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Valls publie 85 fiches de recherche : une majorité de Vladimir !

Avis de recherche…

Le ministère de l’intérieur publie sur internet 85 fiches de recherche et cette information est édifiante.

http://www.avisderecherches.interieur.gouv.fr/personnes1.asp?T=R&P=0

Certains, parmi les ardents défenseurs des « sauvageons », des « jeunes »  et autres  « grands frères » affirmeront avec cette conviction aveugle qui les caractérise  que ce ne sont là que des personnes recherchées et, qu’à  ce titre et sans information supplémentaire, on ne peut pas considérer  qu’ils soient des délinquants. Effectivement  la remarque est exacte et, dans notre état de droit, elle mérite d’être formulée car elle constitue un des éléments indispensables au respect de nos libertés individuelles. Il faut en prendre acte.

Voilà donc une belle série de personnages que notre justice recherche certainement dans le but de leurs adresser des félicitations pour leurs conduites citoyennes. Gageons que tous ceux dont les visages illustrent ces fiches ont dû, à un moment ou à un autre de leurs existences se révéler comme des citoyens modèles. C’est certainement à ce titre que notre Ministre de l’Intérieur dépense une louable énergie afin de les retrouver. Certainement trop modestes pour recueillir toutes les éloges que leurs conduites méritent, ces « fichés » ont opté pour l’anonymat le plus absolu.  Pour éviter de recevoir  louanges et glorifications pour leurs actions passées,  ils se sont transformés en maquisards de la discrétion et ont opté pour une vie clandestine.

Manuel Valls,  ministre  avisé, en publiant cet inventaire dresse une sorte de portrait-robot  de ce qu’est l’excellence citoyenne dans notre pays.  Il constitue une base, une anthologie des personnages sur qui la police de notre pays souhaite mettre la main. Grâce à cette galerie anthropométrique accompagnée d’une liste nominative d’un exotisme incontestable nous avons le profil type de l’honorable, du remarquable, de l’exemple. Toutes ces individualités rassemblées forment une gerbe de l’exécrable déposée aux pieds de notre République comme pour rendre hommage à sa clairvoyance, sa lucidité et son courage. Il se peut que certains aient  comme idée de se servir de ce panel pour étayer la thèse   que les origines  et les orientations religieuse présentent des corrélations patentes  avec l’état de délinquant. Il ne faut s’étonner de rien. Il  y a tant de personnes mal intentionnées qui s’emparent du moindre fait pour consolider leur affirmation. 

Voyez tous ces adeptes de la démonstration à la Zemmour qui amplifient le  moindre zéphyr pour le transformer en typhon et voir ainsi triompher leurs raisonnements concernant la composition de la population carcérale. Examinons encore et encore cette compilation de  fiches de recherche.  Ne boudons pas notre plaisir. La lecture de ce trombinoscope est édifiante C’est le signe que nous avons raison et que la réalité des faits donne et donnera  de plus en plus souvent  tort à ceux qui tentent de nous museler.        

Pierre Thyde




Selon Hollande, l’islam serait méchant au Mali, mais gentil en France

François Hollande, conscient des risques que l’islam fait courir à l’état du Mali, s’engage militairement dans un conflit qui propulse la France bien au-delà de notre ligne d’horizon. Il est quand même étonnant de constater que notre gouvernement semble avoir deux visions de l’islam. Il y a un islam situé au-delà de nos frontières dont on doit craindre le pire et qu’il faut éradiquer par tous les moyens y compris celui des armes. Par contre, l’islam en France ne présenterait aucun danger puisque toute tentative pour s’opposer à sa croissance toxique déclenche les pantomimes indignées et théâtrales de la gauche bien-pensante. Pourtant, cela fait des décennies que l’islam porte le fer et le feu à l’intérieure de notre pays. Depuis les premiers attentats de masse dans les années 80 jusqu’aux meurtres planifiés par Mohamed Merha, le danger de l’islam est patent. Chacun peut constater, jour après jour, que les exigences des musulmans deviennent de plus en plus prégnantes et forcent la démocratie et la laïcité à reculer. Les revendications des extrémistes musulmans présentent-elles moins de péril quand elles sont psalmodiées dans un lieu de prière du 93 que dans une mosquée du Mali ? Pouvons-nous affirmer que l’islam qui kidnappe nos ingénieurs en Afrique pour en faire une monnaie d’échange diffère d’avec le gang des barbares de Bagneux dont le chef, Youssouf Fofana, musulman convaincu et antisémite viscéral avait organisé le rapt d’Ilan Halimi et décidé de sa mort ? La Charia qui réduit les femmes de Tombouctou à l’état d’objet est-elle plus féroce qu’à Vitry-sur-Seine ou la jeune Sohane Benziane fut immolée par le feu dans le local à poubelles de la cité Balzac pour « servir d’exemple » ?
Les islamistes souhaitent l’hégémonie de l’islam non seulement comme religion mais comme étalon de l’activité politique, judiciaire, culturelle et morale. Ils se fixent comme objectif premier d’installer le Coran et la Charia au sein de la vie. Les musulmans radicaux ont, en tous pays et en tous temps, prouvés qu’ils œuvraient à la toute-puissance d’un islam totalitaire et dominateur. Alors, si ces buts sont contestables et qu’il est bon de les combattre à Goa au Mali, pourquoi laissons nous les mêmes foyers de purulences fanatiques se développer au cœur de nos villes? Si nos missiles frappent les bonnes cibles à Kidal ou à Douentza, pourquoi ne combattons nous pas celles qui présentent un profil identique dans nos banlieues parisiennes ?
Il serait temps que les politiques, intellectuels et philosophes prompts à tout admettre de l’islam, à tout lui accorder et à absoudre ses fidèles comprennent que notre civilisation sera impuissante à nous protéger de la barbarie tant qu’elle refusera d’accepter que la bienveillance et l’attentisme n’ont pas le pouvoir d’être des armes contre l’obscurantisme. La férocité n’est contrainte que par la force. Quoi que l’on dise, quoi que l’on fasse, la brutalité et l’inhumanité des islamistes à toujours son origine dans la liberté d’expansion que l’islam réclame. Imaginer que l’on puisse venir à bout de l’intégrisme islamique en France en obéissant aux sommations déguisées d’une tête de pont se présentant comme modérée, c’est croire qu’en aspergeant un brasier d’essence l’on viendra à bout du feu. Au Mali, n’en déplaise à certains, c’est au nom des droits de l’Homme et des principes élémentaires de la civilisation que nous sommes en train de combattre l’islam et ses obligatoires conséquences néfastes. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, il est indispensable de lutter avec la même détermination sur le territoire national. Ce qui est bon pour les libertés essentielles du Mali ne peut pas être mauvais pour la France.

Pierre Thyde




En France comme au Mali, les jihadistes sont l’avant-garde de l’islam

« Il y a depuis quelques mois la constitution sur un espace grand comme l’Europe des groupes djihadistes extrémistes qui imposent la charia et qui sont en train de transformer cette région en sanctuaire terroriste. Potentiel aujourd’hui, réel demain. Au Mali, c’est notre propre sécurité qui est en jeu, la sécurité de la France, la sécurité de l’Europe, parce que si on ne bouge pas il y aura progressivement constitution d’un ensemble terroriste, qui pourra toucher tel ou tel pays, y compris la France, y compris l’Europe » a déclaré  Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense au Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro dans l’émission du dimanche 11 novembre.

Toutes les  paroles, toutes les  phrases, toutes les analyses qui fixent ou révèlent  les évidentes menées terroristes de djihadistes sont autant de preuves de la dangerosité de l’islam.  Il y a cependant un fait étrange à signaler : Voilà un ministre de la République faisant part publiquement de son inquiétude devant la constitution d’un ensemble terroriste islamiste et personne ne songe à souligner son islamophobie. Nul ne vient crier au racisme et à la stigmatisation ou autres qualificatifs dont la mission première de ceux qui les profèrent consiste à masquer la réalité de l’Islam. Il est vrai que les faits sur lesquels notre ministre fonde son analyse sont, hélas, incontestables. Pourtant, quand d’autres citoyens tiennent un discours identique, basé sur des actes largement autant avérés que ceux du ministre, il se trouve à l’instant une meute pour venir leur aboyer aux basques et attendre que le signal de la curée soit énergétiquement mais anonymement donné.     

Peut-être est-ce dû au fait que le fait de désigner les périls ou les intimidations de l’islam constatés sur le territoire national n’est pas acceptable par une grande partie de la classe politique ? Un peu comme si, en niant l’établissement du djihad sur notre sol on pouvait gommer sa nocivité. « Cacher ce jihad que je ne saurais voir !» s’égosille une « bien-pensance » toujours sur le qui-vive et que sa candeur rend aveugle et sourde. Nombreux sont ceux qui espèrent naïvement qu’en rêvant à un islam dépouillé de toutes ses violences, de toute son hégémonie, de sa volonté malsaine de supériorité spirituelle,  la chose se réalisera.

Il faut examiner les objectifs de l’islam en France avec la même rigueur tactique que celle dont on se  sert pour analyser la stratégie militaire des djihadistes au Mali. Avec en fond de pensée le fait que les djihadistes, qu’ils soient au Mali ou en France, constituent l’avant-garde de l’islam. Ce sont le fer de lance, les troupes de choc du système militaro-religieux musulman. L’islam n’est modéré que tant qu’on lui refuse fermement de mettre en œuvre ses pratiques. Alors, s’il est indispensable de se protéger de l’islam hors de nos frontières et le Mali en est l’exemple type, il est tout aussi nécessaire d’avoir la même méthode avec l’islam en France. Les faits, leurs analyses et les décisions qui en découlent sont identiques au Mali et en France. Comme le dit notre ministre «Potentiel aujourd’hui, réel demain ».  Aujourd’hui, nous avons donc le droit et le devoir de nous épargner la triste réalité islamique de demain.  Attention, car demain ce n’est pas si loin que ça….  

Pierre Thyde




M. le président de l’UOIF, voilà pourquoi nous prenons l’islamophobie très au sérieux…

Oui,  prenons au  sérieux l’Islamophobie !

« Il faut que la question de l’islamophobie soit davantage prise au sérieux », estime  Ahmed Jaballah, le président de l’Union des organisations islamiques de France (UOIF).

Source : http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/11/01/les-musulmans-veulent-que-soit-reconnue-la-realite-de-l-islamophobie_1784367_3224.html

Vous avez tout à fait raison Monsieur le Président, l’islamophobie ou peur de l’islam est une  réalité, qui exige une mise au point précise et exacte.

En premier lieu, examinons la source principale de cette crainte liée à la religion musulmane. Voici une liste non exhaustive et ne concernant que la France, d’attentats dont il est prouvé que les auteurs sont des musulmans exécutant leur geste au nom de l’Islam.

  • 03/10/1980 –  Paris, Synagogue rue Copernic: 4 morts, 22 blessés
  • 22/04/1982 –  Paris, Rue Marbeuf: 1 mort, 63 blessés
  • 15/07/1983 –  Aéroport d’Orly: 8 morts, 60 blessés
  • 07/12/1985 –  Galeries Lafayette et Printemps (Paris)  51 blessés
  • 03/02/1986 –  Galerie du Claridge (Champs-Elysées, Paris) 7 blessés
  • 04/02/1986 –  Librairie Gibert-Jeune (Paris)  4 blessés
  • 05/02/1986 –  FNAC-Sports, Forum des Halles (Paris) 15 blessés
  • 17/03/1986 –  Tentative d’assassinats dans le TGV Paris-Lyon (Paris)  9 blessés
  • 20/03/1986 –  Galerie Point-Show (Champs-Elysées Paris)  2 morts, 21 blessés
  • 08/09/1986 –  Poste de l’Hôtel de Ville (Paris)  1 mort, 16 blessés
  • 12/09/1986 –  Cafétéria du Magasin Casino – La Défense  43 blessés
  • 14/09/1986 –  Pub Renault  2 morts, 1 blessé
  • 15/09/1986 –  Préfecture de Police (Paris) 1 mort, 45 blessés
  • 17/09/1986 –  Magasin TATI, rue de Rennes, 7 morts, 54 blessés
  • 25/07/1995 –  Paris, RER Saint Michel: 8 morts, 150 blessés
  • 07/09/1995 –  Villeurbanne, attentat dans une école juive: 32 blessés
  • 06/10/1995 –  Paris, avenue d’Italie: 16 blessés
  • 17/10/1995 –  Paris, attentat dans le RER C (Musée d’Orsay): 30 blessés
  • 03/12/1995 –  Paris, attentat dans le RER B (Port Royal): 4 morts, 170 blessés
  • 08/10/2004 –  Paris, ambassade d’Indonésie, 10 blessés légers
  • 11/03/2012 au 19/03/2012 – Toulouse et à Montauban.  Mohammed Merah, tue 7 personnes et en blesse 6 autres.

Monsieur le président, vous constaterez  combien  cette liste  explique l’islamophobie. Il faut ajouter aux actes de terrorisme  les exigences de l’islam pour inscrire le fait religieux dans la vie courante, car les musulmans somment la Nation de se plier à leurs dictats sans se soucier des problèmes générés par cette attitude.  Depuis près de trente ans, nos concitoyens développant une vision impartiale de l’Islam sont de plus nombreux. Devant la progression du radicalisme islamique une résistance s’organise et prend la forme de méfiance défensive, d’appréhension justifiée, de défiance dans vos discours.  C’est cette opposition qui s’exprime de plus en plus clairement et fortement au sujet des musulmans que vous nommez «islamophobie». Vous tentez, avec le terme «islamophobie», de jeter l’anathème sur  la prise de conscience collective de la dangerosité des exigences de l’islam et de sa tendance naturelle à l’hégémonisme.

Votre association et d’autres s’ingénient, par mille moyens, à véhiculer le message d’un islam ne possédant aucune responsabilité dans les actes de terrorisme qu’il engendre. Vous déclarez systématiquement que les agissements de certains doivent être dissociés du reste de la population musulmane. Mais, de plus en plus de personnes comprennent que l’islam radical c’est en premier lieu le cœur de l’islam. Vous essayez, sans y parvenir,  de renverser la situation en dépeignant les musulmans comme des  victimes alors que c’est l’islam qui choisit  les cibles. Vos tentatives tous azimuts pour masquer les actes de l’islam échouent.  Vous n’arrivez plus à présenter l’islam et les musulmans comme d’inoffensifs pratiquants d’une religion d’amour et de paix. Le nombre de vos victimes ruinent votre théorie et les actes  islamistes démentent vos discours. Oui, l’islamophobie doit être prise au sérieux car elle signale la menace réelle et permanente que l’islam fait peser sur les fondements de notre vie de citoyen. La phobie de l’islam ne résulte pas d’une génération spontanée et ne découle pas de craintes irraisonnées. Actuellement dans le monde musulman, dans l’univers de l’islam ou dans la sphère où règne la Charia, tout prouve que « paix » et « pratiques musulmanes » sont contradictoires. Tout indique que « liberté individuelle » et  « islam » sont antinomiques. Tout démontre que « respect de l’humain » et « application de la charia » sont incompatibles. Le meilleur moyen d’éradiquer l’islamophobie appartient aux musulmans qui doivent accepter que leurs pratiques religieuses, culturelles ou superstitieuses  liées à l’islam ne dépassent en aucune façon le cercle privé. Force est de constater que les musulmans pratiquent une stratégie inverse. Actuellement quand les musulmans réclament d’être respectés tout le monde comprend qu’ils désirent être craints.

Alors, monsieur le Président Jaballah, replacez l’islamophobie à sa juste place. Etre  islamophobe ce n’est pas être pas contre l’islam mais pour la liberté. Etre islamophobe ce n’est pas déclencher une  offensive contre les musulmans, c’est établir une protection, un rempart  contre leurs manœuvres. Ce ne sont pas les musulmans qui la subissent mais  les citoyens qui sont attachés, à juste titre, aux fondements et aux libertés de notre république.  La Oumma pourra utiliser tous les stratagèmes, inventer toutes les justifications et concevoir toutes les diversions pour tenter de revêtir l’islam des habits de la respectabilité, rien ne parviendra  à masquer le treillis militaire que porte l’islam en permanence pour atteindre ses objectifs dominateurs.

Pierre Thyde




Le CCIF ose se prétendre représentant de la Nation… pour mieux y imposer l’islam

« Nous sommes aussi la nation »,  voici le slogan porteur de la récente campagne de communication lancée par le Collectif contre l’Islamophobie en France (C.C.I.F).

http://www.noussommeslanation.fr/

La démarche est surprenante. Comme s’il suffisait d’exiger d’être d’un groupe pour y appartenir. De toute évidence le CCIF fait fausse route. En éclairant  sa demande à l’aide d’un affichage publicitaire il ne fait qu’affirmer l’inverse de ce qu’il demande.

Etre d’une Nation ne résulte pas d’une injonction, d’une imploration ou d’un marchandage. C’est la Nation qui reconnait l’individu comme un de ses membres et non l’inverse. Toute démarche aussi  incisive que celle mise en œuvre par le CCIF prend l’apparence d’une sorte de caprice inconvenant. En somme que fait le CCIF F si ce n’est d’exiger de la Nation une reconnaissance ? Comme s’il était possible à la Nation d’obéir à cette injonction. On ne peut rien exiger de la Nation, car appartenir à une Nation c’est en premier lieu exiger de soi et non du groupe.

Etre d’une nation c’est le résultat d’une démarche personnelle qui, quand elle aboutit, participe à la consolidation de la Nation. Il ne peut pas y avoir de démarche de groupe car la Nation s’exprime par l’individu et pour l’individu. Dans les états totalitaires où la notion de Nation est dévoyée et n’est que le paravent à l’asservissement ce sont les groupes qui sont portés en avant. En France nul  besoin d’être d’une ethnie, d’un groupe politique, culturel ou religieux pour se réclamer de la Nation.

Pour s’en convaincre il suffit de se repencher sur notre Histoire. Alors, à tous ceux qui estiment que d’être d’une Nation c’est un droit, une sorte d’obligation encadrée par une mécanique administrative il est nécessaire de leur dire qu’ils font fausse route. Les échecs des plaidoyers larmoyants plus ou moins bien construits ou orchestrés qui fleurissent de proche en proche ne font que prouver l’inutilité de ces démarches.  Les questions que doivent se poser les membres du CCIF devraient être les suivantes : Qu’est-ce qui fait obstacle à mon appartenance nationale ? Pourquoi n’ai-je pas le sentiment d’être de cette nation ? Est-ce qu’il existe une barrière entre moi et la Nation et, si cette barrière existe qui l’installe ?

C’est une erreur que de réduire la Nation à l’idée d’un bastion muni d’une porte dont l’ouverture serait à ce point sélective que des groupes s’en verraient refuser l’entrée.   Il  faut constater et admettre que nombre de ceux qui pensent rester en marge de la nation n’ont pas fait le moindre effort pour intégrer la Nation. Ils agitent leur passivité comme un sauf-conduit, un certificat de bonne vie et mœurs. Finalement leur volonté n’est pas de se fondre dans la Nation, mais que la Nation les incorpore. Bien entendu l’effort est à la charge de la Nation. Il n’est pas question pour eux d’abandonner les signes et les postures que la Nation refuse car ils sont incompatibles avec la notion même de liberté nationale. Il manque à tous ces faux-déçus de la nationalité une prise de conscience élémentaire mais néanmoins indispensable : Je suis de cette Nation car j’en  reconnais les règles et les méthodes de fonctionnement. Nul ne me force à cette reconnaissance, nul ne m’oblige à me déclarer d’une Nation. C’est un acte d’indépendance totale. Ce n’est en aucune façon une allégeance, mais il ne m’est pas possible de vouloir introduire dans la Nation des actes et des idées qui non seulement sont en opposition avec le concept de Nation, mais le combattent.

On est aussi la Nation quand on combat ceux qui la nient. Mohammed Merah – pour ne parler que de lui – assassin de sept personnes dont trois enfants luttait contre la Nation. L’impact de son geste réduit à néant la démarche du CCIF. Ou peut-on bien le placer dans la reprise du tableau « le serment du jeu de paume » ?  Est-ce lui qui pose sur la photo « une famille française » ? Dans la galerie de portrait qui a oublié d’ajouter photo anthropométrique ?

Le  CCIF en lançant cette communication doit espérer dans une amnésie de la Nation. C’est là un espoir inutile et dérisoire à l’image de la campagne « Nous sommes aussi la Nation ».

Pierre Thyde




De « Nique la France » à « Fils de France »

Le 27 octobre 2012, le Sénat recevra « Fils de France » un tout jeune cercle de réflexion (il n’aurait que six mois d’existence !) pour un colloque intitulé « Vers un islam français ».

Voilà que surgit un nouveau qualificatif pour l’islam, un nouvel habillage. Nous avions, jusqu’à présent « l’islam en France », « l’islam de France ». Quelle est donc l’ambition des « Fils de France » en introduisant le concept « d’islam français » dans le débat ?

Sous la plume de Maria Magassa-Konaté et H. Ben Rhouma le  lundi 22 Octobre 2012 sur le site saphirnews.com, on nous apporte la réponse suivante : « l’association compte […] promouvoir l’idée que l’on peut être musulman et patriote ».

(source : http://www.saphirnews.com/Colloque-Fils-de-France-vers-un-islam-francais_a15549.html)

On ne peut que se féliciter d’une telle détermination. Détermination courageuse mais certainement utopique car elle se heurtera de façon frontale au Coran. En effet, le patriotisme dans sa définition c’est « l’amour de la patrie, un désir ardent de servir son pays, qui porte à défendre son intégrité, ses institutions et les valeurs qui les fondent. (Définition de l’Académie française (éd. 1986)) ». Une question se pose immédiatement comment feront les musulmans pour être patriotes quand les valeurs de la République viendront contredire celles de l’islam ? Vont-ils suivre les préceptes de leur livre sacré comme par exemple : « Sourate 25. Al Furqane – (le discernement)  Verset 52. N’obéis donc pas aux infidèles; et avec ceci (le Coran), lutte contre eux vigoureusement », ou bien tourneront-ils le dos à la religion afin d’être les patriotes qu’ils ambitionnent d’être ?

Et puis, quel est le but visé par cette nouvelle création sérielle de « musulman et patriote », N’est-ce pas la recherche d’un alibi ou d’une caution pour les musulmans ? Il n’y a aucun intérêt supplémentaire à s’affirmer « musulman et patriote ». En effet, le patriote, par définition s’exonère de tout communautarisme car le patriotisme ne supporte par la classification. La Patrie est un tout indivisible et homogène qui ignore les différences ethniques, religieuses, culturelles et catégorielles.

Camel Bechikh, président de « Fils de France » déclare, toujours dans le même article : « Dans «l’islam français », les musulmans ont intégré «l’ensemble des concepts en phase avec l’environnement laïc de la république française ». Nous avons hâte de constater de quelle façon « l’islam français » se positionnera contre les prières de rue, les exigences religieuses dans la restauration de nos institutions laïques, les sommations d’établir un cloisonnement sexiste pour la fréquentation de nos équipements sportifs, les refus des maris et des pères musulmans de laisser examiner leurs femmes et leurs filles par des praticiens masculins dans nos hôpitaux publics, les lieux de cultes cultivant l’embrigadement des esprits et se vouant à être un vivier du terrorisme. Est-ce que nous aurons, comme nous l’avons actuellement, des condamnations tièdes, exprimées dans des termes sibyllins et des tournures de phrases si tortueuses que l’on peut y comprendre tout et son contraire ou alors les « Fils de France » dresseront-ils un réquisitoire sans la moindre équivoque envers l’islam, ses prétentions hégémoniques et les actes volontairement délictueux de certains de leurs membres ?

Cependant, dans les affirmations de Camel Bechikh, surgissent quelques mots, quelques idées qui peuvent laisser penser que la notion du patriote musulman est définitivement singulière. Qu’on en juge : « il est important que la communauté musulmane revendique son amour pour la patrie française. Or, nombreux sont ceux qui ont du mal à dire qu’ils aiment la France, regrette-t-il: la faute à une «histoire très lourde » entre la France et les musulmans liée à « la colonisation ». Voilà inventé le « patriorepentisme », croisement habile mais contre nature entre le patriotisme et la repentance. En fait, la démarche est toujours la même et les « fils de France » ne font pas œuvre d’originalité. Ils s’emparent de la colonisation et d’une « histoire très lourde » pour cautionner certains comportements. D’ailleurs, pourquoi ne le feraient-ils pas puisque les gesticulations socialistes les confortent dans l’utilité de conserver ce juteux commerce. La colonisation c’est leur rente et ils se la transmettent de père en fils. Belle manipulation médiatique, il faut le reconnaître. Et ceux qui tirent les ficelles des pantins qui font le spectacle sont des professionnels dont on doit reconnaître le haut niveau de compétence. Malheureusement pour eux, et malgré toute cette rigoureuse mise en scène, l’information filtre : (citation du même article) « Après une ouverture aux inscriptions, la date symbolique du 18 juin, l’association dénombre un peu plus de 200 membres ». Ainsi donc, voici une jeune association, comptant à peine 200 membres et à qui le Sénat offre déjà l’abri de son aile protectrice. On en souhaite autant à tous ceux qui veulent faire connaître leurs opinions politiques.




Montebourg-Pulvar : Marinière et Lunettes sont dans un bateau…

Il était patent qu’actuellement le tandem Montebourg-Pulvar érige la carence de réflexion en pratique d’existence. 

Notre ministre du redressement productif, pour défendre le « made in France » pose en marinière en tenant dans ses mains un robot électro-ménager. Il y a dans cette mise en scène photographique toute la discordance que l’on peut constater entre la politique socialiste et les actes que réclame la situation économique de notre pays. Notre ministre ressemble à ces petits garçons bien proprets des familles bourgeoises des années trente, invariablement déguisé en marin d’opérette. Il semble qu’il va offrir à sa maman la France ce joli appareil, puis, nous n’en doutons pas il ânonnera le joli compliment de circonstance qui se doit d’accompagner cette remise de présent. Quelle triste saynète médiatique joué par un acteur possédant mal son rôle, dépourvu de toute finesse et ne comprenant rien au scénario. C’est à douter des qualités de ses conseillers en communication. Il existe une autre hypothèse beaucoup plus inquiétante. Le ministre a choisi de suivre les préconisations de sa compagne et là c’est plus grave. A son poste et à son niveau de responsabilités, le manque de discernement prend de suite des allures d’incompétence.

En ce qui concerne sa compagne il circule, à son sujet,  une polémique lunettière. Si le prix de ses lunettes est celui que porte la vox populi, doit-on lui en vouloir de s’offrir des lunettes de ce montant ? Non certainement pas. En vérité la majorité des gens sont surpris par le fait qu’étant aussi proche d’un ministre elle puisse commettre une telle bévue. Madame Pulvar, par sa profession de journaliste, sait à quel point tout est épié, comptabilisé, décortiqué quand on est dans la situation qui est la sienne.  Oublier à ce point que, dans sa position,  l’intelligence recommande la discrétion et exige de ne pas prêter le flanc à la moindre critique c’est prouver que son entendement frôle le niveau du zéro absolu et qu’elle n’a aucune capacité à prévoir l’écho qui sera accordé à chacun de ses actes

Mais c’est une bonne chose. Ce duo médiatico-politique vient de nous offrir l’image exacte de ce qu’ils sont : Des parvenus de l’idéal socialiste, des gagnants du loto politique. Tous les deux semblent ignorer qu’ils ne sont, en aucune façon, un point de référence mais une cible.   Ils sous-estiment la capacité de leurs concitoyens à traduire en réflexions acerbes et pertinentes chacun de leurs agissements. Ils pensent être au sommet de la pyramide alors qu’en réalité ils sont perchés en équilibre instable sur le tabouret de leurs fatuités respectives.

Peut-on leur reprocher d’être ce qu’ils sont ? Non car ce serait sans effet. Le reproche n’a d’utilité et de valeur que quand celui ou celle à qui il s’adresse possède les qualités pour  l’analyser et en tirer les conséquences qui s’imposent. Ici nous sommes en présence d’un binôme aveuglé par ses certitudes et retranché derrière le blindage résultant de l’alliage de la médiocrité avec une notoriété de façade. D’ailleurs ils ne sont pas seuls responsables de ce qu’ils sont. A leur décharge et il faut bien l’admettre,  il y a d’autres fautifs : Tous ceux qui leur ont offert ce billet de couple pour une croisière sur le Titanic socialiste : Ce qui expliquerait alors, en partie, la marinière de notre ministre du redressement productif.

Pierre Thyde




Les « Diafoirus » et l’Islamo-banditisme

«… il n’existe pas en France – ni le CFCM, ni UOIF et pas moins la Mosquée de Paris – d’instances capables de diffuser un avis théologique qui puisse être repris par toute les mosquées et les imams de France. Cela ne correspond pas au schéma d’organisation de l’Islam en dehors des pays musulmans. Tous ceux qui aspirent à représenter aujourd’hui, le véritable islam de France ne sont pas les plus à même de le concrétiser. ». C’est ce qu’affirme Franck Frégosi, directeur de recherche au CNRS, sur le site Atlantico (source : http://www.atlantico.fr/decryptage/islam-france-pourquoi-cfcm-et-uoif-sont-incapables-representer-reellement-franck-fregosi-506221.html?page=0,2)

Le gouvernement actuel devrait méditer sur cette évidence. Face à un islam qui ne peut pas être de France, car l’islam ne supporte qu’une seule nation, celle des croyants, nos dirigeants ne peuvent rien espérer de ceux qui affirment représenter les musulmans sur le territoire national.

Il ne sert à rien, pour tenter de rassurer le bon peuple de France, de faire donner de la voix à ceux que la communauté musulmane n’écoute pas ou très peu. Il est tout aussi inutile de rédiger, une fois de plus, les mêmes discours solennels pour tenter de faire admettre que le radicalisme musulman ne serait qu’un abcès, un furoncle de l’islam et laisser à penser qu’une médication appropriée devrait en venir à bout. Ces « Diafoirus » en tous genres et en toutes causes qui viennent nous présenter des diagnostics miteux et des ordonnances pitoyables ne pourront en rien guérir une affection qu’ils évaluent si mal et dont ils ne supputent pas les risques élevés de contagion. Pourtant des symptômes flagrants devraient les alarmer mais leur cécité intellectuelle et la certitude de la justesse de leurs jugements les plongent dans l’erreur médicale flagrante.

Ces médiocres guérisseurs  n’ont-ils pas remarqué une expression qui court à travers la presse écrite et internet ? Celle « d’islamo-banditisme ». Tout est dit dans ces deux termes. Tout est exprimé avec justesse et précision. Ce n’est pas uniquement un mot-valise nécessaire à l’esprit pour y classer un concept, une idée ou une situation. Non, c’est un antiseptique puissant qui permet de lutter contre les bacilles nommés « amalgame », « ostracisme », « racisme », « stigmatisation » « rejet de l’autre », « intolérance », « xénophobie ». Tous ces germes, qui habilement distillés, anesthésient les réactions républicaines et agissent comme des hypnotiques du débat démocratique.  Avec « islamo-banditisme » la pharmacopée du combat laïc s’enrichit d’un antiputride remarquable.  Voici un désinfectant dont le nom sonne presque comme un pléonasme. Une  dénomination qui donne à réfléchir tant elle est incisive et concise. Le terme d’islamo-banditisme s’impose comme  l’image parfaite pour illustrer les intentions de l’islam conquérant. Il nous met face à la réalité des moyens déployés par ceux qui professent que l’islam non seulement doit nous guider mais aussi nous soumettre. Nous connaissons, précisément, de quelle façon ils mènent leur combat. Nous savons que  les diatribes larmoyantes et sournoises qu’eux et leurs leurs complices opposent à chacun des arguments que nous avançons, ne sont que des anticorps à la liberté et à la démocratie la plus élémentaire.

« Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément. »  Avec « Islamo-banditisme », Boileau voit sa maxime vérifiée. Une clarté nouvelle se fait sur l’islam et les tentatives des islamistes pour masquer la réalité de leurs intentions trouvent de moins en moins d’ombre pour se dissimuler.

Pierre Thyde




M. Valls, arrêtez de nous faire le coup du méchant islamisme radical et du gentil islam

A la suite du démantèlement d’une cellule islamique radicale,  Manuel Valls (ministre de l’Intérieur), a évoqué samedi 6 octobre 2012 sur TF1 l’existence d’une « menace terroriste » en France. Il a déclaré avec insistance : « Cette menace existe et cet islamisme radical, qu’il ne faut pas confondre, évidemment, avec l’islam de France, se nourrit de fantasmes, de haine à l’égard de notre pays ».

Monsieur le ministre, voyons si dans les jours à venir, les rues de nos villes, de la plus modeste à notre capitale, voient défiler les musulmans de France en vagues compactes et déterminées pour condamner les actes de l’islamisme radical, pour en appeler à la responsabilité citoyenne de chaque musulman – français ou pas- afin qu’il rejette par l’esprit et par l’action tous les actes terroristes de l’ Islam et ceux qui les commettent.

Si ce fait se produit, alors, il sera possible d’avoir une réflexion qui évitera de confondre islam de France et islamisme radical. Dans le cas inverse si, excepté les habituels messages d’indignation de façade de quelques représentants de la diplomatie musulmane de notre pays, rien ne se passe notre nation ne pourra que confondre ces deux islams. Car, après tout, avant son acte terroriste,  rien ne distingue un islamiste radical d’un autre islamiste. C’est donc à l’islam de France de tout mettre en œuvre pour qu’on le différencie de l’islam radical. Si l’islam de France ne fait rien, s’il n’exprime pas de façon déterminée  qu’il se démarque du radicalisme, qu’il le condamne et qu’il le combat, n’est-il pas légitime de penser que, finalement, les musulmans de France n’ont pas une farouche volonté de marquer cette frontière entre raison et radicalisme ? Jusqu’à présent, le silence de la majeure partie des musulmans de France et leur torpeur lors des récents actes terroristes qui ont ensanglanté la France et l’Europe est éloquent. Par contre, nous savons avec quelle rapidité, quel bel ensemble, cette communauté sait se mobiliser pour les moindres motifs qui l’agacent.

A une époque où les mots « amalgame » et « stigmatisation » sont aboyés par tous ceux qui souhaitent museler l’inquiétude légitime résultant du comportement de l’islam il est  temps que les musulmans de France refusent que le radicalisme s’amalgame à eux. Il est temps qu’ils stigmatisent ceux qui évoluent et se protègent au sein de leur communauté afin de mieux distiller le chaos dans notre Nation.

La République ne peut plus se contenter des prises de positions médiatiques des porte-paroles de l’islam de France : Ils nous gratifient de quelques mimiques geignardes, de déclarations de principes tièdes et molles, de condamnations qui ne condamnent guère, mais surtout se saisissent de chaque tribune pour ériger l’islam et ceux qui le pratiquent en « martyrs » perpétuels d’une France qui ne sait pas les apprécier.

En endossant successivement le costume du souffre-douleur de la France et du monde, de l’Histoire, d’un présent qui les ignore et d’un avenir qui les sous-estime les musulmans de France se forgent un profil de victimes qui prohibe toute suspicion à leur encontre. Comme il est intellectuellement plus valorisant de plaindre que de craindre et toujours plus simple de craindre que de combattre  cette politique trouve un écho auprès des esprits engourdis par l’appréhension d’assumer les réalités.

Actuellement une grande partie de la classe politique confond le manche et la lame dans les problèmes nationaux découlant de l’islam. Il est demandé à ceux qui sont extérieur à l’islam d’agir contre le radicalisme islamique en intégrant encore et encore les pratiques religieuses musulmanes au centre de la vie démocratique française. C’est une mauvaise équation qui produit un mauvais résultat.

Cette démarche ne fait qu’accentuer la puissance des radicaux de l’islam car elle les introduit et les dissimule au sein de notre société. Non seulement elle les camoufle mais elle empêche toute action nécessaire à leur éradication en s’empêtrant dans les justifications inutiles et pesantes que le système organisationnel  de l’islam de France réclame chaque fois que la Nation souhaite porter son regard et ses actes sur cette communauté.

Il serait dangereux d’affecter la menace terroriste uniquement à l’islam radical comme si l’islam radical se trouvait être totalement détaché de l’islam. C’est l’inverse, avec l’islam (de France ou d’ailleurs) nous sommes face à un bloc. Nous sommes face à une cohérence.  Refuser cette évidence, ce serait ne pas vouloir admettre le lien entre l’arbre et le fruit.

Pierre Thyde




On est ici chez nous, et nous voulons rester chez nous, n’en déplaise au site oumma.com

Le 4 octobre 2012, le site oumma.com ouvrait ses colonnes à Farid Laroussi,  Professeur de lettres à l’université de Colombie britannique à Vancouver au Canada.

On s’étonnera que, dans son écrit, ce professeur fustige la liberté d’expression au seul motif qu’elle emprunte un chemin qui ne lui convient pas. Sous sa plume,  le magazine Charlie Hebdo se voit attribuer l’étiquette d’Islamophobe et se trouve accusé de trainer dans la boue ceux qui osent avoir des valeurs différentes. Les lecteurs qui auront la patience de lire son article jusqu’au bout constateront que ce rédacteur, pour argumenter son propos,  utilise les mêmes méthodes et les mêmes moyens que ceux qu’il reproche à Charlie Hebdo.

Pour Farid Laroussi : (Je cite) – « Le musulman est au centre des débats, mais sa parole est inaudible. ». En êtes-vous sur Monsieur Laroussi ? Il me semble qu’en France les musulmans quelles que soient leurs engagements politiques, leurs obédiences de pensée, leurs orientations cultuelle, la gradation de leur engagement dans l’Islam, savent et peuvent se faire entendre.

Il y a des musulmans qui choisissent la résonnance légale du discours respectant les lois républicaines de la Nation et d’autres, qui préfèrent le vacarme des armes automatiques à l’heure ou de jeunes enfants rejoignent leurs écoles. Entre ces deux extrêmes façons de porter la voix de l’Islam, nul ne peut réfuter que le musulman sait faire entendre son discours.

Il est aussi aisé de percevoir que, très souvent, les musulmans s’affranchissent des règles élémentaires de la  République pour faire écouter l’ensemble de leurs exigences basées sur le respect de la religion, du dogme ou des superstitions. Exigences dont  l’objectif est d’installer l’Islam comme référence au sein de la République en brisant le rempart que la laïcité oppose au communautarisme religieux. Ce qu’admet Farid Laroussi  en déclarant (Je cite) « La religion constitue leur vignette d’identité dans un univers marqué par la perte de toute maîtrise humaine, familiale, scolaire, professionnelle, etc. » Ainsi donc, en France ou ailleurs, l’Islam devrait tenir le rôle d’un jalon identitaire et idéologique qui aurait pour mission de supplanter toutes les défaillances supposées de la société.

Si on se demande bien pourquoi on devrait laisser à une religion la direction des consciences Farid Laroussi apporte sa réponse (je cite) : « Quiconque aura pris le temps de s’instruire à minima saura que l’islam est la religion du juste milieu et que la vie du Prophète est une illustration parfaite de la lutte et du rejet de toute forme d’excès. » N’en déplaise  aux musulmans mais cette magnifique image d’un Islam de pondération et de sagesse est perpétuellement démentie par l’actualité de la planète.

Farid Laroussi semble ne pas croire lui-même à son affirmation puisqu’il déclare « A moins que par « musulmans modérés » on veuille désigner ceux qui collaborent à l’ordre mondial, et qui justement font de la religion un objet politique. » La modération de certains musulmans reconnue par les démocraties n’est pour lui,  que la preuve d’une collaboration, d’une traitrise. Comme si, le fait de ne pas vouloir placer l’Islam au-dessus de tout mais souhaiter l’intégrer dans la démarche politique des nations était inacceptable, pire blasphématoire. Pour Farid Laroussi osé parler de l’Islam tel qu’il se présente c’est une diatribe ségrégationniste dégoulinant de racisme et d’outrage. D’ailleurs c’est ce qu’il affirme dans sa conclusion (je cite) « Reste à savoir pour quelle raison la diffamation de toute une communauté religieuse lie son sort à la défense d’une culture et son pouvoir. Car ne nous trompons pas, lorsqu’on insulte une figure religieuse, ou un livre sacré, le message consiste à proclamer: « On est ici chez nous ». »

Réfléchissez, Monsieur Laroussi, c’est bien parce que nous sommes chez nous, en France, qu’il nous est permis d’exprimer des doutes sur le profil d’une figure religieuse. C’est bien parce que nous sommes chez nous, en France que nous pouvons battre en brèche les visions rétrogrades et souvent inhumaines que contient ce que vous nommez un livre sacré. Il n’est pas question d’insulte comme vous l’écrivez mais de cette liberté fondamentale de s’opposer à une domination. Et cette opposition peut prendre la forme qu’elle souhaite, même la plus irrévérencieuse,  car la tutelle de la pensée dogmatique religieuse pénètre partout et fait courber l’échine de tous aux prétextes simplistes du respect et de la déférence. Monsieur Laroussi, il y a si peu d’endroits, dans notre monde, ou il est possible de ne pas vouloir penser comme la masse, de refuser de vivre selon le dogme et de combattre l’abrutissement des superstition archaïques que vous devriez encourager tous ceux qui affirment haut et fort « On est ici chez nous ». Car tous ceux-là défendent  les bastions ou viennent se réfugier ceux qui ne peuvent plus être chez eux car les maîtres de la pensée incontestable et du fait révélé ont pris le pouvoir.  Oui, Monsieur Laroussi,  « On est ici chez nous » et nous avons la responsabilité et le devoir de maintenir « chez nous » toutes les valeurs de liberté et de contestation qui font que tant et tant veulent venir nous y rejoindre.

Pierre Thyde