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Où se trouve La Mecque ? Au secours l’Histoire, au secours la Géographie !

TERRORISME 23803 ATTAQUES-11-09-2014Dans un article en date du 8 septembre 2014, Alain Jean-Mairet tente de démontrer que La Mecque n’est pas La Mecque, mais qu’il s’agirait plutôt de Pétra dans l’actuelle Jordanie.

http://ripostelaique.com/briser-les-mythes-de-lislam-la-mecque.html

 

Pour ce faire, il fait référence à des incohérences dans le Coran et autres textes annexes,

– d’une part en invoquant l’absence presque totale de la mention littérale expresse du terme « La Mecque » dans ceux-ci,

– d’autre part en regard des conditions géographiques que connait La Mecque, tenant notamment à son hydrographie et sa pluviométrie, en contradiction avec ce qui sur ce point ressortirait des textes précités.

 

En ce qui concerne la mention de La Mecque dans le Coran et textes subséquents, je n’ai aucune idée de ce qu’il en est dans le détail, mais par contre il est bien établi que les textes islamiques font état, à diverses reprises, de la proximité relative de Médine avec La Mecque, ce qui est en concordance avec la distance réelle entre ces deux villes.

 

Alors que Médine est très loin de Pétra. On est à deux ou trois centaines de kilomètres entre La Mecque et Médine et à plus d’un millier de kilomètres entre Pétra et Médine.

Si l’on veut changer La Mecque de place, il faut aussi repositionner Médine (sic ).

 

S’agissant du climat, il est notoirement établi que dans l’Antiquité il n’était certainement pas désertique comme maintenant et il y a encore 1400 ans, donc au temps de Mahomet, la désertification était bien moindre et impactait des superficies moins étendues qu’aujourd’hui.

Le phénomène est identique au Sahara qui a connu dans le passé des périodes luxuriantes, sans devoir remonter jusqu’à des époques pré-humaines.

 

C’est pour cela qu’il subsiste encore quelques crocodiles dans des points d’eau des montagnes du Tibesti au nord du Tchad, près de la Lybie, c’est pour cela qu’on y trouve en plein désert des ruines enfouies d’antiques cités prospères, c’est pour cela qu’il y avait encore, 200 ans avant J-C, des éléphants sauvages en Afrique du Nord, au Magreb actuel, parmi lesquels ceux prélevés pour l’armée du carthaginois Hannibal.

Il a été démontré également l’existence naturelle d’éléphants aux confins actuels du Liban et de la Syrie jusqu’au premier millénaire avant notre ère, ce qui suppose une végétation plus fournie que l’actuelle.

 

L’Arabie est plus au sud que le Liban et la Syrie, mais à la même latitude que le Sahara.

 

De même les textes anciens sur le mythique royaume de Saba, qu’on le situe au Yemen (Le Yemen est plus au sud que La Mecque, cette dernière située dans la province saoudienne du Hedjaz, le Hedjaz étant séparé du Yemen par la province saoudienne de l’Assir ) ou en Ethiopie, plus près donc, dans les deux cas, de l’Equateur que La Mecque, font tous état d’une végétation généreuse, très différente de celle d’aujourd’hui.

Par ailleurs, suite aux évolutions du climat au cours des âges, maintenant Pétra, pourtant bien plus au nord, est aussi défavorisée que La Mecque : Pétra n’est pas moins sec et désertique.

 

Ce climat plus favorable que de nos jours, encore au VIIeme siècle, dans la péninsule arabique décrédibilise la thèse qui avance qu’en raison notamment des conditions climatiques La Mecque n’est pas La Mecque, qu’elle se serait située en un autre lieu éloigné,

 

Cet argument climatique ne tient pas, il est dénué de toute valeur.

Il en est de même en ce qui concerne les autres considérations avancées, démographiques notamment, ou celles de la fertilité des terres, qui en découlent.

Ce ne sont que des affirmations péremptoires sans aucun fondement, en contradiction complète avec les éléments historiques et géographiques dont on dispose sur ces périodes anciennes.

 

De même, et soit-dit en passant, invoquer « le contexte culturel du Moyen-Age » en sous-entendant ainsi l’obscurantisme dont cette époque a été abusivement chargée pendant longtemps, c’est faire preuve de l’ignorance la plus totale sur les travaux qui depuis au moins quatre décennies attestent du caractère novateur, sur tous les plans, de cette période.

 

La Mecque reste La Mecque et elle ne peut rester que là où elle est, en l’absence d’éléments probants nouveaux.

Les imprécisions sur la désignation de celle-ci, qui se trouveraient dans les textes de l’Islam, invoquées par ailleurs, n’étant pas non plus, ni convaincantes, ni suffisantes.

 

Cette constatation, qu’il n’y a pas lieu de « déplacer » La Mecque, n’enlève rien à la nécessité et à la légitimité de la lutte contre l’idéologie funeste, totalitaire et ségrégationniste de l’Islam.

 

Au contraire.

 

Car l’hypothèse inverse, La Mecque « est ailleurs », non seulement n’apporte en soi absolument rien au combat contre cette idéologie mortifère, mais l’utilisation pour ce faire d’arguments erronés est de nature à desservir ce combat.

 

Enfin, si l’affirmation ainsi avancée par Alain Jean-Mairet selon laquelle La Mecque ne se trouve pas là où le pensent les musulmans, a pour objet de disqualifier la religion en tant que telle, le coup est déjà vain, en raison du fait que l’Islam, avant d’être une religion est d’abord une idéologie qui utilise la notion de religion.

 

D’autant plus vain également, parce que s’il s’agit de disqualifier le principe de la religion en essayant de démonter les mythes qui les fondent, c’est oublier qu’au-delà de ces mythes fondateurs et avant eux, la croyance en un Dieu, elle, est d’abord et surtout, tout comme l’athéisme qui est une croyance comme une autre, le résultat d’un raisonnement rationnel, ou en tout cas qui se veut tel.

 

Les rites de chaque religion, qui découlent des mythes, ne sont qu’un moyen pour les adeptes respectifs de chacune de communier ensemble.

Au demeurant, ainsi le veut la nature humaine, toutes les organisations, aussi laïques soient-elles, ont leurs propres rites à des degrés divers, à commencer par la franc-maconnerie, pilier de l’athéisme s’il en est, qui ne manque pas de rituels, variables selon les obédiences.

 

Pour vaincre dans ce combat contre l’idéologie mortifère de l’Islam, qui a pour but de nous détruire ou nous soumettre que l’on soit croyant ou athée du moment que l’on n’est pas musulman, rien ne serait plus dommageable que de se tromper d’adversaire.

 

Généralement les juifs, chrétiens, bouddhistes, hindouistes et autres taoïstes savent cela, et il serait bon que les athées ne l’oublient pas non plus.

 

Pierre Mazers

 




Irak : Pourquoi l’Eglise catholique change-t-elle son discours sur la barbarie islamique ?

L'évêque Bernard Podvin
L’évêque Bernard Podvin

Le mercredi 13 août 2014 :

Dans une déclaration radio-télévisée, largement reprise par la presse écrite, Mgr Podvin, ( qui d’ailleurs a le titre honorifique de « monseigneur », mais n’est pas évêque ) porte-parole de la Conférence Episcopale des Évêques de France, n’hésite pas à dire à propos de ce qui se passe dans le Nord de l’Irak, qu’il faut « utiliser la force, en l’occurrence c’est tout à fait fondé », certes « dans des proportions qui doivent rester éthique » et il ne s’agit « pas d’appeler à la guerre pour elle-même, surtout pas ».

Et il enfonce le clou :  « il faut donc user de la force…avec pertinence, justesse et proportion ».

Le mardi 12 août 2014 :

Adresse des évêques d’Europe au Conseil de Sécurité des Nations Unies, « la situation des chrétiens et autre minorités religieuses en Iraq est totalement inacceptable …. la communauté internationale est appelée à mettre un terme à cette tragédie par tous les moyens possibles et légitimes ».

Le lundi 11 août 2014 :

Contrairement à toutes ses positions antérieures dans des cas similaires, comme pour la Syrie en 2013, le Vatican approuve les frappes américaines sur les forces des « jiadistes ».

Par ailleurs, le représentant de l’Etat du Vatican à l’ONU, où le Vatican siège à titre d’observateur, Mgr Silvano Tomasi  précise « il faut intervenir maintenant, avant qu’il ne soit trop tard ».

Tout le monde évidemment comprend à qui, si besoin est, il faut faire la guerre.

Mais si cela va sans dire, cela irait encore mieux en le disant.

Le soin mis à ne pas prononcer les mots « Islam » et « musulman » est remarquable et regrettable.

En novembre 2008, à Milan lors d’une assemblée de prélats et de religieux, le cardinal Tauran, président du Conseil Pontifical pour le dialogue Inter-Religieux, le dicastère (ministère ) du Saint Siège chargé des rapports avec les autres religions, notamment avec l’Islam, avait déclaré :

« comment Dieu a fait pour revenir dans nos sociétés, c’est le grand paradoxe : grâce aux musulmans », « ce sont  les musulmans qui devenus une minorité importante en Europe, ont demandé de la place pour Dieu dans la société ».

Le propos est différent le 13 août 2014, ce même Conseil Pontifical pour le Dialogue Inter-Religieux, toujours présidé par le cardinal Tauran, déclare à propos de la situation en Irak :

« face à une telle barbarie, tous les responsables religieux, surtout les musulmans, doivent prendre une position claire et courageuse » et précise « la religion ne peut certainement pas justifier de tels agissements »!

Enfin, et ce n’est pas rien, ces diverses déclarations ecclésiastiques des 11, 12 et 13 août 2014 tranchent absolument avec celles du 20 juillet 2014, où lors de l’angelus, le pape Francois en personne avait appelé à la « prière incessante pour l’Iraq », en précisant :

« la violence ne peut pas être vaincue par la violence, la violence ne peut être vaincue que par la paix », et de surcroit durant ce mois de juillet, dans une autre occasion, le pape François évoquait en substance, à propos des populations chrétiennes du Moyen-Orient les mérites du martyr. (!)

Sans conteste, le rapprochement de toutes ces déclarations fait apparaître  qu’il y a une évolution importante de l’Eglise Catholique, à partir du 11 août dernier, par rapport aux agissements d’une barbarie inouïe au nom de l’Islam, à l’encontre des communautés chrétiennes du Moyen-Orient.

Maintenant, ce n’est plus seulement l’appel à la prière et à l’aide humanitaire, mais carrément l’appel à la guerre, « il faut user de la force », « tous les moyens possibles et légitimes », « il faut intervenir maintenant ».

Mais ce n’est quand même pas l’appel à la croisade.

La question qui se pose sur ce changement d’attitude soudain et inattendu, c’est de savoir ce qui le motive.

Cette question se pose pour tous, athées et croyants, et pas seulement pour ceux qui sont catholiques, et au nombre desquels je suis (cependant, en plus pour les catholiques il y a des enseignements spécifiques à en tirer, non pas du tout à l’égard de la foi qui n’est pas en cause, non plus, ou si peu, à l’encontre de l’Institution dans son principe, mais en ce qui concerne la politique suivie par la hiérarchie catholique qui est aux commandes ).

En effet, la réponse à cette question présente pour tous les laïques, croyants ou non-croyants, de l’intérêt dans le combat contre l’islamisation de la France et de l’Europe.

Tout d’abord, il faut écarter l’idée que c’est la peur qui étreint les prélats catholiques. On peut leur faire beaucoup de reproches, mais surement pas celui-là.

Il ne faut pas s’imaginer non plus que ce sont des naïfs, plein d’illusions sur la réalité de l’Islam.

Bien au contraire.

Loin d’être des enfants de chœur, la plupart des membres de la hiérarchie catholique, et d’autant plus que l’on s’élève dans cette hiérarchie, sont malins comme, disons, soyons prudent, comme des renards, rusés comme des sioux, et madrés et retors comme des maquignons.

Malgré cela, force est de constater, qu’au contraire du résultat qu’ils poursuivent, cela ne les empêche pas d’arriver à mener des politiques, qui en fait peuvent s’avérer nuisibles au but de l’institution dont ils ont la charge, c’est à dire à la transmission du message du Christ.

Et pourtant, ils n’oublient pas, sans aucun doute, qu’ils sont là où ils sont, pour perpétuer la diffusion de ce message. On ne peut pas en douter.

Il serait faux de croire également que la hiérarchie catholique verrait d’un bon oeil les sociétés musulmanes actuelles, car elles seraient semblables aux sociétés occidentales des siècles passés, où l’Eglise avait un rôle prééminent.

Cette hypothèse ne mérite aucun crédit, ne serait-ce que parce que les réalités historiques et sociales en Europe dans ces anciens temps démentent complètement la similitude ainsi supposée entre ces deux types de sociétés.

D’une part, ce serait faire peu de cas de la lutte permanente et incessante entre le pouvoir temporel (le roi, les seigneurs, puis les bourgeois ) et le pouvoir ecclésiastique, lutte qui a eu constamment pour effet de toujours brider la puissance de l’Eglise Catholique.

D’autre part, c’est ignorer le caractère subtilement subversif du message du Christ, contre les inégalités et en faveur de ce que l’on appelle maintenant les droits de l’Homme.

La force du contenu de ce message « d’amour, de paix et d’espérance », est telle qu’il persiste à agir, au profit des faibles, même dans la pratique générale et systématique où les clercs utilisaient la religion au service des puissants.

C’est ainsi que l’état d’esprit résultant au long des siècles des principes inhérents à la religion chrétienne, n’est pas pour rien dans l’avènement des Lumières en Europe.

Alors pourquoi cette attitude conciliante, pour ne pas dire béate et ravie, envers l’Islam?

Il n’en a pas toujours été ainsi, loin de là.

Sans remonter jusqu’aux Croisades, dans des temps moins anciens de nombreux évêques avaient un discours différent sur l’Islam et au plus près de sa réalité, ainsi par exemple de l’évêque d’Alger, Mgr Pavy, sous le Second Empire :  « Mahomet, cet homme de pillage et de sang qui prêche sa doctrine à coup de cimeterre, en semant la mort sur plus du tiers du monde alors connu », tout le sermon du carême de 1853 prononcé en chaire par ce prélat, est à l’avenant de cette citation dont elle est extraite.

Par ailleurs, le 12 septembre 2006, le fameux discours à l’université de Ratisbonne du pape Benoit XVI, avec la citation du dialogue en 1391 de l’empereur byzantin, le savant Manuel II Paléologue : « montre-moi donc ce que Mahomet a apporté de nouveau et tu y trouveras seulement des choses mauvaises et inhumaines, comme son mandat de diffuser par l’épée la foi qu’il prêchait », prenait le contre-pied des errements en cours sur ce sujet.

La circonstance que devant le tollé provoqué par certains, Benoit XVI a reculé en faisant savoir qu’il avait été mal compris, n’empêche pas de comprendre que ce pape connait parfaitement la réalité de l’Islam.

Son refus de reconnaître qu’il connait la réalité de l’Islam est d’ailleurs significatif de la dissimulation que l’Eglise Catholique pratique à l’égard du problème posé par l’Islam.

Il est vraisemblable que la perte d’influence en Europe des religions chrétiennes a une grande part dans ce comportement étonnamment conciliant envers l’Islam.

Dans ce conteste, où l’athéisme et l’incroyance se taillent la part du lion, il est à priori réconfortant pour un croyant investi de hautes responsabilités, dont les « troupes » s’amenuisent au fil du temps, de voir arriver des populations nombreuses qui affirment haut et fort leur foi en un au-delà.

De surcroît, plus d’un clerc a sans doute pensé que la pression de cette masse musulmane, très revendicative, pourrait aussi contribuer à « faire de la place dans la société » aux autres religions.

Avec l’idée qu’on arriverait toujours à contrôler la situation.

Et s’y ajoute le contexte historique des débuts de la reprise de l’expansion musulmane alors que le communisme n’était pas encore à terre, et que ce dernier constituait jusqu’à l’obsession la préoccupation de l’Eglise Catholique.

Ensuite, il y a eu une sorte d’euphorie de la hiérarchie catholique provoquée par la chute du communisme, et cette euphorie, sans en être l’élément essentiel, a eu un rôle dans l’acceptation par l’Eglise Catholique de l’arrivée expansionniste de l’Islam sur les terres chrétiennes.

Enfin, si tout n’est pas blanc, tout n’est pas noir non plus, le message évangélique peut aussi en partie expliquer ce comportement, puisqu’il dit qu’il faut « aimer son  prochain comme soi même », sans faire d’exception pour celui qui débarque à Lampedusa, comme dirait le pape François.

Par contre, que dans le troupeau des fidèles, de plus en plus nombreux soient ceux qui s’inquiètent de la mollesse de leurs pasteurs à l’égard de l’Islam, semblenti sans grande influence sur cette soudaine évolution du discours tenu, le clergé étant constamment hermétique aux divergences manifestées parmi les croyants dont il a la charge.

Et tout d’un coup, sans crier gare, en ce mois d’août 2014, changement flagrant de discours, dans le cadre de ce qui apparaît comme une opération coordonnée.

Ce n’est pas par hasard : concomitamment au niveau de la France, de l’Europe et du Vatican fusent des déclarations similaires au ton nouveau.

Ces déclarations affirment, non seulement de façon implicite, mais aussi, du bout des lèvres, de manières explicites, que la guerre est admissible, nécessaire même.

Au demeurant, en y regardant de près, pas tant pour sauvegarder la vie des chrétiens du Moyen-Orient, mais plutôt pour préserver le maintien des communautés chrétiennes sur le sol qui les a vu naître il y a presque 20 siècles.

Ce changement d’attitude ne relève pas d’une subite prise de conscience de la nature réelle de l’Islam, sur ce point, comme relevé précédemment, « ils » étaient déjà au courant.

Ce changement d’attitude trouve sa source dans le refus par la hiérarchie de l’Eglise Catholique de l’éradication totale de toute présence chrétienne dans les territoires dont il s’agit.

Tant que l’Islam se contente, si l’on peut dire, de massacrer des chrétiens, certes c’est très grave pour l’Eglise Catholique, mais pas autant que la disparition totale et définitive des Eglises chrétiennes, dans les régions concernées, qui elle est inacceptable et doit être combattue par tous moyens.

Tant que seulement, si l’on peut dire, des personnes sont « martyrisées », le discours de l’Eglise Catholique c’est « prions, prions, pour que ça cesse ».

Mais à partir du moment où des territoires entiers risquent d’être perdus à jamais pour le Christianisme, le discours devient « il faut user de la force, de tous les moyens possibles et légitimes », il faut faire la guerre, si besoin est, pour empêcher la « perte » de ces territoires.

La preuve en est, que récemment, et antérieurement à l’Irak, en Syrie, il y a eu d’innombrables abominations, notamment contre les chrétiens, et la prière a été jugée suffisante pour y faire face (sic).

Comment ne pas penser que le risque de disparition définitive du christianisme en Syrie qui n’était pas avéré, explique la différence de réaction ?

Il parait donc évident que ce changement d’attitude face à l’expansion, avec des pratiques horribles et monstrueuses, de l’Islam en Irak, s’explique d’abord par le refus de cette conquête, par la hiérarchie catholique, qui estime inacceptable la disparition du christianisme, dont le catholicisme, dans cette partie du globe.

Etant donné que l’Islam, par nature, ne peut que continuer à essayer de faire disparaître, ou à défaut de soumettre, le christianisme, il y a tout lieu de croire que plus ça ira, plus l’Eglise Catholique sera contrainte de s’opposer à lui.

Cette évolution prévisible de l’Eglise Catholique à l’encontre de la conquête islamique est bienvenue pour tous les laïques – qu’ils soient athées ou croyants de toutes les religions, y compris les laïques musulmans s’il en existe – engagés dans la lutte contre l’expansion de l’idéologie funeste, totalitaire et ségrégationniste, propagée par l’Islam.

Pierre Mazers

 

 




Non, M. Barettapiana, Riposte Laïque n’a pas à nuancer son discours sur l’islam

banderoleislamraslebolhttp://ripostelaique.com/mes-amis-de-riposte-laique-doivent-nuancer-leur-discours-sur-lislam.html

Les analyses de cet article sont fondées sur des « suppositions » historiques inexactes et / ou simplificatrices, selon les cas, en partant d’une Gaule « gauloise » originelle, qui relève du fantasme : notamment les Celtes ou Gaulois sont des envahisseurs arrivés, entre autres, sur le territoire de la France actuelle, quelques siècles seulement avant l’ère du Christ, et il y avait déjà du monde sur place, dans le sud de la Francs, par exemple et en bref, les Ibères à l’ouest et les Ligures à l’est.

Le parallèle entre la France actuelle face à la poussée islamique et « la Gaule » face aux invasions franques, est infondé, notamment, d’une part, parce que « la Gaule » envahie par les Germains avait été antérieurement colonisée par les Romains, et n’était plus la Gaule à proprement parler, d’autre part, parce que les Francs n’étaient pas porteurs, ni d’une religion, ni d’un mode de vie, qu’ils voulaient imposer à tout prix.

En fait, les envahisseurs Francs plutôt que d’être des assimilateurs ont été des assimilés, la preuve en est que les Francs à leur arrivée n’étaient pas chrétiens et qu’ils le sont devenus, au contact des populations (« conquises par eux », sic ) gallo-romaines déjà présentes et DÉJA largement christianisées.

Il en fut de même d’ailleurs pour les Burgondes, les Wisigoths et autres Ostrogoths, idem plus tard pour les Vikings, les Vandales eux, ne se sont pas arrêtés et sont allés plus loin et les Huns sont retournés d’où ils venaient.

Le parallèle entre la propagation actuelle de l’Islam en Europe avec l’implantation du Christianisme en Europe au début du 1er millénaire, n’a pas de sens, notamment la religion Chrétienne s’est répandue, par la conversion consentie, grâce à quelques poignées de prédicateurs, au comportement exemplaire, et non pas par l’arrivée massive de population exogène.

Le parallèle entre les victimes de l’Inquisition et les massacres islamiques, n’est pas pertinent, notamment parce que l’Inquisition ne s’exerçait qu’à l’encontre des chrétiens, alors que les massacres islamiques n’étaient pas « réservés » aux seuls musulmans, bien au contraire.

Le fait que s’ajoutaient à l’Inquisition, les persécutions sporadiques à l’égard des juifs, n’a pas pour effet de valider ce parallèle.

Au demeurant, tant qu’à rechercher des similitudes entre Christianisme et Islam, il faudrait aussi faire des comparaisons en nombre de victimes, et il suffit de rappeler que le total des victimes de l’Inquisition sur plusieurs siècles et sur la Terre entière (Europe et Amérique Latine surtout ) est inférieur à celui des seules victimes de la Terreur lors de la Révolution Française, pour avoir une idée des ordres de grandeur dont il s’agit.

Alors qu’il est évoqué couramment des pourcentages de 50% de la population passée au fil de l’épée lors de certaines conquêtes musulmanes, par exemple en Afrique du Nord.

Ou encore, autre exemple significatif, la réduction d’individus chrétiens dans un esclavage particulièrement abject, notamment pour les femmes, au moyen d’enlèvements parmi les populations européennes, dont le nombre pour les seules rives du Nord de la Méditerranée occidentale, pour la période de 1530 à 1780, par les Barbaresques, est estimée à 1 250 000 personnes.

Or, aucune mise en servitude de cette nature par le Christianisme n’est à déplorer, même durant les Croisades, qui d’ailleurs, a bien des égards apparaissent comme une aimable plaisanterie, sauf sans doute à l’encontre des chrétiens de Constantinople.

Quant à la traite Transatlantique, outre qu’elle a fait l’objet de contestation de principe en Occident, dés l’origine au 16eme siècle (controverse de Valladolid, actions de l’évêque de Cuba, Las Cases, bulle du Pape Paul III Farnése ), elle a été surpassée par la traite arabo-musulmane qui a duré 3 fois plus longtemps, tant sur le plan quantitatif en raison du nombre de victimes, que sur le plan qualitatif, si l’on peut dire, en raison du sort subi par les victimes survivantes, systématiquement la castration pour les hommes et l’esclavage sexuel pour les femmes. De surcroit, ces pratiques n’ont jamais été condamnées par aucune des autorités musulmanes, muettes sur ce sujet.

Par ailleurs, il est faux d’attribuer, les différences entre les langues d’oil et les langues d’oc aux apports de la « phonétique germanique ».

En effet, selon les études sur ce sujet, pour l’essentiel, l’origine des différences entre ces deux parlers proviendrait des substrats de populations anté-celtique, et non pas des superstrats ultérieurs, dont les Francs. Ce qui donne à penser, que les apports de populations franques n’étaient pas assez suffisants pour modifier fondamentalement les idiomes utilisés avant leur arrivée.

S’agissant des périodes de jeûne prescrites par les religions, il y a lieu d’observer que les anciennes prohibitions alimentaires du carême chrétien, qui étaient variables tant en nature qu’en durée selon le sujet concerné (laïc baptisé, prêtre, moine, etc. ), correspondaient uniquement à une symbolique ayant pour objet de permettre aux fidèles de communier avec les souffrances endurées par le Christ.

Aucune interdiction absolue, aucun aliment n’était interdit comme « mauvais », au  contraire c’est ce qui était sensé être le meilleur qu’on devait provisoirement supprimer dans un esprit de sacrifice. Ainsi à certains moments la consommation de certains aliments réputés gratifiants, comme la viande, était « suspendue » en mémoire de « celui qui est mort sur la Croix ». Actuellement ne subsiste plus, dans le rite Catholique Romain, que la prohibition de la viande pour le seul Vendredi Saint.

Les prohibitions alimentaires dans les religions juives et musulmanes ne relevant pas du tout de cette symbolique  du sacrifice et de la communion,  et étant permanentes et absolues, faire un rapprochement avec celles, circonstancielles et momentanées, des cultes chrétiens, est tout à fait inapproprié.

Par ailleurs, aucune religion n’interdit la consommation de la viande de cheval.

Enfin, et surtout, la civilisation qui prévaut jusqu’ici en Europe, et en France en particulier, est le résultat  d’un lent et long brassage de populations successives et diverses, échangeant au fil du temps les unes avec les autres, et se fondant entre elles, s’enrichissant mutuellement, qui s’est étendu sur plus d’un millénaire, et même si, bien sûr, il y a eu souvent de rudes moments et d’innombrables affrontements meurtriers, cela n’a rien à voir avec l’extension rapide du Monde Musulman qui a été réalisée par la seule force guerrière en guère plus d’un siècle, jamais par des prédicateurs affables et bienveillants, en imposant, dans le cas de survie, la soumission par une assimilation brutale, ou à défaut un statut inférieur et humiliant.

C’est pourquoi donner à croire que toutes les religions se valent est une ineptie et il n’est pas besoin d’être croyant en l’une d’elles pour le penser.

La laïcité c’est « rendre à Dieu ce qui est à Dieu, et à César ce qui est à César » et une religion qui n’admet pas ce principe, c’est d’abord une idéologie.

Pierre Mazers