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Accoyer-Rigaut : la preuve que rien ne changera avec Fillon

accoyerrigautGauche, droite ! Gauche, droite ! » : l’alternance, c’est vouloir faire marcher la France au pas. Jusqu’à la catastrophe !

  1. François Fillon vient de nommer M. Bernard Accoyer au poste de secrétaire général de LR. Ce qui permet de constater que décidément les promesses et donc les programmes, n’engagent que ceux qui les croient :

On appréciera la volonté réelle de M. Fillon de diminuer la dépense publique et en particulier les gabegies des collectivités territoriales quand on se souviendra que M. Accoyer tente d’imposer à l’agglomération annécienne un projet de Centre des Congrès qui coûtera 80 millions d’euros alors que l’Enquête Publique a conclu que le projet est inepte. Sans doute M. Fillon souhaite-t-il avoir aussi son aéroport de Notre-Dame-des-Landes et considère-t-il qu’il n’existe pas de mariage républicain digne du Système sans que le cortège filant à l’Élysée soit accompagné du tintinnabulement des casseroles…

On appréciera la volonté réelle de M. Fillon de respecter la démocratie quand M. Accoyer, acoquiné à l’U.D.I. M. Rigaut, champion de la grande mosquée d’Annecy et de l’accueil des « migrants », tente d’imposer ce projet à une population annécienne qui s’est mobilisée comme jamais et qui a massivement exprimé et justifié  auprès des Commissaires enquêteurs son rejet de cette ineptie, à tel point que les Commissaires ont conclu que si l’opposition était argumentée, la défense du projet ne l’était pas et ont par conséquent refusé d’accorder le caractère d’Utilité Publique à cette ruineuse idiotie.

On appréciera la rupture réelle de M. Fillon avec la politique actuelle quand M. Accoyer, acoquiné à l’U.D.I. M. Rigaut, champion de la grande mosquée d’Annecy et de l’accueil des « migrants », est allé solliciter l’aide du socialiste F. Hollande, champion de la partition de la France, pour soumettre la récalcitrante population locale en faisant déclarer par la Préfecture, contre l’avis des commissaires, le caractère d’Utilité Publique du projet :  le Coup d’État permanent est donc décidément non une critique de la République gaullienne mais une méthode constante de gouvernement.

Quand les Français rejettent une politique — toujours la même — on leur parle d’une soi-disant « alternance », consistant en fait à garder la même politique mais en prétendant qu’il y a un changement : celui des équipes la conduisant, équipes qui ont toutes fait leurs preuves, étant toutes aguerries, d’autant de ruines. La soi-disant « alternance », c’est « gauche, droite ! gauche, droite !… » à savoir faire marcher la France au pas, toujours dans la même direction : celle de la catastrophe.

La nomination de M. Accoyer suite au soi-disant renouvellement représenté par M. Fillon est le signe de cette politique « qui confond indéfiniment l’art de gouverner avec celui de biaiser, de tricher, de mentir » comme l’exprimait un article du Monde à la fin de la IVème République. Ce Système à l’agonie, nous y sommes à nouveau et M. Fillon nous répondra sans doute, à propos de M. Accoyer, ce que les mêmes répondaient à François Mauriac qui critiquait leurs criminelles acrobaties politiciennes : il ne faut pas se focaliser sur des détails, ma politique forme un tout qu’il faut considérer en prenant de la hauteur. Réponse de Mauriac : que votre politique forme un bloc, la France n’en doute pas, elle qui est en dessous ; et, compte tenu de ses résultats, on comprend assez que vous préfériez la considérer d’un petit peu loin…

Salutations républicaines,

Thierry Laronde




La gauche, de Mitterrand à Hollande : collabo un jour, collabo toujours !

mitterrandpetainVICHYSTES, HIER COMME AUJOURD’HUI.

Mitterrand reçoit des mains du maréchal Pétain
La francisque le 16 août 1943.
Extrait de la demande d’attribution de la francisque.
Je soussigné déclare être Français de père et de mère, n’être pas juif aux termes de la loi du 2
juin 1941 (J.O. 14 juin 1941) et n’avoir jamais appartenu à une société secrète.
Engagement du décoré de la francisque.
– Je fais don de ma personne au maréchal Pétain, comme il a fait don de la sienne à la France.
– Je m’engage à servir ses disciplines et à rester fidèle à sa personne et à son oeuvre.

À propos de la rafle du Vél’ d’Hiv’.

Extrait de Un paradoxe français : Antiracistes dans la Collaboration, antisémites dans la Résistance, de Simon Epstein, éditions Albin Michel, 2008, p. 555 :
Péan traite aussi, dans son livre, de l’amitié que François Mitterrand n’a cessé de porter à René
Bousquet, chef de la police française sous Laval, responsable actif, efficace et impitoyable de
l’arrestation et de la déportation des Juifs de France en 1942. Acquitté à la Libération, après un
étrange procès où il fut confronté à une parodie d’acte d’accusation, il mènera, sous les IVe
et Ve Républiques, une belle carrière dans la banque et accessoirement dans la politique.
C’est Darquier de Pellepoix, interviewé dans l’Express en 1978, qui déclenchera ce qui deviendra
l’affaire Bousquet. Les procédures judiciaires seront très lentes à se mouvoir, en partie par suite
d’interventions présidentielles, et Bousquet sera assassiné en 1993. ”Ce n’était pas un Vichyssois
fanatique, comme on l’a présenté… C’était un homme d’une carrure exceptionnelle. Je l’ai trouvé
sympathique, direct, presque brutal. Je le voyais avec plaisir. Il n’avait rien à voir avec ce qu’on a pu dire de lui” déclare Mitterrand à Péan.
On se souviendra que Bousquet, dans les années 1930, est un homme de gauche. Il est le protégé
de Pierre Cathala, il appartient à ce centre-gauche radical-socialiste dont la Dépêche de Toulouse est l’oriflamme. Il est vraiment, lui, un homme du Front populaire, travaillant avec Salengro puis avec Marx Dormoy. Libre penseur et républicain, il n’aurait pu être ami de Mitterrand, qui à l’époque était catholique pratiquant et fréquentait la droite et l’extrême droite. C’est sous l’effet des mutations et des turbulences de la guerre et de l’après-guerre qu’un Bousquet (traditionnellement à gauche) et qu’un Mitterrand (nouvellement à gauche) pourront se lier d’amitié.

De Gaulle à propos du “résistant” Mitterrand
Extrait de C’était de Gaulle d’Alain Peyrefitte, tome 2, éditions de Fallois, 1997, p. 579–580 :
Général de Gaulle— (Mitterrand) est venu me voir à Alger dans l’hiver 43-44. Il a mis du temps
à me parvenir. Il avait travaillé pour Vichy avec tant de zèle que ça lui avait valu la francisque. Il
était entré dans ce corps d’élite. Voyant que ça allait tourner mal, il a voulu se dédouaner en entrant dans un réseau. Il est arrivé à Londres. Il est allé trouver d’abord les Anglais et les Américains, qui n’ont pas été très chauds pour l’accueillir puisqu’ils voyaient qu’il mangeait à tous les râteliers. À la fin des fins, Passy l’a vu, l’a cuisiné, l’a expédié à Alger, me l’a fait recevoir avec une fiche le présentant comme un personnage douteux.Mitterrand m’a demandé de lui confier la direction d’un réseau Charette, qui marchait très bien sans lui. Je n’avais pas envie de risquer de mettre un agent double dans un mouvement de résistance. Je lui ai donc proposé de se battre, soit dans le corps expéditionnaire en Italie, soit comme parachutiste dans le corps qui serait le premier à prendre pied en France. Il a refusé les deux propositions. Je l’ai congédié : “Nous n’avons plus rien à nous dire.”
(…)
Alain Peyrefitte— Il dit qu’il a été ministre dans le gouvernement de la Libération.
Général de Gaulle — C’est faux ! Un mensonge de plus ! C’est un imposteur ! Il a été nommé
secrétaire général à titre intérimaire. Le ministre, c’était Henri Frénay. Mitterrand a essayé de le faire sauter en lançant son mouvement contre lui. Vous imaginez ! Le plus haut gradé du ministère prenant la tête d’une rébellion contre son propre ministre ! Il a organisé des manifestations(…) Je l’ai convoqué au ministère de la Guerre. Il est arrivé avec deux acolytes. Il m’a prétendu que les prisonniers avaient bien raison d’être en colère. Je lui ai dit : “De deux choses l’une. Ou bien, vous ne pouvez rien pour empêcher ces désordres bien que votre mouvement les ait provoqués, et vous me remettez votre démission. Ou bien, vous êtes le chef et vous me signez l’engagement de faire cesser tout ça aujourd’hui même. Sinon, je vous fais mettre en état d’arrestation à la sortie de ce bureau.” Il a demandé à se concerter avec ses deux acolytes dans l’encoignure de la fenêtre. Je lui ai donné trois minutes pour se décider. Je lui ai dicté la formule. Il a obtempéré.

Radio-Paris un jour, Radio-Paris toujours.
Le 27 octobre 2007, dans l’émission Répliques sur France-culture, l’ancien Premier ministre
Lionel Jospin déclare : « Pendant toutes les années du mitterrandisme, nous n’avons jamais été
face à une menace fasciste, donc tout antifascisme n’était que du théâtre. Nous avons été face à
un parti, le Front national, qui était un parti d’extrême droite, un parti populiste aussi, à sa façon,
mais nous n’avons jamais été dans une situation de menace fasciste, et même pas face à un parti
fasciste. » Et dans un entretien au journal LeMonde du 29 avril 2014, Jean-Christophe Cambadélis déclare : « Plus grave, nous continuons de commettre une erreur d’interprétation : le FN n’est pas un parti fasciste voire nazi comme il en existait dans les années 1930, même si on trouve des points communs comme la haine de l’immigré. Le FN n’est pas hors les murs de la démocratie, il est en marche. »

Thierry Laronde




La dictature des partis contre la France a pu produire un Hollande !

hollandesarkozy11-11« [le régime] était à bout de souffle, ses chefs ne contrôlaient plus ni l’armée, ni l’administration, ni la police, ni leur propre politique, ni rien ; ils ne savaient plus que « confondre indéfiniment l’art de gouverner avec celui de biaiser, de tricher, de mentir. » (citation de Sirius, dans le Monde du 15 mai 1958.) »

Voilà comment Pierre Viansson-Ponté dans son « Histoire de la république gaullienne » introduit le contexte des « événements » de mai 1958 et la fin de IVème République, vomie par les Français. Nous y sommes à nouveau.

L’Histoire ne se répète pas ; ne serait-ce que parce qu’il n’y a Histoire que quand il y a une trace écrite, un exposé des événements passés, et que cet exposé et cette mémoire sont un paramètre qui n’existait pas précédemment ; ce qui rend, forcément, les contextes différents.

Mais il est une chose qui ne change pas : l’incapacité des politiciens devant des situations toujours nouvelles, dont ils s’abstraient totalement en niant la réalité, en vidant les mots de leur sens voire en leur faisant dire l’exact inverse de ce qu’ils signifient et en interdisant à quiconque de remettre en cause le discours.

Ils évoluent donc dans ce théâtre d’ombres qui ne pèsent rien, dont on peut régler la taille simplement en modifiant l’éclairage — jusqu’à faire d’un François Hollande, secrétaire de la S.F.I.O., un « présidentiable » !

Et il va sans dire qu’on élimine de la scène tout ce qui gêne, en coupant l’éclairage…

Ce qui s’appelle proprement l’obscurantisme et qui est le seul moyen de faire passer un croissant de Lune pour une source de lumière, et des faces de Lune pour des torches guidant le Peuple… On ne s’étonnera pas de la compatibilité de l’islamisme et du vichysme, quand on s’apercevra que les deux mettent en place le crime de blasphème : on doit s’en tenir au texte et ne pas le questionner, sous peine de mort, civile, judiciaire ou physique.

Les formalistes, c’est-à-dire les terroristes de textes décrétés sacrés, entretiennent la confusion et répètent à longueur d’antenne sur Radio-Paris que la vérité est dans le signe, émis par les « autorisés », et pas dans son adéquation à ce qu’il est censé désigner. C’est le propre de l’Occident de considérer que le discours n’est qu’un moyen indirect d’accéder à la réalité et qu’il n’a de valeur que s’il y est conforme ; c’est le propre de l’Orient de tenir le discours pour magique voire sacré : « Abracadabra ! Sésame, ouvre-toi ! »

Parce que dès lors que l’État joue sous rôle qui est de défendre un intérêt général qui n’est jamais défendu par des groupes d’intérêt, obéir à l’État, c’est obéir à l’intérêt général, les formalistes en font une règle, à savoir que – quoi que fasse l’État- , il faut y obéir, quand bien même cet instrument de sauvegarde de la France est utilisé contre la France !

C’est la définition même du vichysme – qui n’a malheureusement pas commencé durant la Seconde guerre mondiale et qui n’a malheureusement pas fini avec elle puisque le vichysme est consubstantiel aux partis – c’est la définition même du vichysme que d’utiliser les instruments de la sauvegarde de la France contre la France : l’Armée se battant à l’extérieur au profit de l’ennemi ; les forces de police et la justice utilisées contre les Français ; l’enseignement contre la civilisation française ; l’État cassant toute souveraineté française pour favoriser les intérêts étrangers, l’étranger étant une « chance pour la France » cependant que Radio-Paris explique que le Français n’en est que le boulet.

Les politiciens sont donc revenus à leur vomissure : la dictature des partis, contre la France ; toujours contre la France.

Ils ont utilisé pour cela le talon d’Achille qui subsistait, pour des raisons historiques, dans la Constitution de la Vème République : la possibilité pour le Parlement de changer la Constitution, ce qui leur a permis, par des Coups d’État parlementaires de plus en plus rapprochés, de vider la Constitution de sa substance.

Mais pour ceux qui ne le sentiraient pas et qui auraient besoin de comparer avec les textes, il reste encore dans la défunte constitution de la Vème République des pans de l’édifice original et qui démontrent que les partis politiques sont… anticonstitutionnels, de même que leurs actions.

Voyez plutôt :

La Constitution stipule en effet dans son article 4 que « les partis et les groupements politiques concourent à l’expression du suffrage », alors que nous constatons que les partis font tout pour interdire au Peuple de s’exprimer et pour interdire au Peuple de pouvoir même accorder ses voix à ceux que la Propagandastaffel reconnaît porter le sentiment populaire : ne nous explique-t-on pas que dans toute l’Europe montent les aspirations nationales et que « donc » il s’agit d’interdire cette expression du sentiment du Peuple ? Ce qui est le viol littéral de la Constitution.

Toujours dans son article 4, la Constitution stipule que ces partis ou groupements politiques « doivent respecter les principes de la souveraineté nationale et de la démocratie », ces mêmes partis et groupements qui décrètent d’accusation toute aspiration à la souveraineté nationale et qui interdisent la démocratie à savoir le « gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple » (article 2). On ne peut qui plus est respecter le principe de la souveraineté nationale quand la Nation s’étant exprimée par l’intermédiaire du Peuple, on efface la décision du Peuple pour passer en force une décision précisément contraire (T.C.E.). Ces partis sont donc anticonstitutionnels.

La Constitution ne stipule-t-elle pas dans son article 3 que « la souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum. Aucune section du peuple ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice. » Que font donc François Hollande, sa clique et les parlementaires supranationaux socialistes, ultra-minoritaires dans le pays, fracassés du suffrage universel, naufragés de la légitimité, sinon nous imposer leur dictature ?

La Constitution ne stipule-t-elle pas, dans son article 3, que « le suffrage peut être direct ou indirect dans les conditions prévues par la Constitution. Il est toujours universel, égal et secret » ? Comment se fait-il que ce suffrage ne soit plus secret, dans un pays en état de guerre, lorsqu’on prétend publier les parrainages c’est-à-dire désigner les parrains aux milices qui n’hésitent pas à tuer ? Comment peut-on organiser des soi-disant « primaires », qui ne sont pas le choix du meilleur candidat pour porter « une » certaine idée de la France, mais une « primaire » ouverte à laquelle n’importe qui peut participer afin que ceux qui ne défendent pas « cette » idée puissent éliminer ceux qui la défendent ? En quoi ce suffrage est-il « universel » ? En quoi ce suffrage est-il conforme à la Constitution, puisque sa destination est le choix du Président de la République, et que ce suffrage n’est ni « direct » ni « indirect » ?

La Constitution de 1958 fait référence au préambule de la Constitution de 1946 qui stipule « [La République française] n’entreprendra aucune guerre dans des vues de conquête et n’emploiera jamais ses forces contre la liberté d’aucune peuple. » Qu’ont donc fait MM. Sarkozy, Juppé, Hollande contre la Libye ? Contre la Syrie ? Et contre la liberté du peuple français ?!!!

La France est sous la dictature des partis, c’est-à-dire sous la dictature de la médiocrité, de la malhonnêteté et de la trahison.

La dictature des partis a pu produire un Hollande. C’est assez dire que les partis ne sont qu’un organe digestif, parasitant la nation et s’en nourrissant jusqu’à tuer le corps hôte. Et ce que l’on voit au bout du processus, c’est ce que l’on voit au bout de tout processus digestif : des étrons !

Thierry Laronde