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Il n’y a pas de fatalité du déclin, il n’y a que la volonté des hommes…

Riposte laïque : Roland Hélie, vous êtes le directeur de la revue Synthèse nationale ; à ce titre, vous venez de publier un livre intitulé Pourquoi Éric Zemmour ?. Cet ouvrage, réalisé sous la direction du professeur Franck Buleux qui dirige la collection des Cahiers d’Histoire du nationalisme et qui, par ailleurs, est responsable de la campagne d’Éric en Normandie, rassemble une vingtaine de témoignages de responsables et élus patriotes qui ont choisi de s’engager aux côtés du polémiste d’hier et candidat à l’investiture suprême aujourd’hui. Pouvez-vous nous expliquer pourquoi vous avez édité ce livre et pourquoi vous avez soutenu dès le début la candidature Zemmour ?

Roland Hélie : Il convient d’abord de faire un état des lieux en cette fin d’année. La situation présente de notre pays est périlleuse, voire catastrophique. Un constat s’impose. Après cinquante ans de renoncement progressif à notre souveraineté nationale, de destruction de pans entiers de notre industrie, d’absence de politique migratoire claire et cohérente et d’atteintes à notre identité, la France, naguère quatrième ou cinquième puissance mondiale, est devenue une sorte de wagon-lit à la remorque de la locomotive mondialiste. Désormais, des organisations internationales et des firmes transnationales, tels le Forum mondial de Davos, le FMI, la Commission de Bruxelles ou les GAFAM ont plus d’influence sur notre avenir de citoyens français que notre propre « gouvernement ». Nous ne sommes plus maîtres de notre destin et le cancer qui ronge la France est en train d’arriver en phase terminale.
Il y a une trentaine d’années, un ami, alors haut fonctionnaire proche du pouvoir de l’époque, m’a dit : « Un jour viendra où les Français se rendront compte qu’ils ne maîtrisent plus leur avenir. Quoi qu’ils disent, quoi qu’ils fassent, leurs voix ne compteront plus. Ce jour-là, des mouvements comme celui auquel tu appartiens auront un boulevard devant eux… » Étant donné la situation qui était alors la sienne, il ne faisait certainement pas cette prédiction à la légère. J’ai souvent repensé à son propos et, aujourd’hui, je crois que le jour en question, s’il n’est déjà là, n’est plus très loin… Le curseur se déplace « à droite » (prenons ce mot par commodité) et nous n’allons pas nous en plaindre !

Riposte laïque : Vous dites que le curseur se déplace « à droite », sur quoi vous appuyez-vous ?
Souvenez-vous… Il y a quelques décennies, les grandes manifestations revendicatives avaient lieu au son de l’Internationale, derrière le drapeau rouge et les portraits des idoles du marxisme-léninisme. Ces dernières années, les foules en colère – « anti-mariage pour tous », « Gilets jaunes » ou « anti-passe » – descendent dans la rue en chantant la Marseillaise et en brandissant le drapeau tricolore. Signe des temps…
Pour démontrer que le curseur se déplace « à droite », je pourrais encore insister sur le succès grandissant des chaînes non conformistes (CNews, TV Libertés, RT…), des nombreux sites de la « réinfosphère » comme Riposte laïque (même si votre média ne se dit pas « de droite ») ou passer en revue les multiples signes qui prouvent que l’état d’esprit général des Français est en train de changer, mais tout ceci nous emmènerait trop loin…
Le dernier exemple étant le succès obtenu par Éric Ciotti au premier tour des primaires républicaines. Celui-ci incarnait « l’aile droite » de son parti.

Riposte laïque : Ce « virage à droite » s’est amorcé il y a longtemps…
Dans les années 1980, 1990 et 2000, Jean-Marie Le Pen et le Front national ont réussi à mettre les thèmes d’indépendance, d’identité, de préférence nationale, de liberté, d’immigration ou encore d’insécurité au centre du débat politique. Malheureusement, ils n’ont pas été suffisamment écoutés. Par réflexe corporatiste, malhonnêteté intellectuelle ou aveuglement idéologique, l’ensemble de la classe politico-médiatique s’est liguée contre eux. Au moyen d’un bourrage de crâne incessant utilisant tous les subterfuges de l’agit-prop, elle a réussi à donner du « Menhir » et des membres de son parti une image suffisamment sulfureuse pour effaroucher une partie des Français. Dès lors, nombre d’électeurs n’ont pas ou n’ont plus osé leur accorder leurs suffrages, même si les faits leur donnaient raison. Par naïveté et pusillanimité (ce qui va généralement de pair), la majorité de la population a alors semblé renoncer à un avenir authentiquement national. Les promoteurs-profiteurs de la « mondialisation heureuse », les zélateurs du politiquement correct, les pères Fouettard des partis du Système ont pu ainsi continuer à atomiser la nation, à mettre à mal son identité et, sans vergogne, sans honte ni remords, à rapprocher toujours davantage le pays du gouffre… Nous voyons aujourd’hui où leurs marottes européistes, mondialistes et libertaires nous ont menés…

Riposte laïque : Les élections qui se dérouleront au cours de l’année 2022 seront-elles, à votre avis, l’occasion de rompre avec la spirale infernale du déclin ?
Dans quelques mois, avec la présidentielle (puis les législatives), les Français vont devoir faire un choix déterminant pour leur avenir. D’ores et déjà, deux grandes options s’offrent à eux : soit donner la majorité à un des nombreux chevaux de retour du manège politicien qui n’aura d’autre perspective à leur offrir que la poursuite de la même politique, avec les résultats que l’on sait ; soit voter pour le candidat qui saura le mieux incarner la révolte de notre vieux pays face à son déclin et à sa mort annoncés, qui saura allumer au tréfonds de son âme la flamme de la résistance et rendra possible la rupture, condition sine qua non de la renaissance, du redressement.

Riposte laïque : Vous n’êtes pas toujours tendre avec le Rassemblement national de Marine Le Pen. L’émergence d’Éric Zemmour est-elle de nature à remodeler le paysage de la droite nationale ?
Depuis la qualification de Jean-Marie Le Pen, le 21 avril 2002, pour le second tour de l’élection présidentielle, face à Jacques Chirac, et, surtout, depuis la prise de contrôle du FN (devenu le RN en 2018) par sa fille, Marine, le parti de la droite nationale, sociale et populaire s’est peu à peu vidé de sa substance. Dédiabolisation illusoire et stérile, épurations successives, sectarisme de cour, abandon des fondamentaux, dilapidation des ressources… Durant ces dix dernières années, rien ne lui aura été épargné. Désormais, le FN-RN, naguère porteur des espoirs de millions de Français, n’est plus qu’une coquille aux trois quarts vide. Alors que la situation ne lui a jamais été aussi favorable, il a perdu sa vitalité, sa crédibilité ; pire, il a perdu son âme et ne peut s’en prendre qu’à lui-même. Continuer à faire comme si ce mirage n’en était pas un serait, de la part de notre camp, inconscient, inconséquent et plus encore, criminel. Pour que la droite nationale se rassemble et arrive aux responsabilités, il lui faut un « Big Bang ».

Riposte laïque : Effectivement, cette situation semblait inextricable et la droite nationale condamnée à la subir ad vitam æternam et l’inattendu est arrivé…

Forte des échecs des différentes scissions qui ont émaillé l’histoire du FN (du PFN à Philippot, en passant par l’Alliance populaire ou le MNR), Marine Le Pen a fini par se croire incontournable, indéboulonnable. Installée au cœur du système politique depuis de nombreuses années, elle s’est endormie sur ses lauriers. Quant au FN-RN, il est passé, sous sa coupe, de mouvement politique à simple fonds de commerce, entretenant une vaine coterie de profiteurs et d’arrivistes et vivant sur ses acquis, sans véritable réflexion ni remise en question… Ainsi, le redoutable appareil militant construit par son père et ses « lieutenants » successifs est devenu une machine qui tourne à vide, une machine à perdre… Pour s’en convaincre, il suffit de regarder objectivement les résultats de ces dernières années. Aussi, paradoxalement, au moment où la France « se droitise », le parti censé être le plus à même d’en tirer avantage n’est-il plus en situation de le faire. Alors se produit l’inattendu…

Au fil de ces derniers mois, répétant inlassablement chaque soir les vérités que les Français n’entendent plus dans la bouche des responsables du RN, Éric Zemmour s’est imposé comme un possible recours salvateur pour ceux – et ils sont nombreux – qui refusent la descente aux enfers du pays. Journaliste éditorialiste de talent, amoureux de la France et de son histoire, fin connaisseur de la vie politique, il parle clair et vrai. Ses propos sans concessions, réfléchis, argumentés, ringardisent soudain l’expression des acteurs traditionnels du jeu politique. Face à lui, la langue de bois apparaît encore plus insupportable, elle ne paie plus.

Riposte laïque : En fait, la candidature d’Éric Zemmour n’incarnerait-elle pas le début de la réunification de la droite française ?
La défaite de mai-juin 1940 et l’occupation qui s’en est ensuivie ont fracturé la droite française. Les divisions, les déchirements d’alors n’en finissent plus de produire leurs effets délétères.
Comme a pu l’écrire l’historien Pierre Nora, « à l’heure de la vérité », les militants de la droite nationale et nationaliste ont dû « choisir explicitement leur allégeance ». Motivés par le même amour de la France, le même désir d’œuvrer à sa libération, à son redressement, ils ont choisi la « légalité » ou la « dissidence ». À Vichy comme à Londres, il y avait d’anciens membres du Faisceau, de l’Action française, des Croix de feu ou encore de la Cagoule.
Nombre des premiers résistants, à l’image d’un Honoré d’Estienne d’Orves, d’un Pierre Guillain de Bénouville, d’un Jacques Renouvin ou d’un Edmond Michelet étaient issus de la droite, royaliste ou républicaine, mais toujours patriotes, catholique et sociale. Dans le même temps, le « Groupe ouvrier et paysan », succédané du Parti communiste « français » dissout, prisonnier du Pacte germano-soviétique, défendait la ligne « défaitiste-révolutionnaire » voulue par Moscou, tandis que des responsables des partis de gauche d’avant-guerre, radicaux, socialistes, voire communistes, ralliaient l’État français et entraient ou s’apprêtaient à entrer en « collaboration ».

Pourtant, on connaît la suite : la droite nationale s’est durablement divisée entre gaullistes et antigaullistes ; la gauche, depuis la Libération, et en partie par la grâce de l’épuration, a su faire oublier les turpitudes de certains des siens ; elle s’est refait une virginité et, devenue maîtresse du pouvoir intellectuel après 1944, elle a pu imposer sa version des événements : la droite à Vichy (en particulier la droite nationaliste) et elle dans la Résistance.
Depuis, une partie de la « droite parlementaire », tétanisée à l’idée d’être accusée de « vichysme », de « nationalisme », s’interdit d’envisager le moindre rapprochement avec la droite dite extrême et n’a de cesse de donner à la gauche des gages de « bien-pensance ». D’autant que les drames de la décolonisation et de la guerre d’Algérie ont accentué les fractures…

Jusqu’à il y a peu, toute réconciliation semblait donc impossible. Et puis le RPR, devenu les Républicains, et le FN, devenu le RN, se sont vidés de leur substance. Le premier s’est « centrifié », le second s’est « gauchisé ». De plus, le temps faisant son œuvre et la situation devenant ce qu’elle est, la séparation est apparue de plus en plus comme anachronique. La France des années 2020 n’est pas celle des années 1940… À nouveaux enjeux, nouvelles réponses ! Il est temps qu’une force nouvelle, libérée des entraves, des pesanteurs du passé, résolument tournée vers les problèmes d’aujourd’hui et de demain, apparaisse…

Riposte laïque : Et Zemmour est arrivé…
Durant les deux ans écoulés, chaque soir, dans l’émission Face à l’actu sur CNews, Éric Zemmour, tranquillement mais clairement, a rappelé ce qu’est la France, dit ce qu’elle n’est plus et ce qu’elle devrait être. Il a dressé un constat sans concessions de la situation. Il a mis en lumière les responsabilités et, peut-être sans s’en rendre compte, esquissé un projet, fait naître une espérance. Ce faisant, qu’il l’ait voulu ou non, il est entré progressivement dans la peau d’un véritable candidat à la présidence de la République. Car, on ne le rappellera jamais assez, le chef de l’État ne peut pas – ne peut plus – être un de ces personnages devenus insupportables à beaucoup, dotés d’un charisme d’huître, sourds, aveugles et lâches par intérêts, qui ne savent que répéter en boucle le même discours insipide, consensuel, et pratiquent volontiers la politique du chien crevé au fil de l’eau. Il n’est pas là pour vendre un programme et en assurer le service après-vente. Son rôle n’est pas de désacraliser sa fonction en ouvrant les cours, les salons, les jardins de l’Élysée au premier rappeur en marcel ou youtubeur en t-shirt venus. Il n’est pas de confondre exercice du pouvoir et campagne électorale, de faire ruisseler à profusion l’argent public-argent magique et de creuser l’endettement du pays… Son rôle consiste à porter une vision, à définir de grandes orientations et à rassembler le pays autour d’un projet, pour lui donner un avenir et mieux, un destin.

Riposte laïque : Que diriez-vous aux nationaux et aux nationalistes qui s’interrogent encore sur leur choix en avril prochain ?
Il n’est plus temps de se focaliser sur les détails en oubliant l’essentiel et de se perdre en vaines querelles. « Quand le sage montre la Lune, l’idiot regarde le doigt ». Nous devons prendre nos responsabilités et faire le bon choix. Le devenir de la France, notre patrie, en dépend. Nous avons à nous montrer dignes de tous ceux qui, au long des siècles, par leur travail et leurs sacrifices, lui ont permis d’être, de demeurer, et qui, en nous la transmettant, nous ont offert tout ce qui fait de nous des Français…
Soit nous soutenons Éric Zemmour, seul candidat en mesure de rebattre les cartes, d’opérer la nécessaire rupture et de susciter le sursaut tant attendu ; soit nous laissons élire une fois de plus un des pions du Système qui mènera la même politique avec les mêmes conséquences : déclin, vassalisation, submersion migratoire, islamisation, ensauvagement… Le pire n’est jamais sûr mais il est possible. Nous savons aussi qu’il est évitable. À condition de le vouloir et de faire, au bon moment, ce qui doit être fait. Alors, tous ensemble, faisons-le ! Il n’y a pas de fatalité du déclin, il n’y a que la volonté des hommes…

Riposte laïque : Pour conclure cet entretien en revenant sur le livre que vous venez d’éditer…
Nous voulons avant tout nous adresser aux nationaux afin que ceux-ci ne se dispersent plus dans des fantasmes anachroniques. Nous sommes à quelques mois de l’élection présidentielle. Si rien ne change à l’issue de celle-ci, à très brève échéance, l’identité de notre pays sera condamnée à disparaître.
Les Français sont donc devant un choix crucial.
Soit on continue avec les mêmes… et on va droit au fond du gouffre. Soit on change radicalement de politique, on en termine avec les chimères mondialistes et on revient aux valeurs qui ont fait la force et la grandeur de la France.
Alors que beaucoup pensaient, il y a encore peu, que le déclin était inéluctable, l’émergence sur la scène politique d’Éric Zemmour remet en cause cette fatalité mortifère.

Voilà pourquoi nous avons publié ce livre dans lequel nous donnons la parole à des militants et des responsables de la Droite de conviction qui expliquent pourquoi l’espoir renaît et pourquoi ils s’engagent en faveur de la candidature du « Z » à la présidentielle de 2022…

Ce livre, réalisé sous la direction de Franck Buleux rassemble, outre la sienne, les contribution des personnalités suivantes : Cécile Antoine, ancienne collaboratrice au Parlement européen, Jacques Bompard, maire d’Orange, Catherine Dahmane, militante identitaire alsacienne, Alain Favaletto, ancien responsable du FN en Alsace, Nicolas Égon, militant Génération Z en Normandie, François Floc’h, militant en Bretagne, Thomas G., ancien cadre de Debout la France, Romain Guérin, auteur, compositeur, Roland Hélie, directeur de la revue Synthèse nationale, Bruno Hirout, secrétaire général du Parti de la France, Valérie Laupies, conseillère municipale de Tarascon, Iannis Morleau, responsable nationaliste en Bourgogne, Patrick Parment, directeur du Journal du Chaos, Lliorenç Perrié-Albanel, écrivain, militant identitaire catalan, Philippe Gérard, conseiller municipal de Cambrai, André Posokhow, contributeur à Polémia et à Riposte laïque, Alaric Py, militant de Génération Z en Normandie, Philippe Randa, écrivain, éditeur, directeur du site EuroLibertés, Jean-Paul Tisserand, cadre du Centre national des Indépendants, Victor, militant de Génération Z en Normandie.

Pourquoi Éric Zemmour ? Sous la direction de Franck Buleux, édité par Synthèse nationale, collection Pourquoi ? octobre 2021, 194 pages, 20,00 € (+ 5,00 € de port).
À commander à : Synthèse nationale BP 80135 – 22301 Lannion PDC
ou sur www.synthese-editions.com

Propos recueillis par Martine Chapouton




En Bretagne, la Fête du cochon grillé du PDF devient une institution

Très belle fête patriotique près de Rennes organisée dimanche 5 septembre par la section bretonne du Parti de la France avec des interventions de Thomas Joly, président du PdF, Pierre Cassen, président de Riposte laïque et de Roland Hélie, directeur de Synthèse nationale.

Plus de 250 participants, du cochon grillé à volonté lors du repas de midi, un concert de Christoff BZH et de nombreux stands garantissaient une ambiance festive tout au long de la journée.

Unanimement, et sous les applaudissement du public, les orateurs ont appelé à soutenir avec détermination et enthousiasme la candidature d’Éric Zemmour à la prochaine présidentielle. Roland Hélie a conclue son discours ainsi : « Il n’y a pas de fatalité du déclin, il n’y a que la volonté des hommes »…

Décidément, pour les nationalistes et les identitaires bretons, la Fête du cochon grillé du PdF, dont c’était la dixième édition, est en train de devenir une « institution » incontournable. Bravo à Jean-Marie Lebraud et à sa sympathique équipe.

Roland Hélie




En plein terrorisme islamique, ils confirment la dissolution de GI

La poignée de préretraités cacochymes qui constitue ce que l’on appelle le Conseil d’État (comme s’il y avait encore un État en France) vient de confirmer la scandaleuse dissolution du mouvement Génération Identitaire.

Au moment où se multiplient les actes terroristes liés à l’islamisme (donc à l’islam – idéologie politico-religieuse massivement importée sur notre sol ces dernières décennies avec l’immigration voulue et encouragée par le Système) ; au moment où des flics et même des profs, incarnations de cet État en déshérence, se font insulter, lapider, voire égorger ; au moment où la délinquance importée sévit quasiment en toute impunité dans des zones de plus en plus vastes, la décision de cette institution montre à quel point la notion même de République se trouve désormais vidée de tout contenu.

Rappelons que le principal reproche fait à Génération Identitaire est d’avoir déployé pacifiquement quelques banderoles à nos frontières pour informer les migrants, souvent abusés par des ONG antinationales et exploités par des passeurs peu scrupuleux, qu’il n’y a pas d’avenir pour eux dans un pays où l’économie est au plus mal et où le chômage reste à un niveau élevé.

Manifestement, les problèmes qui terrassent la France et les Français ne sont pas la préoccupation première des membres du Conseil dit « d’État ». Ceux-ci, plutôt que de voir ce qu’ils voient, d’admettre les dures réalités et d’en tirer les conclusions qui s’imposent, préfèrent, soumis qu’ils sont à la pensée dominante, condamner, en s’appuyant sur des arguments futiles, ceux qui, comme Génération Identitaire, restent debout et résistent.

Heureusement, le Système qu’ils protègent est arrivé à un tel point de décomposition que l’espoir de son proche effondrement grandit de jour en jour. Alors, un nouvel État authentiquement national, défenseur de la France et des Français, abolira toutes les lois liberticides et rendra justice aux organisations patriotiques qui, depuis des années, ont subi la répression des gouvernements mondialistes successifs…

Roland Hélie

http://synthesenationale.hautetfort.com/archive/2021/05/04/au-moment-ou-le-terrorisme-islamique-fait-des-ravages-le-conseil-d-etat-con.html

 




« Haro sur Zemmour ! » Les vieux coups bas usés qui ne marchent plus…

Alors qu’il n’a pas encore fait part de ses intentions pour la prochaine présidentielle, Éric Zemmour est déjà la cible des attaques insidieuses des thuriféraires du Système. Il faut dire que pour le célèbre chroniqueur, que beaucoup espère voir jouer un rôle politique de premier plan, les accusations coquines émanant d’une obscure militante socialiste d’Aix-en-Provence devraient être considérées comme la preuve de la crainte qu’il inspire à l’ensemble de la classe politico-médiatique aux affaires.

En effet, la présence d’Éric Zemmour à cette élection, au moment où l’on assiste à une « droitisation » (employons le mot pour faire simple) de notre peuple, serait de nature à révolutionner profondément et sans doute durablement le paysage politique français. Zemmour, qui a des idées claires et profondes, tranche singulièrement dans le fade climat actuel. Chaque soir, avec talent et persuasion, il s’adresse à des centaines de milliers de téléspectateurs (plus d’un million, dit-on) qui, grâce à lui, retrouvent l’espoir de voir enfin revivre la France française.

Dès lors, pour les morpions du « politiquement correct » qui s’accrochent à leurs prébendes, en bons petits domestiques serviles des tenants du mondialisme, une seule priorité : haro sur Zemmour (tout comme hier, ils criaient : « haro sur Jean-Marie Le Pen ») ! Et pour cela, tous les moyens sont bons.

Que s’est-il donc passé ? Faute d’être capables de discuter avec lui (on a vu comment les quelques ministres ou anciens ministres qui ont tenté de l’affronter se sont fait rétamer), les donneurs de leçons ont décidé d’utiliser la vile calomnie en se disant qu’il en restera toujours quelque chose.

Revenons aux faits : une dame Lenfant (photo ci-dessus), dont la notoriété jusqu’à présent ne dépassait pas le banc des élus socialistes d’Aix-en-Provence, s’est subitement rappelé, en voyant fleurir dans sa ville des affiches géantes appelant à la candidature d’Éric Zemmour, que celui-ci aurait été assez audacieux, en 2004 (ou en 2006, elle ne s’en souvient pas précisément), pour la complimenter sur sa robe et lui faire « un bisou » on ne sait pas très bien où. Quel scandale ! Non seulement Zemmour est talentueux, mais en plus il serait charmeur (ce que, généralement, les femmes « normales » apprécient plutôt). Venant d’une groupie du parti de Strauss-Kahn et de Duhamel, ces révélations, aussi tardives (près d’une vingtaine d’années après) que floues, tombent dans le parfait ridicule. S’ils espèrent faire taire celui qui incarne l’espérance pour un nombre croissant de Français, je crains qu’ils se trompent lourdement… De plus, autre « hic » à leurs allégations : personne, à part l’accusatrice, ne se souvient de cette « odieuse agression traumatisante ». À commencer par l’accusé…

Mais le plus grave dans cette « affaire » (si tant est qu’on puisse parler d’ « affaire »…), c’est qu’elle révèle le niveau bien bas (au ras des caniveaux, comme dirait notre confrère Breizh-info) du personnel politique aux ordres. Incapables de justifier les désastreuses orientations des gouvernements (de gauche, du centre ou d’En marche) dont ils se réclament, ils sont persuadés, en utilisant ces vieilles ficèles usées que sont la délation et la diabolisation, d’avoir trouvé la parade face au vaste mouvement de résurgence nationale et populaire qui, bientôt, balaiera définitivement ces perroquets arrogants et ces perruches malsaines qui forment le parti de la soumission et de la collaboration au pouvoir.

L’élection présidentielle est prévue pour dans un an, mais, dans le registre « coups bas minables », visiblement, ça commence déjà…

Roland Hélie

http://synthesenationale.hautetfort.com/archive/2021/04/28/haro-sur-zemmour-6312489.html




Hervé Ryssen est en prison : le pouvoir mondialiste traque ses opposants

Hervé Ryssen (Hervé Lalin de son vrai nom) est un écrivain qui, depuis une vingtaine d’années, dans une dizaine d’ouvrages, avec un certain courage et un talent indéniable, dénonce ce qu’il considère être, à ses yeux, les causes de la déchéance de notre pays. C’est son strict droit et à ce titre il mérite le respect. Mais le respect de ses opposants n’est pas la qualité première du pouvoir mondialiste en place. Et la répression est un moyen facile pour les faire taire.

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Ryssen a sans doute sous-estimé cela car il vient d’être incarcéré tel un vulgaire délinquant. Et encore, bien souvent la « justice » aux ordres se montre moins sourcilleuse avec les délinquants qu’avec les opposants… On peut sans doute reprocher à Hervé Ryssen de ne pas avoir été suffisamment prudent face à l’appareil répressif du Système, mais le problème n’est pas là…

En incarcérant Hervé Ryssen, le pouvoir (toujours claironnant lorsqu’il s’agit de dénoncer les méthodes – avérées ou non –  des autres – en Russie ou ailleurs…) adresse un avertissement à tous ses opposants. Aujourd’hui, c’est lui qui trinque, mais demain ce sera le tour de qui ? Alors, que l’on partage ou pas ses analyses ou sa communication, il est important de manifester sa solidarité à ce patriote injustement emprisonné.

Vous pouvez lui écrire, avec toute la prudence qui s’impose, à l’adresse mentionnée sur le visuel publié ci-dessus par Civitas (1).

Roland Hélie

Directeur de Synthèse nationale

(1) Maison d’arrêt de Fleury-Mérogis – Hervé Lalin – N° d’écrou 459-091 – 7, avenue des Peupliers 91700 Fleury-Mérogis




La fête bretonne du Parti de la France a remporté un franc succès…

Plus de 150 personnes ont participé, dans une ambiance unitaire et détendue, dimanche 6 septembre à la traditionnelle fête du Cochon organisée par la Fédération bretonne du Parti de la France.

Roland Hélie, directeur de Synthèse nationale, était l’invité d’honneur. En début d’après-midi, il a pris la parole pour dénoncer la politique hasardeuse du gouvernement mondialiste et appelé à la mobilisation permanente des forces nationales et identitaires pour défendre la France française dans une Europe européenne.

Au début de son intervention Roland Hélie a demandé à l’assistance de se lever pour observer une minute de silence en mémoire de Pierre Sidos, fondateur de l’Œuvre française, décédé vendredi dernier, et de Roger Holeindre, président du Cercle national des combattants, qui nous a quitté au début de l’année. Laura Lussaud, déléguée du Parti nationaliste en Bretagne, a ensuite évoqué avec émotion et talent la vie et le combat de Pierre Sidos.

Notons la présence de notre ami Philippe Randa, venu en presque voisin, ainsi que celle de nombreux anciens responsables du FN. Félicitations à Jean-Louis Lebraud, délégué régional du PdF, et à sa sympathique équipe pour cette belle réunion amicale.

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Roland Hélie
http://synthesenationale.hautetfort.com/archive/2020/09/07/la-fete-bretonne-du-parti-de-la-france-a-remporte-un-franc-succes.html



Les BBR reportés à cause de la dictature sanitaire

LES BBR 2020 REPORTÉS, ROLAND HÉLIE S’ADRESSE AUX LECTEURS DE SYNTHÈSE NATIONALE :

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Chers lecteurs, chers amis,

Certaines décisions sont dures à prendre et dures à annoncer à ceux qui vous font confiance, vous suivent et comptent à vos yeux. Aussi irai-je droit au but : en accord avec nos partenaires et nos invités, j’ai décidé de reporter (et non d’annuler) le « Rendez-vous Bleu Blanc Rouge » organisé par Synthèse nationale qui devait se tenir le samedi 10 et le dimanche 11 octobre prochains à Rungis, près de Paris.

Soyez-en certains, cette décision me fend le cœur.

Depuis 14 ans, à la rentrée, les nationalistes et les identitaires ont pris l’habitude de se retrouver toujours plus nombreux aux journées de Synthèse nationale. L’année dernière, nous étions près de 3 000.

Progressivement, ce rendez-vous s’est imposé comme le rassemblement incontournable, politique et festif, de toute la droite non conformiste. Il répond à une attente et marque, en quelque sorte, le point de départ de l’année militante pour toutes les forces qui y participent.

Hélas, cette année, exceptionnellement, il ne pourra avoir lieu.

Les raisons de ce report, vous les devinez. Ce sont les multiples contraintes découlant de la situation sanitaire actuelle qui nous sont drastiquement imposées par les autorités et rendent impossible le bon déroulement de notre « Rendez-vous Bleu Blanc Rouge ».

Depuis le commencement, en octobre 2007, le but de cet événement est de réunir le plus largement possible les diverses composantes de la mouvance nationale et identitaire afin de démontrer que notre famille d’idées se compose de forces dynamiques qui, chacune avec leurs spécificités, ont leur mot à dire, leur pierre à apporter. Or, au sens propre comme au sens figuré, les actuels bâillonnements et le climat de psychose (entretenu par les médias aux ordres) réduisent considérablement nos chances d’atteindre notre objectif.

Je sais que beaucoup d’entre vous avaient retenu ces dates et se faisaient une joie de se retrouver entre camarades. J’espère que ce report (car, je le répète, il s’agit d’un report et non d’une annulation) ne vous décevra pas trop.

Notre recherche de solutions permettant de maintenir malgré tout cette réunion s’est avérée vaine. Or, il faut savoir qu’une telle manifestation a un prix (environ 25 000 euros) et que nous n’avons pas le droit à l’erreur. Nous ne pouvons en aucun cas hypothéquer l’avenir de notre revue et de notre structure en maintenant coûte que coûte un événement voué à l’échec pour des raisons qui nous échappent.

Nous en sommes réellement désolés.

Dans les jours qui viennent, notre secrétariat procédera au remboursement des billets achetés et des réservations de stands. Bien entendu, dès que la situation redeviendra plus favorable, nous relancerons « la machine » et vous en serez informés.

Nous savons pouvoir compter sur votre compréhension et votre fidélité. Pour notre part, aucune péripétie ne peut affaiblir notre détermination à poursuivre le combat pour une France française dans une Europe européenne.

Dans l’attente de vous retrouver au plus vite…

Roland Hélie

Directeur de Synthèse national




La France française a dit "Adieu" à Roger Holeindre

Grand moment de peine, de recueillement, d’émotion et, aussi, d’unité nationale jeudi 6 février lors des obsèques de Roger Holeindre célébrées en l’église Saint-Roch à Paris.
Une foule immense de patriotes s’est retrouvée pour dire un dernier adieu à celui qui a tout donné pour le combat national. En présence du président Jean-Marie Le Pen et de nombreuses personnalités du mouvement national, la messe d’enterrement de celui qui, plus d’un demi-siècle durant, a fait vibrer les salles était dite avec la conviction que nous lui connaissons par le Père Jean-Paul Argouac’h.
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Texte de l’éloge magnifique prononcé par Bruno Gollnisch :
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Monsieur le Curé, qui accueillez notre peine, M. l’abbé,
M. le Président d’honneur,
Mesdames et Messieurs les porte-drapeaux et représentants des autorités religieuses, civiles, militaires, et associatives,
Bien chers amis,

Roger Holeindre nous a quittés dans la nuit du 29 au 30 janvier 2020 dans sa 91e année. Cet homme qui a mené de front plusieurs vies est né le 21 mars 1929 à Corrano (Corse), dans un milieu très modeste, de mère corse et de père vosgien. Adolescent, il est pendant la guerre en région parisienne à Rosny, dans la pension de M. Marcel Clerbois, fidèle au Maréchal, qui y héberge aussi de nombreux enfants juifs, et dont Roger chérira toujours la mémoire. L’été 1944, à l’âge de 15 ans, échappé de l’internat dans l’euphorie de la Libération prochaine, il réussit au péril de sa vie et sous le feu à s’emparer, dans un train de munitions en gare de Rosny, de deux mitrailleuses allemandes, que le patriote M. Clerbois, non sans l’avoir sermonné, ira ensuite remettre aux libérateurs…
Les universités de Roger Holeindre, ce furent les conflits dans lesquels il s’engage en 1946, dès l’âge de 16 ans et demi, en trichant sur son âge, et dans lesquels il « rempilera », par pur patriotisme d’abord, et afin de combattre l’hydre communiste qui menace le monde entier. En Indochine, il sert d’abord comme fusilier-marin dans la 1re Division Navale d’Assaut, puis comme parachutiste dans la 1re demi-brigade de commandos parachutistes. Réengagé deux fois, il restera jusqu’en 57. Il participe aux tout derniers combats sur les hauts plateaux après la chute de Diên Biên Phu.
De retour en France, après avoir été instructeur à l’école commando de Bayonne, il part pour l’Algérie,  dans le commando du 8e régiment de parachutistes d’infanterie de marine, où il accomplit des exploits militaires extraordinaires, dont l’infiltration à plusieurs reprises, sous un déguisement, de groupes de fellaghas ; exploits qui lui valurent de multiples distinctions. Il fut deux fois blessé, cinq fois cité, décoré de la croix de guerre pour l’Indochine et de la croix de la Valeur militaire pour l’Algérie, médaillé militaire à titre exceptionnel.
Démobilisé, il se fait animateur social dans cette Algérie encore française à laquelle il restera fidèle jusqu’au bout. Il sera directeur de la Maison de jeunes de Tebessa, et moniteur de centaines de scouts musulmans. Le général de corps d’armée Gouraud, commandant à Constantine, souligna à ce sujet, en 1960, je cite : la « ténacité », le « dynamisme », la « droiture » et la « pureté de l’idéal » de Roger Holeindre.
Rebelle par fidélité à la parole donnée, il anime le maquis Bonaparte dans le Constantinois, composé principalement de musulmans fidèles à la France, dont il n’accepte pas l’abominable abandon. Sur le point d’être capturé, il refuse de verser le sang français. Sa fidélité revendiquée à la parole donnée lui vaut une condamnation à 14 ans de prison. Libéré en 1965, il se relance aussitôt dans l’action militante. Il est notamment l’héroïque président de l’association de soutien au malheureux Sud-Vietnam, ce qui lui valut en 1968 un début de lynchage par des émeutiers gauchistes, dont il ne réchappa que d’extrême justesse…
J’ai connu Roger Holeindre alors que j’étais étudiant à Nanterre, en 1968. Avec nos camarades, dont Alain Sanders et Marie-France Stirbois, ulcérés par les violences et le désordre permanent qui y régnaient, nous changions de lieu et d’ambiance, dépensant nos maigres économies pour dîner deux ou trois fois par an dans un restaurant qu’il avait créé de toutes pièces non loin d’ici rue du faubourg Saint-Honoré, dans des caves voûtées dégagées de ses propres mains : « le Bivouac du Grognard ». Grognard… c’est ainsi en effet que le talentueux peintre Alexandre Barbera-Ivanoff l’a si bien portraituré. Un grognard de la trempe d’un maréchal d’Empire. Nous ne connaissions alors qu’une partie des exploits de ce héros pudique, voix forte et cœur généreux, familièrement surnommé Popeye, mais nous l’admirions sincèrement. Ses épreuves n’avaient pas entamé son humour ; son amitié n’abandonnait jamais les réprouvés, gens du commun aussi bien que chefs d’État renversés : tous ont pu compter sur sa fidélité.
Cet autodidacte fut aussi un écrivain prolixe, auteur de plus de trente ouvrages,  grand témoin de son temps, grand reporter à Paris-Match et au Figaro-Magazine, parcourant le monde à la recherche de traces du passé, de causes à défendre, d’histoires à raconter, de témoignages à rapporter. Il a couvert de multiples sujets, avec la même curiosité intrépide, des chercheurs d’Or de Bolivie aux Papous de Nouvelle-Guinée, des anciens bagnards de Guyane aux guerilleros de Colombie. En 1980, alors que je séjournais au Japon, où il était venu pour la première fois préparer un livre, son sens aigu de l’observation me faisait remarquer des choses qui jusque là m’avaient échappé, dans un pays que je croyais connaître. Son livre obtint le prix Asie 1980. J’étais encore loin à l’époque de m’imaginer qu’un jour nous siègerions sur les mêmes bancs de l’Assemblée nationale, partageant les mêmes combats, les mêmes joies, les mêmes épreuves. L’ensemble de son œuvre lui valut en 2016 le prix Renaissance. Lors de la belle soirée de gala de réception de ce prix, il déclara dans son discours : «  Je vois la France mourir, mais je garde confiance, parce que je crois en Dieu ».
Il était un militant politique, tribun du peuple hors pair, orateur émouvant du rire aux larmes, un des fondateurs du Front National, dont il fut l’un des vice-présidents, et le chancelier de la flamme d’honneur ; élu local à Sevran, élu régional, et député de Seine-Saint-Denis de 1986 à 1988 dans le groupe parlementaire présidé par Jean-Marie Le Pen, faisant vibrer les murs de l’hémicycle de ses empoignades homériques,  intensément populaire auprès du petit personnel de l’Assemblée qu’il traitait d’égal à égal.
Il n’y avait pas de retraite pour Roger Holeindre, infatigable écrivain, fondateur en 1985 et président du Cercle National des Combattants, dont il s’occupait encore la veille de sa mort : importante association de plus de 6 000 anciens combattants de tous grades et de toutes distinctions, s’étant illustrés sur tous les champs de bataille où il fallut défendre le drapeau français. Et qui, contrairement à beaucoup d’autres, préfèrent en réalité le substantif combattants au qualificatif d’anciens… et ne s’interdisent pas de dire ce qu’ils pensent de la trahison du peuple français par ses élites. Le château de Neuvy-sur-Barangeon fut le lieu de leurs rassemblements, mais aussi de nombreux camps de jeunes, et spécialement des Cadets de France,  qu’il avait fondés et auxquels il était particulièrement attaché.
Roger Holeindre avait un souci de témoignage, nourri de sa vaste connaissance de l’histoire contemporaine. Une connaissance approfondie qui n’était pas seulement le fruit de l’étude mais aussi de son expérience personnelle, directe, immédiate.
Il « remettait les pendules à l’heure », sur des sujets les plus divers : qu’il s’agisse de la guerre d’Espagne, de la Deuxième Guerre mondiale, de l’Occupation, de  l’épopée de la France d’outre-mer, de l’Indochine, de l’Algérie, du communisme, et des complicité qu’il a rencontrées… Qu’il s’agisse aussi du Proche et du Moyen-Orient, du conflit israélo-palestinien, de la guerre d’Irak, etc. Dans tous ces domaines, précisions et citations à l’appui,  il s’attaquait sans détour aux mensonges qui nous ont fait tant de mal. Et il y a de quoi faire !
Car c’est sur ces mensonges qu’est assise une pseudo-repentance inculquée aux Français dès leur plus jeune âge par un masochisme qui n’a rien de désintéressé. Roger Holeindre avait raison de penser que ce dénigrement constant est une arme psychologique aux mains des adversaires de toutes les identités : nationales, culturelles, spirituelles, familiales… « En même temps » que le grand remplacement démographique qui résulte de notre dénatalité et de mouvements de population incontrôlés, s’opérait sous ses yeux le grand déclassement du peuple de France, un déclassement qui n’est pas seulement économique, mais aussi culturel et spirituel. Il l’avait bien remarqué avec d’autres : les révoltes d’aujourd’hui sont aussi le sursaut d’une identité meurtrie…
Les informations contenues dans les ouvrages de Roger Holeindre ne se trouvent nulle part ailleurs : ni dans les médias, ni dans les écoles, ni dans les académies, ni dans les discours des politiques, mais malgré leur occultation elles ont une force : celle de la vérité. La vérité qu’il a chaque fois passionnément servie, par l’épée, la parole ou la plume, en ayant toujours mis « sa peau au bout de ses idées » : Veritas liberabit vos : la vérité vous libèrera.  Et c’est sans doute le principal apport du vrai patriotisme qui a toujours été le sien.
Si les mérites militaires, civiques, littéraires, de Roger Holeindre avaient été reconnus à leur juste valeur, il devrait être au moins commandeur de la légion d’honneur, qui lui fut constamment refusée par sectarisme partisan, malgré les propositions de ses amis. Mais il est là-haut un plus juste juge, et une plus haute distinction ! Aujourd’hui, en entourant sa chère épouse Yaël et sa fille Laetitia, si durement éprouvées, avec son assistante Nicole et tous ses amis, nous pleurons Roger. Mais comme le dit l’apôtre saint Paul « ne soyons pas comme ceux qui n’ont pas d’espérance ». Car maintenant que son parachute est remonté au ciel, nous espérons, nous croyons que Roger peut dire,  comme Paul l’écrivait il y a près de vingt siècles en attendant la mort du fond de sa prison : « J’ai combattu le bon combat, j’ai achevé la course, j’ai gardé la foi.  Désormais la couronne de justice m’est réservée ».
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Roger Holeindre
1929 – 2020

Pour information :

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Pour se procurer le livre C’est Roger cliquez ici

Roland Hélie

http://synthesenationale.hautetfort.com/archive/2020/02/07/la-france-francaise-a-dit-adieu-a-roger-holeindre.html




Synthèse Nationale organise un grand rendez-vous Bleu-Blanc-Rouge

A quelques jours de l’organisation des journées bleu-blanc-rouge, à Rungis, ce week-end, notre fondateur, Pierre Cassen, a rencontré le sympathique Roland Hélie, pour faire le point…

Riposte Laïque : Vous organisez donc, ce week-end, le grand rendez-vous Bleu-Blanc-Rouge, et cela sur deux jours. C’est une révolution, par rapport à vos habitudes ?

Roland Hélie : Rien ne vous échappe, mon cher Pierre… Effectivement, la grande innovation de l’année, c’est que pour leur treizième édition, les Journées de Synthèse nationale se dérouleront sur deux jours, le samedi 12 et le dimanche 13 octobre prochains à Rungis (94).

Riposte Laïque : Pourquoi avoir repris les journées Bleu-Blanc-Rouge, qui étaient le grand rassemblement organisé par le Front national, à l’époque de Jean-Marie Le Pen ?

Roland Hélie : Comme nous sommes des gens attachés aux traditions, nous avons pensé que ce serait une bonne idée, puisque cela se passera sur deux jours, de renouer avec l’une des plus belles traditions du mouvement national, à savoir les Fêtes Bleu-Blanc-Rouge que le Front national organisait dans les années 1980, 1990 et 2000… J’ai donc demandé à Jean-Marie Le Pen, détenteur du titre, l’autorisation de le raviver. Ce qu’il a accepté bien volontiers.

Un petit bémol cependant, Synthèse nationale ayant des moyens sans doute plus limités que ceux du Front à la grande époque, nous avons plus modestement intitulé ces journées « Le rendez-vous Bleu-Blanc-Rouge » plutôt que « la fête des BBR ». Mais l’esprit à la fois politique et festif sera le même, rassurez-vous.

Riposte Laïque : Je présume que la tradition de Synthèse nationale sera préservée, et que vous aurez un nombre très conséquent, et varié, d’intervenants ?

Roland Hélie : Dans cette période trouble où la France subit de plus en plus les conséquences néfastes du mondialisme, il est temps que les patriotes se retrouvent. C’est là tout le sens de la démarche, depuis la création, en 2006, de Synthèse nationale. Voilà pourquoi nous invitons toutes les forces nationales et identitaires conséquentes, dans la mesure où elles le souhaitent, à venir s’exprimer lors de ce rendez-vous Bleu-Blanc-Rouge.

Ainsi, près d’une trentaine d’intervenants se succèderont au cours des différents forums ou durant le meeting final dimanche en fin d’après-midi. Il y aura des représentants de toutes les sensibilités de notre famille. Vous-même, Pierre, vous prendrez la parole lors de ce meeting final au nom de Riposte Laïque. Ce sera aussi le cas de Jean-Marie Le Pen qui vient de sortir le second volume de ses Mémoires. Les lecteurs peuvent consulter le programme ci-dessous.

Je sais bien que notre famille, d’une certaine manière, n’échappe pas à « la diversité » et que les forces qui la composent peuvent paraître contradictoires, voire antagonistes. La seule contrainte que nous imposons est de se respecter les uns et les autres dans la mesure où toutes ces forces sont engagées dans le même combat et ont toutes le même amour de la France.

Riposte Laïque : Cela commence quand, ces deux journées, cela finit quand, et que se passe-t-il entre le début et la fin ?

Roland Hélie : Bonne question… le mieux, c’est de consulter le programme :

SAMEDI 12 OCTOBRE
14 h 00 : ouverture des portes. Entrée : 10,00 € (valable pour les deux journées)
14 h 30 : message de bienvenue de Roland Hélie, directeur de Synthèse nationale
14 h 30 – 15 h 30 : 1er forum : Le Système veut tuer nos libertés…
Hugues Bouchu, délégué des Amis franciliens de Synthèse nationale
Yvan Benedetti, Les Nationalistes
Jérôme Bourbon, Rivarol
Daniel Conversano, Suavélos
Caroline-Christa Bernard, artiste et témoin du Bataclan
Un responsable de l’ex-Bastion social
16 h 00 et jusqu’à 17 h 00 : 2e forum : sur l’Europe…
Gabriele Adinolfi, Institut Polaris (Rome)
Thomas Ferrier, écrivain
Irène Dimopoulos, directrice de Empros  (Athènes)
Des délégations grecques et espagnoles…
17 h 30  – 18 h 30 : 3e forum : La nécessaire reconquête culturelle…
Philippe Randa, directeur d’EuroLibertés
Robert Steuckers, éditeur (Bruxelles)
Anne Brassié, écrivain
Thierry Bouclier, écrivain
Pierre Gillieth, Réfléchir et Agir
19 h 30 – 23 h 00 : Banquet patriotique (repas alsacien : 30 €)
Animation musicale par Dr Merlin et par le groupe de folk traditionnel européen Les Feux follets.

DIMANCHE 13 OCTOBRE
11 h 00 : ouverture
11 h 30 – 12 h 30 : 4e forum : L’autre Europe que nous voulons…
Bernard Monot, économiste, ancien député européen
Ernest Kigali, écrivain ivoirien
Jean-Eude Gannat, l’Alvarium (Angers)
Massimo Magliaro, directeur de la revue (Rome)
Vincent Vauclin, Président de la Dissidence française
Serge Ayoub, militant solidariste
Jean-François Touzé, membre du BP du PdF
12 h 30 – 12 h 30 : restauration (repas ou sandwichs, bar)
14 h 30 – 15 h 30 : Grand concert des Brigandes
16 h 00 – 18 h 00 : MEETING FINAL
Roland Hélie, directeur de Synthèse nationale
Richard Roudier, la Ligue du Midi
Alain Escada, président de Civitas
Pierre Cassen, fondateur de Riposte laïque
Martin Peltier, écrivain
Pierre Vial, président de Terre et peuple
Filip Dewinter, député flamand (VB, Anvers)
Thomas Joly, secrétaire général du Parti de la France
Roger Holeindre, président du CNC
Jean-Marie Le Pen présentera  le second tome de ses Mémoires.
Plus de 80 exposants vous accueilleront durant ces deux jours…
Ce programme est susceptible d’être complété. Consultez le site de Synthèse nationale.

Riposte Laïque : Et pour s’inscrire, on fait comment ?

Roland Hélie : Vu qu’il ne reste plus que quelques jours, il est conseillé de venir directement à l’Espace Jean Monnet à Rungis et de prendre son billet sur place (10 euros). Il en va de même pour le banquet patriotique du samedi soir. Un guichet d’inscription à la disposition de celles et ceux qui veulent y participer sera ouvert tout l’après-midi sur place.

Riposte Laïque : Sinon, un petit commentaire sur l’actualité politique, entre le discours d’Éric Zemmour, le lynchage qu’il subit, le scandale de la préfecture de police, où un islamiste sévissait en toute impunité, au cœur du renseignement français, et le début impulsé par Macron sur l’immigration ?

Roland Hélie : Chaque jour la triste réalité prouve ô combien nous avons tous raison de mener notre combat pour sauver notre nation et notre civilisation. Que voulez-vous, les faits sont têtus… Cela fait plus de cinquante ans que nous sonnons le tocsin et à chaque fois, on nous traite de tous les noms.

Heureusement, partout en Europe, et parfois au-delà, les peuples commencent à ouvrir les yeux. Notre devoir à nous tous, militants de la cause, est de redonner à nos compatriotes une conscience nationale et identitaire. C’est la première des choses à faire et c’est à la portée de tous. Ce rendez-vous Bleu-Blanc-Rouge est justement conçu pour essayer de donner aux participants l’argumentation nécessaire pour cela. Il en va de notre avenir à tous… Bientôt, il sera trop tard.

Riposte Laïque : Quelque chose à ajouter, Roland ?

Roland Hélie : Comme chaque année, les amis de Riposte Laïque sont tous les bienvenus samedi et dimanche prochains à Rungis.

Propos recueillis par Pierre Cassen

Rendez-vous Bleu-Blanc-Rouge, 13es Journées de Synthèse nationale, samedi 12 (à partir de 14 h) et dimanche 13 octobre 2019 (à partir de 11 h), Espace Jean Monnet 47, rue des Solets à Rungis (94), entrée 10 euros pour les deux jours.

Comment accéder à l’Espace Jean Monnet, 47 rue des Solets à Rungis (94) ?
En RER : Ligne C2 Train Mona, station Rungis La Fraternelle (située à 300 m de l’Espace Jean Monnet)
En Tramway : ligne T7, arrêt La Fraternelle (directe en partant de la station de métro Villejuif – Louis Aragon)
En voiture : Parc d’affaires ICAD à Rungis, l’Espace Jean Monnet est bien fléché. Vaste parking gratuit.




Nathalie Loiseau serait amnésique : c’est inquiétant pour son avenir…

Mais non Nathalie, il n’y a aucune honte à avoir été candidate de l’Union des étudiants de droite lorsque tu sévissais à Science Po*. En revanche, ce qui est honteux c’est de vouloir faire croire que tu ignorais la nature de ton engagement d’alors.

Pourtant, « Union des étudiants des droites », c’était difficile d’être plus clair… De l’UNI au GUD, en passant par quelques militants de l’œuvre française, tout ce que la vénérable école comptait d’anti-communistes et de nationalistes se retrouvait dans ce syndicat. Alors, toi qui étais en quatrième année, tu ne savais donc pas de ce dont il s’agissait ? Laisse-nous rire aux éclats.

Il est vrai qu’à cette époque, pour contrer l’omniprésence des gauchistes de toutes obédiences dans l’Université, les nationalistes n’hésitèrent pas, parfois, à ruser. Il y eu ainsi une Fédération des étudiants de Picardie, une Union des étudiants d’Alsace, un Renouveau étudiant à Bordeaux… des appellations imaginatives qui pouvaient, admettons-le, amener l’étudiant moyen à s’interroger sur le positionnement politique de ces syndicats locaux. Mais, avec « l’Union des étudiants des droites »… il ne pouvait pas y avoir de tromperie sur la marchandise.

Ton attitude face aux « révélations » de Mediapart est vraiment déplorable. De deux choses l’une, soit tu es idiote et inculte, ce que nous n’osons pas imaginer ; soit le milieu que tu fréquentes maintenant, LREM en l’occurence, est tellement sectaire et fanatique que tu ne trouves rien de mieux que d’invoquer ta crédulité de jeune fille effarouchée pour te défendre. Ce n’est pas très courageux…

Et le plus grave, c’est que maintenant tu voudrais t’imposer comme le rempart face à « l’extrême droite ». Décidément, tu n’arrêtes pas de nous faire rigoler, Nathalie. Une chose est sûre, c’est que si tu as fréquenté les nationalistes dans ta jeunesse, tu n’as rien retenu de l’éthique qui anime leur idéal. Le reniement est l’apanage des poltrons démocrates, pas celui des « fachos ».

Depuis le début de la Ve République, nombre d’élus, voire de ministres, firent leurs premières classes dans la mouvance nationaliste. Face à l’adversité, reconnaissons-le, peu renièrent leurs engagements d’antan (après tout, on a le droit de changer d’idées) et, parmi eux, certains firent même de brillantes carrières. Néanmoins, quelques-uns se crurent obligés, lorsqu’ils se virent débusqués par les petits flics de la pensée dominante, de cracher sur leur passé. Ces méprisables personnages sont vite tombés dans les oubliettes de l’Histoire… et c’est sans doute mieux ainsi.

Nathalie, avec ta liste LREM, tu as la prétention de défendre les intérêts de la France dans l’Union européenne. Permets-nous de te dire que, vu ton attitude aujourd’hui, on a de bonnes raisons d’être inquiet pour demain… Mais, rassure-toi, que tu aies été membre de l’UED ou non, cela n’a pas vraiment d’importance car nous n’avions aucunement l’intention de voter pour toi…

Roland Hélie

Directeur de Synthèse nationale

http://synthesenationale.hautetfort.com/archive/2019/04/23/nathalie-loiseau-perdu-sa-memoire-c-est-plutot-inquietant-po-6145919.html

* Si je te tutoie dans cet article, c’est parce que dans la mouvance nationaliste, hier comme aujourd’hui, tout le monde se tutoie. Ainsi, tu vois bien que nous ne sommes pas rancuniers.