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Flagellation et terrorisme en Grande-Bretagne

Quand on voit à la télévision des images d’individus qui se flagellent pour des raisons religieuses, on a du mal à croire que cela puisse encore se produire au 21ème siècle.
Lorsque l’on apprend que cela se passe aujourd’hui dans les rues de Manchester, on s’inquiète.
Quand on lit que des mineurs sont forcés à le faire, on s’indigne et on a envie de s’insurger contre la prolifération de pratiques obscurantistes dans les pays occidentaux.
On peut lire dans le Daily Mail du mardi 19 août 2008 qu’un Musulman fervent a ordonné à deux garçons de se flageller avec un fouet muni de chaînes et de lames (zanjeer) lors de la cérémonie religieuse d’Ashura (1).
Syed Mustafa Zaidi, âgé de 44 ans, a été accusé d’acte de cruauté envers des enfants. Il savait que la loi anglaise interdit aux enfants de moins de 16 ans de participer à cette cérémonie (pourquoi juste les enfants, je ne comprends pas). Pourtant il a quand même ordonné à deux garçons âgés respectivement de 13 et 15 ans de participer à la cérémonie en se flagellant.
Les deux garçons ont dû être hospitalisés, ce qui a entraîné l’intervention de la police et l’arrestation de Zaidi.
Les jurés du Tibunal de Manchester ont pu assister à la vidéo de la cérémonie. On y voyait le dos de l’accusé couvert de sang. Les présents, inquiets, étaient intervenus pour qu’il cesse de se flageller. Zaidi avait alors donné son fouet au garçon âgé de 15 ans lui disant de se flageller. Normalement on ne partage pas le « zanjeer » et un enfant n’est pas censé utiliser un instrument aussi dangereux.
Un membre de la congrégation demanda au garçon d’arrêter. Zaidi saisit alors le garçon âgé de 13 ans par le bras, lui donna son fouet et lui ordonna de se flageller. Un autre homme l’arrêta.
La vidéo montrait 150 hommes torse nu, psalmodiant et se flagellant jusqu’au sang. (1) Les Shiites se flagellent lors d’une cérémonie le jour de l’Ashura pour commémorer la mort de Husayn, petit-fils de Mahomet, tué pendant la bataille de Karbala en 680. Le but de la cérémonie est de susciter la peine pour Husayn et le sort qu’il avait subi.
Une autre information inquiétante nous vient du pays de Gordon Brown.
Un jeune homme âgé de 18 ans, Hammaad Munshi, vient d’être accusé de terrorisme.
Son obsession du terrorisme avait commencé lorsqu’il avait 15 ans. Au lieu de faire ses devoirs, il passait des heures à consulter des sites jihadistes et à distribuer des documents, participant ainsi à un « complot pour anéantir » les non-Musulmans.
Devenu expert en informatique, l’adolescent avait crée un site donnant des conseils sur la fabrication de bombes, détonateurs, Napalms et l’utilisation de mitrailleuses.
Il fut arrêté à l’âge de 16 ans. Après la découverte de son lien avec le chef d’une cellule terroriste nommé Aabid Hussain Khan, la police avait trouvé sous son lit un message manuscrit indiquant qu’il souhaitait mourir en martyr.
Chez lui on trouva également un livret d’instructions sur la mort et les explosifs et dans son portefeuille les dimensions d’une mitraillette.
Le jeune homme a été reconnu coupable de collecte d’informations en vue d’actes de terrorisme par la Cour de Londres le lundi 18 août 2008.
La peine sera prononcée le mois prochain.
Son mentor Aabid Hussain Khan, âgé de 23 ans, cyber terroriste qui encourageait les jeunes musulmans à fréquenter des camps de formation au terrorisme au Pakistan, a été reconnu coupable de possession d’articles susceptibles d’être utilisés pour des actes de terrorisme et condamné à 12 ans de prison.
Ce jeune homme, qui travaillait autrefois dans un burger bar de Bradford (nord de l’Angleterre), avait collecté des notes détaillées sur la Famille Royale, ainsi que des informations sur le réseau du métro de Londres et de New York. Il a commencé à haïr les non-Musulmans à l’âge de 12 ans.
La cellule terroriste qu’il avait créée adhérait au « complot international » pour tuer tous les infidèles et devait embrigader des jeunes influençables. Hammaad Munshi semblait être le plus déterminé à aller au bout de sa mission.
Le cousin de Khan, Sultan Muhammad, âgé de 23 ans, résidant près de Bradford, et employé au tri postal, a été également inculpé et condamné à 10 ans de prison.
Muhammad fut arrêté après Khan à l’aéroport de Manchester en juin 2006 lors de son retour du Pakistan.
L’ordinateur de Khan contenait des informations sur quinze membres de la Famille Royale, un manuel pour tuer les infidèles, des discussions sur la création d’un état islamique secret au fin fond de l’Ecosse, des manuels d’entraînement militaire américains et canadiens, un Guide du Terroriste, un livre sur les explosifs moudjahiddins, un autre sur les poisons, contenant une recette pour préparer de l’huile de ricin et l’incitation à la faire tester par les infidèles.
Khan avait aussi formé un autre terroriste, l’étudiant résidant à Glasgow (Ecosse), Mohammed Atif Siddique, par le biais de chats sur MSN et messages internet.
Siddique, âgé de 21 ans, qui se destinait à une grande carrière de kamikaze, a été envoyé en prison pour huit mois en octobre 2007 car il possédait des vidéos sur la fabrication de bombes et le maniement des armes.
Il traduisait des documents de recrutement d’Al Quaeda.
Dans une conversation sur Internet il avait déclaré : « Dieu accepte qu’on s’attache une bombe à la ceinture » et qu’il fallait trouver « une belle cible…comme par exemple une base militaire au Royaume Uni ».
Le grand-père de Munshi, Yakub Munshi, est un imam soi-disant savant et respecté, qui dirige un tribunal local de la charia ainsi que l’Institut de Recherche Islamique de Grande-Bretagne à la Mosquée Markazi de Dewsbury, près de Bradford.
Combien d’individus de ce genre les britanniques croisent-ils dans la rue, les lycées, les universités, les restaurants, les bars, les bureaux de poste tous les jours ?
Rosa Valentini




Homosexualité : un casse-tête pour l'Islam de Norvège

Le Conseil Islamique de Norvège n’arrive pas à se prononcer sur la question suivante : « L’homosexualité est-elle passible de la peine de mort ? ».
Cela paraît incroyable et inadmissible étant donné que la Norvège préconisait l’abolition de la peine de mort dans le monde entier il y a cinq ans et que l’homosexualité n’est pas considérée comme un crime dans ce pays.
En novembre le Conseil Islamique de Norvège s’est adressé au Conseil Européen de la Fatwa et de la Recherche (CEFR) pour que celui-ci s’exprime sur la question, mais neuf mois plus tard il attend toujours une réponse. En effet lors de sa réunion annuelle, qui s’est tenue il y a trois semaines, il n’a pas abordé le sujet.
Par conséquent les 60 000 musulmans vivant en Norvège ne peuvent toujours pas savoir quelle attitude ils doivent adopter vis-à-vis des homosexuels. Les différents textes pouvant être interprétés différemment, ils préfèrent recevoir des consignes officielles.
Et si un jour le CEFR décrétait que l’homosexualité dans notre continent est passible de la peine de mort, que se passerait-il ? Y aurait-il des fatwas contre les homosexuels ? Y aurait-il des meurtres de gays européens comme cela se produit dans de nombreux pays islamiques ?
Un tiers des membres du CEFR résident en dehors de l’Europe.
Le CEFR considère que la charia doit être la norme absolue pour tous les musulmans. Il cherche à édicter pour tous les musulmans vivant en Europe des fatwas (avis juridiques) qui respectent la charia. Ses recherches visent à trouver des moyens d’application de la charia aux musulmans d’Europe.
En 2002 il a publié un recueil de fatwas en langue française pour aider les musulmans éloignés de leur pays d’origine à comprendre comment ils doivent agir dans leur vie quotidienne en leur fournissant des réponses aux questions qu’ils pourraient éventuellement se poser sur des sujets tels que l’alimentation, les mœurs, le mariage, la famille, le divorce, l’éducation, la prédication, la conversion, les finances et zakât al-fitr (l’aumône redevable au mois de Ramadan).
Les musulmans seraient donc des membres d’une communauté religieuse soumise à ses lois propres et non pas des citoyens ou des résidents d’un état occidental dont ils doivent respecter les lois, les valeurs et les mœurs.
Ils peuvent bénéficier de l’aide et de tous les services offerts par l’état occidental, mais ne sont pas censés adhérer à ses principes tels que la démocratie, le respect des droits des homosexuels, des femmes, bref le respect des droits humains.
Les gouvernements occidentaux peuvent-ils et doivent-ils tolérer de tels débats et de telles atteintes à la liberté ?
Rosa Valentini




40 ans après l'assassinat de Martin Luther King, j'ai fait un cauchemar

Le 4 avril 1968 Martin Luther King fut assassiné par ceux qui voulaient briser le rêve de ce symbole de la lutte pacifique pour les droits des noirs.
Dans son célèbre discours « je fais un rêve », Martin Luther King exprimait le désir de générations de noirs qui souhaitaient la fin de la discrimination et de la ségrégation raciale et croyaient en un monde où « tous les hommes ont été créés égaux », où tous les hommes « puissent s’asseoir ensemble à la table de la fraternité », où tous les états soient transformés « en une oasis de liberté et de justice », où les enfants « ne seront pas jugés par la couleur de leur peau, mais par le contenu de leur personne », où « les petits garçons noirs et les petites filles noires puissent joindre leurs mains avec les petits garçons blancs et les petites filles blanches, comme frères et sœurs ».
Le 4 avril 2008 j’ai fait un cauchemar. Dans ma tranquille commune de seize mille âmes j’avais vu une famille dans la rue. Le père avait une longue barbe noire et il était tout de noir vêtu. Sa femme portait un tchador noir. Leur fils âgé de quatre ou cinq ans portait des vêtements noirs.
J’ai été choquée. J’ai cru être en Iran, en Afghanistan ou bien en Arabie Saoudite. Le choix de leur tenue vestimentaire n’est pas anodin. Le choix de porter ce genre d’uniforme est révélateur d’une volonté de s’autoaliéner, de se mettre à part, de refuser l’intégration et le vivre ensemble. Le choix de ce genre d’habits exprime le désir d’instaurer une ségrégation des « fidèles » et des « infidèles » d’une part et des hommes et des femmes d’autre part.
Derrière cet uniforme se cachent des comportements et des projets qui vont à l’encontre des fondements de notre république.
De nombreux enseignants ont remarqué que de plus en plus de petits garçons musulmans refusent de donner la main aux petites filles.
De plus en plus de jeunes filles refusent d’assister aux cours d’Education Physique.
De plus en plus d’élèves contestent les cours d’Histoire, de Sciences naturelles, de Philosophie.
De plus en plus de mamans veulent s’introduire dans les écoles le visage entièrement voilé et non identifiable.
De plus en plus de femmes et jeunes filles sont confinées même quand elles sont à l’extérieur car elles doivent se cacher sous un tchador ou une burqa comme si leur corps et leur visage étaient malsains.
De plus en plus de musulmanes refusent d’être auscultées par des médecins hommes et leurs époux agressent verbalement ou physiquement les médecins ou le personnel hospitalier si on leur fait comprendre que la loi est la même pour tout le monde et qu’un médecin est là pour ausculter tous les malades, hommes ou femmes, blancs ou noirs, jeunes ou vieux, riches ou pauvres, chrétiens ou musulmans, hindouistes, athées ou agnostiques.
De plus en plus de musulmans réclament des carrés islamiques dans les cimetières.
De plus en plus de musulmans réclament des menus halal dans les cantines scolaires.
De plus en plus de musulmans réclament le droit de quitter leur poste de travail pour aller faire leur prière.
De plus en plus de musulmans exigent des aménagements dans leur emploi du temps à l’époque du ramadan.
De plus en plus d’élèves et étudiants musulmans essaient de faire leurs prières dans la cour de leur établissement scolaire ou dans les espaces communs de leurs universités.
De plus en plus de musulmans attendant leur vol investissent les halls des aéroports pour faire leurs prières comme si les aéroports étaient des moquées.
De plus en plus de jeunes filles musulmanes sont contrôlées, mariées de force, envoyées chez une gynécologue qui doit certifier qu’elles sont vierges.
De plus en plus de jeunes filles musulmanes sont battues, défigurées ou tuées si elles osent vivre à l’occidentale ou si elles tombent amoureuses d’un « infidèle ».
A l’époque de la révolution des mollahs en Iran et de la prise du pouvoir par les talibans en Afghanistan nous avons été effrayés. Nous nous sommes identifiés à tous les individus qui étaient privés de leurs libertés. Nous avons dénoncé le traitement infligé aux femmes.
Que faisons-nous face à la montée de l’islamisme dans le monde occidental ?
Quand allons-nous honorer tous les hommes et les femmes qui se sont battus pour qu’on arrive à rédiger une Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, pour qu’enfin la liberté, la démocratie, l’égalité entre les individus et entre les hommes et les femmes prévaillent contre l’injustice, l’intolérance, le despotisme et le machisme ?
Qui aura le courage d’interdire certaines tenues vestimentaires, symbole de l’obscurantisme et de l’oppression ?
Qui aura le courage d’interdire certaines pratiques souvent accompagnées de chantages, menaces et violences ?
Qui aura le courage d’affirmer que lorsqu’on vit dans un pays, on en respecte les lois, les traditions, la civilisation, l’ Histoire, le tissu social, les habitants ?
Martin Luther King avait rassemblé les masses pour que son rêve soit réalisé. Des milliers de gens ont perdu leur vie en Afrique du Sud pour que l’apartheid soit aboli.
Qui aura le courage de dire aujourd’hui que la discrimination positive ne permet pas de « juger [les gens] par le contenu de leur personne » ? Qui va rassembler les masses aujourd’hui pour dire que nous ne voulons pas d’une société où règnent la discrimination, la séparation, la ségrégation des sexes, l’infériorité de la femme, l’emprise des dogmes religieux, l’oppression de la pensée rationnelle, de la créativité et de la dignité ?
Qui aura le courage de dire que nos enfants ne méritent pas un tel cauchemar ?
Rosa Valentini
Paru le 8 avril, dans le numéro 36




Grande-Bretagne : élèves punis parce qu'il refusent de prier Allah

Cela ne s’est pas passé en Afghanistan, au Pakistan ou en Arabie Saoudite. Cela s’est produit près de Stoke-on-Trent, dans le nord-ouest de l’Angleterre, dans un collège (Alsager High School) qui, contrairement à la très grande majorité des établissements scolaires britanniques, n’est pas confessionnel.
Lors d’un cours de « Religious Education » ou « Education Religieuse » (que nous appellerions en France « Enseignement de l’Histoire des religions »), l’enseignante a sorti des petits tapis d’un placard, a demandé aux élèves de mettre des couvre-chefs islamiques sur la tête, s’agenouiller sur les tapis et prier Allah.
Parce qu’ils ont refusé de le faire, deux garçons âgés de onze-douze ans ont reçu des heures de retenue et les autres élèves privés de récréation, le professeur les trouvant « irrespectueux ».

Les parents indignés et choqués ont infomé le quotidien Daily Mail.
Le principal adjoint, Keith Plant, a déclaré : “Il est difficile de savoir pour l’instant si cela fait partie du programme ou pas. Je ne suis pas professeur d’Histoire des religions ».
Cette réponse faussement naïve est indigne d’un chef d’établissement qui plus est laïque. Quelle personne censée ignore qu’on ne peut transformer un cours d’Histoire des religions en service religieux, endoctrinement et prosélytisme et qu’on ne peut pas forcer des élèves à faire une prière à Allah, de plus dans une langue autre que l’anglais ?
M. Plant a ajouté : « Je pense qu’il est dommage qu’autant de parents aient contacté la presse avant de venir me voir ».
Le principal, David Black, a immédiatement informé les autorités, qui ont assuré les parents qu’un enquête est en cours.
Les parents admettent que l’enseignement des différentes religions ne peut être que bénéfique à la culture générale de leurs enfants. En revanche ils estiment que l’acte du professeur est une atteinte aux droits humains et rappellent que si on demandait aux élèves musulmans de se signer ou de faire la communion, cela déclencherait une guerre.
Cet événement scandaleux et inquiétant suscite plusieurs réflexions.
Contrairement à mes amis laïques comme moi, j’estime que l’enseignement des religions assuré par un laïc est une chose positive pour la culture des élèves, à condition que les religions soient placées dans leur contexte historique et que leur étude soit associée aux différents aspects de la culture, notamment l’Art et la Littérature.
Pendant toute ma scolarité en Italie j’ai subi les cours hebdomadaires de religion, qui ne m’ont apporté qu’ennui et sentiment de révolte. En effet les cours étaient assurés par des curés, qui n’évoquaient jamais les autres religions, qui ne nous ont jamais demandé de lire la Bible de peur que cela n’éveille en nous l’esprit critique.
J’aurais tant aimé que l’étude de la Bible soit au programme comme l’Histoire ou la Littérature. Cela m’aurait permis de comprendre plus tard dans les grandes œuvres littéraires les références à tel ou tel autre événement biblique.
Je me rappelle que lorsque j’étudiais l’Anglais à l’université, la seule étudiante qui arrivait à déceler et interpréter sans aucune difficulté les références à Loth, Rachel ou autres personnages de l’Ancien Testament était une jeune dame d’origine américaine, qui avait été habituée à lire la Bible dès son plus jeune âge. Evidemment ses résultats étaient toujours meilleurs que ceux des autres en commentaire de texte !
Des connaissances du Nouveau Testament m’auraient aussi permis de mieux apprécier certaines toiles et tirer meilleur profit de la visite des églises.
Je crois en la nécessité de l’enseignement des religions dans l’art et la littérature.
C’est à la fin de mes études que je me suis mise à lire la Bible. Mieux vaut tard que jamais !
On me dit que la religion ne doit pas figurer dans les programmes scolaires parce qu’elle fait partie de la sphère privée.
Je pense qu’il faut dissocier la religion en tant que phénomène historique faisant partie de la Culture et la religion en tant que foi.
Un professeur (laïc) doit apporter des connaissances en matière de religion d’une manière neutre. Ni professeur ni élèves ne doivent afficher leurs croyances personnelles et encore moins les imposer aux autres.
On me dit aussi que vu le contexte actuel, il vaut mieux renoncer à l’étude du fait religieux pour éviter de heurter les sensibilités des élèves musulmans. Cela s’appelle l’auto-censure. Beaucoup d’enseignants la pratiquent pour avoir la paix.
Ce que l’incident gravissime de Stoke-on-Trent m’inspire c’est une méfiance grandissante vis-à-vis des musulmans, qui essaient de saper les fondements des sociétés occidentales de l’intérieur. Ils investissent les institutions et les entreprises non pas pour s’intégrer et vivre comme les autres citoyens dans le respect des lois et des principes qui lient ces derniers, mais pour effectuer pernicieusement des changements dans le respect de la charia ou des mœurs islamiques souvent avec la bénédiction d’élus, dirigeants et responsables associatifs aveugles, qui ne se rendent pas compte que les intégristes islamiques gagnent du terrain au détriment de la démocratie, de la laïcité et de l’égalité entre hommes et femmes.
On réclame et on octroie des créneaux horaires dans les piscines communales pour les femmes musulmanes comme si nos sociétés occidentales évoluées étaient régies par l’apartheid des sexes. On réclame des menus hallal dans les cantines scolaires, des carrés islamiques dans les cimetières, comme si la ségrégation devait séparer non seulement les hommes et les femmes mais aussi les morts musulmans et les morts non musulmans. On obtient des aménagements dans les entreprises pour que les ouvriers et les employés musulmans puissent s’absenter pour leurs prières et le ramadan. On impose le voile, la burqa, le tchador dans les lieux publics comme si nos sociétés occidentales étaient devenues aussi arriérées et rétrogrades que le pays idéalisé par les Talibans.
Nous constatons hélas que certains musulmans même nés dans des pays occidentaux, y ayant été scolarisés, y travaillant, y gagnant bien leur vie, n’y subissant aucune discrimination, souhaitent les tranformer selon les préceptes venus de pays où règnent terreur, théocratie, charia et oppression.
L’incident de Stoke-on-Trent est révélateur de l’incursion dans nos sociétés d’une vague de fanatiques dont le dessein ne doit pas être ignoré. Si nous acceptons de l’ignorer, nous serons alors responsables de la destruction de nos sociétés parce que nous aurons laissé faire.
Certains fanatiques font des études et passent des concours pour devenir peut-être enseignants. Ils pourraient insidieusement instiller dans les esprits de nos très jeunes enfants des idées, des croyances, des principes totalement opposés à ceux pour lesquels des générations d’hommes et de femmes se sont battus.
D’où la nécessité d’une Ecole Laïque et d’un enseignement respectant la laïcité.
D’où la nécessité de former les futurs professeurs à l’enseignement de la laïcité.
D’où la vigilance des parents et de tous les citoyens, qui doivent dénoncer toute atteinte à la laïcité et à la démocratie.
D’où la fermeté des autorités, qui doivent sanctionner d’une manière exemplaire toute atteinte à la laïcité, à la démocratie et aux droits humains.
Rosa Valentini




Le calvaire d'une Fanny Truchelut anglaise

Une lectrice nous a gentiment signalé un article paru dans le Daily Mail le 18 juin 2008, que je me suis dépêchée de lire et résumer.
Il relate la mésaventure de la propriétaire d’un salon de coiffure nommée Sarah Desrosiers, qui a été condamnée par le tribunal à verser £4000 (5000 €) de dommages-intérêts à une coiffeuse musulmane de 19 ans nommée Bushra Noah pour préjudice moral.
Bushra Noah s’était présentée voilée dans le salon de coiffure situé à Londres pour un entretien d’embauche. Sarah Desrosiers lui avait demandé si elle portait le voile tout le temps et si elle l’enlèverait pour travailler. La jeune femme d’origine syrienne avait repliqué qu’elle garderait son voile, qui lui arrivait jusqu’aux sourcils, même en travaillant.
Sa candidature n’ayant pas été retenue, la jeune musulmane avait porté plainte pour discrimination, réclamant £34000 (43000€) de dommages-intérêts.
Le tribunal n’a pas retenu l’accusation de « discrimination directe », mais a condamné Sarah Desrosiers pour « discrimination indirecte ».
Les arguments judicieux de l’accusée n’ont pas été suffisamment convaincants. Elle a expliqué que les cheveux d’une coiffeuse sont en quelque sorte l’image de marque d’un salon de coiffure. Elle a souligné qu’elle aurait agi de la même manière vis-à-vis d’une femme portant une casquette et refusant de l’ôter pour travailler. Elle a pu prouver qu’elle n’était pas raciste puisqu’elle a un comptable musulman. En définitive elle a été condamnée parce qu’elle ne pouvait pas prouver que la présence d’une employée voilée aurait eu un impact négatif sur l’image de son salon.
Y aura-t-il des gens aussi réactifs en Angleterre pour soutenir Sarah Desrosiers que ceux qui ont soutenu et soutiennent Fanny Truchelut en France ?
Le jour où les britanniques sortiront de leur dangereuse torpeur multiculturelle cela ira mieux.
Rosa Valentini




Voile islamique et voile vaginal, même combat !

Je suis indignée par l’hypocrisie et l’opportunisme de ces bien-pensants qui sont aujourd’hui outrés (à juste titre) par la décision du tribunal de Lille annulant le mariage civil d’un couple musulman et qui se sont insurgés il y a quelques mois contre la pétition demandant l’interdiction du voile à l’université, pour les mineures et de la burqa et du tchador dans tous les lieux publics.
Pour ces bien-pensants une telle interdiction va à l’encontre des libertés individuelles.
Peut-on être aussi aveugle ?
Le voile islamique n’est pas un choix vestimentaire libre. Même lorsque les musulmanes vivant dans un pays laïque occidental déclarent qu’elles choisissent librement de porter le voile, le tchador ou la burqa, elles ont en réalité subi l’influence des prédicateurs et des barbus qui sévissent dans les cités et qui se servent du voile comme d’un fer de lance contre les sociétés occidentales libres.
Le voile est le symbole de l’opposition aux valeurs auxquelles nous autres sommes profondément attachés : la vraie liberté, la vraie liberté d’expression, la laïcité, l’égalité entre les sexes, la liberté de disposer de son corps, la liberté de se marier ou pas, de choisir son époux, la liberté de faire l’amour avec qui, quand et de la façon que l’on veut.
Une femme qui porte le voile se doit de renoncer à toutes ces libertés même si elle se dit libre et fière de choisir de cacher son corps comme si elle était pestiférée.
Elle doit renoncer à la liberté sexuelle, elle doit arriver vierge au mariage, ou bien elle doit dépenser une petite fortune pour se faire reconstituer l’hymen afin de ne pas être répudiée, lynchée, humiliée, insultée publiquement et traînée devant un juge qui lui dit : « Comment ? Ne saviez-vous pas que la qualité essentielle d’une femme c’est d’avoir un hymen bien solide ? Tout le reste ne compte pas ! »
Les bien-pensants ne voient pas que le voile islamique enferme les femmes dans une prison en tissu. C’est un mur séparant ces femmes du monde extérieur, les classant comme citoyennes d’une communauté qui rejette les valeurs de la société dans laquelle elle vivent pourtant et dont elles tirent quand même profit.
Une femme qui porte le voile se soumet à un code de conduite qui relève des sociétés où règne l’islam politique et qui n’a rien à voir avec notre code de conduite.
Les bien-pensants ne voient pas que l’hymen est aussi perçu comme une sorte de mur que l’homme doit percer pour prendre possession d’une terre vierge qu’il va posséder, coloniser et exploiter.
S’insurger contre l’idée que « la virginité est une qualité essentielle de la femme » c’est s’insurger contre le retour à la répression des libertés des femmes, contre l’idée que l’homme est aventurier, conquérant, libre d’avoir une vie sexuelle épanouie et épanouissante alors que la femme doit se priver du plaisir et doit renoncer au désir sexuel et aux expériences diverses qui sont juste réservées à l’homme et ….. aux femmes de mauvaises mœurs.
Il est indispensable de s’insurger contre la décision du tribunal de Lille, contre les tentatives d’islamisation de la société française, contre le port du voile, synomyme de virginité forcée pour les femmes, d’oppression et d’obscurantisme.
Nous ne voulons ni voile islamique ni sacralisation du voile vaginal.
Rosa Valentini




Xénophobie, camorra et évangélisation : le nouveau cocktail italien

Ponticelli est un quartier situé dans la partie est de Naples, autrefois prolétaire et de gauche, aujourd’hui occupé par le sous-prolétariat. Y sévissent chômage, échec scolaire, trafic de stupéfiants, délinquance et camorra, omniprésente et toute-puissante.
Jusqu’au 13 mai dernier s’y trouvaient trois campements roms. Ils n’existent plus. Ils ont été incendiés par des habitants du quartier. Le prétexte a été la tentative d’enlèvement d’un bébé de six mois par une jeune fille rom âgée de 14 ans, qui a été attrapée par les résidents et lynchée.
Les habitants du quartier étaient prêts à assaillir les campements depuis longtemps, incités par les politiques locaux, y compris de gauche.
En effet la municipalité a prévu la restructuration du quartier : construction d’un centre commercial, d’un hôtel, d’un théâtre, d’une cité de la musique, d’un hôpital, d’un bâtiment administratif, etc.
Des affiches du Parti Démocratique disaient : « Que les Roms dégagent ! »
Les Roms gênaient et les habitants du quartiers avaient sûrement préparé depuis longtemps les molotov et les bâtons pour chasser les gens qui, d’après eux, « sentent mauvais, ont des poux et volent ».
Quand les molotov ont été lancés sur les baraques en pleine nuit, certains Roms sont partis immédiatement, d’autres sont restés et ont été protégés par la police. Les habitants ont protesté avec férocité et ont obtenu gain de cause. La police a emmené les derniers Roms ailleurs.
Lorsqu’ ils ont appris que ceux-ci seraient hébergés dans une école catholique, les parents d’élèves sont immédiatement sortis pour protester. L’intervention de représentants de la camorra les a calmés. Ils ont accepté que les victimes du pogrom soient accueillies dans l’école une seule nuit.
La camorra est respectée et contrôle tout. Les Roms qui veulent faire la manche ou laver les parebrises aux feux rouges doivent lui demander l’autorisation !
Toute cette violence, cette haine et cette xénophobie à Naples, cela surprend.
Beaucoup d’Italiens qui avaient émigré en France, Suisse, USA, Australie au 19ème siècle et au début du 20ème furent eux-mêmes victimes de pogroms et lynchages. Aux USA même les noirs, qui subissaient la ségrégation raciale, se joignaient aux blancs pour lyncher les italiens, car ceux-ci n’étaient pas américains, ils étaient les derniers arrivés, ils venaient manger leur pain.
Naples a toujours été une ville accueillante, ouverte et tolérante.
Les Roms de Naples ne sont pas nomades ; ils veulent s’insérer dans la société, trouver un véritable emploi.
En tout on compte environ 200 000 Roms dans la péninsule. La moitié d’entre eux sont italiens. Certains y vivent depuis 15 ans, d’autres depuis 65 ans. Certains ont fui la faim et la misère qui sévissaient en Roumanie ; 90 000 autres ont fui l’ex-Yougoslavie, où ils ne peuvent trouver les papiers d’identité pour être en règle en Italie.
Les Roms ont toujours été placés dans des campements, comme les Juifs dans les ghettos. Souvent leurs campements sont insalubres.
La plupart d’entre eux travaillent et envoient leurs enfants à l’école.
Alors comment expliquer cette haine dont ils sont la cible ?
La campagne électorale qui a précédé la réinstallation de Silvio Berlusconi à la tête du gouvernement a été caractérisée par l’évocation incantatoire d’un thème cher aux populistes, aux réactionnaires et aux neo-fascistes : la sécurité. Les candidats se sont assuré les voix des électeurs en promettant l’ordre, la guerre à la délinquance et aux immigrés clandestins.
Combien de dirigeants ont incité le peuple italien à faire sa propre « justice », à chasser les étrangers, à détruire les mosquées !
Près de Vérone une mosquée abusive a été détruite par le maire de la Ligue du Nord (le parti d’Umberto Bossi). Que la commune détruise une mosquée occupée abusivement ne doit pas choquer une laïque comme moi. Ce qui me choque en revanche, c’est que la municipalité décide de baptiser la place où se trouvait la mosquée Piazza Oriana Fallaci, comme si le discours de cette journaliste et écrivaine contre l’islamo-fascisme d’une part et la xénophobie et le racisme dont font preuve la Ligue du Nord et les autres réactionnaires d’autre part étaient comparables.
Ce que les membres de la Ligue du Nord et des autres partis d’extrême droite ont retenu des propos d’Oriana Fallaci n’est pas sa haine de l’intégrisme, de la charia, de l’islam politique, mais certains mots inadmissibles et condamnables qu’elle a malheureusement prononcés au sujet des Arabes affirmant par exemple qu’ils « se reproduisent comme des rats ». En baptisant la place Oriana Fallaci, leur but n’est pas d’afficher la volonté de lutter contre le fanatisme et l’intolérance, mais d’intimider les Arabes et les gens qui sont « différents ».
Les dirigeants de la Ligue du Nord, d’Alleanza Nazionale (ex Movimento Sociale Italiano, neo-fasciste), de Forza Italia , de Il Popolo della Libertà (le nouveau parti de Silvio Berlusconi) ont réussi à détourner l’attention des Italiens des vrais problèmes de fond : la crise économique, les chômage, la mafia, la corruption, l’abus de pouvoir.

Les étrangers et les Roms sont le bouc émissaire

Beaucoup d’Italiens pensent qu’une fois qu’ils se seront débarrassés d’eux, tous les problèmes seront résolus ; ils auront du travail, des logements, un système scolaire enviable, et ils auront mis fin à la criminalité.
Ils font semblant d’oublier que la mafia, la camorra, la ndrangheta existaient bien avant que les étrangers viennent chercher du travail en Italie ; que la mafia contrôle de plus en plus de secteurs et qu’elle a ses alliés à Rome ; que Silvio Berlusconi se fait faire des lois sur mesure pour échapper aux tribunaux.
Pour montrer au peuple italien que les promesses sont tenues, le gouvernement vient de proposer une série de mesures qui criminalisent l’immigration clandestine avec des peines comprises entre six mois et quatre ans d’emprisonnement, qui prévoient l’augmentation d’un tiers de la peine si un délit est commis par un immigré clandestin et qui éliminent les campements roms abusifs et renvoient dans le pays d’origine ceux qui ont commis un délit.
Un commissaire spécial pour les Roms va sûrement être nommé dans les grandes villes comme Milan, Rome, Naples et Turin. De telles nominations stigmatisent un groupe ethnique. On considère tous les Roms comme des délinquants, on prend des mesures contre la totalité du groupe au mépris des principes du droit et des droits humains. Un jour la Ligue du Nord pourrait décider de la nomination d’un commissaire spécial pour les Italiens du Sud qui travaillent dans le Nord. On sait combien ce parti déteste les « terroni » (les culs-terreux).
Des descentes de police sont effectuées dans des campements roms en pleine nuit.
Règne en Italie un climat de violence inquiétant.
Dans la nuit du 1er mai un jeune de 29 ans, Nicola Tommasoli, a été tué à Vérone par un groupe de cinq neo-nazis plus jeunes que lui. Il avait refusé de leur donner une cigarette. Les assassins faisaient partie d’un groupe appelé « Veneto Fronte Skinheads », qui a déjà agressé, entre autres, un jeune de Lecce (sud de la péninsule), un vendeur de kebabs et ses clients, un garçon qui n’arrivait pas à faire du skateboard correctement, etc.
Au Lycée « Maffei », fréquenté par l’un des assassins de Vérone, les élèves ont organisé un jour la projection du documentaire « Nazirock ». Dans la soirée une projection a eu lieu sur une place de la ville. 300 personnes y ont assisté et ont participé à un débat.
Ailleurs des travestis et des homosexuels sont agressés, parfois sous les yeux même de la police, qui laisse faire.
Ce tableau n’est pas idyllique.
Il l’est encore moins quand on constate le cynisme et l’opportunisme du pape, qui a réagi au pogrom de Naples de la sorte : « La famille, même celle qui est migrante et itinérante, constitue la cellule première de la société, qu’il ne faut pas détruire, mais qu’il faut défendre avec courage et patience. Il n’échappe à personne que la mobilité humaine représente, dans notre monde globalisé, une frontière importante pour la nouvelle évangélisation ».
Voilà un discours clair ! Le pape se moque des Roms en tant qu’êtres humains, individualités. Ce qui l’intéresse c’est la sacro-sainte famille et par-dessus tout la famille à évangéliser !
Heureusement les gens de gauche, les laïques, les gens épris de liberté commencent à se réveiller et à se mobiliser petit à petit.
A Gênes (nord-ouest du pays) il y a eu une manifestation contre la venue du pape. Elle a été organisée par les partis de gauche, les mouvements LGBT (Lesbiennes Gays Bisexuels et Transsexuels) et les associations laïques. L’un des thèmes du rassemblement était le coût de la visite du pape : 1 600 000 euros pour deux jours ! Les manifestants ont déclaré qu’avec cet argent on pourrait organiser des cours d’italien pour les immigrés.
Il y a eu une manifestation antifasciste de 10 000 personnes à Vérone suite à l’assassinat de Nicola Tommasoli.
Il y aura peut-être une manifestation nationale à Rome fin mai contre « le racisme institutionnel » du nouveau « paquet sécurité » proposé par le gouvernement.
J’espère qu’il y aura du monde dans les rues ce jour-là !
Rosa Valentini




L'apostasie racontée par un musulman

Le mardi 24 avril 2008 j’écoutais la radio britannique Radio 4.
A 21h, heure française, ils ont diffusé un programme intitulé « Pourrais-je cesser d’être musulman ? » animé par Shiraz Maher, que j’ai ensuite retrouvé sur Internet et que vous pouvez écouter en cliquant sur le lien en bas de page.
Shiraz Maher est un jeune musulman né et élevé à Birmingham. Lorsqu’il était étudiant, il était membre d’un groupe islamiste radical et faisait campagne pour un califat islamique dont la constitution autoriserait l’exécution des musulmans qui osent renier leur foi.
Un beau jour Shiraz a quitté le groupe, a été accusé d’apostasie et a été menacé de mort.
Dans l’émission il a mené une sorte d’enquête en interviewant des musulmans venant d’horizons différents (salafistes/waahbites, soufis) et des musulmans convertis au christianisme.
Son but était de savoir ce qu’est l’apostasie, si elle est vraiment justifiée et condamnée par le Coran et si elle est condamnée dans les régimes islamiques.
Apostasie signifie reniement de la foi.
Shiraz n’a pas renoncé à sa religion. Il a juste souhaité quitter son groupe de fanatiques islamistes et clamer que les musulmans doivent s’intégrer dans la société britannique et aider les autorités à lutter contre le terrorisme. C’est pour cela qu’il est considéré pas simplement comme un traitre, un renégat, mais aussi comme un apostat.
Ce qui est certain, c’est que le Coran ne prescrit aucune sanction à l’encontre d’un musulman qui renonce à l’Islam.
Par contre il existe un hadith qui prescrit l’exécution de quiconque abandonne sa religion pour en embrasser une autre.
Cinq états punissent les apostats de mort : l’Arabie Saoudite, l’Iran, la Mauritanie, le Soudan et la Malaysie. Heureusement la peine n’est pas souvent appliquée grâce à la pression internationale. La nature de l’exécution est laissée à la discrétion de l’imam (ou du juge) : décapitation, pendaison, crucifixion.
Par contre des groupes d’intégristes agissant un peu partout dans le monde, y compris dans les sociétés occidentales, se permettent d’assassiner des musulmans qui renient leur foi ou bien gardent leur foi mais condamnent l’intégrisme et la violence.
A Birmingham un jeune musulman qui était rentré dans l’armée britannique a été décapité par une bande d’intégristes qui ont filmé la décapitation afin de la diffuser sur Internet et mettre en garde les autres musulmans.
Tout musulman qui ose rentrer dans la police ou même servir d’interprète risque aujourd’hui d’être tué par ces terroristes.
Tout musulman qui collabore avec l’état occidental dans lequel il vit est considéré comme un traitre vis-à-vis de l’oumma, la communauté musulmane, et se voit condamné à mort par ces bandes de fanatiques.
De telles pratiques s’expliquent sans doute par l’influence des waahbites ou des salafistes, originaires d’Arabie Saoudite, où l’apostasie est considérée comme un crime. L’état étant une théocratie, dieu et autorité se confondent ; religion et politique ne font qu’un.
Le waahbite interviewé tenait à préciser que c’est le gouvernement qui doit prescrire et appliquer la sentence, non pas des individus ou des groupes d’individus. Car ceux-ci commettraient un péché. (Le gouvernement ne commet pas de péchés !)
Shiraz Maher rappelle que malheureusement ce sont les formateurs des imams en Grande-Bretagne qui enseignent à leurs disciples que l’apostasie est un crime alors que le gouvernement de Sa Majesté promeut la formation des imams sur son territoire pensant que ceux-ci échappent ansi à l’influence néfaste des formeteurs en Arabie-Saoudite et dans d’autres pays islamiques.
Je salue non seulement le courage de ce jeune musulman, mais aussi le courage des producteurs de la BBC.
Ce genre d’émissions devrait se développer pour promouvoir la réflexion, faciliter la prise de conscience, inciter d’autres musulmans à suivre l’exemple de Shiraz.
Rosa Valentini
http://www.bbc.co.uk/radio/aod/mainframe.shtml?http://www.bbc.co.uk/radio/aod/radio4_aod.shtml?radio4/couldistopbeingamuslim




1968-1980 en Italie

En mai 68 je n’avais que six ans et demi. Autant dire que cette année-là ne m’a pas marquée. Mes parents parlaient-ils à table des événements ? Je ne m’en souviens pas.
Je vivais à l’époque dans le sud-est de l’Italie, tout près d’une ville qui était à la fois le chef-lieu de la région et la forteresse de la Démocratie Chrétienne.
Quelques jours après ma naissance je fus baptisée. A dix ans on m’envoya au catéchisme en vue de la communion et de la confirmation.
Au collège et plus tard au lycée j’avais une heure de religion par semaine. L’enseignant était la plupart du temps un curé. Vers la fin de l’année de 6ème j’annonçai au professeur que je ne croyais plus en Dieu, car je trouvais tout cela absurde, ayant compris que personne n’écoutait mes prières et que Dieu n’était qu’une invention de l’Homme. Le sang monta aux joues du pauvre curé, qui tapa du poing sur le bureau me disant des mots que ma mémoire a effacés.

Comment une petite fille de onze ans avait-elle pu en arriver à de telles conclusions ? Dans mon entourage tout le monde était catholique, y compris mon père, qui avait toujours voté pour le Parti Communiste !
J’étais très attentive chaque fois que mon père parlait de politique avec nos invités. Dans mon esprit j’ai vite associé la Démocratie Chrétienne avec l’ennemi du prolétariat, avec l’Eglise et le Vatican. Cela pourrait en partie expliquer mon reniement de la foi.
Le vent de liberté soulevé par 1967 et 1968 avait laissé des traces dans les esprits des jeunes italiens.
Le lycée durait cinq ans. J’y suis rentrée en 1975. Beaucoup de lycéens étaient politisés. Nombre d’entre eux étaient membres de la FGCI (Federazione Giovanile Comunisti Italiani), présidée à l’époque par Massimo d’Alema (qui devint en 98 Premier Ministre) ; d’autres étaient au Parti Radical de Marco Pannella et Emma Bonino, d’autres encore faisaient partie de groupuscules d’extrême gauche proches des Brigades Rouges. Mais il y avait aussi quelques intégristes catholiques proches de « Comunione e Liberazione », les catholiques tout court et , hélas, les néo-fascistes.
Mon lycée était classé à gauche. La plupart des professeurs étaient membres ou sympathisants du PCI.
L’heure de religion était vécue comme une perte de temps. Le curé voulait nous sensibiliser à la foi chrétienne, mais nous étions presque tous imperméables à ses cours.
En Terminale, le professeur de religion était un laïc. Il avait passé le concours pour enseigner la philosophie, mais faute de postes à pourvoir, on lui avait imposé d’enseigner la religion. La pilule passant mal, il avait décidé de ne rien faire pendant les cours. Il lisait son journal et nous laissait faire ce que nous voulions. Un beau jour, suite à une remarque de la part d’un élève indigné par son attitude, il s’exclama : « Pauvres crétins ! Moi j’ai fait 68, alors vous n’avez rien à dire ! » Cette insulte hors de propos, injustifiée et disproportionnée m’incita à tout faire pour persuader mon père de demander ma dispense du cours de religion.
Le professeur avait raison. Nous n’avions pas fait 68, mais nous suivions l’actualité et organisions de multiples assemblées au sein même du lycée ou bien à l’extérieur. Nous organisions ou participions tous les ans à de nombreuses manifestations pour protester contre telle ou telle proposition de loi et surtout pour revendiquer les droits des femmes. Je me souviendrai toujours des défilés du 8 mars, où, une branche de mimosa à la main, je scandais les slogans lancés par l’un des mouvements féministes les plus combatifs et les plus puissants de la planète.
Et je me souviendrai toujours de l’assassinat de Benedetto Petrone, un très jeune ouvrier handicapé, tué par des fascistes qui étaient allés « casser du rouge » dans le siège de la jeunesse comuniste. Ils étaient armés de couteaux, bâtons et tourne-vis. Tous les jeunes comunistes avaient réussi à se sauver, sauf Benedetto. Je me souviendrai toujours de la manifestation organisée le lendemain par les lycéens anti-fascistes. Nous avons défilé tout près du siège du MSI (Movimento Sociale Italiano), le parti néo-fasciste de Giorgio Almirante, qui s’appelle maintenant Alleanza Nazionale, proche de Silvio Berlusconi.
Mon 68 à moi je devais le faire tous les jours à la maison. Je devais me battre contre une mère très catholique (qui mettait des bondieuseries dans chaque pièce de la maison), très arriérée et très autoritaire, qui estimait qu’une jeune fille devait aller au lycée et éventuellement à l’université pour trouver un emploi décent qui lui serait utile pour vivre dignement plus tard au cas où son époux décéderait un jour. Par contre une jeune fille bien rangée devait aussitôt rentrer à la maison en sortant du lycée et ne devait surtout pas participer aux manifestations, non seulement parce que c’était dangereux, mais aussi et surtout parce que ce n’était pas convenable. Chaque fois que ma mère apprenait que j’étais allée à une manifestation, elle me disait que j’étais la honte de la famille, que j’étais une débauchée, que si jamais je recommençais, elle ne m’enverrait plus au lycée.
J’en voulais à mon père d’acquiescer au lieu de me défendre, lui qui était communiste convaincu. Mais il estimait qu’un homme devait travailler, gagner son salaire, le remettre à sa femme et laisser celle-ci s’occuper du budget, du foyer et de l’éducation des enfants. Il ne fallait surtout pas contredire l’épouse. L’homme se devait d’être solidaire avec sa femme car la moindre faille serait nuisible à l’éducation des enfants.
Pourtant je savais que dans son for intérieur mon père approuvait mes élans et mes idées. J’aurais presque souhaité qu’il soit macho et qu’il dise à ma mère : « Femme, ici c’est moi qui commande ! Laisse ma fille faire de la politique si elle le souhaite ! Laisse-la adhérer au Parti si elle en a envie ! »
Je n’étais pas très combative. J’avais vraiment peur que ma mère ne mette à exécution sa menace. Pour moi le lycée était mon hâvre de paix. J’adorais les cours de littérature et de philosophie. En Italie on étudiait l’histoire de la philosophie pendant trois ans. J’ai eu pendant les trois ans le même professeur, une femme qui avait rencontré Sartre à Paris. Je dévorais les livres, qui m’ont aidée à réfléchir, à comprendre le monde, à consolider mes idées, à répondre aux multiples questions que je me posais ou tout simplement à me tenir compagnie dans les très longues heures ou journées de solitude imposées par une éducation très stricte. Je lisais « Le Manifeste du Parti Communiste », les œuvres de Simone de Beauvoir, Albert Camus, Cesare Pavese, Oriana Fallaci, Pier Paolo Pasolini, etc.
Je lisais tous les organes du Parti Communiste et de la Jeunesse Communiste : l’Unità, Paese Sera, Rinascita, Giorni, Città Futura. Le professeur de littérature que j’ai aussi eue pendant trois ans nous a montré plein de films de Pasolini, nous a ouvert les yeux sur le rôle de l’intellectuel, de l’homme de Lettres et de culture dans la société ; elle a développé en nous l’esprit critique. J’adorais les cours d’Histoire et de Latin, qui m’aidait à comprendre le sens des mots, à jongler avec la grammaire et la syntaxe.
J’adorais aussi les cours d’anglais, même si je n’ai jamais eu droit à une seule compréhension orale de toute ma scolarité. Les cassettes, les disques n’existaient pas dans mon collège et dans mon lycée. En 2nde, en 1ère et en Terminale on étudiait l’histoire de la littérature britannique et américaine et on traduisait des extraits d’œuvres de grands auteurs comme Chaucer, Shakespeare et Williams. Malheureusement dans les séries générales à l’époque on étudiait une seule langue étrangère. Cela ne m’empêchait pas de traduire les chansons du groupe chilien Inti- Illimani, qui avait fui le régime de Pinochet et vivait en Italie. J’ai encore leur 33 tours intitulé « Hacia la libertad ». Cela ne m’a pas empêchée non plus de tomber follement amoureuse d’un français à l’âge de dix-huit ans.
En 1980 j’ai quitté ma famille et mon pays. J’y retourne tous les ans.
En me promenant dans les rues de ma ville natale, en parlant avec les gens, en les observant, je mesure le changement qui s’est opéré dans les mentalités et les comportements.
Dans les années 70 les lycéens avaient toujours un quotidien, un hebdomadaire ou un mensuel sous le bras. Les jeunes que je croise maintenant ont un MP3 dans les oreilles. Un jour une gamine d’environ 14 ans écoutait sur son portable sa « musique » à tout volume dans un autobus. Au bout de quelques minutes je lui ai demandé de baisser le son par respect pour les autres passagers. Elle l’a baissé pendant deux secondes puis elle l’a remonté. Aucun autre adulte n’est intervenu.
Dans les années 70 les jeunes regardaient à la télévision les sketches de Roberto Benigni, qui était à l’époque très caustique, et les pièces de Dario Fo, bouffeur de curés qui s’en prenait tout le temps à l’Eglise. Au cinéma ils allaient voir les films de Pasolini, Antonioni, Visconti, Scola, Taviani, Olmi, Bergman,Costa-Gavras. Aujourd’hui la télévision italienne est une avalanche de pourriture. A part les feuilletons importés d’Amérique Latine, les films série Z venus des USA et les tonnes de publicité, il y a toutes les variantes de « Big Brother » et « Star Academy », et les émissions qui durent des années, sorte de lieux de rencontre entre jeunes hommes et jeunes femmes, qui se mettent ensemble et puis se quittent, étalant devant tout le monde leurs griefs avec force poncifs sur le rôle de la femme et les rapports amoureux, qui datent d’une époque bien antérieure à 1968.
La télévision italienne me fait vomir, l’élection de Silvio Berlusconi m’écoeure, la proposition d’un moratoire sur l’avortement m’inquiète.
Où est passé le grand mouvement féministe italien ?
Où est passé le grand mouvement ouvrier italien ?
Les consciences pourront-elles un jour sortir de la léthargie et de l’abrutissement dans lesquels elles ont été plongées par les médias, les beaux parleurs et la société de consommation ?
Rosa Valentini




Alléluia. Les cathocôtistes sont arrivés

Je souffrais déjà de la pollution atmosphérique et des nuisances sonores. Je subis à présent les nuisances internautiques. Je reçois des spams, des messages non souhaités, des annonces m’incitant à acheter du Viagra. J’ai envie de répondre : « Je vous assure que je n’en ai pas besoin. Facile à constater ! »
L’autre jour j’ai reçu un message envoyé par Alléluia France. Au début j’ai ri. Je me suis dit qu’après ma sexualité on se souciait de ma spiritualité. Tout était pris en charge. Mieux qu’à la sécurité sociale ! Ensuite je me suis énervée me demandant comment ces gens-là avaient pu avoir mon adresse e-mail. Je m’apprêtais à cliquer sur « Supprimer » quand je me suis dit : « Mais qui m’envoie ça au juste ? Que veulent-ils ? »
J’ai alors commencé à lire leur première page. Plus je lisais plus ma curiosité était attisée. Je suis allée consulter toutes les pages de leur site puis les liens et j’ai appris des choses.
Alléluia France est une association catholique très ouverte à l’œcuménisme.
En première page on trouve la publicité pour un livre écrit par un prêtre catholique et une pasteure pentecôtiste.
Ces chrétiens militants sont plus malins que nos politiciens. En effet des scissions divisent les partis politiques alors que les chrétiens catholiques, protestants et évangéliques semblent avoir le projet d’unir leurs forces pour remettre sur le « droit » chemin les âmes égarées en guidant l’action de ceux qui nous gouvernent, un peu comme des éminences grises ou des lobbies.
On lit des propos clairs dans le site : « Un catholique doit connaître et mettre en pratique la doctrine sociale de l’Eglise. Un catholique ne peut donc se désintéresser de la vie sociale et politique. L’Eglise doit éclairer LA POLITIQUE…sans faire de la politique (rivalités partisanes de la « politique politicienne »). La nouvelle évangélisation dont le monde moderne a un urgent besoin…doit compter parmi ses éléments essentiels l’annonce de la doctrine sociale de l’Eglise, apte aujourd’hui…à indiquer le bon chemin pour répondre aux grands défis du temps présent dans un contexte de discrédit croissant des idéologies ».
Au juste c’est quoi la doctrine sociale de l’Eglise ? C’est « rappeler aux riches le devoir de charité et la dignité des pauvres », autrement dit le fossé entre riches et pauvres n’a pas à être comblé ; il faut juste que les premiers fassent la charité à ces derniers.
Quelques bêtes noires de ces chrétiens militants ? La contraception, l’avortement, la fécondation artificielle.
D’après eux il existe une morale valable pour tous les êtres humains, catholiques ou pas. Si on respecte le droit naturel et la loi morale naturelle, on a une conception élevée de l’homme « qui doit être respecté pour sa dignité intrinsèque ». C’est par respect pour cette dignité qu’ils s’opposent donc à l’avortement, à la fécondation artificielle et à la contraception.
Ils préfèrent qu’une femme mette au monde un enfant qui ne pourra pas être élevé dignement.
Quant à la fécondation artificielle je ne vois pas ce qu’il y a d’indigne dans le désir d’avoir un enfant même s’il est conçu « artificiellement ». Ne sont-ils donc pas si favorables que cela à la procréation ? Au don de la vie ?
Et puis la Vierge Marie n’a-t-elle pas conçu son fils d’une manière peu naturelle ? Mais là je blasphème, ce qui est paraît-il mal vu par les temps qui courent.
Leur slogan est : « Le moment est donc venu d’unir catholiques et non catholiques dans la défense de la vie ».Une autre bête noire ? La laïcité pardi !
On lit : « La menace pour l’Europe c’est l’emprise d’une idéologie européenne matérialiste qui prétend s’affranchir des différences nationales pour imposer un modèle d’organisation économiciste et procédural, avec pour seules valeurs une laïcité démocratique antireligieuse…Il semble que dans l’Europe d’aujourd’hui se fasse encore plus forte la tentation du scepticisme et de l’indifférence devant l’effondrement des repères moraux fondamentaux de la vie personnelle et sociale. Il faut réagir ».
Encore une bête noire ? Le Cuc (contrat d’union civile).
Ils sont choqués par l’union des homosexuels reconnue par l’Etat. Cela dénature, à leurs yeux, la réalité juridique et sociale qui précède la célébration religieuse du mariage. Par conséquent ces chrétiens militants veulent entrer dans la voie de la désobéissance civile en abandonnant la célébration du mariage civil.
Ils réclament la reconnaissance civile du mariage religieux.
On rappelle un texte de l’Association pour la Fondation du service politique : « L’institution d’un Cuc qui s’apparenterait de trop près au mariage civil devrait…s’accompagner, ne serait-ce que pour ménager la paix des esprits et la tranquillité sociale, d’une reconnaissance civile du mariage religieux ».
Les chrétiens si pacifiques auraient donc l’intention de troubler la paix sociale.
Non seulement ils ne fichent pas la paix aux homosexuels, ils veulent aussi faire du chantage et remettre en question les acquis de la laïcité dans notre république, où depuis 1801 il est obligatoire de se marier d’abord à la mairie et ensuite, si on le souhaite, à l’église.
Alors comment ces chrétiens évangélisateurs s’y prennent-ils pour transmettre leurs si bonnes paroles ?
Ils multiplient les groupes de prières acceptant toutes les dénominations chrétiennes.
Ils se réunissent la plupart du temps le soir à partir de 20h, dans des cryptes, des paroisses, des églises et ailleurs. Il existe un groupe de prières à l’ESSEC à Cergy (95). Il s’agit d’un « groupe d’étudiants qui désire vivre dans le feu de l’Esprit Saint et le répandre…pour cramer les « golden boys » (seulement les golden boys ?)
Puis il y a des sites œcuméniques comme celui de l’Armée de Dieu (le nom est bien choisi). Leur fierté : avoir réussi à provoquer la faillite d’un magasin de piercing. Quel exploit ! Quelle gloire !
Si vous allez sur le site d’Alléluia France vous pouvez laisser une prière personnelle en vue de la Pentcôte.
J’ai préparé la mienne que voici :
Notre père qui êtes aux cieux
Soi-disant depuis longtemps
Dites-leur qu’ici sur terre
Nous réglons nos propres affaires.
Du Messie on n’a pas envie.
De Jésus franchement on s’en fout.
Laïcité et Liberté
Rationalité et Modernité
Féminisme et Humanisme
Voilà notre religion
Aux culs-bénits et aux bigots
Aux évangéliques et aux cathos
Nous disons ces quelques mots :
Restez chez vous avec Ogino
Laissez-nous vivre comme nous voulons.

Rosa Valentini