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Je suis d'accord avec Wilders sur l'islam, mais pas sur les Etats-Unis

Le discours de monsieur Geert Wilders à Berlin est assez remarquable et je crois qu’il exprime bien une réalité de plus en plus inquiétante. Son combat contre les tentatives d’hégémonie de l’islam est juste et sain et semble bien loin d’un discours raciste ou d’extrême-droite. Mais monsieur Gilders ne voit pas l’autre hégémonisme, celui de l’américanisme (ce mot en dit long déjà, les Étasuniens se prétendent americans comme si les autres habitants de l’Amérique n’étaient pas eux aussi américains) qui est bien présent dans son discours.

Il a créé l’International Freedom Alliance la bien nommée, imposant toujours plus la langue anglaise aux peuples qui ne veulent pas nécessairement se soumettre encore à cet autre hégémonisme ; il qualifie les États-Unis de pays le plus libre du monde et de pays exemplaire, faisant fi un peu rapidement de bien des situations gênantes ( le sort des noirs, les guerres menées dans le monde pour pour défendre les routes du pétrole) ; il cite abondamment le président Ronald Reagan qui n’était un exemple à suivre en bien des domaines ( défense du fondamentalisme religieux compatible avec le fondamentalisme musulman, prétention à devenir le maître absolu du monde ). Il me semble qu’il faut avoir l’¦il bien ouvert. On doit essayer de combattre tous ceux qui prétendent vouloir exercer leur dominance, qu’ils soient islamistes ou dirigeants d’un état quel que puissant qu’il soit.
Monsieur Wilders acquerrait ainsi plus de force et plus de respect.
Chaque semaine je vous lis avec la plus extrême attention. Merci.
Richard Desgagné




Au Québec, le traitement de l'information est comme en France

Monsieur Alain Rubin critique avec raison la vision d’un spécialiste du CNRS sur les drames quotidiens qui se déroulent au Nigéria, la qualifiant injustement, à mon avis, de très française. Ici, au Québec, quand à la télé, on parle de la situation dans ce pays, on la qualifie d’affrontements interreligieux (chrétiens vs musulmans). On ne va jamais plus loin. On ne nous explique pas la situation, on la qualifie dans l’abstrait. C’est pas plus compliqué que ça, simple comme bonjour. Autre exemple, Israël. Les Palestiniens font toujours pitié ; les Israéliens sont toujours les occupants de territoires sacrés. On ne nous dit jamais que le Hamas veut détruire l’État juif, que cet état est démocratique et non pas dictatorial. À côté, il y a une Palestine affamée, pitoyable, peuplée de pauvres enfants soumis à l’arbitraire de monstres surarmés et entêtés. On ne le dit pas avec cette crudité, on le laisse entendre, ici aussi, au Québec. On ne met plus rien en relief et cette vision s’impose à nous sans plus de questionnement. Le misérabilisme est devenu l’aune avec laquelle on mesure toute situation.
Et pendant et temps, une Égyptienne étudiante en français au collège Saint-Laurent à Montréal fait la une au Québec. La pauvre fille est ostracisée puisqu’elle a été mise à la porte parce qu’elle ne voulait pas enlever son voile intégral lors de l’examen de français. Elle crie à qui veut l’entendre que son vêtement est un vêtement comme un autre et qu’elle est au Québec, un pays de liberté. Elle a fait appel devant la Commission des droits de la personne contre la décision du collège et de la ministre de l’Éducation qui approuve la décision du collège. On l’a vue à la télé avec son interprète voilée. La pauvre martyre de sa foi n’en revient tout simplement pas. Elle ne comprend pas ce qui lui arrive, elle a dit qu’on avait brisé son rêve. On n’ose à peine le croire ! Cette dame couverte des pieds à la tête est sans doute en service commandé pour jauger notre système de justice et des droits de l’homme. Qu’arrivera-t-il ? Peut-être devrons-nous l’indemniser pour lui avoir imposé des mesures iniques dignes de l’Arabie Saoudite. Qui sait?
Ainsi va le monde au Québec et en France. Et ailleurs.
Richard Desgagné
Chicoutimi
Québec