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La conférence du califat cherche à islamiser l’Europe et les Etats-Unis

http://www.stonegateinstitute.org/2866/caliphate-conference

 

La conférence du califat cherche à islamiser l’Europe et les États-Unis

Par Soeren Kern
21 février 2012

 

Le but explicite du processus d’Istanbul – actuellement soutenu par l’administration Obama – est de faire de la critique de l’islam un crime international.

Un groupe de musulmans fondamentalistes organise une conférence axée sur la transformation de l’Autriche et d’autres pays européens en États islamiques.

La « Conférence 2012 du califat » aura lieu le 10 mars dans la ville autrichienne de Vösendorf juste au sud de Vienne. Le thème principal de l’événement sera « Le califat, modèle d’État pour l’avenir ».

La conférence est organisée par Hizb ut-Tahrir (Parti de la libération), groupe extrémiste panislamique qui cherche à établir un état islamique mondial ou califat, gouverné par la charia.

Hizb ut-Tahrir – qui est interdit dans de nombreux pays y compris en Allemagne, mais qui est libre d’opérer en Autriche – s’oppose violemment au capitalisme et à la démocratie occidentale et il cherche à étendre le futur califat à l’Europe et aux États-Unis.

Selon une vidéo (en allemand) pour la promotion de la conférence, « Le califat islamique est le seul système social et politique qui ait les bonnes solutions aux problèmes politiques, sociaux et économiques de l’humanité. »

Hizb ut-Tahrir s’est vu interdit de tenir en Belgique une conférence analogue qui avait été prévue pour le 4 mars. Le groupe a également organisé une conférence sur le califat à Amsterdam en juillet dernier et aussi l’année précédente à Chicago en juin 2010.

Des analystes disent que le caractère ouvert de la conférence de Vienne est le signe qu’Hizb ut-Tahrir améliore ainsi ses recrutements parmi les musulmans européens.

Selon Steven Emerson, autorité de premier plan dans le domaine des réseaux islamistes extrémistes, Hizb ut-Tahrir s’inspire du processus en trois étapes par lequel les musulmans ont créé le premier califat islamique après la mort du Prophète Mahomet, en l’an 632.

Au cours de la première phase, Hizb ut-Tahrir constitue un parti en préparant un petit nombre de sympathisants au recrutement et à la propagande. Dans la deuxième phase (qu’Hizb ut-Tahrir est maintenant en train de gagner en Europe et aux Etats-Unis), le groupe instruit des musulmans afin de recruter un collectif plus grand de personnes rejoignant Hizb ut-Tahrir et soutenant sa révolution. Enfin, ayant gagné le soutien des musulmans, Hizb ut-Tahrir agit pour fonder un gouvernement islamique.

Tandis que les musulmans s’emploient à islamiser l’occident de l’intérieur, ils exigent parallèlement que les occidentaux ne soient pas autorisés à critiquer ces actions.

L’Organisation de la Coopération islamique (OCI), un groupe de 57 pays musulmans qui prétend être la voix de tout le monde musulman, a parrainé un symposium anti-islamophobie à Bruxelles les 15 et 16 février 2012.

Le premier événement du genre a été intitulé « La diffamation de l’islam et des musulmans dans les médias », et « visait à monter des opérations d’information pour faire face aux campagnes calomnieuses contre l’Islam dans les médias. »

L’atelier faisait partie du Processus dit d’Istanbul, une offensive des pays musulmans pour faire de la critique de l’islam un crime international.

Le but explicite du processus d’Istanbul est d’inscrire dans le droit international une interdiction mondiale de tout examen critique de l’islam et de la loi islamique, la charia.

Basée en Arabie saoudite, l’OCI a longtemps pressé l’Union européenne et les États-Unis afin qu’ils imposent des limites à la liberté de parole et d’expression sur l’Islam.

Mais l’OCI a redoublé d’efforts et elle s’est engagée dans une offensive diplomatique résolue pour convaincre les démocraties occidentales de mettre en application la Résolution 16/18 du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies (HRC) qui appelle tous les pays à lutter contre « l’intolérance, les stéréotypes négatifs et la stigmatisation de… la religion et des croyances. » (On peut trouver ici et ici des analyses de la guerre de l’OCI contre la liberté d’expression).

La Résolution 16/18 qui a été adoptée à Genève en mars 2011 au siège du CDH, est largement considérée comme une étape importante dans les efforts de l’OCI pour faire avancer le concept juridique international de diffamation de l’islam.

Toutefois, la Résolution du CDH – ainsi que la Résolution 66/167 parrainée par l’OCI qui a été discrètement approuvée par l’Assemblée générale des 193 membres des Nations unies le 19 décembre 2011 – reste sans effet tant qu’elle ne dispose pas du puissant appui de l’occident.

L’OCI a cependant marqué un coup diplomatique lorsque l’administration Obama a accepté d’accueillir les 12-14 décembre 2011 à Washington, une Conférence du Processus d’Istanbul. Ce faisant, les États-Unis ont donné à l’OCI la légitimité politique qu’elle recherchait pour mondialiser son initiative visant à interdire la critique de l’islam.

Suivant l’exemple de l’administration Obama, l’Union européenne veut maintenant entrer en action en organisant le prochain sommet du Processus d’Istanbul.

Jusqu’à présent, l’Union européenne a gardé l’initiative de l’OCI à distance. Mais Ekmeleddin Ihsanoglu, Secrétaire général de l’OCI dit de l’offre récente de l’UE d’accueillir la réunion, qu’elle représente un « changement qualitatif dans la lutte contre le phénomène de l’islamophobie », selon l’Agence internationale d’informations islamiques (IINA), l’organe officiel d’information et de propagande de l’OCI.

Selon l’IINA, « On trouve le phénomène de l’islamophobie généralement en occident, mais il augmente en particulier dans les pays européens, de façon différente de celui des États-Unis qui avaient contribué à la rédaction de la Résolution 16/18. La nouvelle orientation de l’Europe représente le début du changement dans sa réserve des années précédentes à propos des tentatives de l’OCI de répondre à la ‘’diffamation des religions’’ au Conseil des droits de l’homme et à l’Assemblée générale des Nations Unies. »

Le rapport de l’IINA poursuit : « Les fonctionnaires de la Direction des Affaires Culturelles de l’OCI ont déclaré que l’offre de l’Union européenne d’accueillir la troisième réunion (la première était en juillet à Istanbul et la seconde en décembre dernier à Washington) est vue comme une possibilité nouvelle prometteuse de résoudre ce problème. Par la tenue de la réunion en Europe, plus touchée par le phénomène de l’islamophobie et l’hostilité envers l’islam, le « Processus d’Istanbul » connaîtra un nouvel essor. »

Selon l’OCI, l’atelier de février de lutte contre l’islamophobie était d’une « importance particulière », car il a eu lieu seulement quelques semaines avant la réunion de l’ONU du Conseil des droits de l’homme à Genève du 27 février au 23 mars, au cours de laquelle la Résolution 16/18 sera revotée.

En septembre 2011, un organe de l’OCI appelé l’Organisation Islamique pour l’Education, la Science et la Culture (IESCO), a organisé un séminaire à Bruxelles sur « la façon de traiter dans les programmes de télévision européens les images stéréotypées de l’islam ».

Le séminaire a été conçu pour aider les journalistes européens à « identifier les caractéristiques des stéréotypes sur l’islam dans les programmes de télévision européens, mettre en évidence les dangers de la diffamation des religions et clarifier la distinction entre la liberté d’expression et le droit à la différence culturelle, l’attachement à l’identité culturelle islamique et la lutte contre le racisme et la haine ».

Dans son dernier livre intitulé « L’Europe, la mondialisation et la venue du califat universel *», Bat Ye’or, une éminente spécialiste de l’islam en occident, écrit que l’OCI est essentiellement un « prétendu califat universel » qui exerce un pouvoir considérable au travers de l’Union européenne, de l’Organisation des Nations Unies et d’autres organisations internationales.

Ye’or décrit un manuel de stratégie de l’OCI, « Stratégie de l’Action culturelle islamique en Occident » dans lequel l’OCI affirme que « les communautés d’immigrants musulmans en Europe font partie de la nation islamique ». Le document poursuit en recommandant « une série de mesures pour empêcher l’intégration et l’assimilation des musulmans dans la culture européenne ».

Selon Ye’or, « Le califat est actif et en pleine croissance au sein de l’Europe… Il a progressé à cause du déni des dangers et de l’occultation de l’histoire. Il a avancé sur des tapis luxueux dans les couloirs dorés du dialogue, le réseau des Alliances et des partenariats ; dans la corruption de ses dirigeants, des intellectuels et des ONG, en particulier à l’Organisation des Nations Unies ».

Soeren Kern est Senior Fellow pour la politique européenne au Grupo de Estudios Estratégicos / Centre d’études stratégiques à Madrid. Suivez-le sur Facebook.

Traduction Jenny Marie

*Publication française sous le titre : L’Europe et le spectre du califat, Le Provinciales

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Les États-Unis et l’UE, fers de lance de la tentative islamique de criminaliser la liberté d’expression

L’Union européenne a proposé d’accueillir la prochaine réunion du Processus dit d’Istanbul, une tentative agressive des pays musulmans de faire de la critique de l’islam un crime international.

L’annonce intervient moins d’un mois après que les États-Unis aient organisé leur propre Conférence du Processus d’Istanbul à Washington.

Le Processus d’Istanbul – son but explicite est d’inscrire dans le droit international une interdiction mondiale de tout examen critique de l’islam et/ou de la charia islamique – est dirigé par l’Organisation de la coopération islamique (OCI), un bloc de 57 pays musulmans.

Basée en Arabie saoudite, l’OCI a longtemps fait pression sur l’Union européenne et les États-Unis pour imposer des limites à la liberté de parole et d’expression sur l’Islam.

Mais maintenant l’OCI redouble d’efforts et elle s’est engagée dans une offensive diplomatique décisive pour convaincre les démocraties occidentales de mettre en œuvre au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies (CDH) la Résolution 16/18 qui appelle tous les pays à lutter contre « l’intolérance, les stéréotypes négatifs et la stigmatisation de… la religion et de la croyance ». (On peut trouver ici et ici des analyses sur la guerre de l’OCI contre la liberté d’expression).

La Résolution 16/18, qui a été adoptée au siège du CDH à Genève en mars 2011, est largement considérée comme une avancée significative dans les efforts de l’OCI pour faire progresser le concept juridique international de diffamation de l’islam.

Toutefois, la résolution du CDH – ainsi que la résolution 66/167 parrainée par l’OCI qui a été discrètement approuvée à l’Assemblée générale du 19 décembre 2011 par les 193 membres des Nations Unies – reste sans effet tant qu’elle manque du soutien solide de l’occident.

L’OCI a donc réussi un coup diplomatique lorsque l’administration Obama a accepté d’accueillir à Washington du 12 au14 décembre 2011 une conférence de trois jours du Processus d’Istanbul. Ce faisant, les États-Unis ont donné à l’OCI la légitimité politique qu’elle cherchait pour mondialiser son initiative visant à interdire la critique de l’islam.

En suivant l’exemple de l’administration Obama, l’Union européenne veut maintenant entrer en action en organisant le prochain sommet du Processus d’Istanbul prévu pour juillet 2012.

Jusqu’à présent, l’Union européenne avait maintenu l’initiative de l’OCI à distance. Mais Ekmeleddin Ihsanoglu, Secrétaire général de l’OCI, déclare que l’offre de l’UE d’accueillir la réunion représente, selon l’Agence internationale islamique d’informations (IINA), organe officiel de propagande de l’OCI, un « changement qualitatif dans la lutte contre le phénomène de l’islamophobie ».

Selon l’IINA, « On trouve le phénomène d’islamophobie dans l’Occident en général, mais il se développe dans les pays européens en particulier et de façon différente de celui des États-Unis qui ont contribué à la rédaction de la résolution 16/18. La nouvelle position européenne représente le début du changement de sa réserve antérieure durant des années, par-dessus les tentatives de l’OCI, pour contrer la « diffamation des religions » au Conseil des droits de l’homme et à l’Assemblée générale des Nations Unies.

L’enquête de l’IINA se poursuit : « Les fonctionnaires du Département des affaires culturelles de l’OCI ont déclaré que la proposition de l’Union européenne d’accueillir la troisième réunion (la première se tenait à Istanbul en juillet et la seconde à Washington en décembre) est considérée comme une nouvelle possibilité prometteuse de résoudre ce problème. En organisant la réunion en Europe qui est plus touchée par le phénomène de l’islamophobie et de l’hostilité envers l’islam, le « Processus d’Istanbul » prendra un élan supplémentaire. »

L’OCI est particulièrement irritée par son incapacité à faire taire le nombre croissant d’hommes politiques démocratiquement élus en Europe qui ont exprimé leurs inquiétudes sur le refus des immigrés musulmans de s’intégrer dans leur pays d’accueil et la création qui s’ensuit de sociétés islamiques parallèles dans de nombreuses parties de l’Europe.

Selon l’IINA, « M. Ihsanoglu » a déclaré « que le rôle croissant en politique de l’extrême droite dans plusieurs pays européens est devenu plus fort que la capacité de l’Organisation (OCI) à expliquer que l’extrême droite, qui (sic) déteste les musulmans, est devenue un levier dans les mains des hommes politiques. Il a ajouté que la montée de l’extrême droite par des élections est devenue une question qu’on ne peut pas contrecarrer compte tenu de la façon démocratique dont ces extrémistes accèdent à leur fonction. Il a souligné le référendum organisé en Suisse comme exemple qui a entraîné là-bas la suspension de la construction de minarets à la suite d’un vote des Suisses. »

En d’autres termes, l’OCI est maintenant à la recherche de soutiens de fonctionnaires non-élus au siège de l’Union européenne à Bruxelles pour promulguer une législation paneuropéenne du discours de haine pour limiter par décret ce que 500 millions de citoyens européens – y compris les hommes politiques démocratiquement élus – peuvent et ne peuvent pas dire à propos de l’islam.  

Il est certain que de nombreux pays européens qui sont dépourvus des protections du Premier Amendement comme aux États-Unis ont déjà promulgué des lois contre les discours haineux qui servent effectivement de procurations pour la législation universelle du blasphème que l’OCI cherche à imposer à l’Union européenne dans son ensemble.

En Autriche par exemple, une cour d’appel a confirmé en décembre 2011 la condamnation politiquement correcte d’Élisabeth Sabaditsch-Wolff, femme au foyer viennoise et militante anti-djihad, pour « dénigrement des croyances religieuses » après qu’elle eut donné une série de séminaires sur les dangers de l’islam radical. La décision a montré que si le judaïsme et le christianisme peuvent, dans l’Autriche postmoderne multiculturelle, être dénigrés en toute impunité, dire la vérité sur l’islam est soumis à des sanctions juridiques rapides et lourdes.

En Autriche également, Susanne Winter, une femme politique autrichienne membre du Parlement, a été condamné en janvier 2009 pour le « crime » de dire que « dans le système actuel » le prophète islamique Mahomet serait considéré comme « pédophile », en référence à son mariage avec Aïcha. Winter a été également reconnue coupable de « provocation » pour avoir dit que l’Autriche était confrontée à un « tsunami d’immigration islamique ». Winter a été condamnée à payer une amende de € 24.000 (31.000 $), et à une peine de prison avec sursis de trois mois.

Au Danemark, Lars Hedegaard, le président de la Société Free Press International, a été reconnu coupable en mai 2011 par un tribunal danois, de « discours de haine » pour avoir dit dans une interview enregistrée qu’il y avait une forte incidence des viols d’enfants et de violence domestique dans les zones où domine la culture musulmane.

Les commentaires de Hedegaard, qui a attiré l’attention sur les conditions de vie horrible de millions de femmes musulmanes, a violé l’article 266b tristement célèbre du code pénal du Danemark, une disposition fourre-tout que les élites danoises utilisent pour faire respecter les codes du discours politiquement correct. Hedegaard a fait appel de sa condamnation devant la Cour suprême danoise, où l’affaire est actuellement en instance.

Également au Danemark, Jesper Langballe, un politicien danois membre du Parlement, a été reconnu coupable d’incitation à la haine en décembre 2010 pour avoir dit que les crimes d’honneur et les abus sexuels se produisent dans des familles musulmanes.

La possibilité de prouver ses affirmations a été refusée à Langballe car en vertu du droit danois, peu importe de savoir si un énoncé est vrai ou faux. Tout ce qu’il faut pour une condamnation c’est que quelqu’un se sente offensé. Langballe a été immédiatement condamné à payer une amende de 5000 couronnes danoises (850 $) ou à dix jours de prison.

En Finlande, Jussi Halla-aho Kristian, un homme politique et commentateur bien connu, a été traduit en justice en mars 2009 sur les accusations de « provocation contre un groupe ethnique » et de « violation du caractère sacré de la religion » pour avoir dit que l’islam est une la religion de la pédophilie. Un tribunal d’Helsinki a ensuite abandonné l’accusation de blasphème mais a donné l’ordre à Halla-aho de payer une amende de 330 € (450 $) pour avoir semé le trouble sur un culte religieux. Outré par le rejet des accusations de blasphème par la Cour, le procureur public finlandais a fait appel devant la Cour suprême finlandaise où l’affaire est maintenant en cours de révision.

En France, le romancier Michel Houellebecq a été poursuivi en justice par les autorités islamiques des villes françaises de Paris et de Lyon pour avoir appelé l’islam « la religion la plus stupide » et pour avoir dit que le Coran est « mal écrit ». Au tribunal, Houellebecq (se prononce Wellbeck) a dit aux juges que bien qu’il n’avait jamais méprisé les musulmans, il n’avait que mépris pour l’Islam. Il a été acquitté en octobre 2002.

Toujours en France, Brigitte Bardot, la célèbre actrice qui s’est lancée dans la croisade pour les droits des animaux, a été condamné en juin 2008 pour « incitation à la haine raciale » après avoir exigé que les musulmans anesthésient les animaux avant de les abattre.

Aux Pays-Bas, Geert Wilders – chef du Parti hollandais de la liberté qui avait dénoncé la menace soulevée par les immigrés musulmans non assimilés pesant sur les valeurs occidentales – a récemment été acquitté des cinq accusations d’incitation à la haine religieuse contre les musulmans pour les commentaires critiques de l’islam qu’il a faits. Le verdict historique a mis fin à une odyssée juridique de deux ans hautement médiatisée.

Également aux Pays-Bas, Gregorius Nekschot, pseudonyme d’un dessinateur hollandais opposant déclaré à l’excision islamique des femmes et se moquant souvent du multiculturalisme néerlandais, a été arrêté à son domicile à Amsterdam en mai 2008 pour avoir dessiné des caricatures jugées offensantes pour les musulmans. Nekschot (qui signifie littéralement « balle dans le cou », méthode utilisée selon le dessinateur, par « les fascistes et les communistes pour se débarrasser de leurs adversaires ») a été libéré après 30 heures d’interrogatoire par les représentants de la loi hollandaise.

Nekschot a été inculpé pour huit caricatures qui « attribuent des qualités négatives à certains groupes de personnes » et comme telles sont insultantes et constituent des crimes de discrimination et de haine, conformément aux articles 137c et 137d du Code pénal néerlandais.

Dans une interview au quotidien néerlandais De Volkskrant, Nekschot a dit que c’était la première fois en 800 ans d’histoire de la satire aux Pays-Bas qu’un artiste était mis en prison. (Depuis cette interview a été retirée du site internet du journal). Bien que l’affaire contre Nekschot ait été rejetée en septembre 2010, il a mis fin à sa carrière de caricaturiste le 31 décembre 2011.

En Italie, la regrettée Oriana Fallaci, journaliste et auteur, a été traduite en justice pour avoir écrit que l’islam « apporte la haine, au lieu de l’amour et l’esclavage au lieu de la liberté ». En novembre 2002, un juge en Suisse, agissant sur un procès intenté par le Centre islamique de Genève, a émis un mandat d’arrêt contre Fallaci pour violation de l’article 261 du code pénal suisse ; le juge a demandé au gouvernement italien soit d’intenter des poursuites soit de l’extrader. Le ministère de la Justice italien a rejeté cette demande au motif que la Constitution italienne protège la liberté d’expression.

Mais en mai 2005, l’Union des communautés islamiques en Italie (UCOII) liée aux Frères musulmans, a déposé une plainte contre Fallaci l’accusant que « certaines des choses qu’elle dit dans son livre La Force de la Raison’ sont offensantes pour l’islam ». Un juge italien a ordonné un procès de Fallaci à Bergame sur les accusations de « diffamation de l’islam ». Fallaci est décédée d’un cancer en septembre 2006, quelques mois seulement après le début de son procès.

Soroen Kern

6 janvier 2012

http://www.stonegateinstitute.org/2734/criminalize-free-speech

Soeren Kern est Senior Fellow pour les relations transatlantiques au Grupo de Estudios Estratégicos / groupe stratégique d’études à Madrid.

Traduction de Jenny