1

Poitiers vu de la Russie : tenez bon, petits-enfants de Charles Martel

Les événements en France, comme on pouvait s’y attendre, n’ont pas eu une grande résonance dans les médias russes. Les médias qui ont daigné consacrer un article à l’action des jeunes à Poitiers sont stupéfiants de négligence, d’incompétence et d’incapacité (refus?) de comprendre le sujet. Le fait que l’expression de « pogrom anti-musulman » apparaisse sur des sites musulmans radicaux, par exemple, n’a pas besoin de commentaire. Mais voici que le terme «pogrom» est repris aussi par des canaux professionnels laïques. Et les blogs distillent à leur tour : pogrom, pogrom … Où est le pogrom?

Le Dictionnaire des Sciences Humaines donne la définition suivante d’un pogrom: « civiq.  Désordres [de la foule], appels à la violence  sur une minorité ethnique ou confessionelle. En général, les pogroms ont lieu du fait de la passivité de la part des autorités ou même avec leurs encouragements tacites ». La connivence des autorités ? Un comble. Sur toutes les vidéos – les rangées de gardiens de l’ordre expérimentés cernent l’édifice inachevé de la mosquée, sur le toit duquel, se tenant par la main, amicalement, les jeunes français de « Génération Identitaire » déclament leurs mots d’ordre tout à fait civilisés. Juste une opposition. La population s’oppose aux pouvoirs , sème un petit quelque chose contre leur volonté.  Oh, ne criez pas « au pogrom » ! Outre la définition du dictionnaire, ce mot évoque à l’imagination d’autres associations : verre brisé, duvet d’oreillers déchirés, pillage, violence contre les femmes et les enfants … Assassinats, entre autres choses. Il y eut-il quoi que ce soit de tel ? Que Dieu ait pitié ! Occupation d’un bâtiment inachevé, à la construction de laquelle objectent des citoyens? Voilà vraiment un pogrom en tant que pogrom. Pourquoi alors personne n’a appelé « pogroms » la prise de force par des illégaux (je souligne, étrangers en situation irrégulière, non des citoyens) de deux églises catholiques de Paris? Parce que.

Qui manipule sciemment le terme, qui est authentiquement benêt – la question n’est pas très intéressante. Encore plus lamentable – presque personne ne s’est attaché à investiger sur le fond culturel et historique. Presque tous à la hâte marmottent  » la ville de Poitiers dans l’ouest de la France. » Pourquoi là, pourquoi de nombreux résistants en arrivent à ce degré à dessein ? Seuls quelques sources mineures parlent quelque peu de Charles Martel. Quoi qu’il en soit, voici le point essentiel. Ce n’est pas n’importe où, mais précisément à Poitiers, qu’a eu lieu la bataille qui décida du destin de l’Europe occidentale. De même qu’à  Koulikovo (1) eu lieu la bataille qui décida du destin de la Russie. Et ces deux batailles, d’aucuns tentent aujourd’hui de les couvrir d’une interprétation politiquement correcte. Ou tout simplement de les glisser sous une lorgnette inversée honteuse : ainsi à maintes reprises il nous est donné une représentation réduite de la dimension de ces évènements. Afin de ne pas offenser « les citoyens comme les autres que nous sommes, qui avons toujours vécu ici. ».  Réduite au plus bas du dessous.

Construire une mosquée à Poitiers –  c’est exactement comme en construire une dans la plaine de Koulikovo.

Sans ces deux batailles nous ne serions pas nous,  pas notre civilisation.

Avec un senttiment d’anxiété, j’ai lu récemment le nouvel excellent livre de Julia Voznesenskaïa « Le miracle d’Edessa » … Quelle merveilleuse lumière resplendit jadis, au premier siècle après Jésus-Christ, à l’Orient chrétien!  Que reste-t-de toi Edessa? Elle n’est plus. Elle ne serait pas nous, avec nos sciences, avec nos musique et littérature issus de chair et de sang.

Qu’ont déclaré ces jeunes hommes, dont trois, selon les informations pour le moment, ont été arrêté? Au nom de leur génération, ils « refusent d’observer la disparition de notre peuple. » Ils refusent d’être les «Indiens de l’Europe ».  Image très significative, très à propos, entrée ces derniers temps dans le vocabulaire politique. Difficile d’en débattre, car comment a tourné l’hospitalité indienne, nous nous en gardons un souvenir fort depuis les bancs de l’école. « Nous n’avons pas besoin de plus d’immigration non européenne » – a dit cette jeunesse – et il n’est pas besoin de nouvelles mosquées sur notre sol. Depuis le début de l’émigration massive en provenance d’Afrique en 1974, il n’a jamais été demandé au peuple français si nous la voulions. La migration change radicalement le visage du pays – 43% des habitants de Paris de la tranche d’âge 18-50 ont une ascendance étrangère, selon les dernières statistiques de l’INSEE.

Eh bien, tout ceci est entièrement raisonnable. Laissons nos clowns professionnels crier au «racisme». Leur culbute nous amusera en particulier au vu de la vidéo où apparaissent clairement parmi les jeunes gens, des adolescents à la peau noire.  Sur quoi reste-t-il alors à pleurer ?  Sur l’ « insulte aux sentiments religieux ».

Mais les sentiments de sentiment, et la foi chaque peuple a le droit de les choisir sur sa propre terre.

Et puis – inévitablement et malheureusement – un argument monte, qui guide en Russie non pas des clowns, mais souvent les gens tout à fait convenables. Sachez que c’est «  à nous» que le mahométisme est venu, et « nous» l’indigène. Car jamais – à l’aune des paramètres officiels d’aujourd’hui – il n’y eût en Russie ni de peuple souverain ni de religion titulaire. Il n’y en eu pas, et point. Pas de virgule ! Aujourd’hui le pouvoir soviétique n’est pas dans la cour – et tout ce qui ne répond pas à nos notions sur les paramètres de pensée saine, nous avons le droit de le contester.

Islam a été présent en Russie non pas «toujours», mais oui, depuis assez longtemps, de ne pas pouvoir ne pas en tenir compte. Mais avec un caractère essentiel. Il était sur des territoires islamiques annexés par la Russie. En fait, dans les villes russes proprement dites, l’islam existait seulement comme diaspora. Pour le XX siècle sans religion, au milieu des peuples historiquement chrétiens s’intégrait seulement la population historiquement musulmane des Tatars. Et maintenant, encore une fois – une spirale religieuse retourne le monde. Avec quelle extrême prudence est-il nécessaire d’aborder la question de tous les processus migratoires, à la fois internes et externes!

Mais si le processus de migration interne  est un problème complexe, dépassant l’objet du présent article,  pour l’extérieur, au contraire, tout est simple. L’Asie centrale, semble-t-il, est libérée du joug néfaste de notre occupation ? Je suis content pour elle, d’une telle liberté. Mais pour ce qui est des politiques d’immigration, de laisser entrer des millions de citoyens étrangers non désirés par nous, quelqu’un doit réserver la réponse pour nous à l’avenir.

Les mosquées dans le pays sont suffisantes pour les besoins religieux des citoyens russes qui professent la foi musulmane. De nouvelles constructions par des ressortissants d’Asie centrale, en nombre constamment croissant, non seulement abaissent les conditions de sécurité et sanitaires dans les villes, mais menacent dans une brève perspective l’équilibre historique dans le pays.

Et c’est ce même jour, qu’arriva un autre, un fabuleux un événement: la plus grande autorité sunnite, le Cheikh Yusuf Qaradawi a inversé les chiffres, pas en changeant spécialement la somme pour les terroristes, mais en revanche, en dépit de l’arithmétique, en changeant considérablement la donne pour nous. En tant que « Grand Satan » le monde islamique a toujours vénéré les Etats-Unis, nous comptons seulement comme petit Satan. Mais dorénavant, le «grand Satan» va être la Russie (2). Avec Qaradawi, qui en son genre, à propos, n’est pas moins fan d’Adolf Hitler que certains de nos fanatiques combattants l’islam à Moscou, nous avons rattrapé et dépassé l’Amérique en un éternuement. Et quelqu’un sait-il, ce que cela signifie pour nous?  La Terreur, mon cher.

La vague de protestations contre l’islamisation – est un processus européen. Des résidents du quartier de Mitino (3) qui protestaient contre la construction de mosquées à Moscou, sont préoccupés par les mêmes choses que les Français à Poitiers. Heureusement, les habitants de Mitino ont été entendus. Les résistants à Poitiers ont recours à une forme démonstrative de protestation uniquement à défaut d’espoir d’un dialogue constructif. Ainsi, les trois enfants ont été placés en détention. Comme les astres se meuvent,  voici que mes lignes ne seront pas seulement lues par les nôtres, mais aussi par les lecteurs français. Malgré les lois du genre,  il est maintenant impossible de ne pas dire:  tenez les garçons !  Tenez bon,  petits-fils de Charles Martel!

Elena Tchoudinova

Traduction Elisseievna

Notes de la traduction :

(1)     La bataille de Koulikovo le 21 septembre 1380, menée par Dimitri IV Donskoï, a été le début de la libération de la Russie du joug de la Horde d’or, c’est-à-dire des mongols musulmans qui envahirent en 1238-1240 toute la Russie sauf Pskov et Nijni-novgorod.  Moscou ne sera libérée qu’en 1480 par Ivan III.

(2)     http://www.israel-flash.com/2012/10/video-qaradawi-les-russes-et-les-iraniens-sont-nos-ennemis/#axzz2AD8GtuGK  «  Les Russes sont les ennemis de l’Islam, et des musulmans, Les Iraniens, parce qu’ils veulent rétablir leur empire perse, sont les ennemis des musulmans sunnites. »

(3)     Un millier d’habitants de Mitino, au nord ouest de Moscou, ont manifesté contre la construction d’une mosquée : elle a été annulée en septembre 2012.




Je me souviens du Père Daniel Sissoiev, assassiné par les islamistes il y a plus d'un an

Je me souviens très bien tous les détails de ma dernière rencontre avec le Père Daniel Sissoiev. Nous avons été invités une émission de télévision intitulée « Regard russe sur l’islam » (1). Le thème était l’islamisation de Moscou, et plus précisément – l’importation de main-d’œuvre bon marché à Moscou en provenance de pays musulmans. L’islamologue Roman Silantiev, auteur de l’ouvrage «L’histoire récente de l’Islam en Russie » ( livre dont la publication avait déclenché une tempête considérable), jouait le role de troisième adversaire de l’islamisation.

Ce jour, où nous nous sommes rencontrés pour la dernière fois tous les trois, Roman l’a rappelé dans une interview récente :

« Une fois que nous, le Père Daniel,  Elena Tchoudinova, auteur de  » La mosquée Notre-Dame-de-Paris « , et moi, sommes revenus après l’émission de télévision, nous avons discuté sur le point de savoir lequel d’entre nous pourrait être tué en premier, – dit-il dans une interview avec « MK ». – Nous avons décidé que ce serait probablement le père de Daniel. Et c’est arrivé. « 

Oui, comme si c’était hier. Une soirée sombre à Moscou, la vieille voiture délabrée du Père Daniel, lui au volant, moi et Roman sur la banquette arrière. Comme nous avions ri gaiement, en discutant qui de nous deux serait tué en premier! Non pas parce que nous pensions d’une telle conversation était une blague, oh, non! Seulement mes deux amis ce jour là étaient si jeunes – un peu plus de trente ans, et la jeunesse est toujours brave. Je vais être plus âgée, l’état d’esprit de mes interlocuteurs se répercutait sur moi.

Et maintenant, après un an et demi après l’assassinat de père Daniel, les musulmans menacent Roman Silantiev. Mais si en France il aurait pu demander aux autorités de lui fournir une protection, en Russie un telle demande serait ridicule. Chez nous, il a été officiellement estimé que « l’islam – est une religion de paix et d’amour », et les meurtriers et terroristes «  n’ont ni religion ni nationalité. »

Mais toute notre vulnérabilité face à l’agression de l’Islam peut être ressentie  dans le cas de Roman Silantyev,  un scientifique, et dans mon cas d’écrivain. Alors que pour le Père Daniel, aucune question de protection, de toute façon ne pouvait se poser. Il était un missionnaire. Un missionnaire est  toujours sans défense, sinon il n’est pas missionnaire. Il alla dans tous, mêmes les plus agressifs des rassemblements de masse des musulmans, et passa des heures à discuter avec eux.

Des dizaines de musulmans sont devenus chrétiens, à cause de son travail de missionnaire. Afin de protéger les nouveaux chrétiens de l’agression de leurs proches, il a fondé l’association des Tatars orthodoxes.

Ce n’est pas un secret que beaucoup de filles d’Europe, ignorant les différences entre civilisations, épousent des musulmans. Le réveil s’avère régulièrement cruel. Pour protéger les jeunes filles d’une erreur fatale, le père de Daniel, a écrit le livre « Mariage avec un musulman. »  Ils ont tenté de payer pour lui intenter un procès.

Livres, conférences vidéo, les apparitions publiques – dans ses actions de missionnaire, le Père Daniel était absolument infatigable. Je pense que l’énergie lui venait de l’amour, l’amour du prochain, qui le remplissait complètement. Dans ma vie, je n’ai jamais rencontré une autre personne qui ait aussi littéralement suivi  la maxime : «ne déteste pas le pécheur, mais son péché. » Dans les musulmans, il ne voit pas des ennemis, mais des gens égarés qui doivent être sauvés de la captivité de leurs illusions. Même dans la wahhabite tachée de sang, il n’a pas exclu la possibilité de repentir. Je me souviens de lui me racontant que toute une journée il pouvait discuter avec un wahhabite – et encore savoir le faire changer d’avis.

Et encore, je rappelle de la dernière réunion… Nos adversaires lors de l’émission de télévision ont été Maxime Shevchenko, animateur dans des institutions gouvernementales (suspect pour beaucoup d’être secrètement musulman),  et l’islamiste extrémiste Heidar Jemal. Sur le dernier, je dirai en particulier que je suis fatiguée d’écrire et de parler sur la question de savoir pourquoi, des gens associés à des terroristes vivent tranquillement à Moscou, distribuent leurs commentaires à la presse, apparaisent  dans des émissions de télévision. Pourquoi il n’est même pas inquiété par le bureau du procureur. ( Pourtant ce Maxim Shevchenko est connecté à des terroristes). Et ce Jamal, fortement perché sur une chaise sous la lueur de l’éclairage de la télévision, a regardé toute la journée avec colère en direction du Père Daniel, qui a parlé, comme toujours sincèrement et passionnément …
« Vous allez rire, mais les musulmans ont une fois de plus promis de me tuer » écrivait le Père Daniel  peu avant sa mort, sur son blog  – Mais Dieu ne donnera pas, l’islam ne mangera. »  [C’est la reprise d’un proverbe russe : «Dieu ne donnera pas, le cochon ne mange pas. » Note de Elena Tchoudinova].  Et cependant  je demande des prières.  »

En novembre 2009, à Moscou, il y a eu une grave épidémie de la grippe. Beaucoup de Moscovites sont allés dans les pharmacies pour des masques de gaze pharmaceutiques. Par conséquent, personne ne fut surpris qu’un homme soit venu dans la soirée du 19 novembre dans l’église de Saint-Thomas de Kantemirovskaya, avec un masque bleu de chimiste, ne laissant d’ouverture que pour les yeux.
Le Père Daniel, en habits, allait prêcher aux paroissiens. Le temple résonnait encore des chants.
« Sissoiev? » – lui demanda, en barrant le chemin, l’homme masqué. Il parlait avec un fort accent caucasien.
« Oui, c’est moi » – a répondu calmement son père Daniel.

En réponse, des tirs ont retenti. Dans la nuit du 20 novembre,  le Père Daniel, n’a jamais repris conscience, et est mort sur la table d’opération.

Pour la première fois depuis l’époque communiste, depuis la Terreur Rouge à Moscou, en Russie, était assassiné un prêtre, parfaitement droit envers l’église, dans l’accomplissement de ses devoirs religieux.  Cet assassinat, bien sûr, avait un caractère démonstratif, était une action dissuasive pour d’autres missionnaires.
L’assassin, l’exécuteur, a été retrouvé à Makhatchkala et tué lors de l’arrestation, mais il est impossible de considérer l’assassinat comme résolu. Le commanditaire est resté impuni.
Après lui, le père Daniel a laissé sa femme et ses trois petites filles.  Le jour de l’assassinat, le prêtre avait 35 ans.Qu’est-ce que je peux dire au sujet de son père Daniel? Il n’était pas quelque personne idéale, comme cela pourrait  apparaître à travers mes lignes. Il était têtu – parfois dans l’erreur, et toujours restait sur ses positions. Quelquefois ses jugements étaient hâtifs. Mais une chose chez lui était certaine – sa foi sincère et sa préparation à mourir pour ses convictions.

 » Alors, il était un fanatique, non moins que les musulmans, qui l’ont tué! » – disent parfois les gens non croyants.
Oui, peut-être, un fanatique. Mais il y a une différence entre un zélote fanatique chrétien et un fanatique musulman. Un chrétien est prêt à mourir pour son Dieu, mais un musulman est prêt, pour lui, à tuer.

C’est une différence fondamentale entre nos civilisations, construites sur des religions résolument différentes.
L’histoire de l’assassinat du Père Daniel Sissoiev – est une preuve de plus que, entre notre monde et le monde islamique, il ne peut y avoir rien de commun.

Elena Tchoudinova
Moscou
(Traduction par Elisseievna qui remercie les croyants qui l’ont aidée et se reconnaîtront)
(1)    L’émission est visible en vidéo ici : http://www.youtube.com/watch?v=McloHaDW3IA (partie 1)
http://www.youtube.com/watch?v=sOD3C9ExPOQ&feature=related (2)
http://www.youtube.com/watch?v=Kja8GYY9NNE&feature=related (3)
http://www.youtube.com/watch?v=jKEvW8r_whE&feature=related (4)
http://www.youtube.com/watch?v=zKPrLTyYa0c&feature=related
(5) http://www.youtube.com/watch?v=hOhsSdNLLUA&feature=related (6)
http://www.youtube.com/watch?v=x6k7rZ5isHM&feature=related (7)
Отец Даниил Сысоев – убитый миссионер
Я очень хорошо запомнила все детали последней моей встречи с отцом Даниилом Сысоевым. Нас пригласили выступить по телевиденью. Темой передачи была исламизация Москвы, а еще точнее – ввоз в Москву дешевой рабочей силы из мусульманских стран. В роли третьего противника исламизации пригласили исламоведа Романа Силантьева, автора исследования «Новейшая история ислама в России» (публикация этой книги вызвала немалую бурю).
Кстати, об этом дне, о том, как мы последний раз встречались втроем, буквально на днях вспомнил и Роман.
«Однажды мы — отец Даниил, Елена Чудинова, автор книги “Мечеть парижской Богоматери”, и я — возвращались после эфира телепередачи “Русский взгляд на ислам” и обсуждали, кого из нас могут убить первым. – Сказал он в своем интервью газете «МК». – Решили, что скорее всего именно отца Даниила. Так и получилось».
Да, словно вчера это было. Вечерняя темная Москва, старый и обшарпанный автомобиль отца Даниила, сам отец Даниил за рулем, мы с Романом на заднем сиденье. Как весело мы смеялись, обсуждая, кого из нас убьют первым! Не потому, что считали такой разговор шуткой, о, нет! Просто оба моих друга были в тот день так молоды – едва за тридцать лет, а молодость всегда отважна. Я буду постарше, но и мне передалось настроение моих собеседников.
А сегодня, спустя полтора года после убийства отца Даниила, мусульмане угрожают Роману Силантьеву. Но если во Франции он мог бы потребовать, чтобы власти предоставили охрану, в России об этом даже смешно просить. У нас официально считается, что «ислам – религия мира и любви», а убийцы и террористы никогда «не имеют ни религии, ни национальности».
Но полной нашей незащищенностью перед агрессией ислама можно возмущаться в случае Романа Силантьева, ученого, в моем случае, случае писателя.
А отец Даниил ни о какой охране в любом случае не стал бы просить. Он был миссионер. А миссионер – всегда беззащитен, иначе это не миссионер. Он шел в любые, самые агрессивные, массовые собрания мусульман и часами спорил с ними.
Десятки мусульман, ставших христианами, на его миссионерском счету. Для того, чтобы уберечь новых христиан от агрессии их родственников, он основал «Общество православных татар».
Не секрет, что многие европейские девушки, не подозревая о цивилизационных различиях, выходят замуж за мусульман. Прозрение бывает, как правило, жестоким. Чтобы уберечь девушек от роковой ошибки, отец Даниил написал книгу «Брак с мусульманином». Его пытались отдать за нее под суд.
Книги, видеолекции, публичные выступления – в своей миссионерской деятельности отец Даниил был совершенно неутомим. Думаю, что энергию давала ему та любовь, любовь к ближнему, что наполняла его полностью. В своей жизни я не встречала другого человека, который бы столь буквально следовал максиме «ненавижу не грешника, а его грех». В мусульманах он видел не врагов, а заблудших людей, которых надлежит вызволить из плена их заблуждений. В самом обагренном кровью ваххабите он не исключал возможность раскаянья. Помню, он рассказывал мне, как сутки напролет спорил с одним ваххабитом – и все-таки сумел его переубедить.
И снова вспоминается мне та последняя встреча… Нашими оппонентами на той телепередаче были – вхожий во властные институты шоумен Максим Шевченко (многие подозревают, что он – тайный мусульманин) и исламский экстремист Гейдар Джемаль. О последнем скажу особо – я устала уже писать и говорить о том, почему человек, связанный с террористами, спокойно живет в Москве, раздает комментарии прессе, выступает в телепередачах? Почему его даже не беспокоит прокуратура? (Связан с террористами, впрочем, и Максим Шевченко). И вот Джемаль, грузно взгромоздившись на стул под ярким светом телевизионных осветительных приборов, злобно смотрел в тот день на отца Даниила, который говорил как всегда искренне и горячо…
«Вы будете смеяться, но мусульмане опять обещают меня убить. – Незадолго до своей смерти написал отец Даниил в Живом Журнале. – Но Бог не выдаст, ислам не съест. (Это переделка русской пословицы «Бог не выдаст, свинья не съест».ЕЧ) А впрочем прошу молитв».
В ноябре 2009 года в Москве была тяжелая эпидемия гриппа. Многие москвичи выходили в те дни из дому в аптечных марлевых масках. Поэтому никого не удивило, что человек, зашедший вечером 19 ноября в храм апостола Фомы на Кантемировской, был в голубой аптечной маске, оставляющей открытыми только глаза.
Отец Даниил, в облачении, шел исповедовать прихожан. В храме еще звучало пение.
«Сысоев?» – спросил, заступив ему дорогу, человек в маске. Он говорил с сильным кавказским акцентом.
«Да, это я», – спокойно ответил отец Даниил.
Ответом прозвучали выстрелы. В ночь на 20 ноября отец Даниил, не приходя в сознание, умер на операционном столе.
Впервые с коммунистических времен, со времен красного террора, в Москве, в России, произошло убийство священника, совершенное прямо в церкви, при исполнении религиозных обязанностей.
Это убийство, безусловно, носило демонстративный характер, было акцией устрашения для других миссионеров.
Убийца, исполнитель, был найден в Махачкале и убит при задержании, но назвать убийство раскрытым нельзя. Ведь заказчик остался безнаказанным.
После отца Даниила осталась жена с тремя маленькими дочерьми. В день убийства священнику было 35 лет.
Что еще могу я сказать об отце Данииле? Он не был таким уж идеальным человеком, каким может предстать из моих строк. Он был упрям – иной раз и ошибался, а все равно стоял на своем. Иногда был поспешен в своих суждениях. Но одно в нем было несомненно – искренняя вера и готовность погибнуть за свои убеждения.
«Так он был фанатик, не меньше, чем мусульмане, его убившие!»  – иной раз говорят мне люди неверующие.
Да, быть может и фанатик. Но есть одно различие между христианским фанатиком и фанатиком ислама. Христианин готов умереть за своего Бога, а мусульманин за своего – убить.
В этом базовое различие наших цивилизаций, выстроенных на решительно различных религиях.
История убийства отца Даниила Сысоева – еще одно доказательство тому, что между нашим миром и миром ислама нет и не может быть ничего общего.
Елена Чудинова
Москва




Je me souviens du Père Daniel Sissoiev, assassiné par les islamistes il y a plus d’un an

Je me souviens très bien tous les détails de ma dernière rencontre avec le Père Daniel Sissoiev. Nous avons été invités une émission de télévision intitulée « Regard russe sur l’islam » (1). Le thème était l’islamisation de Moscou, et plus précisément – l’importation de main-d’œuvre bon marché à Moscou en provenance de pays musulmans. L’islamologue Roman Silantiev, auteur de l’ouvrage «L’histoire récente de l’Islam en Russie » ( livre dont la publication avait déclenché une tempête considérable), jouait le role de troisième adversaire de l’islamisation.

Ce jour, où nous nous sommes rencontrés pour la dernière fois tous les trois, Roman l’a rappelé dans une interview récente :

« Une fois que nous, le Père Daniel,  Elena Tchoudinova, auteur de  » La mosquée Notre-Dame-de-Paris « , et moi, sommes revenus après l’émission de télévision, nous avons discuté sur le point de savoir lequel d’entre nous pourrait être tué en premier, – dit-il dans une interview avec « MK ». – Nous avons décidé que ce serait probablement le père de Daniel. Et c’est arrivé. « 

Oui, comme si c’était hier. Une soirée sombre à Moscou, la vieille voiture délabrée du Père Daniel, lui au volant, moi et Roman sur la banquette arrière. Comme nous avions ri gaiement, en discutant qui de nous deux serait tué en premier! Non pas parce que nous pensions d’une telle conversation était une blague, oh, non! Seulement mes deux amis ce jour là étaient si jeunes – un peu plus de trente ans, et la jeunesse est toujours brave. Je vais être plus âgée, l’état d’esprit de mes interlocuteurs se répercutait sur moi.

Et maintenant, après un an et demi après l’assassinat de père Daniel, les musulmans menacent Roman Silantiev. Mais si en France il aurait pu demander aux autorités de lui fournir une protection, en Russie un telle demande serait ridicule. Chez nous, il a été officiellement estimé que « l’islam – est une religion de paix et d’amour », et les meurtriers et terroristes «  n’ont ni religion ni nationalité. »

Mais toute notre vulnérabilité face à l’agression de l’Islam peut être ressentie  dans le cas de Roman Silantyev,  un scientifique, et dans mon cas d’écrivain. Alors que pour le Père Daniel, aucune question de protection, de toute façon ne pouvait se poser. Il était un missionnaire. Un missionnaire est  toujours sans défense, sinon il n’est pas missionnaire. Il alla dans tous, mêmes les plus agressifs des rassemblements de masse des musulmans, et passa des heures à discuter avec eux.

Des dizaines de musulmans sont devenus chrétiens, à cause de son travail de missionnaire. Afin de protéger les nouveaux chrétiens de l’agression de leurs proches, il a fondé l’association des Tatars orthodoxes.

Ce n’est pas un secret que beaucoup de filles d’Europe, ignorant les différences entre civilisations, épousent des musulmans. Le réveil s’avère régulièrement cruel. Pour protéger les jeunes filles d’une erreur fatale, le père de Daniel, a écrit le livre « Mariage avec un musulman. »  Ils ont tenté de payer pour lui intenter un procès.

Livres, conférences vidéo, les apparitions publiques – dans ses actions de missionnaire, le Père Daniel était absolument infatigable. Je pense que l’énergie lui venait de l’amour, l’amour du prochain, qui le remplissait complètement. Dans ma vie, je n’ai jamais rencontré une autre personne qui ait aussi littéralement suivi  la maxime : «ne déteste pas le pécheur, mais son péché. » Dans les musulmans, il ne voit pas des ennemis, mais des gens égarés qui doivent être sauvés de la captivité de leurs illusions. Même dans la wahhabite tachée de sang, il n’a pas exclu la possibilité de repentir. Je me souviens de lui me racontant que toute une journée il pouvait discuter avec un wahhabite – et encore savoir le faire changer d’avis.

Et encore, je rappelle de la dernière réunion… Nos adversaires lors de l’émission de télévision ont été Maxime Shevchenko, animateur dans des institutions gouvernementales (suspect pour beaucoup d’être secrètement musulman),  et l’islamiste extrémiste Heidar Jemal. Sur le dernier, je dirai en particulier que je suis fatiguée d’écrire et de parler sur la question de savoir pourquoi, des gens associés à des terroristes vivent tranquillement à Moscou, distribuent leurs commentaires à la presse, apparaisent  dans des émissions de télévision. Pourquoi il n’est même pas inquiété par le bureau du procureur. ( Pourtant ce Maxim Shevchenko est connecté à des terroristes). Et ce Jamal, fortement perché sur une chaise sous la lueur de l’éclairage de la télévision, a regardé toute la journée avec colère en direction du Père Daniel, qui a parlé, comme toujours sincèrement et passionnément …

« Vous allez rire, mais les musulmans ont une fois de plus promis de me tuer » écrivait le Père Daniel  peu avant sa mort, sur son blog  – Mais Dieu ne donnera pas, l’islam ne mangera. »  [C’est la reprise d’un proverbe russe : «Dieu ne donnera pas, le cochon ne mange pas. » Note de Elena Tchoudinova].  Et cependant  je demande des prières.  »

En novembre 2009, à Moscou, il y a eu une grave épidémie de la grippe. Beaucoup de Moscovites sont allés dans les pharmacies pour des masques de gaze pharmaceutiques. Par conséquent, personne ne fut surpris qu’un homme soit venu dans la soirée du 19 novembre dans l’église de Saint-Thomas de Kantemirovskaya, avec un masque bleu de chimiste, ne laissant d’ouverture que pour les yeux.
Le Père Daniel, en habits, allait prêcher aux paroissiens. Le temple résonnait encore des chants.
« Sissoiev? » – lui demanda, en barrant le chemin, l’homme masqué. Il parlait avec un fort accent caucasien.
« Oui, c’est moi » – a répondu calmement son père Daniel.

En réponse, des tirs ont retenti. Dans la nuit du 20 novembre,  le Père Daniel, n’a jamais repris conscience, et est mort sur la table d’opération.

Pour la première fois depuis l’époque communiste, depuis la Terreur Rouge à Moscou, en Russie, était assassiné un prêtre, parfaitement droit envers l’église, dans l’accomplissement de ses devoirs religieux.  Cet assassinat, bien sûr, avait un caractère démonstratif, était une action dissuasive pour d’autres missionnaires.

L’assassin, l’exécuteur, a été retrouvé à Makhatchkala et tué lors de l’arrestation, mais il est impossible de considérer l’assassinat comme résolu. Le commanditaire est resté impuni.

Après lui, le père Daniel a laissé sa femme et ses trois petites filles.  Le jour de l’assassinat, le prêtre avait 35 ans.Qu’est-ce que je peux dire au sujet de son père Daniel? Il n’était pas quelque personne idéale, comme cela pourrait  apparaître à travers mes lignes. Il était têtu – parfois dans l’erreur, et toujours restait sur ses positions. Quelquefois ses jugements étaient hâtifs. Mais une chose chez lui était certaine – sa foi sincère et sa préparation à mourir pour ses convictions.

 » Alors, il était un fanatique, non moins que les musulmans, qui l’ont tué! » – disent parfois les gens non croyants.
Oui, peut-être, un fanatique. Mais il y a une différence entre un zélote fanatique chrétien et un fanatique musulman. Un chrétien est prêt à mourir pour son Dieu, mais un musulman est prêt, pour lui, à tuer.

C’est une différence fondamentale entre nos civilisations, construites sur des religions résolument différentes.
L’histoire de l’assassinat du Père Daniel Sissoiev – est une preuve de plus que, entre notre monde et le monde islamique, il ne peut y avoir rien de commun.

Elena Tchoudinova

Moscou

(Traduction par Elisseievna qui remercie les croyants qui l’ont aidée et se reconnaîtront)

(1)    L’émission est visible en vidéo ici : http://www.youtube.com/watch?v=McloHaDW3IA (partie 1)

http://www.youtube.com/watch?v=sOD3C9ExPOQ&feature=related (2)

http://www.youtube.com/watch?v=Kja8GYY9NNE&feature=related (3)

http://www.youtube.com/watch?v=jKEvW8r_whE&feature=related (4)

http://www.youtube.com/watch?v=zKPrLTyYa0c&feature=related

(5) http://www.youtube.com/watch?v=hOhsSdNLLUA&feature=related (6)

http://www.youtube.com/watch?v=x6k7rZ5isHM&feature=related (7)

Отец Даниил Сысоев – убитый миссионер

Я очень хорошо запомнила все детали последней моей встречи с отцом Даниилом Сысоевым. Нас пригласили выступить по телевиденью. Темой передачи была исламизация Москвы, а еще точнее – ввоз в Москву дешевой рабочей силы из мусульманских стран. В роли третьего противника исламизации пригласили исламоведа Романа Силантьева, автора исследования «Новейшая история ислама в России» (публикация этой книги вызвала немалую бурю).

Кстати, об этом дне, о том, как мы последний раз встречались втроем, буквально на днях вспомнил и Роман.

«Однажды мы — отец Даниил, Елена Чудинова, автор книги “Мечеть парижской Богоматери”, и я — возвращались после эфира телепередачи “Русский взгляд на ислам” и обсуждали, кого из нас могут убить первым. – Сказал он в своем интервью газете «МК». – Решили, что скорее всего именно отца Даниила. Так и получилось».

Да, словно вчера это было. Вечерняя темная Москва, старый и обшарпанный автомобиль отца Даниила, сам отец Даниил за рулем, мы с Романом на заднем сиденье. Как весело мы смеялись, обсуждая, кого из нас убьют первым! Не потому, что считали такой разговор шуткой, о, нет! Просто оба моих друга были в тот день так молоды – едва за тридцать лет, а молодость всегда отважна. Я буду постарше, но и мне передалось настроение моих собеседников.

А сегодня, спустя полтора года после убийства отца Даниила, мусульмане угрожают Роману Силантьеву. Но если во Франции он мог бы потребовать, чтобы власти предоставили охрану, в России об этом даже смешно просить. У нас официально считается, что «ислам – религия мира и любви», а убийцы и террористы никогда «не имеют ни религии, ни национальности».

Но полной нашей незащищенностью перед агрессией ислама можно возмущаться в случае Романа Силантьева, ученого, в моем случае, случае писателя.

А отец Даниил ни о какой охране в любом случае не стал бы просить. Он был миссионер. А миссионер – всегда беззащитен, иначе это не миссионер. Он шел в любые, самые агрессивные, массовые собрания мусульман и часами спорил с ними.

Десятки мусульман, ставших христианами, на его миссионерском счету. Для того, чтобы уберечь новых христиан от агрессии их родственников, он основал «Общество православных татар».

Не секрет, что многие европейские девушки, не подозревая о цивилизационных различиях, выходят замуж за мусульман. Прозрение бывает, как правило, жестоким. Чтобы уберечь девушек от роковой ошибки, отец Даниил написал книгу «Брак с мусульманином». Его пытались отдать за нее под суд.

Книги, видеолекции, публичные выступления – в своей миссионерской деятельности отец Даниил был совершенно неутомим. Думаю, что энергию давала ему та любовь, любовь к ближнему, что наполняла его полностью. В своей жизни я не встречала другого человека, который бы столь буквально следовал максиме «ненавижу не грешника, а его грех». В мусульманах он видел не врагов, а заблудших людей, которых надлежит вызволить из плена их заблуждений. В самом обагренном кровью ваххабите он не исключал возможность раскаянья. Помню, он рассказывал мне, как сутки напролет спорил с одним ваххабитом – и все-таки сумел его переубедить.

И снова вспоминается мне та последняя встреча… Нашими оппонентами на той телепередаче были – вхожий во властные институты шоумен Максим Шевченко (многие подозревают, что он – тайный мусульманин) и исламский экстремист Гейдар Джемаль. О последнем скажу особо – я устала уже писать и говорить о том, почему человек, связанный с террористами, спокойно живет в Москве, раздает комментарии прессе, выступает в телепередачах? Почему его даже не беспокоит прокуратура? (Связан с террористами, впрочем, и Максим Шевченко). И вот Джемаль, грузно взгромоздившись на стул под ярким светом телевизионных осветительных приборов, злобно смотрел в тот день на отца Даниила, который говорил как всегда искренне и горячо…

«Вы будете смеяться, но мусульмане опять обещают меня убить. – Незадолго до своей смерти написал отец Даниил в Живом Журнале. – Но Бог не выдаст, ислам не съест. (Это переделка русской пословицы «Бог не выдаст, свинья не съест».ЕЧ) А впрочем прошу молитв».

В ноябре 2009 года в Москве была тяжелая эпидемия гриппа. Многие москвичи выходили в те дни из дому в аптечных марлевых масках. Поэтому никого не удивило, что человек, зашедший вечером 19 ноября в храм апостола Фомы на Кантемировской, был в голубой аптечной маске, оставляющей открытыми только глаза.

Отец Даниил, в облачении, шел исповедовать прихожан. В храме еще звучало пение.

«Сысоев?» – спросил, заступив ему дорогу, человек в маске. Он говорил с сильным кавказским акцентом.

«Да, это я», – спокойно ответил отец Даниил.

Ответом прозвучали выстрелы. В ночь на 20 ноября отец Даниил, не приходя в сознание, умер на операционном столе.

Впервые с коммунистических времен, со времен красного террора, в Москве, в России, произошло убийство священника, совершенное прямо в церкви, при исполнении религиозных обязанностей.

Это убийство, безусловно, носило демонстративный характер, было акцией устрашения для других миссионеров.

Убийца, исполнитель, был найден в Махачкале и убит при задержании, но назвать убийство раскрытым нельзя. Ведь заказчик остался безнаказанным.

После отца Даниила осталась жена с тремя маленькими дочерьми. В день убийства священнику было 35 лет.

Что еще могу я сказать об отце Данииле? Он не был таким уж идеальным человеком, каким может предстать из моих строк. Он был упрям – иной раз и ошибался, а все равно стоял на своем. Иногда был поспешен в своих суждениях. Но одно в нем было несомненно – искренняя вера и готовность погибнуть за свои убеждения.

«Так он был фанатик, не меньше, чем мусульмане, его убившие!»  – иной раз говорят мне люди неверующие.

Да, быть может и фанатик. Но есть одно различие между христианским фанатиком и фанатиком ислама. Христианин готов умереть за своего Бога, а мусульманин за своего – убить.

В этом базовое различие наших цивилизаций, выстроенных на решительно различных религиях.

История убийства отца Даниила Сысоева – еще одно доказательство тому, что между нашим миром и миром ислама нет и не может быть ничего общего.

Елена Чудинова

Москва