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Il est donc autorisé de dessiner Anne Hidalgo léchant… de la babouche !

C’était en juillet 2014, Anne Hidalgo célébrait le ramadan à l’Hôtel de Ville de Paris, faisant – comme son prédécesseur – litière de la laïcité, méprisant la France, ses lois et les électeurs qui leur sont attachés, comme il est d’usage aujourd’hui chez nombre d’élus dès le lendemain de leur élection.


Dans un pays comme la France, qui fut réputé civilisé et qui prétend à ce titre respecter la liberté d’expression, notamment de ses auteurs et artistes, je n’ai jamais douté de mon droit à en faire usage. C’est ainsi que j’ai dessiné nombre de nos élus lèche-babouches à l’œuvre.

La plupart ont préféré faire la sourde oreille que de se ridiculiser, se comporter comme des autocrates à la susceptibilité à fleur de peau, prêts à s’insurger pour un mot de travers ou un dessin qui ne les caresse pas dans le sens du poil.

Anne Hidalgo a beaucoup de prétentions en matière de tolérance et de culture, mais dans les faits, elle ne résiste pas à donner le coup de pied de l’âne quand un artiste lui hérisse le poil. Et plutôt trois fois qu’une. Pour un même dessin, l’Anne de l’Hôtel de Ville a porté plainte trois fois. D’après ce que m’a laissé entendre la juge, je pouvais craindre qu’à chaque parution du dessin corresponde une nouvelle plainte. Sans doute était-ce une tentative de dissuasion… car en fait les trois plaintes furent contractées en une seule.

Ce fut le début d’un parcours de six ans. Signe que l’Anne de l’Hôtel de Ville avait un peu cuvé son vin mauvais et que les avis de quelques conseillers avaient porté leurs fruits : un tel procès fait à une caricaturiste par la maire de Paris, célèbre dans le monde entier pour avoir marché en tête du grand défilé « Je suis Charlie », amie ostentatoire des caricaturistes… ça fait plutôt désordre et peut lui infliger un discrédit susceptible de lui porter ombrage électoral !

Ce qui n’empêcha pas, en coulisses, que je sois convoquée et de subir des interrogatoires à la brigade de « la délinquance à la personne ». Terminologie inappropriée, criminalisante, quand il s’agit d’auditionner des journalistes et autres prestataires de l’écrit ou du dessin critique ayant eu le tort de déplaire à des politiciens dépositaires transitoires d’un pouvoir. Une police politique, aux ordres, qui ne dit pas son nom.

J’eus l’occasion de lire – non sans rire ! – sur un rapport d’audition, que j’étais « défavorablement connue des services de police », sans autre précision. Mais je me doute que c’est au regard de mes protestations sur le motif abusif de mes convocations.

Je n’ai jamais douté un instant de mon bon droit, de ma liberté d’artiste et durant ces six années, ces procès injustes ont exercé sur moi des contraintes mais ne m’ont jamais empêchée de dormir sur mes deux oreilles.

Dommage que, le 12 décembre 2019,  les grèves m’aient empêchée de venir à la 17e chambre correctionnelle où cette affaire grotesque devait être jugée. J’aurais aimé que le procès se tienne en présence de la presse et que publicité lui soit largement donnée…

D’autant que le tribunal – qui ne nous tenait pourtant pas en sympathie – s’est prononcé en défaveur de l’Anne. Gageons qu’elle en eut secrètement le poil dressé (déjà que naturellement dru).

Espérons que ce jugement l’incitera à une meilleure maîtrise de ses pulsions et contradictions. En politique, le ridicule tue (c’est pas son ami Hollande qui dira le contraire) et elle est passée juste à côté !

Bien rieusement.

Ri7

Je me suis à plusieurs reprises exprimée sur ce procès croquignolesque.

https://ripostelaique.com/jai-dessine-plein-de-leche-babouches-seule-hidalgo-a-depose-plainte.html

https://ripostelaique.com/madame-hidalgo-merci-dajouter-a-mon-dessin-pirate-la-babouche-que-vous-lechez.html

https://ripostelaique.com/hidalgo-ose-defendre-la-liberte-des-caricaturistes-malgre-sa-plainte-contre-moi.html

https://www.bvoltaire.fr/anne-hidalgo-veut-minterdire-de-la-caricaturer/




J’ai dessiné plein de lèche-babouches : seule Hidalgo a déposé plainte


Il faut que notre pays soit tombé bien bas pour que des dessinateurs y soient persécutés par les pouvoirs en place, convoqués devant un tribunal pour une simple caricature – qualifiée d’« injure publique envers un citoyen chargé d’un mandat public ».

Ce procès est d’autant plus scandaleux et grotesque que la plainte émane de Mme Anne Hidalgo, actuel maire de Paris, qui s’est illustrée en tête des fameux défilés « Je suis Charlie » qui ont suivi le massacre des dessinateurs de Charlie Hebdo.

Il faut n’avoir aucun sens du ridicule et de l’incongruité pour déposer trois plainte successives contre l’auteur d’une caricature quand on est une personnalité publique connue pour chanter les louanges de la liberté d’expression et tout particulièrement – la voix chevrotante et la larme à l’œil – celle des dessinateurs de presse, « ces gens magnifiques qui n’ont pour arme qu’un crayon ».

https://m.youtube.com/watch?v=q3PZb026_gM

Je me suis à plusieurs reprises exprimée sur ce procès croquignolesque.

https://ripostelaique.com/madame-hidalgo-merci-dajouter-a-mon-dessin-pirate-la-babouche-que-vous-lechez.html

https://ripostelaique.com/hidalgo-ose-defendre-la-liberte-des-caricaturistes-malgre-sa-plainte-contre-moi.html

https://www.bvoltaire.fr/anne-hidalgo-veut-minterdire-de-la-caricaturer/

Un petit détail qui mérite d’être signalé : d’après les prestataires en charge de ce calamiteux dossier, il paraît que dessiner quelqu’un qui lèche des chaussants (bottes ou babouches) « tend à donner une image animale de la personne », ce serait « une position qui ressemble à celle d’un chien ». Pitoyable argument qui trahit la tentative désespérée pour tirer de l’embarras une cliente empêtrée dans sa triple plainte ridicule frappée de notoires contradictions.

Le terme de lèche-bottes (lèche-babouches pour l’occasion) n’a en effet jamais été employé pour les chiens. Il suffit de s’en référer au dictionnaire : « Se dit d’une personne qui flatte servilement ».

Comme un grand nombre de dessinateurs l’ont fait bien avant moi, j’ai fait appel à cette image du lèche-bottes pour qualifier des édiles qui cherchent à se faire bien voir de supérieurs dont ils espèrent des gratifications ou d’un électorat qu’ils convoitent. Ce qui n’est pas rare comme chacun sait.

J’ai d’ailleurs utilisé cette image du lèche-babouches pour représenter un très grand nombre de nos édiles qui n’ont évidemment jamais porté plainte, conscients de l’incongruité d’une telle démarche dans un pays qui se prétend démocratique.

Cette démarche est en effet caractéristique des pays totalitaires où les artistes sont poursuivis, persécutés par les pouvoirs en place dès lors qu’ils s’adonnent à la critique. D’ailleurs, la preuve…

https://www.lefigaro.fr/flash-actu/algerie-un-dessinateur-ecope-de-trois-mois-ferme-pour-des-dessins-antipouvoir-20191211

CQFD…

Malgré mon éloignement géographique de la 17e chambre correctionnelle où je suis convoquée, je vais faire tout mon possible pour venir à ce procès qui m’est fait, aussi scandaleux que ridicule.

Ri7




Madame Hidalgo, merci d’ajouter à mon dessin piraté la babouche que vous léchez

LETTRE OUVERTE A ANNE HIDALGO

Chère Anne Hidalgo,

Je ne pouvais imaginer qu’une femme intelligente telle que vous puisse rester à tout jamais figée dans ses contradictions.

Meneuse du défilé « Je suis Charlie », porte-voix de « L’Esprit du 11 janvier » devant le monde entier, vous ne pouviez vous montrer concomitamment ennemie jurée de la liberté d’expression en portant plainte pour injure contre une dessinatrice « qui n’a pour arme qu’un crayon » (comme vous l’avez si bien dit à propos des caricaturistes de Charlie Hebdo) et qui s’en servit pour réaliser une caricature n’ayant eu pour seul tort que de vous prendre pour objet et de vous déplaire.

Vous savez pourtant bien que les caricaturistes n’ont pas pour fonction de flatter, de caresser dans le sens du poil… La caricature n’est pas un délit dans notre pays mais au contraire un gage de la liberté d’expression, fleuron de la démocratie. Et ça fait belle lurette que les personnalités publiques des pays démocratiques s’honorent de tolérer la critique et la satire, qu’elles viennent sous la plume d’écrivains ou le crayon des artistes.

Mais même aux esprits glorieux, il peut arriver de trébucher et comme dit le vieil adage populaire, « il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas ».

Et en l’occurrence, je me réjouis de constater que vous avez changé d’avis concernant mon dessin puisque votre Portrait à la langue déployée a été mis en valeur dans la rue d’Aubervilliers (19e arrondissement de Paris) sur un mur long de 493 mètres dédié aux « street artists », auxquels j’ai cru comprendre que la Ville de Paris allouait généreusement un budget de 200 000 €.

https://budgetparticipatif.paris.fr/bp/jsp/site/Portal.jsp?document_id=1659&portlet_id=158

https://ripostelaique.com/wp-content/uploads/2018/07/Hidalgotagglobal.jpg

Je ne porterai pas plainte contre votre municipalité pour avoir permis la réalisation publique d’un plagiat de mon dessin sans mon autorisation. Je demande toutefois que cette reprise de mon œuvre ne soit pas amputée d’un élément de premier plan qui lui donne tout son sens, à savoir cette jambe et ce pied élégant chaussé d’une babouche.

C’est pourquoi je vous remercie de transmettre au « street artist » concerné mes consignes visuelles mises en contexte, pour complémenter sa fresque murale inspirée de mon dessin.

Bien artistiquement.

Ri7




Hidalgo ose défendre la liberté des caricaturistes, malgré sa plainte contre moi !

Les zélites autoproclamées et arrogantes oligarchies osent tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît !

Ainsi, Anne Hidalgo, maire de Paris et Grand Charlie en chef, amie ostentatoire des caricaturistes et défenseurE inconditionnelle de la liberté d’expression, ne craignit ni le ridicule ni le discrédit en déposant par trois fois – quelques semaines après le « Charlie-défilé » du 11 janvier 2015 – une plainte contre moi pour un dessin qui n’eut pas l’heur de lui plaire.

http://www.bvoltaire.fr/ri7/anne-hidalgo-veut-minterdire-de-la-caricaturer,172076

Peu lui importent ses contradictions, puisqu’elle se fait à nouveau gloire d’honorer la liberté d’expression et les dessinateurs de presse en accueillant une exposition de dessins de presse – intitulée « Le dessin de presse dans tous ses Etats ». Une expo qui est accrochée sur les grilles de l’Hôtel de Ville du  29 novembre  au 8 janvier prochain.

Cette attitude autocratique avérée de la maire de Paris m’interroge moins que le profil de la fondation Cartooning for Peace qui expose sous ces auspices frelatés.

Le fait que cette exposition  se produise  à Genève, New-York, Paris, Moscou, qu’elle soit promue  par conférences et colloques organisés par des médias officiels (notamment Le Monde) nous confirme qu’elle a le soutien du Système, c’est-à-dire des oligarchies mondialistes.

De fait, Cartooning for Peace est une fondation suisse créée le 17 juin 2009, née à New-York, au siège des Nations Unies, lors d’un colloque intitulé « Désapprendre l’Intolérance »,  de la rencontre entre Kofi Annan (alors secrétaire général des Nations Unies) et… Plantu, caricaturiste au journal Le Monde !

http://www.cartooningforpeace.org/la-fondation-suisse/presentation/

Le crayon du dessinateur est un moyen modeste mais percutant. Sa portée, au service de la communication du Système, est donc loin d’être négligeable, surtout quand il s’agit de rendre le Système  humain et sympathique. Dans leur grande majorité, les dessinateurs ne résistent pas à la tentation de servir un maître. Ce qui leur apporte la gamelle quotidienne et le bénéfice narcissique de la notoriété. BINGO !

Résultante : la constitution d’un réseau de 145 dessinateurs cooptés et soutenus par le Système en tous ses états.

Les trois grands axes stratégiques de cette fondation :

Créations d’événements (grandes expositions, grands prix, colloques, etc.).

Soutien aux dessinateurs :  « par une mission de veille et d’alerte, la fondation  se doit d’apporter un soutien et une visibilité aux dessinateurs menacés ou empêchés dans l’exercice de leur métier à travers le monde. ».

NDLR : Les dessinateurs qui font l’objet de poursuites judiciaires par des membres du gouvernement français et par le maire de Paris attendent en vain soutien et visibilité de la part de Cartooning for Peace !  Eh ! Plantu, et le réseau des 145 dessinateurs, avez-vous tant la bouche pleine que vous êtes aveugles et sourds ? On peut rigoler…

Actions pédagogiques : « Cartooning for Peace sensibilise par le sourire aux grands problèmes de société en utilisant la forte valeur pédagogique du dessin de presse.

 Cartooning for Peace propose des expositions pédagogiques itinérantes aux établissements scolaires de France (…). L’itinérance de ces expositions pédagogiques peut donner lieu à des projets éducatifs de plus grande envergure, alliant expositions, ateliers et rencontres – débats avec des dessinateurs de presse. Trois kits pédagogiques itinérants sont actuellement mis à la disposition des établissements scolaires : l’exposition « Dessins pour la Paix », l’exposition « Dessine-moi la guerre. 1914 – 2014 : regards croisés des dessinateurs de presse sur les guerres » et l’exposition « Dessine-moi la Méditerranée« . En 2016, Cartooning for Peace a reçu l’agrément de l’Education nationale pour une durée de cinq ans.

Dessins pour la paix ? Titre de l’Edito du 13 décembre, pas vraiment pacifique, quasi belliciste  : « La chute d’Alep ou la honte du monde entier ». Parti pris aligné sur celui du Système : « après deux semaines d’intensification atroce des bombardements, les troupes de Bachar el-Assad, soutenues par la Russie et l’Iran, ont repris le quartier rebelle d’Alep-Est ». 

Sans doute les « cartoonistes pour la paix » préfèrent-ils, comme le système qu’ils servent, la victoire des « rebelles », qui sont pourtant faits du même bois « daech-al quaïda »  que ceux d’Irak et de Libye.  Chacun ses goûts… Il faudra assumer.

Cartooning for Peace, c’est de la propagande idéologique pur sucre, qui est donc parfaitement à sa place sur les grilles de l’Hôtel de Ville.

Ri7




Vœux : ses conseillers ont vraiment fait passer Hollande pour un Guignol

VoeuxduGuignol

Il y a quelque chose de mystérieux dans la mise en scène – typique du Théâtre de Guignol – choisie par les « communiquants » du théâtre Elyséen pour la présentation des voeux présidentiels de 2016.

Quand on doit donner stature de Président de la République à un homme aussi falot, disgracieux et ridicule, comment peut-on opter pour un cadrage à mi-corps, un décor de rideaux cramoisis de part et d’autre du personnage qui mettent l’accent sur le regard ahuri de François hollande et sa grotesque stature présidentielle…

Cette image guignolesque, subliminale, des vœux présidentiels est-il un produit de l’inconscient des « communiquants » élyséens ou bien un ricanement, une mise en scène maîtrisée, propice à nous donner un indice politique ?

Quoiqu’il en soit, ce petit montage, associant le décor des voeux présidentiels et celui de la couverture de notre BD « Le Guignol de l’Elysée », confirme que, pour le moins, notre titre et notre visuel ont fait impression sur les « communiquants » de l’Elysée !

Bien rieusement et bonne Année 2016 !

Ri7