect des minorités linguistiques et de leur droit.

La dérussification a commencé avant même la révolution orange en 2014. La plupart des 5 500 statues de Lénine ont été déboulonnées, surtout à l’Ouest. Des avenues ont été débaptisées. Les nationalistes ont imposé que l’avenue de Moscou de Kiev devienne l’avenue Stepan Bandera, du nom de ce dirigeant de l’armée insurrectionnelle, elle qui collabora avec le Reich et qui extermina de nombreux juifs d’Ukraine.

La dérussification et la décommunisation

Une loi de mai 2015 porte atteinte à la liberté de pensée et de s’exprimer. Personne n’y prête attention. Sans aucune sympathie particulière pour le communisme de ma part, cette loi revêt bien un caractère liberticide très troublant. Elle juge la présentation et la promotion des symboles communistes illégale. Les monuments sont à détruire ou remiser, les statues et les insignes des partis politiques doivent renoncer à cette symbolique. Les statues de Lénine sont aussi des œuvres d’art, mais le politique prime et donne droit à leur destruction.  

La dérussification rime donc avec la décommunisation, d’où la suppression des emblèmes soviétiques. La pression s’exerce aussi de façon croissante sur la langue russe, par la loi de mai 2017 qui oblige les chaînes de télévision à diffuser 75 % de leur programme en ukrainien. Certains médias maintiennent le bilinguisme par respect des téléspectateurs. La deuxième loi de septembre 2017 prévoit d’imposer l’ukrainien dans les établissements scolaires, ce que même Lénine n’a pas fait, respectant les langues locales. C’est la fin des minorités linguistiques. Très étonnamment, pour ne pas froisser l’Union européenne, quelques exceptions sont admises pour le hongrois, le polonais et le roumain, archi-minoritaires, voire sur le papier pour les peuples autochtones dont les tatars de Crimée sous la pression du Conseil de l’Europe. Le Russe doit disparaître. Pire, le russe n’est pas une langue autochtone, même pas une langue envisageable en langue vivante étrangère. L’ukrainisation fait violence à la tradition russophone de millions d’habitants de l’Ukraine.       

Un projet discriminatoire et anti-russe porté par Zelensky

En contradiction totale avec ses promesses électorales sur la fin de l’ukrainisation forcée, les dispositions de 2021 viennent renforcer les lois de 2017. Pourtant, la Commission de Venise, organe consultatif du conseil de l’Europe, aussi dénommée commission européenne pour la démocratie par le droit, émet des réserves sur ce texte discriminatoire envers les russophones. Elle suggère moins de restrictions liberticides pour favoriser l’intégration des minorités linguistiques dans le respect de leur identité culturelle. Comme l’indique Nikita Taranko Acosta dans Le Monde Diplomatique de mai 2019, les textes « prévoit également un nouveau délit d’« humiliation de la langue ukrainienne». Une patrouille de vingt-sept inspecteurs, chargée de sa bonne application, pourrait infliger des amendes aux fonctionnaires s’exprimant dans une autre langue dans le cadre de leur travail. » (page 9).

Or la situation objective est la suivante, selon les données de l’Etat ukrainien lui-même. (Source, Comité national des statistiques d’Ukraine – La situation de la langue ukrainienne en 2018, cf. article du Monde Diplomatique). On notera une superposition partielle de la déclaration d’être ethniquement ukrainien et la pratique des langues ukrainienne, russe ou les deux. Plusieurs régions, dont Kiev, sont bilingues et à majorité russophone. La seule pratique de l’ukrainien concerne ¼ de la population dans la capitale !

Avec une telle carte, comment nier que l’ukrainisation est un projet ethnocidaire pour la grande majorité de la population, russophone ou bilingue. Deux régions seulement à l’Ouest, Lviv et Ivano-Frankivsk sont majoritairement ukrainophones. Le lecteur notera que l’Ukraine acte une déclaration d’appartenance à l’ethnie ukrainienne, pour ceux qui douterait du caractère ethnique du nationalisme ukrainien à l’œuvre dans les travaux de ses administrations. On imagine bien la déclaration d’ethnicité française, n’est-ce pas ? Elle ne susciterait aucune réaction ! CQFD…

Zelensky, traître a ses promesses électorales

Or, Zelensky, russophone d’origine, se trouve à défendre l’indéfendable, au détriment de l’histoire culturelle de son pays. Le russe y est pratiqué depuis plusieurs siècles et les Soviets ont même favorisé la langue ukrainienne tout en actant le russe comme langue commune des Républiques Soviétiques. Zelensky a cédé à l’aile la plus nationaliste et revancharde, brisant les compromis de l’époque Ianoukovitch. Or, le russe reste la langue pratiquée par un grand nombre dont des jeunes. La presse reste majoritairement russophone, les séries télévisées populaires sont en russe, les livres en russe se vendent trois fois plus, malgré les interdictions d’importations d’ouvrages en russe, jugés antiukrainiens. Zelensky se contredit, entre les lois de 2021 et ses déclarations dont Nikita Taranko Acosta se fait l’écho dans Le Monde Diplomatique de mai 2019 : «« L’ukrainien est la langue d’État, mais il ne faut mettre sous pression ni le russe ni les autres langues d’Ukraine », a déclaré M. Zelensky en mars dernier lors d’un entretien accordé à plusieurs grands journaux occidentaux. »

Et les minorités se sont exprimées, en dehors des russophones, montrant bien que la pression de l’ukrainisation est très mal vécue. Dans la foulée des lois de 2017, des députés européens hongrois, polonais, slovaques et bulgares ont contesté la loi sur l’enseignement qui allait brimer les minorités linguistiques. Porochenko a repoussé l’application de la loi à 2023, mais Zelensky n’a rien renié de l’ukrainisation de son prédécesseur. Dans son entretien de mai 2019, Zelensky précise : « Aujourd’hui, notre système éducatif fonctionne de telle manière que les prochaines générations s’exprimeront en ukrainien ».

Pour conclure, l’ukrainisation n’est donc pas un fantasme de serviteur de la cause russe. C’est une réalité vécue par les populations, avec son cortège d’humiliations, d’agressions et de combats menés à l’intérieure des frontières, entre Ukrainiens. La trahison est là encore immense. Le peuple a été trompé par le comédien.

Dans un tel contexte, comment l’Occident compte-t-il sortir de la guerre, même dans l’hypothèse d’une victoire ukrainienne ? Comment seront traitées les populations russophones ? Nous disposons déjà de témoignages d’exactions, de meurtres, de tortures. La reprise de ces territoires ne s’accompagnera-t-elle pas d’une chasse ethnique ? L’Occident aveuglé par son projet de déstabilisation de la Russie semble prêt à sacrifier des populations.  Il semble prêt à justifier un ethnocide par l’interdiction de la pratique de sa langue maternelle. Nous sommes en 2022 !

Pierre-Antoine Pontoizeau




Les trahisons de Zelensky et des médias : la corruption généralisée

Que disait la presse mainstream lors de l’élection de Zelensky en avril 2019 ? Reprenons trois sources du moment : l’article du Monde du 21 avril, de Benoît Vitkine, celui de La Croix du 28 mars, d’Olivier Tallès après le premier tour, et la synthèse de France Info du 22 avril 2019 actant son élection. Alors que ces rédactions nient maintenant 1. la corruption, 2. l’ukrainisation, 3. la promesse de la paix et 4. L’emprise des oligarques, ces trois articles jetaient en avril 2019 un regard cru sur l’élection présidentielle. Commençons aujourd’hui par la corruption généralisée.

Leur relecture confirme notre totale incompréhension du soutien des démocraties occidentales au régime de Zelensky. Et, en creux, elle démontre la mainmise soudaine des services américains sur les médias européens, dans le but de soutenir les projets de l’Otan. Ceux-ci visent la déstabilisation de la Russie au prix de la totale trahison de nos valeurs jusqu’à sacrifier l’Ukraine et les Ukrainiens. Et comme le titrait Le Monde : « Le pays fait un saut dans l’inconnu » ? En effet.

Les trois références :

Ukraine : Volodymyr Zelensky remporte la présidentielle, le pays fait un saut dans l’inconnu (lemonde.fr)

En Ukraine, le show Zelensky a rythmé la campagne (la-croix.com)

Ukraine : ce que l’on sait du programme du nouveau président Volodymyr Zelensky (francetvinfo.fr)

Et quelques autres sur la corruption en Ukraine :

En Ukraine, l’ombre de la corruption plane sur la future reconstruction du pays (france24.com)

La corruption en Ukraine, ce n’est plus un tabou – Le Temps

L’Ukraine renforce l’indépendance d’une agence clé de lutte contre la corruption – Conseil de l’Atlantique (atlanticcouncil.org)

Les vérités au 21 avril 2019 dans les médias français

Il est maintenant interdit de rappeler que l’Ukraine est un pays victime de la corruption et d’une oligarchie mafieuse. Pourtant, que disaient ces journaux lors de l’élection d’avril 2019 ?

« Les Ukrainiens ont préféré, en élisant un parfait inconnu, faire un saut dans le vide plutôt que de poursuivre leur route avec une classe politique décrédibilisée par des années de prévarication » (Le Monde).

Benoît Vitkine poursuit :

« Il est assez facile de comprendre contre quoi les Ukrainiens ont voté : corruption, guerre, pauvreté, ces maux associés à l’ère Porochenko » (Le Monde).

Le journaliste est encore plus explicite dans ses formulations :

« Les Ukrainiens ont estimé que nul n’était mieux placé pour démanteler le système politico-mafieux ukrainien que l’un de ses enfants, l’oligarque Petro Porochenko ; cinq ans plus tard, alors que leur pays est déchiré, ils misent sur un outsider investi d’une mission de salubrité publique » (Le Monde).

Zelensky a bien été élu pour lutter contre la lèpre de la corruption. B. Vitkine le dit très bien :

« De fait, la tâche qui attend Volodymyr Zelensky est gigantesque. « Casser le système », comme l’a promis le candidat » (Le Monde). Et le parallèle que le journaliste fait avec les USA est troublant :

« « S’il se décide vraiment à agir, Zelensky va se retrouver face à l’Etat profond ukrainien, qui est bien plus puissant que l’État profond américain qui lutte face à Trump », prévient Iouri Romanenko, de l’Institut du futur, une structure qui a conseillé le candidat » (Le Monde).

A peine l’élection enregistrée, c’est France Info qui apprend que la situation est compliquée dans un pays à la corruption endémique :

« Si Pierre Lorrain estime que Volodymyr Zelensky a un programme inexistant, il souligne qu’il a « un plan qui s’articule en deux points ». Selon lui, le premier concerne la lutte contre la corruption. « Et là, son plan est bien établi, insiste-t-il. Il y a une vingtaine de points très précis qui font que si on l’applique, l’Ukraine peut sortir de la spirale de la corruption. » Volodymyr Zelensky doit, en effet, une large partie de sa victoire à l’échec du gouvernement précédent à lutter contre la corruption, un fléau qui éclabousse une partie des élites du pays. En octobre 2018, dans son rapport sur la compétitivité mondiale (en anglais), le World Economic Forum a publié son indice de corruption annuel. L’Ukraine y figure parmi les pays les plus corrompus au monde ex-aequo avec l’Iran, la Sierra Leone et la Gambie » (France Info).

Zelensky a bien été élu sur un programme de lutte contre la corruption, pour mettre fin à cette économie oligarchique, ce système qui a produit tant de misère dans un pays paradoxalement si riche.

Les réalités d’une corruption fatale à la démocratie

En effet, si l’élection de Zelensky avait pour motif la paix, elle avait aussi pour beaucoup celui d’éradiquer la corruption qui gangrène et appauvrit toute la société ukrainienne à l’exception de quelques oligarques. Ce fléau fabrique et entretient cette société fracturée entre quelques milliardaires et leurs obligés, et des millions de malheureux. Le signe ne trompe pas, les jeunes fuient l’Ukraine pour aller travailler en Pologne ou ailleurs en Europe et les jeunes femmes sont prêtes à trouver mari ailleurs, effrayées des trafics des filières de la prostitution.

Cette corruption a des effets dévastateurs sur le pays. Pourtant riche d’un sous-sol de fer, de nickel, de titane, de palladium, etc., de terres noires exceptionnelles, l’Ukraine est un des 4 pays les plus pauvres des 57 que comptent la zone Euro-asiatique. Elle occupe ces dernières places avec des pays moins favorisés par leur géographie : Tadjikistan, Kirghizistan et Ouzbékistan. Rappelons la misère des Ukrainiens : 3700 dollars par an en 2020 soit environ 10 dollars par jour. Cela positionne l’Ukraine en dessous de pays bien pauvres comme l’Albanie, le Kosovo et la Moldavie voisine.

Quelques réformes furent engagées en 2014, sous Porochenko. Une plateforme informatique a été mise en place pour les marchés publics : Prozorro. Elle ne suffira pas à éviter le favoritisme des attributions des marchés. Et ce n’est pas la transparence des attributions sur Internet qui changera les pratiques. C’est tout à fait illusoire. L’obligation faite aux fonctionnaires de déclarer leurs revenus et leur patrimoine allait dans le bon sens. Mais le bureau national anticorruption (Nabu) a été laminé, avec un simple pouvoir d’enquête sans pouvoir judiciaire d’inculpation. Et en octobre 2020, la Cour constitutionnelle saisie par des députés invalidera des mesures anticorruption. Étonnante situation, où les plus hautes autorités juridiques d’un pays prétextent du droit pour s’opposer à la démocratie. La fameuse déclaration des fonctionnaires, souvent bidonnée, n’est pas sanctionnable au niveau souhaité : celle de la responsabilité pénale du coupable de déclarations mensongères. Les oligarques œuvrent ainsi à la destruction de ces lois. Le bureau national anticorruption a peu d’influence et ses pouvoirs ont été très amputés.    

La volonté démocratique est largement bafouée par les autorités censées protéger l’État de droit. Elles sont bien les premières à œuvrer contre la démocratie et en faveur des corrupteurs. C’est dans ce contexte que les nations occidentales et leurs institutions internationales (FMI en particulier) déversent des milliards ! Les bailleurs de fonds prêtent encore à ce pays endetté à hauteur de 130 milliards de dollars, soit près de 90% du PIB dans un contexte de contraction de celui-ci de moitié entre 2021 et 2022.

Les oligarques occidentaux contre la démocratie en Ukraine

Dans ce contexte, nos oligarchies occidentales ne travaillent pas à la lutte contre la corruption, bien au contraire. Malgré l’affichage d’un appel à l’État de droit pour financer la reconstruction qui nécessitera plusieurs centaines de milliards, les pratiques actuelles démontrent déjà que les Occidentaux subventionnent une oligarchie, contre les intentions du peuple ukrainien de se défaire de leur emprise.  

Rien n’est aujourd’hui sous contrôle et le trou noir commence en fait dans nos sociétés occidentales. Qui vote ces fonds ? Qui les contrôle ? Qui en suit l’usage comme dans les projets d’une banque de développement par exemple ? L’opacité commence en Occident. Là est le trouble d’une complicité entre des oligarchies qui se ressemblent. Comme le rappelle France 24 :

« Les milliards de dollars promis à l’Ukraine par ses soutiens occidentaux pourraient provoquer des tentations dans l’un des pays les plus corrompus d’Europe. Mardi, les principaux alliés de l’Ukraine, réunis en Suisse, ont conditionné leur aide au renforcement de l’État de droit et à l’éradication de la corruption » (France 24, 6 juillet 2022).

Mais dans le même temps, le Premier ministre ukrainien, Denys Chmyhal, estime les besoins de l’Ukraine à 750 milliards de dollars pour sa reconstruction à venir quand des organismes internationaux estiment les destructions à environ 100 milliards. Là, le trouble devient l’inquiétude quant à l’intégrité des politiques, au plus haut niveau de l’État ukrainien. Tout cela prouve bien que l’oligarchie mafieuse ukrainienne n’est pas une fiction de complotistes ou de correspondants de Poutine à l’étranger. Étrangeté donc, de constater que, depuis février 2022, nos oligarchies occidentales ont balayé ce constat en apportant environ 100 milliards pour payer les fonctionnaires, subvenir aux besoins militaires, etc.

Pourtant, le peuple ukrainien avait voté pour un « libérateur » de cette corruption de l’État et pour la paix. Depuis, rien n’a été entrepris en ce sens, bien au contraire. La corruption et la guerre.  

Pierre-Antoine Pontoizeau




La médiocrité macronienne et l’absurde cadeau papal

Lors de sa visite au Pape François, Macron s’est fendu d’un petit cadeau : Vers la paix perpétuelle, du philosophe allemand Emmanuel Kant dans sa première traduction en langue française, dont l’exemplaire fut détenu par la bibliothèque de Lviv en Ukraine, ville longtemps polonaise. La médiocrité macronienne est accablante et porte sur cinq aspects :

Un Président de la République française offre un texte d’un philosophe allemand ?

Faut-il rappeler que Macron est Président de la République française ? A ce titre, il se doit de représenter la France et de contribuer au rayonnement de sa vaste culture. La terre, qui a porté Pascal, saint Vincent de Paul, sainte Thérèse de Lisieux (docteur de l’Église) mais aussi plus récemment des Henri Bergson, des grands catholiques dont Jacques Maritain ou Jean Guitton sans oublier des auteurs éminents pour la philosophie chrétienne du XXe siècle dont Michel Henry et combien d’historiens, d’hommes de science ou de romanciers, permettait vraiment d’autres cadeaux.

Drôle de signal que d’offrir un auteur allemand, comme si la France n’avait rien à offrir, pas un penseur, pas un poète, pas un saint, pas un savant. C’est une insulte à son pays et à cette vaste communauté des gens des arts, des lettres et des sciences qui sont ainsi trahis par celui qui les représente, sans savoir les honorer et les reconnaître. Médiocratie et incompétence macroniennes, mais peut-être aussi soumission germanique, soumission à cette pensée allemande, à cette domination dont Macron est coutumier, lui qui dit admirer un autre allemand, le philosophe Jurgen Habermas, ancien membre des jeunesses hitlériennes.

Le médiocre offre une « vulgaire » traduction d’un texte à lire en allemand !

Mais la médiocrité est manifeste pour les gens de lettre. En effet, ceux qui ont eu la chance de faire quelques études littéraires ou philosophiques savent bien qu’un texte se lit dans sa langue. Pour la poésie, c’est une évidence : le jeu des sons, des rimes, des cadences. Pour la philosophie, c’est le respect des concepts et de la pensée dans une langue qui a ses spécificités. On lit l’auteur en latin, en grec ou en allemand, en anglais ou en français. Tout savant le sait.

C’est donc une insulte, cette fois, à l’attention du Pape que de le négliger ainsi. Lui offrir un texte traduit dans notre langue, c’est lui offrir un texte de seconde main. Qui offrirait une version espagnole de Shakespeare ou une version italienne de Cervantès ou encore une version allemande de Descartes ? Personne : ignorance, incompétence, médiocrité.

Le médiocre offre un texte « éculé » du XVIIIe siècle, preuve de modernité ?

Nous sommes en 2022, le texte date de 1795. Comment un homme moderne, épris de progressisme peut-il offrir un vieux texte de plus de 200 ans ? Ne se serait-il rien pensé ni écrit depuis cette époque ? Même si Kant est un philosophe allemand important, ce que les spécialistes appellent le kantisme a certes fait école, mais il appartient à l’histoire de la philosophie. Il y a eu quelques révolutions dans la pensée occidentale depuis. Ces penseurs du XVIIIe siècle datent donc très clairement. Kant a été très critiqué, il est même totalement dépassé sur de nombreux aspects dont sa philosophie des sciences. Et cet auteur n’a-t-il pas fait l’objet de très vives critiques, tant sa philosophie morale légitime Sade et la folle liberté d’un homme émancipé. Auteur plus sulfureux qu’il n’y paraît.

C’est là encore quelque peu insultant et ringard d’offrir au Saint-Père ce texte universellement connu qui inspira les pacifistes et les créateurs de la Société des Nations (SDN) pour des relations internationales pacifiques. Mais au fond, rien de nouveau, rien de bien moderne, rien de très attractif à ce texte connu, trop connu.

Le médiocre pervers se veut apôtre de la paix, lui le vendeur de Caesar !

Mais que veut-il dire en offrant un texte sur la paix perpétuelle ? Serait-il lui un véritable apôtre de la non-violence et de la paix entre les nations ? Macron n’a-t-il pas été un homme de guerre depuis sa Présidence ? Guerre en Afrique, guerre en Ukraine, cession d’armes et encouragement à faire la guerre. Ne vient-il pas récemment d’offrir une ligne de crédit de 100 millions pour entretenir la guerre en Ukraine au lieu de se battre pour la Paix en remettant chacun à la place de ses responsabilités et culpabilités, au lieu de plonger dans un manichéisme coupable qui donne droit de tuer l’autre.

Qui peut porter crédit à ce cadeau pervers et toxique totalement infidèle à ses positions et à ses décisions ? Chirac en son temps refusa bien de suivre les USA dans la guerre contre l’Irak, et le discours de Villepin signait une position de médiateur de la Paix entre les nations. Macron est tout l’inverse. Son cadeau est une insulte à l’homme de bonne volonté, tant il se joue de sa politique pour tenter de faire illusion, dans un tutoiement infantile qui plus est, d’un chef d’Etat incapable de vouvoyer un adulte représentant une communauté immense. Le pervers infantile se noie dans ses incohérences.

Ce que pouvait offrir un Français digne de ce nom, ce que Macron n’est pas

Macron a-t-il oublié ce que la France pouvait offrir ? Ne vient-on pas de canoniser Charles de Foucault par exemple ? N’a-t-il rien écrit ? N’avons-nous pas des auteurs prestigieux qui ont contribué à l’élévation de l’âme et à la compréhension de la Foi dans nos sociétés. L’immense philosophe Jacques Derrida n’a-t-il pas écrit un petit chef-d’œuvre intitulé Foi et savoir ? Le psychanalyste, théologien et philosophe René Girard n’a-t-il pas écrit par exemple La violence et le sacré ou encore Le bouc émissaire ? Nous pouvons penser à quelques religieux du XXe siècle qui auraient véhiculé des messages. Je pense à saint Rémy Isoré, missionnaire et martyr en Chine et ses innombrables frères martyrisés en Chine ou Marthe Robin, fondatrice des Foyers de Charité. Il aurait pu offrir des auteurs emblématiques de la culture française du XXe siècle : Albert Camus par exemple ; bref il avait l’embarras du choix.

Macron n’est pas français, il ne porte rien de la civilisation française, de son histoire, de sa pensée, de ses grandeurs. Son cadeau est toxique et la polémique qui s’ensuit sur l’histoire du livre est révélatrice. Le libraire s’en défend, mais la Pologne crie au scandale d’un livre volé par les nazis dans la bibliothèque de Lviv quand elle était polonaise. Le libraire ne nous a pas rassurés car il l’a affirmé, mais rien prouvé. Nous attendons donc des preuves. Ce serait en plus l’humiliation de donner un livre acheté à la hâte mais volé. Incroyable amateurisme de la Macronie.

Pierre-Antoine Pontoizeau




Covid et Ukraine : des services manipulent l’information à grande échelle

Manipulation.jpg

Les modes opératoires sont trop semblables pour qu’il n’y ait pas des institutions subversives à l’origine des deux grandes manipulations de l’opinion occidentale : la covid et l’Ukraine. L’unanimité des médias comme celle des politiques sont des signaux d’une intervention systématique des services ou institutions subversives afin de manipuler l’opinion. Il est trop hautement improbable que des mêmes stratégies émergent deux fois de suite de la même manière en usant des mêmes techniques sans qu’il y ait des auteurs à l’origine de cette situation. C’est tellement improbable que c’est impossible.

L’accusation de complicité avec l’ennemi

Pour la Covid, l’ennemi a été très vite inventé : le complotiste, ringard, anti-scientifique, malfaisant, relayant des thèses éculées, soupçonné d’antisémitisme et d’être du côté des théoriciens du complot, donc de cette extrême droite nauséabonde. Imaginer une seconde que le virus soit une fabrication était impossible. Penser que l’injection usant d’un dérivé des thérapies géniques était prématuré, voire dangereux était le signe d’un soupçon illégitime. Etc.

Concernant l’Ukraine, les propos très récents de l’ambassadeur d’Ukraine en France Vadym Omelchenko au Parisien et relayé par le Figaro sont exemplaires de cette technique d’accusation :

« Le diplomate met enfin en garde contre les relais de la propagande russe dans l’Hexagone. « Voici comment les distinguer. Si vous entendez un expert plaider pour un cessez-le-feu et exhorter l’Ukraine à négocier, sachez que vous avez affaire à ce réseau d’influence russe. », déclare-t-il. Tout économiste qui estimerait que «la crise économique et la crise énergétique sont étroitement liées à la guerre en Ukraine » est également un écho de la propagande de Moscou. « Ces deux choses ne sont pas si corrélées », affirme le diplomate. » (interview de V. Omelchenko – Le Figaro – 22 octobre 2022)

La technique est identique. Le diplomate assigne à un discours une accusation qui dispense, voire interdit de concéder du crédit à cette hypothèse. Le libre exercice de l’analyse critique des événements et plus encore leur libre interprétation est alors impossible. L’accusation élimine l’adversaire. Le Pape plaidant pour la paix en Ukraine n’est pas un homme de paix qui agit du fait de sa foi. Non, c’est un complice et un agent de la Russie. Voilà le sens exact du propos d’Omelchenko. Le procédé interdit donc d’envisager des alternatives. La manœuvre est grossière, mais elle existe depuis longtemps et puise ses origines dans les techniques révolutionnaires marxistes où l’on confisquait l’analyse de l’intention de l’auteur d’un propos, en fixant à l’avance ce qu’il convenait d’en penser. Mais ici, ce sont tous les médias Occidentaux qui relaient et ont même anticipé le propos du diplomate depuis des mois. Il faut entrer en guerre, il faut poursuivre la guerre, il faut aller au bout de la guerre. Plus personne n’interroge le pourquoi ? Le prix ? Les buts ? Les conséquences ? Non. Dans les deux cas, l’accusation élimine la réflexion au profit d’une ligne de conduite sans critique possible.  

La falsification des origines

Pour la covid, le point Alpha a été imposé dans un récit médiatique qui ne supportait pas la contradiction ou l’expression d’une alternative. Le virus était naturel, il émanait d’un effet du hasard, et toute autre hypothèse était disqualifiée et ses auteurs rudement discrédités, jusqu’à l’incroyable traitement d’un prestigieux prix Nobel traité de gâteux pour ne pas répondre à ses analyses. L’opération consistait à mettre partout la pression pour qu’aucun média n’aille investir les hypothèses alternatives. Il est même incompréhensible que la totalité des plateaux de TV aient pu à ce point s’aligner dans leurs attitudes et positions éditoriales. Aucun n’est allé chercher, aucun n’a accordé du temps et un crédit aux analyses divergentes. Cependant, tous ont pratiqué le lynchage, l’insulte contre ceux qui osaient envisager que le laboratoire de Wuhan fut à l’origine de ce nouveau virus. La falsification des origines a été totale.

Pour la guerre en Ukraine, le même procédé a été utilisé. La guerre a commencé en février 2022 lors de l’intervention agressive de l’armée russe. Ce récit pose le point Alpha sans que plus personne ne puisse revenir sur les faits et l’historique expliquant l’intervention russe. On occulte alors que la guerre a commencé en 2014 avec le soutien aux autonomistes. Les lois ukrainiennes ont suscité la réaction des russophones. Les Ukrainiens ont bombardé les régions autonomes depuis 2014, des civils sont morts sous ses bombes. Non. Tout cela est inaudible, falsifié, oublié, proscrit. Là encore, l’étonnement vient de l’alignement totale des grands médias qui adoptent le même récit négationniste. Il n’y a plus d’histoire ni de contexte. Il y a la seule agression du méchant russe sans aucune justification. Il doit alors être combattu sans réserve, sans raisonnement, sans alternative.

La falsification des origines opère de la même manière. Interdiction d’effectuer un droit d’inventaire sur les événements antérieurs. Interdiction d’émettre un autre avis. Interdiction de mettre en contexte ou de chercher à comprendre autrement. Et la panoplie est la même. Imaginer une autre explication, c’est être hostile à l’Etat et à l’Occident, c’est être complotiste, voire complice de puissances étrangères qui veulent nous affaiblir. C’est là aussi impossible que de tels dispositifs se mettent naturellement en branle, de manière si coordonnée et unanime, dans l’ensemble des grands médias. Ils opèrent tous de la même manière et l’analyse des dialogues est édifiantes. Les mots sont les mêmes, les arguments sont les mêmes, les phrases sont quasiment les mêmes. Cette première étape est évidemment décisive, car elle construit l’enferment dans la suivante : le monopole de la solution.

Le monopole de la solution

Pour la covid, nous avons tous en mémoire la dictature de la solution vaccinale et de ses prolongements que nous avons tous observé. La science imposerait une seule solution. Les autres sont des supercheries, leurs auteurs des charlatans et des escrocs. Le doute est complotiste et en aucun cas la preuve d’un esprit critique. Il faut se soumettre et obéir à la doxa du covid. Là encore, c’est statistiquement impossible que la totalité des grands médias puissent à ce point s’aligner. Le phénomène n’est pas naturel, il est construit. Ayant étudié le rapport conclusif sur l’éradication de la variole de 1980, il est même fascinant, et donc inexplicable, d’observer que les scientifiques des plateaux aient pu à ce point contredire ses conclusions. Rappelons que ce brillant Rapport de la commission mondiale pour la certification de l’éradication de la variole indique dans ses pages 30 et suivantes que la vaccination générale fut un échec et qu’il fallait opérer par opportunité. Le rapport précise même que la vaccination n’a de sens que pour une bactérie ou un virus qui ne survit pas en dehors du corps humain. Bref, le tout vaccinal est une option très contestée depuis des décennies et plusieurs échecs retentissants dont l’hépatite aurait dû inspirer de la réserve.

Pour la guerre en Ukraine, le point Alpha conditionne là aussi la solution. Le danger de l’armée russe se substitue à celui de la dangerosité de la covid. La solution est alors toute trouvée et unique. Très vite les médias colportent le monopole de la vérité : la solution, la guerre au virus par la vaccination, la guerre aux Russes pour en finir avec la méchanceté. Toute personne qui s’interroge sur le prix à payer, comme pour les injections, toute personne qui envisage d’autres solutions, les médecines alternatives pour la covid, la diplomatie pour l’Ukraine, toute personne qui envisage d’autres solutions est un danger, un contestataire, un complotiste, un ennemi, un complice des adversaires.

Là encore, c’est impossible que de tels procédés médiatiques se reproduisent aussi mécaniquement sans une intervention et une coordination de services en charge d’une subversion des esprits. Pour l’Ukraine, c’est criant. Combien coûte cette guerre ? Que va-t-elle rapporter ? Les origines sont-elles celles annoncées ? Donc, les solutions ne sont-elles pas ailleurs ? Nous conviendrons que ce débat est interdit. Il suffit là encore d’observer comment les journalistes des grands médias procèdent. Accusation de complaisance avec la Russie. Accusation de haine contre les Ukrainiens victimes qu’il faut à tout prix défendre. Et pire encore, l’insulte encore et encore : sottises, rejet, déni, assortis d’une suspension du dialogue. Si je parle de la fuite des juifs d’Ukraine du fait de l’antisémitisme local, on me répond qu’ils choisissent l’Alya. Suis-je bête. Qui oserait dire cela pour ceux qui fuyaient en d’autres temps et d’autres pays, chassés qu’ils étaient, d’Egypte, de Tunisie ou d’ailleurs ? Alors, la guerre est la seule solution, tout le reste serait lâcheté comme la vaccination était la seule solution et tout le reste était égoïsme.

Et ce monopole de la solution conduit aussi ces grands médias à falsifier l’actualité. On ne rend pas compte des manifestations pour la paix ou des interventions de personnalités à ce sujet, comme on ne rendait pas compte des manifestations contre la vaccination quasi-obligatoire et les propos de personnalités dont l’un des créateurs des ARN messagers. Etonnantes similitudes qui ne peuvent relever du seul hasard éditorial. Seuls quelques médias actifs sur les réseaux sociaux offrent l’alternative dont Riposte Laïque, mais au prix d’une guerre permanente. Et l’analyse des médias dans le monde prouvent que les nations occidentales sont bien sous l’influence toxique d’institutions de subversion, profondément anti-démocratiques.

L’irresponsabilité des décideurs

La quatrième similitude est encore plus troublante. Les décideurs sont irresponsables. Les marchands d’injections comme les marchands de canons peuvent s’enrichir en toute quiétude. Personne ne leur demandera des comptes. Les chefs d’Etat prennent des décisions arbitraires mais personne n’assume les conséquences de ses décisions.

Insistons sur l’organisation de l’arbitraire au moment de la covid. C’est là encore étonnant. La santé est une affaire privée, le patient est en toute circonstance libre. Or, les Etats ont bafoué ces libertés fondamentales pour contraindre les populations aux injections. Cela s’appelle l’arbitraire. Très étonnamment, le soutien à l’Ukraine procède du même arbitraire. Nos pays ne sont pas attaqués par la Russie. Nous n’avons aucun accord international qui nous lie à l’Ukraine. Toutes les décisions de déverser des milliards d’aide ou d’armements relèvent de l’arbitraire des chefs d’Etats : Biden et Macron en tête. Mais cet arbitraire s’accompagne d’une immunité, irresponsabilité stupéfiante, et en France sans même consulter les représentants du peuple.

En effet, nos dirigeants rendent-ils compte de l’usage des milliards d’impôt, l’argent public, ainsi affecté arbitrairement à une cause très étrangère ? Non. Les 70 milliards d’achat des injections ont-ils été étudiés avec la valeur des alternatives sur le plan économique et des résultats ? Jamais. Autre similitude donc, où les médias se font complices d’un détournement massif de l’argent public pour enrichir des entreprises et des Etats (les USA étant gagnant deux fois). Personne ne sourcille, personne n’interroge, personne ne s’étonne, ou si peu et avec tant d’entraves. Comment est-ce possible dans des sociétés démocratiques d’aligner à ce point l’opinion ? Impossible sans l’intervention de ces institutions subversives qui orientent, téléguident, manipulent les réseaux sociaux et incitent à ne pas sortir du chemin. En effet, la carrière d’un journaliste est fragile et l’on comprend bien leur lâcheté collective. Très rares ont été ceux qui n’ont pas pris parti dans les débats, plus rares encore, ont été ceux qui ont questionné loyalement des savants pour les écouter et apporter de l’information au citoyen pour qu’il se fasse librement son point de vue. Les techniques d’interview sont révélatrices : prise de parti, accusation, questions biaisées, procès d’intention, etc.

Le déni des conséquences et effets indésirables

Le dernier point est encore plus troublant. Je passe vite sur l’ostracisme permanent des effets indésirables dont de nombreux articles brillants des confrères de France Soir et de Riposte Laïque peuvent témoigner. Mais pour l’Ukraine, le même procédé interdit la moindre évocation des effets de nos actions belliqueuses. Pourtant, les rapports du CNUD et des ONG, les notes des organismes de notation financières et les témoignages d’Ukraine vont tous dans le même sens. Le pays est en faillite. Le PNB sera divisé par deux fin 2022. La population va mourir de faim et de froid pendant l’hiver. La moindre maladie fera des ravages tant le système de santé est hors d’état. Le prolongement de la guerre constitue un crime contre les populations ukrainiennes. Quelques-uns commencent à s’en inquiéter fort tardivement. L’exécution sommaire de russophones dans les territoires récemment repris, la chasse inter-ethnique en fait, la poursuite des journalistes indépendants, l’emprise sur les médias, l’instauration d’un régime d’exception, autoritaire, l’interdiction aux hommes en âge de se battre de quitter le territoire, voilà bien les signes d’un régime autoritaire pratiquant une fuite en avant suicidaire. D’ailleurs, nous ne disposons d’aucun chiffre sur les victimes militaires, mais profitons d’une focalisation douteuse sur les quelques victimes civiles ou sur le dénombrement des morts chez l’ennemi. Et les médias relaient, amplifient. Le signe très révélateur de ces services manipulant, c’est le biais d’occultation. Quel journaliste occidental a pu témoigner des flux de blessés dans les hôpitaux ukrainiens ? Où sont les informations, les photographies, les témoignages sur les ravages de la guerre ? Les médias libres sont censurés, les journalistes pourchassés ou discrédités comme Anne-Laure Bonnel accusé de complicité russophile ! CQFD.

Incroyables similitudes. On parlait bien des non-vaccinés mourant à l’hôpital en niant la présence des injectés. On ne parlait pas de leur contagiosité, maintenant reconnue comme non-testée par Pfizer lors de l’audition du 10 octobre. On parle des malheureuses victimes civiles, mais on ne parle pas des milliers de morts sur le champ de bataille. La politique vaccinale tue, la guerre en Ukraine tue, mais ces morts-là ne sont pas dénombrés, pas communiqués ; c’est le déni. Il est là aussi statistiquement impossible que des centaines de rédactions occidentales qui ne se concertent pas puissent relayer la même doctrine en même temps. Il faut des agents orchestrant cette propagande.

Voilà bien trop de similitudes pour ne pas se dire qu’elles sont bien organisées. Des institutions subversives agissent en Occident pour interdire la libre expression, c’est une évidence, car le hasard statistique voudrait que des médias, selon leur sensibilité, adoptent des lignes éditoriales distinctes, contrastées, opposées même. C’est pour tout observateur la preuve manifeste d’une organisation qui a mis nos médias occidentaux sous contrôle. C’est la plus grave atteinte à la liberté de penser, de s’exprimer et de débattre. C’est le signe d’une terrible régression intellectuelle et politique. Nous basculons dans des régimes autoritaires monomaniaques.

Or, l’Etat bénéficiaire de ces manœuvres de subversion institutionnelle est bien connu, les institutions et services qui agissent sont donc aussi connus. Il est donc urgent de se sortir de ces manipulations. Il faut lire d’urgence Chomsky : Les états manqués, abus de puissance et déficit démocratique. Vous aurez des preuves pour de multiples affaires qui ont émaillé l’histoire contemporaine.

Pierre-Antoine Pontoizeau




La science n’est jamais complotiste : les confessions de Janine Small, de Pfizer

Les journalistes qui parlent de complot ne sont pas des scientifiques mais des comploteurs. A l’évidence, lors du prix Nobel de physique, on constate l’étendue de l’inculture scientifique de nos stars des médias, à commencer par l’inénarrable Léa Salamé incapable d’interroger Alain Aspect sur ses expériences menées il y a quarante ans concernant les inégalités de Bell. Son incompétence évidente à l’écran devrait inspirer à tous un peu de modestie, car nous parlons là de choses déjà anciennes qui datent des années soixante ? Inculture, incompétence. Et pourtant, la même, avec une arrogance et une morgue folle a pris des positions tranchées face à des généticiens ou des prix Nobel de médecine. A l’évidence, elle était apte à juger leur connaissance, leur raisonnement, leur conclusion. Médiocratie!

Des journalistes comploteurs et coupables

J’accuse les journalistes des principaux médias d’avoir été de véritables comploteurs. Ils n’ont jamais travaillé sur les faits scientifiques et les documents mis à disposition par les instances, à commencer par ceux de Pfizer. Cependant, ils ont passé leur temps à dénoncer ou discréditer sans rien comprendre de ce dont ils parlaient, simplement parce que le débat scientifique ne devait pas avoir lieu. Leurs donneurs d’ordre commandaient et leur unanimité fut en soi la preuve de leur corruption. 

Plus encore, il ne s’agissait même pas d’un débat scientifique à proprement parler. Nous étions sur une question pratique de la mesure de l’efficacité d’une thérapeutique. Rappelons à ceux qui l’auraient encore oublié que la médecine n’est pas une science, mais un art au carrefour de nombreuses disciplines : chimie, biologie, génétique, anatomie, etc. Et les laboratoires sont un petit bout de toute la chaîne médicale.

La démarche scientifique n’est pas complotiste

Or, les faits scientifiques ne sont pas comploteurs ou complotistes. Ce sont des faits. Nous savions depuis les premiers rapports de Pfizer que la durée de protection n’avait pas été testée. Pour preuve élémentaire, la durée de l’expérimentation de quelque deux mois. Ce n’est pas le propos qui fait la réalité, c’est l’expérience. Or, ceux qui ont affirmé une protection durable étaient des menteurs, car jamais l’expérience de Pfizer n’a testé, expérimenté au sens de la science expérimentale, la durée de sa protection au-delà de quelques semaines. C’est un fait expérimental. La preuve est dans les documents de Pfizer.

Pfizer savait même l’inverse, car les tests et les écrits de Pfizer ont très vites indiqués la faible durée de la protection, obligeant d’envisager de nouvelles injections. De même, ces expériences menées à toute vitesse n’ont-elles jamais expérimenté les effets cumulatifs de ces injections, après trois ou quatre. Chaque personne qui l’a acceptée était au sens strict un cobaye ; car personne ne pouvait démontrer que la 3e ou 4e injection avait un effet positif ou faisait courir des risques. Là encore, les durée des test n’ont jamais excédé quelques semaines. 

La médecine n’est pas née en 2020, CQFD !

Or, de nombreux spécialistes, du fait de leurs connaissances, ont alerté, sans doute à juste titre, sur les risques dont celui de l’effondrement des défenses immunitaires. Là encore, les ignorants de plateaux TV devaient les faire taire. Les comploteurs dénonçaient les complotistes au lieu de s’inquiéter de l’absence d’expériences scientifiques rigoureuses.  Même concernant l’origine de ce virus, on insultera comme jamais un prestigieux prix Nobel, faisant l’économie de l’examen scientifique des faits qui motivaient sa conclusion sur la très forte probabilité d’une fabrication de laboratoire.

Madame Janine Small a confessé deux choses sidérantes lors de son audition le 10 octobre dernier :

« En ce qui concerne la question de savoir si nous étions au courant que le vaccin empêchait la transmission du virus avant son entrée en marché, non, répond Mme Small en souriant. Vous savez, nous devions aller à la vitesse de la science pour vraiment comprendre ce qui se passait dans le marché. » Janine Small – Pfizer – Audition U.E du 10 octobre 2022

Cette femme a reconnu le charlatanisme total du laboratoire. En effet, la faible protection, connue de Pfizer, je le rappelle, aurait dû inciter à s’inquiéter du fait que le virus demeurait chez la personne vaccinée-injectée, qui pouvait développer la maladie et bien sûr la propager. Les journalistes qui l’ont défendu sont donc bien les vrais criminels. N’ont-ils pas accusé les réfractaires à la vaccination-injection, en les accusant d’être des criminels ? Non ? Eh bien, l’histoire va nous permettre de lancer quelques poursuites à partir de toutes les archives médiatiques contre les médias, les rédactions, leurs dirigeants et leurs actionnaires qui ont sans jamais vérifier la moindre source, diffusé des informations trompeuses, complices d’une entreprise de charlatanisme, au sens du code pénal et de la santé publique, comme des publicitaires de foire. Pourquoi ? Parce que le crime était dans l’injection d’un produit inefficace, ni protecteur, ce qui était connu, ni obstacle à la transmission, ce qui était aussi connu, comme madame Small le confirme.

Le crime d’expérimentation affirmé par madame Small

Mais le second crime est avéré maintenant, et le procès de type Nuremberg vient de trouver sa motivation dans la fin de l’intervention de madame Small :

« Vous savez, nous devions aller à la vitesse de la science pour vraiment comprendre ce qui se passait dans le marché. »

Il n’y a pas de vitesse de la science. C’est une formule éminemment anti-scientifique. Il y avait une urgence commerciale et une panique politique, voire une manipulation de ces derniers par les premiers au regard des enjeux financiers. Mais madame Small affirme ici que la compréhension se ferait lors de la commercialisation, une fois les gens injectés. Son propos est non seulement choquant, mais bien passible de l’activation de poursuite pour expérimentation humaine sans aucune précaution. Faut-il rappeler ici que la commercialisation d’un médicament est subordonnée à des périodes d’expérimentations et de contrôles des effets secondaires sur une période de plusieurs années pour vérifier la qualité du produit, ses effets indésirables, les contre-indications et les interactions médicamenteuses à risque.  

Tous les journalistes des grands médias ont donc été les complices d’une opération de charlatanisme dont madame Small confirme bien deux drames. Jamais le laboratoire n’a vérifié la non-contamination d’un tiers par l’injecté. C’est proprement hallucinant dans le cadre d’une démarche scientifique. Et je le répète, chaque injecté est devenu un cobaye pour comprendre ce qui aurait dû être étudié en amont lors des fameuses phases 2 et 3.

Le début des confessions de truands anti-scientifiques et de leurs complices journalistes

Cette confession en appellera d’autres. Mais déjà celle-ci devrait nous amener à exiger de tous les médias une contrition publique, une repentance et des interdictions d’exercer ce métier. Car ces journalistes ont des morts sur la conscience. Les vaccinés-injectés morts de la maladie, les contaminés par ces vaccinés-injectés, sans parler des morts par les effets indésirables qu’on cache comme on cachait les camps d’extermination. Il y a complicité de crime contre l’humanité. Seulement, qui parmi ces journalistes a pris la précaution de s’informer, de critiquer, d’écouter des savants, de vérifier leurs intérêts, de comprendre l’action désintéressée de certains qui aurait dû attirer leur attention. Bref, il est temps de passer à l’offensive et de demander publiquement des comptes à ceux qui ont trahi la cause du journalisme : l’information documentée et prouvée dans ses sources. Surtout quand il s’agit de manipuler les consciences et de violer les corps par des injections forcées tant la culpabilisation était grande. Le temps de la justice est venue et d’un combat pour que jamais, plus jamais cela ne puisse se reproduire. Et jamais Pfizer n’aurait dû obtenir ces marchés, du fait de ses antécédents judiciaires. Là encore, complicité médiatique et corruption !

Pierre-Antoine Pontoizeau




Jusqu’où les mondialistes sont-ils pris au piège du nationalisme ukrainien ?

Les mondialistes ont fait le choix de soutenir les Ukrainiens au nom de la défense de l’intégrité territoriale bien sûr, de leur idéal d’une nation souveraine et d’un peuple pratiquant sa langue. Cette position est étonnante puisqu’on voit les mondialistes s’identifier au combat d’un mouvement nationaliste, dont personne ne peut nier quelques affiliations douteuses. Si tout le monde a bien compris que les mondialistes utilisaient ces nationalistes ukrainiens dans un projet géopolitique de déstabilisation de la Russie, le piège de ce soutien revêt deux aspects.

Soutenir toutes les exactions nationalistes contre les russophones

Premier aspect, celui de devoir suivre ces nationalistes dans toutes leurs exactions. Elles ne manqueront pas de s’accroître au fur et à mesure de leurs éventuels succès. Déjà, même si les médias occultent ces réalités, nous savons déjà que les Russes des territoires reconquis sont malmenés, persécutés et même exécutés à des poteaux, de façon arbitraire et barbare. On apprend que les livres en russe sont progressivement interdits, en persuadant les populations qu’il ne serait pas nationaliste de garder chez soi des livres russes. La présomption de culpabilité deviendrait évidente. Si les Ukrainiens poursuivent leur projet nationaliste, les mondialistes occidentaux soutiendront des pratiques bien contraires à leurs idéaux. Les Ukrainiens, comme déjà dans les pays baltes, vont détruire les monuments et les symboles d’origine russe ou soviétique sur leur territoire. Les livres et peut-être même la littérature russe n’auront plus leur place, ni dans les bibliothèques publiques, ni dans les privées, ni dans l’enseignement de jeunes Ukrainiens, alors coupés d’une partie de leurs racines civilisationnelles. Au nom de ce nationalisme, les russophones et russophiles n’auront plus alors le choix que de l’humiliation quotidienne ou de l’exil.

Ce soutien deviendra gênant, venant de mondialistes pour lesquels la culture ou l’identité nationale n’ont aucun sens. Il leur faudra nier, censurer les médias bien sûr, mais il faudra accepter une multitude d’entorses à tous les textes internationaux sur les libertés culturelles et le droit à l’autodétermination pour donner raison aux nationalistes ukrainiens. Fâcheux, visible, incohérent.

Inspirer et justifier tous les nationalismes en Europe

Deuxième aspect, celui de l’exemple ou de l’inspiration que peut susciter ce nationalisme ukrainien à travers l’Europe. En effet, il s’agit bien là d’un piège. Comment considérer que ces nationalistes ont la liberté d’imposer une seule langue à des populations pratiquant depuis des siècles une autre langue ? Comment déjuger des partis politiques, en Europe par exemple, qui revendiqueraient cette même liberté nationale, en matière de préférence pour les populations, pour ne pas dire les groupes ethniques nationaux ? Comment alors reprocher aux Suédois, aux Italiens ou aux Hongrois de préférer leur langue, leur civilisation, leurs frontières et leurs peuples sans être les victimes de toutes sortes d’occupations ou de cohabitations avec des populations étrangères ? Logiquement impossible.

Il est d’ailleurs incohérent de constater l’acharnement des Etats européens, dont la France, contre les mouvements identitaires. Ils poursuivent la moindre trace de nationalisme dans des mouvements identitaires nationaux sur leur sol, en vantant par ailleurs la cause ukrainienne ! Il est étonnant de constater la complaisance et la lutte sur les réseaux sociaux, pour toujours maquiller ou disculper les troupes ukrainiennes arborant des insignes nazis, alors que celles-ci font l’objet d’une réprobation totale et de poursuites acharnées, en France en particulier. A certains égards, nous sommes tous des Ukrainiens. La langue anglaise doit être immédiatement interdite au sein de l’UE car elle est un signe de soumission à des puissances étrangères et colonisatrices. Chaque nation européenne doit affirmer sa langue et écarter de son sol les populations qui se refusent à la pratiquer. Il s’agit de condamner les politiques d’éducation qui incitent à parler des langues étrangères à celles du sol européen. Vous m’aurez compris. Chaque Etat doit menacer les institutions internationales, comme le fait Zelensky avec un certain talent, dès lors qu’elles affaiblissent les droits nationaux. Jouons le jeu du nous sommes tous comme les Ukrainiens, avec le droit et la liberté de se défendre contre tous les impérialistes.  

Tomber dans le piège de son cynisme et de la grossière manipulation

Il faut maintenant piéger les médias. Il serait drôle que le RN, Reconquête et les autres mouvements nationaux fassent valoir les mêmes droits que les Ukrainiens. Nous sommes bien d’accord avec vous. La France doit interdire les langues extra-européennes. Elle doit interdire les religions non-autochtones. Signalons que l’orthodoxie ukrainienne s’est détachée du patriarcat russe pour aller au bout de sa souveraineté. La souveraineté passe par le même triptyque défendu par le parti Serviteur du peuple de Zelensky : une nation, un peuple, une langue.

Il faut provoquer les défenseurs de l’Ukraine sur les plateaux TV. Nous sommes heureux de vous compter parmi nous, vous savez. En effet, tout ce que les Ukrainiens défendent, nous le défendons aussi. Nous sommes pour la souveraineté, la liberté, un peuple, sa langue, sa religion, son Etat.

Et le piège est double, car ils ne seront pas d’accord. Mais comment comprendre alors que vous les soutenez ? Comment interpréter ce soutien de circonstance à des idéaux qui ne sont pas les vôtres ? Comment comprendre même l’émergence de ce nationalisme en Ukraine depuis quelques décennies ? Cela voudrait-il dire que vous instrumentalisez l’Ukraine pour un autre combat ? Dans ce cas, les morts d’Ukraine sont les vôtres, l’illusion de votre soutien à leur cause est un piège. Alors votre attitude est celle de « fieffés salauds » qui sont prêts à sacrifier des peuples pour leurs intérêts géopolitiques. Nous sommes bien alors dans le cynisme et la manipulation.

Pierre-Antoine Pontoizeau




L’Ukraine est-elle une démocratie ?

Nos journalistes se sont amusés de la fuite de jeunes ou d’adultes Russes à l’étranger, ne voulant pas servir dans les armées. Au passage, la Russie n’a pas pris de mesures à leur encontre ni annoncé de punition pour ce qui relève, peut-être pour certains, d’une désertion, s’ils étaient dans l’armée de réserve. Rappelons qu’un réserviste est un citoyen volontaire qui, après avoir signé un contrat d’engagement, participe, selon ses disponibilités et les besoins de son autorité d’emploi, à l’activité opérationnelle des forces armées et des forces de sécurité intérieure. Il effectue d’ailleurs ses périodes de réserve sous un statut militaire. Macron ne l’ignore pas, disant : « Nos réservistes sont des militaires à temps partiel, certes, mais à pleine capacité » (le 13 juillet 2017 à l’Hôtel de Brienne). La Russie pratique de même. Il est probable que les personnes en fuite n’en soient pas vraiment. Je ne vois pas beaucoup de réservistes, ayant le souci de leur pays et faisant leurs périodes, refuser de servir. Admettons.

Réservistes fuyards en Russie / interdiction de quitter le territoire en Ukraine

Mais qu’en est-il dans la grande démocratie ukrainienne ? Il semblerait que les décisions aient été bien plus contraignantes. Les hommes de 18 à 60 ans n’ont pas le droit de quitter le territoire. Les médias mainstream l’affirment aussi :

Guerre en Ukraine: les hommes de 18 à 60 ans ne peuvent plus quitter le pays (bfmtv.com)

Interdiction de quitter le pays, confiscation de véhicules… qu’est-ce que la mobilisation générale décrétée en Ukraine ? – Le Parisien

La comparaison est étonnante. La belle démocratie prononce la mobilisation générale, se donne le droit de confisquer les véhicules et de contraindre à servir ; là où l’horrible dictature laisse filer des personnes craignant leur mobilisation de réserviste.

Morts civils en Ukraine / Morts militaires en Russie

Dans une démocratie, d’après ce qu’on dit, la transparence est un grand principe et l’information est loyalement diffusée aux citoyens et aux partenaires étrangers. Si les Russes ne sont pas très transparents sur le nombre de morts au sein de leurs troupes, c’est encore pire en Ukraine. Les spécialistes se disputent d’ailleurs, les uns cautionnant une guerre économe en hommes, en prêtant du crédit aux chiffres en quelques milliers de morts, d’autres, dont les Anglais, affirmant que les premiers mois ont été meurtriers et évoquant jusqu’à 80 000 morts côté Russes. À noter que les Russes parlent peu des décès de civils. Indifférence peut-être, faible appétence pour la manipulation aussi.

Côté ukrainien, blackout absolu. Rien après six mois de guerre. Et très étonnamment, ni les Anglais, ni les Américains ne cherchent à nous informer pour faire le parallèle. Certains évoquent plus de 100 000 morts et peut-être autant de blessés. Comment vérifier ? On entend parler d’hôpitaux débordés, puis plus rien : censure ? interdiction ? menaces ? Que se passe-t-il donc dans cette belle démocratie ?  Cependant l’Ukraine a une capacité inédite à savoir compter jour après jour les victimes civiles et à les annoncer au monde entier. Surprenante conception de la démocratie et peur peut-être de devoir annoncer des chiffres qui feraient réfléchir les libres Ukrainiens d’une part et les pays alliés et leurs populations d’autre part. Si les Français venaient à découvrir que près de 200 000 jeunes sont hors de combats, le choc serait peut-être là !

Respects des langues régionales / imposition d’une langue unique nationale

Savez-vous combien de langues sont usitées librement dans la Fédération de Russie ? En vertu de l’article 68 de la Constitution, chaque république peut ajouter sa propre langue officielle, le russe restant la langue fédérale. De même, les districts autonomes et les oblasts ont cette liberté. Il y a plus de 14 familles linguistiques répertoriées pour plus de 50 langues pratiquées. La dictature Russe est affreuse sur ce point, n’est-ce pas ? À l’inverse, la vertueuse démocratie ukrainienne a bien voté, n’en déplaise à beaucoup, l’obligation de la seule langue officielle ukrainienne et son application dans la vie administrative et quotidienne de chacun, malgré des pratiques locales d’autres langues dont le russe évidemment.

Pillage des réserves d’or ukrainiennes / Accumulation des réserves russes

Nous pourrions dans de nombreux domaines multiplier les exemples. L’économie par exemple. Le Parlement ukrainien dispose-t-il aujourd’hui d’un pouvoir et d’une vue sur la situation financière de son pays ? A-t-il un pouvoir de contester les choix du Président Zelensky ?  On en doute. D’ailleurs, les médias occidentaux disent-ils ce que coûte cette situation en toute transparence ? Très timidement. Qui paie les fonctionnaires ukrainiens aujourd’hui ? Qui finance l’État ukrainien aujourd’hui ? Comment l’Ukraine paie-t-elle l’armement qui lui est livré ? Et qui a vraiment éclairé l’évaporation des réserves d’or du pays après le coup d’État ? Qui explique les ventes d’or actuelles au-delà, semble-t-il, des réserves du seul État ? Opacité, détournement, pillage d’un État ? Mais aussi pillage des banques ukrainiennes par l’État pour financer sa guerre.

Pour vous informer :

Où est-il passé l’or de l’Ukraine ? | Le Club (mediapart.fr)

L’Ukraine admet que son or est parti : « Il n’y a presque plus d’or dans les coffres de la banque centrale » | Or.fr

Une vente d’or de 208 tonnes d’or en UKRAINE? Par comptoir de rachat et vente d or Gap – Le Comptoir Universel de l’Or (comptoiruniverseldelor.com)

L’Ukraine vend son or (expat-ukraine.com)

À l’inverse, la vilaine dictature accumule l’or, contrôle ses dépenses et n’a pas de dettes pharaoniques à l’instar des grandes démocraties qui lui font la guerre.

L’Ukraine n’est pas une démocratie

En conclusion, quatre exemples pour se dire que l’Occident soutient l’insoutenable en falsifiant éhontément toutes les réalités historiques récentes. Non, l’Ukraine n’est pas une démocratie, son peuple est la première victime d’une oligarchie mafieuse et guerrière. Non, l’Ukraine n’est pas un pays de libertés quand les hommes ne peuvent plus circuler ou refuser les armes ou parler leur langue maternelle. Non, l’Ukraine n’est pas une démocratie quand des civils sont exécutés sommairement, liés à des poteaux, pour de simples soupçons d’affection pour la Russie. Non, l’Ukraine n’est pas une démocratie quand elle limite le libre exercice de la liberté de la presse. Non, l’Ukraine n’est certainement plus une démocratie depuis 2014, date à partir de laquelle Zelensky a fait le choix d’envoyer l’armée tuer des Ukrainiens révoltés par l’irrespect de leur langue.

Pour vous informer, l’excellent article factuel de Géo :

Pourquoi la région du Donbass est-elle au coeur d’un conflit entre l’Ukraine et la Russie depuis 2014 ? – Geo.fr

Pierre-Antoine Pontoizeau




C’est pas juste maîtresse, ils nous bombardent parce qu’on les agresse

A lire la presse internationale occidentale et les déclarations de l’ONU ou de l’OTAN, les Russes seraient sortis des lois de la guerre. On ne sait plus s’il faut rire, pleurer, se suicider, déprimer, se révolter. Bref, l’Occident tout entier sombre dans une régression mentale pathétique que le monde ne vas pas nous pardonner.

On a d’abord l’impression que nos dirigeants sont comme des enfants qui se battent à la récréation. Je lui donne un coup de pied, je me moque de lui, je le nargue et il me colle un poing dans la figure. Alors, je me précipite vers la maîtresse : « C’est pas juste maîtresse », il m’a battu l’autre. 

Nous en sommes à ce niveau-là des délires émotionnels, d’une psychologie de comptoir concernant la santé, la posture ou les facultés de Poutine. Déprimant. C’est simplement la guerre, la violence, ses morts, ses blessés, ses dommages collatéraux qui sont injustes, révoltants.  Mais c’est la guerre et son cortège de folies humaines. Il ne faut pas s’en plaindre quand on l’a voulu, quand on l’entretient et qu’on réfute toute sortie pacifique. C’est d’une perversité sordide de se plaindre des victimes alors qu’on est co-responsable de la continuation de la guerre. Aucune des dirigeants occidentaux, hormis Trump ou le pape François n’invite officiellement à négocier la paix.

Une parole occidentale discréditée

Que pense le monde quand les USA, l’OTAN et l’ONU osent dire ainsi de concert que la Russie violent les lois de la guerre ? Que dire alors des villages yéménites attaqués et détruits où les civils sont les premières victimes ? Que dire de l’attaque sans déclaration de guerre (premier principe des lois de la guerre au passage) et sans mandat de l’ONU des USA contre la Serbie, s’attaquant aux ponts de Belgrade, aux infrastructures et indifféremment aux civils ? Que dire de l’opération en Libye ? La liste serait longue. Comment être audible et crédible un instant quand ces Etats occidentaux criminels hurlent au crime alors qu’ils ont les mains pleines de sang ? A cet égard, les mesures de l’OPEP et de l’Arabie Saoudite en particulier, de limiter la production pétrolière est un signe fort de leur désaveu de l’Occident que plus personne ne peut suivre ou croire, voire d’un rapprochement du camp de ceux qui veulent d’autres relations internationales. Aucune d’entre eux n’est un Saint, mais le cynisme occidental a lassé tout le monde. Game Over, on  ne joue plus.

Cette situation me fait d’ailleurs penser aux refrains de la célèbre chanson de Renaud :

Y m’a filé un beigne, j’y ai filé une torgnole, m’a filé une châtaigne, j’lui ai filé mes grolles.

Y m’a filé une beigne, j’y ai filé un marron, m’a filé une châtaigne, j’y ai filé mon blouson.

Y m’a filé une beigne, j’ai filé une mandale, m’a filé une châtaigne, j’y ai filé mon futal.

Quand à la fin d’une chanson, tu t’retrouves à poil sans tes bottes.

Faut avoir d’l’imagination pour trouver une chute rigolote.

(Laisse béton)

Des élites cyniques en perdition

Que dire alors de nos élites aujourd’hui ? Immatures face à l’Histoire ? Incompétentes ? Imprudentes ? Cyniques ? Manipulatrices ? On hésite. Mais sans justifier aucun acte de guerre, car je suis de ceux qui appelle à la paix depuis le début des hostilités, faut-il se plaindre de la guerre quand on la veut, l’entretient et se vante de quelques succès. « C’est pas juste maîtresse » d’attaquer les lignes arrières ou de détruire les centres de commandement. On entend des journalistes surréalistes légitimer l’attaque du pont de Crimée, parce qu’il est une infrastructure stratégique, alors que la destruction des centrales énergétiques est un crime contre l’humanité. Evident mon général. Mais ces gens savent-ils que l’arbitre de la guerre, c’est la victoire, parce qu’il n’y pas d’arbitre, de maîtresse ou de juge de ligne. L’Occident est gravement malade, car le monde observe qu’il se donne le droit de tricher avec toutes les lois de la guerre quand il l’estime nécessaire, mais que l’adversaire ne saurait tricher avec les lois de la guerre dès lors que cela joue à notre désavantage. Et les autorités de passer leur temps à se plaindre, à dénoncer, à rechigner, comme les mômes à la récré, s’adressant à leurs copains pour marginaliser l’ennemi. Plus personne ne les croit. Voire …

Un vrai crime contre l’humanité en perspective, et deux coupables aux yeux du monde

Il faut peut-être réfléchir ? Mais est-ce encore possible ? La situation des Ukrainiens pour l’hiver sera tragique, mortifère, voire génocidaire tant une population ne survit pas à – 20° ou – 30° sans protection, chauffage et habitat. C’est la guerre mesdames et messieurs les politiques. C’est votre choix à tous. C’est votre responsabilité. Vous avez la possibilité de tout arrêter à tout moment ; mais vos propos sont guerriers, agressifs, anti-diplomatiques. 

Alors que dire de la situation actuelle ? On observe que la quasi-totalité des médias détourne immédiatement l’attention pour se focaliser sur un missile perdu tombant dans un jardin. Cela permet à peu de frais d’entretenir le mythe des crimes de guerre, alors que la quasi-totalité des tirs vise des infrastructures énergétiques, conformément aux annonces des militaires Russes et de Poutine lui-même. Quand le sage montre la lune, l’idiot regarde le doigt, quand 200 missiles visent des infrastructures, le missiles perdu est bien évidemment la preuve d’une volonté de tuer des enfants dans un parc ! Ils sont simplement tous dans la régression mentale car ils se manipulent eux-mêmes.

Et un coupable occidental qui trahit toutes ses valeurs humanistes

Cependant, qu’allons-nous assumer dans quelques semaines, dans quelques mois ? Les occidentaux continueront dans leur délire pervers d’irresponsables qui fuient toutes leurs responsabilités. Pourtant, le monde entier voit bien qu’il en est tout autrement. Bientôt, des enfants, des mères, des personnes âgées, des villages entiers vont périr de faim, de manque de soin et de froid.  Ce sera la faute aux méchants Russes. Oui, pas faux. Mais qui poursuit la guerre, qui est prêt à sacrifier des millions de civils et de pauvres conscrits ? Pour ne pas perdre la face, l’Occident plonge dans une crise économique et sociale pour financer la guerre, sanctionner et se sanctionner en retour, jusqu’à bientôt faire souffrir nos populations. Il me semble que de nombreuses guerres se sont terminées selon les lois de la guerre justement. Des hommes d’honneur reconnaissaient la défaite, acceptaient de traiter et de perdre des territoires ou de payer des rançons pour protéger les leurs. François Ier capturé par Charles Quint nous couta cher, c’était le prix de la défaite et le droit de retrouver son Roi.

Cela dénote une infantilisation des populations occidentales qui sont prêtent à défendre des nationalistes qui se battent pour leur nation, là-bas, et qui exècrent le nationalisme haineux dès qu’il se manifeste dans des orientations politiques chez nous. Cela dénote des esprits en pleine régression assistant au spectacle de marionnettes avec le bon, le méchant et le justicier. Cette infantilisation conduit à perdre le sens des faits et des réalités, le sens de nos valeurs et de nos responsabilités. L’analyse a disparu. Que faisons-nous ? Pourquoi le faisons-nous ? Dans quel but ? A quel prix ? Et quand voulons-nous sortir de la guerre ? Je crains, comme pour la Covid, que nous nous réveillions avec quelques centaines de milliards dépensés en pure perte, enrichissant quelques conglomérats militaires il est vrai, pillant l’Ukraine de ses richesses pour financer sa guerre, laissant un peuple exposé aux pires souffrances, ce qui cache quand même quelque chose des authentiques intentions de ces élites. Qui est encore dupe dans le monde ? Personne. Napoléon a perdu en Russie et il était doué dans l’art de la guerre, Hitler a perdu en Russie et l’armée du Reich avait objectivement quelques atouts à faire valoir, Biden perdra en Russie de même, non seulement parce que jamais deux sans trois, mais parce qu’il n’a pas pris la mesure de son adversaire et de sa détermination bien au-delà de la personne de Poutine. Régression mentale quand tu nous tiens !  

Pierre-Antoine Pontoizeau