1

La guerre civile a déjà commencé

la-guerre-civile-en-franceIls passent pour des oiseaux de mauvais augure, ceux qui évoquent la guerre civile qui viendrait : Rioufol, Zemmour et quelques militaires, percevant les stigmates d’une société sous tension permanente. Comme si on attendait que la France entière s’embrase d’un coup pour parler de guerre civile. Ce ne sera pas le cas, comment cela pourrait-il arriver alors que des contrées entières, rurales ou peu urbanisées du territoire national, vivent encore dans des quiétudes devenues impensables dans les périphéries des grandes villes, avec des usages insouciants qui n’ont plus cours ailleurs que dans les villages et petites villes préservés. Tout, au contraire, nous dit que la guerre civile a déjà commencé, une double guerre en fait. Celle, perceptible, même si les grands médias ne l’évoquent qu’avec parcimonie, contre un islam radical, peu combattu, exonéré même, au nom du refus d’un amalgame devenu tarte à la crème puisque de très nombreux observateurs ont bien expliqué la problématique : l’islam radical est partie intégrante de l’islam. On évoque des « Français », on évite les patronymes trop voyants, mais la réalité est têtue, celle des prisons ou de ces quartiers où la Police ne va plus, ou ne va qu’en dispositif lourd.

La guerre, c’est cet état d’urgence devenu permanent, avec les militaires dans les rues, qui rassurent, mais qui symboliquement nous font ressembler à ces états dictatoriaux perpétuellement au bord du chaos social. Ce sont surtout ces attentats de masse, couplés à des faits divers sordides, viols, agressions au couteau, violences en réunion sur des victimes seules, le plus souvent blanches, devenus quotidiens et auxquels la population est sommée de s’habituer. On a de plus en plus de mal à en cacher auteurs et motivations, avec la contrainte devenue obligatoire pour la presse, de trouver de nouvelles sémantiques pour masquer une réalité liée à une volonté farouche d’imposition de la charia. Sont nés, les « déséquilibrés », les « jeunes », les « français », les « racailles », ou même l’absence de dénomination, qui ne trompent plus grand monde, alors que l’on sait toujours tout du pedigree des victimes. Les affaires de burkini, d’agressions de femmes aux tenues trop légères, de voiles, de burqas, les attaques en direction de lieux non halal, bars à alcool, cimetières chrétiens, églises et en retour les quelques affaires de lardons, de têtes de cochons et d’inscriptions vengeresses, sans parler de la manière corse, témoignent bel et bien de l’affrontement civilisationnel en cours, notamment dans les lieux où les proportions démographiques se sont inversées entre arrivants des dernières décennies et autochtones. Les mêmes processus, à divers degrés, sont à l’oeuvre dans toute l’Europe, avec des offensives en direction de l’imposition de la charia, une police illégale de la charia, en Allemagne, dont les femmes sont les premières victimes, assorties de réactions des locaux, sous forme de brigades contre-offensives, les soldats d’Odin par exemple.

Moins médiatisés, les incendies et saccages d’écoles, de lieux de culture, sont un paramètre relativement récent et entrant parfaitement dans le cadre de la guerre évoquée. La manière connue du fondamentalisme religieux, à l’oeuvre sur les bouddhas afghans, ou à Palmyre, celle qui consiste à détruire ce qui est anté-mahométan, s’applique aussi à notre territoire national. D’ailleurs l’organisation islamique a menacé directement les professeurs de l’école française, propagateurs du savoir impie, de l’avènement de la vie par l’alchimie moléculaire et cellulaire, en lieu et place de la création divine. Et les sbires zélés mettent en musique, au point que toutes les écoles de France sont désormais barricadées, par décret. Comme si des serrures municipales pouvaient dissuader un commando déterminé ? Dans les pires régimes totalitaires également, sous Hitler, Polpot ou Staline, on s’en est pris aux livres, à la culture et à la science, qui élèvent les hommes au-dessus de l’obscurantisme et du pouvoir religieux.

Double guerre, car le peuple ne peut plus compter, pour être défendu, sur un gouvernement ne représentant désormais plus personne et dont on se demande en permanence qui il soutient dans cet affrontement encore embryonnaire, mais bien effectif. On se gratte la tête quand on entend une ministre dénoncer le repli identitaire des Français, sans évoquer le moins du monde le repli identitaire en cours dans certains quartiers du territoire national, désormais régis par la charia, il faut bien finir par se l’avouer. On reste dubitatif devant la possibilité faite aux imams les plus radicaux de continuer à déverser leur haine anti-française en public. On s’interroge devant la propension à favoriser la progression de l’islam et même à évoquer un « islam de France », pure vue de l’esprit pour qui connaît l’Oumma et a entendu le discours d’Erdogan à Strasbourg. Mais encore, quel genre de procès peut-on faire à Eric Zemmour, alors que rien dans le droit français n’interdit de critiquer une religion, sauf à examiner ses propos sous l’angle de la charia ?

Pour toutes ces raisons vérifiables sur le terrain, la guerre a déjà commencé et les meneurs, de ce côté-ci de la République et de la démocratie, se retrouvent comme les Résistants, à devoir la mener avec des moyens dérisoires et dans l’ombre, à la fois contre l’ennemi et contre leur propre état, collaborateur naïf, aveuglé, autant que zélé. Reste à savoir comment se répartiront les forces en présence, entre ceux d’une origine extérieure qui préféreront le mode de vie occidental plutôt qu’être rattrapés ici par ce qu’ils ont fui. Et les Français attachés à leur pays, à qui on ne laisse pour l’instant guère d’autre possibilité que de courber l’échine, mais qui, historiquement, n’ont jamais fui en laissant femmes et enfants en première ligne.

Pierre Duriot




Conjurer ce paternalisme dédouanant l’islamo-racaille de ses méfaits

unnamed-49

Comment diable une terre d’immigration millénariste comme la France peut-elle dépenser autant d’argent pour tenter de convaincre ses habitants d’apprécier une catégorie particulière de croyants en son sein ? Nous avons Valls discourant à la tribune pour expliquer en quoi et pourquoi l’islam serait compatible avec la démocratie, une campagne télévisée expliquant pourquoi les entreprises auraient tort de se priver de la très prometteuse main d’oeuvre issue de la diversité. Cela tomberait sous le sens si par le passé nos énarques avaient eu besoin, par le discours, de convaincre leurs concitoyens de la compatibilité des réfugiés asiatiques, de promouvoir des campagnes pour l’embauche des Portugais, Espagnols et autres Polonais.

On comprendrait que les éditorialistes discourent eux aussi aujourd’hui sur l’accession d’un musulman pratiquant à la mairie d’une capitale, si par le passé, elle avait raconté que la magistrature d’un protestant ou d’un shinto représentait l’espoir, alors qu’un candidat juif aurait représenté la « peur ». Mais il y a des discours plus graveleux, quand en Allemagne la police conseille aux jeunes femmes dont les cheveux blonds ont attiré les violeurs, de se teindre en brune. On imagine par là même d’autres discours si une bande de skinheads violait une jeune mineure issue de la diversité.

Nous avons laissé la chance à nos précédentes vagues d’immigration de faire la preuve de leurs qualités, nous leur avons offert la même école et les mêmes habitats, souvent peu glorieux il est vrai, nous n’avons toléré aucune revendication identitaire, aucun particularisme culinaire ou religieux. Personne n’a traité de raciste qui que ce soit, ou alors si, ceux qui sont devenus nos concitoyens ont souvent fait le dos ronds sous les appellations de « Polacks » ou de « macaronis », comme d’anciens Nord-Africains ont supporté d’être des « bougnoules » avant d’intégrer pleinement la société française.

On se demande soudain à quoi rime cette inflation de paroles et d’écrits gouvernementaux, cette action, cette frénésie, alors même que l’inaction fut souveraine ? La discrimination positive, les campagnes de bourrage de crâne, la nécessité d’une intervention politique et pseudo-philosophique permanentes signent la réalité même de l’incompatibilité républicaine de cet islam récent, plus dur que celui des années 60 et 70, celui-là dont même les peuples des pays arabes ne veulent plus, faisant mentir chaque jour Ramadan et consorts sur une religion qui tomberait à point pour succéder à un « matérialisme occidental à bout de souffle ».

Désespérément, il fut raconté que la France payait là sa colonisation, mais la réalité têtue montre que les autres pays d’Europe, non colonisateurs, font face aux mêmes avatars que les nôtres. Les ardents défenseurs de la morale antiraciste, ceux qui fustigent les errements sexistes d’un Baupin, tout en tolérant ceux des imams de Pontoise, ne nous ont toujours pas expliqué pourquoi le sexisme était moins grave chez les uns que chez les autres. Ces politiciens moralistes incarnent en réalité cet esprit supérieur blanc et colonialiste qui voudrait que l’on défende le faible et l’opprimé, même quand il est le dominateur et l’oppresseur, avec pour effets la défense unique du délinquant et la privation pour les autres du droit à exister autrement qu’en tant que victime.

Le meilleur service que nos politiciens zélés pourraient rendre à la diversité serait juste de se taire à son propos et de n’en tenir aucun compte.

Pierre Duriot




A force de piller ceux qui travaillent, aucune reprise n’est possible

donges1Chez les espèces animales, dont nous faisons partie, la nature ne permet qu’aux individus les plus performants et les plus adaptés au milieu de se reproduire. La société démocratique fait actuellement, exactement le contraire. Les individus les plus performants et les mieux adaptés à la société dans laquelle nous vivons, sont statistiquement ceux qui se reproduisent le moins. Les plus forts taux de natalités s’observent chez les moins adaptés, les oisifs et les populations les plus touchées par le chômage et la précarité dont la proportion augmente ainsi mécaniquement. A cet effet on peut noter que le taux de personnes au chômage dans la population active est très élevé dans les cités à majorité arabo-musulmane et chez les jeunes arabo-musulmans qui peinent non-seulement à trouver un emploi mais même un simple stage. Ils sont deux à trois plus au chômage que les Français autochtones, signe d’une assimilation objectivement en panne depuis plusieurs décennies.

Longtemps, l’école a tiré vers le haut, vers l’instruction et la socialisation, ce qui est compté, dans la société de consommation comme une forme d’adaptation au milieu, avec une pleine réussite, durant les trente glorieuses, auprès de la population autochtone mais aussi auprès des vagues d’immigrations précédentes venues du sud et de l’est de l’Europe, dûment assimilées, francisées, souvent jusque dans les patronymes, au point de devenir invisibles. Mais elle ne remplit plus, sciemment, ce rôle, se désengage, majoritairement, mais pas pour tout le monde, de la « performance ». Elle pratique communément la politique politicienne, ce que l’on appelle le « vivre ensemble ». Elle se soucie de « respect des cultures » allogènes, de secourisme, de nutrition, de code de la route et on en passe, brade aussi les examens et diplômes, liquide une instruction massive de haut niveau, condition indispensable à la perpétuation d’une société évoluée. Raison pour laquelle les enfants des « élites » ne fréquentent que très rarement cette école du peuple. L’effet est notamment visible lorsque des enfants nés après les années quatre-vingts n’ont très régulièrement pas la possibilité de s’élever au-dessus du niveau de leurs parents comme ce fut le cas pour les générations de l’instruction massifiée.

Parallèlement, un ensemble de lois lié à la protection permet de subsister, mais sans vraiment exister, au sein d’une société solidaire mais dont les financeurs se raréfient, pour cause de précarité des salaires, de nombre de chômeurs élevé et d’augmentation régulière de la masse des inactifs, chômeurs ou en rupture pour des questions de santé. Sur ce dernier thème, les études récentes mettent en exergue de nombreuses pathologies liées à la sédentarisation et l’inaction, en particulier une spectaculaire baisse des capacités sportives des enfants jeunes, augurant une augmentation à venir des problématiques de santé au travail. D’où des hausses d’impôts permanentes sur les parties solvables pour maintenir le niveau d’organisation et respecter les engagements passés : phénomène criant au niveaux des caisses d’allocations en déficits chroniques. Mais on peut largement soupçonner l’organisation délibérée de ces déficits.

Cependant, on note l’augmentation des revenus de certaines catégories ciblées, hommes politiques, grands chefs d’entreprises, élus, anciens représentants de haut niveau de l’État, dont les salaires sont calés sur des trajectoires exponentielles par rapport au coût de la vie et à l’augmentation des autres salaires. Un effet d’aspirateur, du bas vers le haut, au profit exclusif de quelques privilégiés, processus très bien décrit par l’économiste Joseph Stiglitz. Comptons également sur l’évasion opportunément légalisée de capitaux, les fraudes fiscales monumentales et un gaspillage éhonté, très souvent mis en exergue dans des ouvrages ou des émissions bien documentés.

Ajoutons y enfin le rôle trouble de l’Europe des technocrates dans son jeu économique avec les USA, l’apport massif et artificiel de populations, par charité et humanisme, mais rien n’est moins sûr, dont le niveau d’étude, les codes communs de communication et de comportement sont sans commune mesure avec ceux nécessaires pour participer à l’augmentation de la richesse du pays. Dont la volonté même d’y participer est souvent sujette à questionnement. Ces réfugiés présentés comme scolarisés, éduqués, dotés de formations professionnelles acquises dans les pays d’origine ne sont souvent que les purs fantasmes de la communication officielle, l’Allemagne l’apprend à ses dépends.

Non seulement les promesses de reprise économique et d’inversion de la courbe du chômage sont totalement illusoires, mais c’est bien vers un effondrement inéluctable que tend le système. Incurie politique ou volonté délibérée, on laissera aux « analystes » ou aux « complotistes » le soin d’examiner la question, mais il est évident que la transition vers un autre système est déjà en marche. La question n’est pas tant de savoir si l’économie va repartir et le chômage se résorber, ce ne sera ni l’un ni l’autre, mais si le passage vers une autre forme de société sera indolore ou brutal.

Pierre Duriot