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Voile islamique : la volonté de soumission de certaines femmes

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Si l’on considère que les hommes ayant perdu quelques repères avec l’émancipation féminine pourraient, grâce à l’islam, avoir un regain de pouvoir sur les femmes qui les déboussolent, ou qu’ils pourraient assouvir plus volontiers leurs penchants érotiques en se rêvant prince du désert, on ne
peut que s’étonner du silence de marbre qui règne chez de nombreuses femmes, dont certaines se revendiquant féministes.

Seuls quelques cris outrés viennent déchirer l’indifférence du sort réservé à quelques-unes de leurs concitoyennes et je ne peux qu’être surpris que leur intelligence ne les pousse pas à envisager que dans un quartier, dans un ville ou dans un État islamisé, elles n’auraient guère d’autre choix que de réaliser d’infinies tâches ménagères, tant haïes dans les discours. Cela dans le pire des cas évidemment, car la polygamie, le voile et l’exclusion ne sont pas des pratiques récurrentes dans le monde musulman…

En observant certaines femmes qui ne sont pas musulmanes et qui portent un regard compassionnel, voire attendri sur les pratiques de l’Islam orthodoxe en France, je m’interroge gravement. En écoutant certaines responsables politiques et médiatiques scander que l’Islam est une chance pour la société française, j’ai envie de m’aventurer un peu sur les pas de leur sombre désir de soumission.

Face à l’indiscutable soumission de nombreuses femmes musulmanes, la rage féministe semble s’endormir sur ses lauriers. A moins qu’il ne s’agisse là d’une complicité, ou tout simplement de l’expression d’une volonté de soumission.
Les origines de la soumission féminine peuvent être multiples (tout comme celles de leurs homologues masculins, mais ce n’est pas le sujet). Soumission à la force, soumission dans des jeux sexuels, soumission à l’autorité, soumission à la beauté éphémère, soumission aux hommes, à
l’amour, au tocsin, que la soumission trouve ses origines dans la maltraitance, dans la nature, dans des considérations philosophiques, dans une mauvaise estime de soi, dans un désir de plaire ou dans une volonté de faire plaisir, peu importe. Ce qui compte ici, ce ne sont pas les causes mais l’effet.

Accepter l’islam comme déterminant des valeurs sociales et en l’occurrence comme indicateur de la place de la femme dans la société, c’est accepter un ordre dans lequel les femmes n’ont plus accès à elles mêmes ni à l’amour. L’acceptation par le silence du voile islamique, quelles qu’en soient les
raisons compassionnelles avancées, est un marqueur de soumission passive et, lorsqu’elle intervient par le prosélytisme – en justifiant cette pratique au nom de la liberté individuelle –, elle en devient l’expression d’une volonté.

Que ce soit par la passivité ou par le désir, ces femmes soumises sont en train de participer à l’édification d’un monde, d’un petit monde parfois, qui peut être à l’échelle de la famille, de la communauté, d’une empreinte cérébrale, dans lequel le regard que l’on posera sur les femmes sera celui de la bête dominante, de la supériorité sans concession jusqu’à ce que l’histoire daigne bien offrir une Lysistrata pour prendre les hommes à leur propre jeu. Lysistrata à plus de deux mille ans.

En terre d’islam, elle serait fouettée et lapidée pour l’exemple, et j’espère que nous allons pouvoir continuer à construire sans devoir inlassablement accepter des pratiques religieuses et sociales qui ne vous aiment pas, Mesdames. Mais si aller à l’encontre de soi même est le nec plus ultra des
révoltes citadines, c’est aussi le réservoir sans fin de combats stériles, faussés, puisés au coeur d’un masochisme mal digéré. Et les masochistes, êtres fragiles que l’on pourrait aider, plaident régulièrement pour devenir la norme.

Dès demain, si nous n’y prenons garde, de nombreuses femmes européennes succomberont au son des sirènes islamistes en se voilant volontairement. Le voile se propagera d’abord comme un effet de mode. Non pas de mode tel que nous le vivons aujourd’hui où de grandes enseignes peu fières de notre culture française cherchent à générer un profit supplémentaire, mais comme une fantaisie qui n’a rien de bien grave, car on le porte comme ça, une fois, pour voir. Certaines trouveront cela joli, d’autres se sentiront séduisantes. Et puis, par ce phénomène si propre à nos démocraties occidentales, le conformisme se voilera – lui aussi ! – , dans les draps de l’originalité, pour cacher le simple sentiment d’être devenu désirable, pour masquer la soumission au canon de beauté et de respectabilité envers un islam conquérant. La mode sera un pas vers l’intégration de la norme islamique. Le voile deviendra le symbole de l’offrande de certaines femmes. Et nous aurons, encore et encore, des personnes qui hurlent que la liberté individuelle, fut-elle l’expression de la soumission, est le point culminant de l’humanité, est l’horizon indépassable de l’épanouissement
personnel.

Beaucoup rêvent d’être les nouveaux héros d’un monde plus juste, plus égalitaire et mènent un combat sans concession pour ce qu’ils pensent être le bien, la compréhension de l’autre, le dialogue, l’altruisme, sans se rendre compte que le danger qui nous guette nous vient d’un autre siècle, d’un
autre millénaire, qu’il s’agit là d’une bouche sans parole, inapte au dialogue et prête à mordre. Dans leur combat, ils font un tort à peine mesurable à la société.

Il est une chose de résister à certains excès du système marchand occidental, il en est une autre de renoncer à son être, dans le sens le plus noble qui soit, en se voilant derrière la vie. Car si le voile peut être perçu comme une opposition à la marchandisation du corps féminin, il ne faut pas
oublier qu’en contrepartie, il signifie l’acceptation d’un nouvel ordre, d’un nouveau marché, et le souk n’a jamais été le lieu de l’émancipation. En revanche, les femmes y ont parfois été vendues.

Romain Rome




Terrorisme : Pasteur reviens ! La génération spontanée nous gouverne !

DARALISLAM-2Le 22 mars 2016, des porteurs de l’islamisme radical ont une nouvelle fois fait preuve de leur vision du monde : le sang comme unique solution. Mais solution contre quoi ? En écoutant télés et radios, il paraît bien difficile de le savoir. On entend brièvement nos ministres parler de valeurs en danger, la majorité bruyante nous dit que nos armes sont l’amour et le rassemblement, les journalistes insistent sur la nécessité d’éviter les amalgames.

Quant aux motivations des terroristes, c’est tout aussi vague. Ainsi, peut on entendre des mots épars tel détraqués, califat, DAESH, nécessité d’absence d’amalgame… Il serait très intéressant de décortiquer ces propos en se posant la question suivante : Quelles informations veut-on bien nous transmettre ? Mais ce n’est pas le propos de cet article car beaucoup s’emploient déjà à ce travail d’analyse, et certains le font brillamment.

En revanche que reste-t-il de toutes ces informations ? Que peut on comprendre de la situation, de ce phénomène terroriste, de ses origines, de ses ancrages géographiques, sociaux et guerriers lorsque nous écoutons les médias mainstream ? La réponse est simple : rien ! Il n’y a rien à comprendre car le terrorisme est une chose si affreuse qu’il se suffit à lui seul comme explication. Il est sans religion nous dit-on. Il est également sans patrie, sans ethnie, sans aucun ancrage réel dans la société, dans les phénomènes économiques, moraux, migratoires, psychologiques.

La volonté de détruire des vies par ces hommes et femmes suffit à leur éviter un examen terrestre et les renvoie dans des nimbes sombres et incompréhensibles au commun des mortels. Les médias ainsi qu’une partie de la population traitent ces informations comme s’il s’agissait de génération spontanée, comme si dans un éden terrestre et cosmopolite des monstres sanguinaires étaient apparus sans qu’aucun lien avec le vivant n’en soit possible. L’auditeur lambda ne peut qu’être déconcerté devant des informations aussi vagues, face à cette absence chronique d’explication.

Pasteur en se battant contre les tenants de la génération spontanée a démontré que la vie n’apparaissait pas spontanément. Que les maladies pouvait avoir des origines microbiennes, que là où il n’y avait apparemment rien à voir, il fallait chercher ! D’augustes savants, reniant ses thèses, renonçaient à se laver les mains entre une autopsie et un accouchement. Georges Clemenceau, alors médecin et journaliste, raillait Pasteur et ses expériences pratiques. Il est l’heure aujourd’hui, en prenant évidemment la précaution de ne pas tomber dans des conceptions sociobiologiques surannées, de comprendre qu’il en est de même pour le terrorisme que nous vivons : celui ci est le fruit d’une histoire, d’une religion, de cultures, de désirs, de rancœurs, de volonté de puissance. En somme, de toutes ces choses bien humaines que l’on trouve ici bas. Et cette folie nous pouvons l’expliquer et nous devons la détruire.

Romain Rome