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Pourquoi je suis contre l’interdiction du Coran et de l’Islam en France

Bien que n’ayant pas lu « Reconquista Ou Mort De L’Europe », j’ai regardé attentivement l’interview en deux parties de René Marchand et lu les articles de Pierre Cassen et Christine Tasin demandant l’interdiction du Coran puis de l’Islam en France, et exigeant aux musulmans de quitter l’un ou l’autre. Je me permets d’exprimer respectueusement mon désaccord avec ces propositions. La raison est la même qui motive ma lutte contre l’islamisation : la liberté. Je considère que dans une république démocratique digne de ce nom, on n’interdit pas l’édition, la publication ou la possession d’un livre, même s’il contient des messages dangereux. Il en va de même pour les croyances religieuses et politiques, la Constitution nous garantit la liberté de croire en ce que nous voulons. Aucune exception n’est faite, pas même pour les idées les plus ignobles ou les plus absurdes. Quant à pouvoir les exprimer, c’est une autre histoire.

Interdire le Coran me paraît également impossible d’un point de vue pratique. Supposons qu’on arrive à empêcher son édition sur le territoire français et l’importation illégale, et que toutes les copies existantes aient été saisies et détruites par l’Etat. Que faire alors des innombrables sites internet où il est disponible en intégralité ou en partie, et ce dans plusieurs langues différentes? Faudrait-il tous les bloquer? Et quid des islamologues et autres experts, qu’il s’agisse de critiques comme René Marchand ou de modernistes comme Rachid Benzine? Comment envisager des futurs débats et critiques sur l’Islam si l’accès au Coran leur est interdit? Ou devrait-on le réserver uniquement à des gens ayant passé un test idéologique?

Il en va de même pour l’interdiction de la pratique de l’Islam. Comment définirions-nous la pratique? Cela s’étendrait-il à la prière chez soi avec son tapis? Devrait-il être interdit pour un musulman d’exprimer publiquement qu’il croit qu’il n’y a de Dieu qu’Allah et que Mahomet est son prophète? Seul un état policier totalitaire me paraît capable d’interdire toute pratique de l’Islam.

Non, de telles interdictions me semblent aller à l’encontre des principes que nous voulons sauvegarder. Il n’existe pas de solutions magiques et facilement applicables qui permettraient de désislamiser le pays à 100%. Je préfère une approche plus pragmatique et progressive, respectueuse des libertés individuelles mais intransigeante sur la défense des lois et valeurs de notre pays:

1) Gel de toute immigration pendant au moins 10 ans.

2) Gel de toutes les constructions de mosquées.

3) Infiltration et investigation approfondie de chaque mosquée de France par les services de renseignement pendant une période d’au moins un an. Le but serait de vérifier ce qu’on y enseigne, qui l’on y invite et qui les finance.

4) Au terme de cette mission secrète, fermeture de toute mosquée diffusant des enseignements contraires aux valeurs républicaines (anti-sémitisme, apologie de violences conjugales, apologies de terrorisme, etc.), appelant à un remplacement des lois de la République par la Charia ou financée par des groupes islamistes comme les Frères Musulmans.

5) Dissolution conséquente de l’UOIF, retrait de la nationalité française à tout officiel religieux islamique coupable des fautes mentionnée précédemment, suivie d’une expulsion du territoire avec interdiction définitive d’y retourner.

6) Fermeture de toute école coranique, avec interdiction d’en construire des nouvelles.

7) Interdiction de toute chaîne de télévision islamique diffusant des idées contraires aux valeurs françaises.

8) Proposition de loi visant à reconnaître les racines civilisationnelles judéo-chrétiennes des lois de la République et à interdire toute loi d’origine étrangère. Ou, si l’on veut être plus explicite, interdiction pour toute loi de s’inspirer de la Charia. De telles lois ont déjà été votées dans plusieurs états américains.

9) Pour les immigrés présents sur le sol français, mise en place d’un programme d’assimilation culturelle comprenant une éducation sur la démocratie, la laïcité, les droits de l’homme et les droits des femmes.

10) Présomption de légitime défense pour les policiers.

11)  Autorisation à la police d’utiliser tous les moyens nécessaires pour rétablir la paix et le respect des lois de la République dans les territoires où elles sont contestées. Possible recours à l’aide de l’armée en cas d’urgence.

12) Rétablissement de la perpétuité réelle et de la double peine.

13) Des programmes scolaires remettant le savoir et la culture au coeur de l’éducation de l’enfant. Les programmes historiques devraient mettre une emphase sur les épisodes fondateurs de la France (Vercingétorix, Clovis, Charlemagne, Charles Martel, Napoléon) sans pour autant omettre les plus sombres. Concernant l’esclavage, celui pratiqué par les pays islamiques devrait être évoqué en même temps que celui pratiqué par les pays occidentaux.

14) Une fois l’immigration rétablie, plafonnage de toute future immigration à 10 000 immigrés par an.

15) Réforme du regroupement familial : la limiter aux seuls membres immédiats (avec tests ADN à l’appui) maîtrisant le français et s’étant engagés par écrit à respecter la loi et la culture française.

Thomas Ricard




Rencontre avec des jeunes musulmans sympathiques, juste un peu sexistes et antisémites…

Fin janvier. Je rentre d’une semaine d’école de cinéma à Aubagne par le TER. Nuit tranquille, pas trop de monde. Dans la cabine de derrière, une femme a visiblement du mal à calmer ses marmots. Un peu irritant mais on s’y fait. Dans la mienne, on est trois: Votre serviteur, un type à casquette qui téléphone à sa copine et un autre qui somnole à côté de moi, vêtu d’un manteau noir. Petit détail intéressant, je suis à peu près le seul non-maghrébin du wagon. Au risque de choquer certains lecteurs, cela ne me dérange aucunement. Pas en soi. Après tout, c’est assez rare pour moi de faire partie d’une minorité visible. Bref, au bout de quelque temps, le type à casquette s’en va. Ne restent que moi et le manteau noir. Après un arrêt, entrent trois nouveaux passagers, maghrébins eux aussi. Presque immédiatement, ma cabine sort de sa torpeur. Les trois nouveaux font connaissance avec le manteau noir, bavardent, s’enthousiasment. On me salue. J’acquiesce avec un sourire, mais me contente pour l’instant de continuer à écouter. Ce sont des fêtards on dirait. Ils organisent une soirée à Toulouse. Il devrait y avoir de l’herbe. Et des femmes.

Ah! Les femmes! Voilà que la conversation devient intéressante. L’un d’entre eux se vante ouvertement de fréquenter des prostituées. À Marseille plus précisément. Et il semble avoir une prédilection pour les Roumaines. Ne me demandez pas pourquoi, je n’ai pas vraiment retenu des détails. Seulement que le langage était assez cru et que la femme semblait réduite à un objet de consommation, les pays d’origine faisant figure de marque. Non pas que je veuille prendre position sur l’éternel débat régularisation/abolition. La question n’est pas dans l’activité elle-même mais plutôt dans la façon dont le client considère la prostituée. Dans ce cas, il semblerait que ce soit une marchandise plutôt qu’une marchande. La femme, on ne fait pas l’amour avec elle. On n’a même pas de rapports sexuels avec elle. Non, on la baise, on la défonce, on la nique.

Occasionnellement, je suis interrogé un peu sur ma vie. Je fais des réponses courtes mais polies.. J’étudie le cinéma. Je parle anglais. Je suis d’origine française, britannique et américaine. On me demande si je « nique ». Je n’ai rien à cacher. Non, réponds-je, pas en ce moment. On m’invite à leur fête. Je décline. Leur conversation reprend. Elle devient plus intéressante encore: On y parle de sa jeunesse, de l’école. L’un d’eux avait, semble-t-il, un camarade riche qui se pavanait dans la voiture de son père. « C’était un juif » entends-je. « Juif ». Le mot est lâché, je ne peux pas rester neutre plus longtemps. Ferait-on un raccourci « riche + arrogant = juif ? » Je saute sur l’occasion, je demande au monsieur comment il le savait. Réponse de l’intéressé: Il portait une kippa sur la tête. Ah bon. J’avoue que je me sens un peu con, mais je n’aurais pas à souffrir bien longtemps. On commence à discuter des juifs. L’un d’eux me révèle qu’ils ont tout le pouvoir, que la plupart des grands journaux en France seraient tenus par des Juifs. L’autre nous jure qu’ils savent que l’Islam est la vraie religion et la parole de Dieu mais ne veulent pas l’admettre. C’est écrit dans le Coran, donc c’est vrai.

Je fais de mon mieux pour essayer de corriger leurs préjugés. Oui, reconnais-je, il est vrai qu’il y a beaucoup de juifs qui ont fait fortune en France comme aux Etats-Unis. C’est là l’occasion de me servir un peu de ma culture cinématographique en prenant l’exemple des fondateurs de studios Hollywoodiens: Des immigrés juifs venus d’Europe, arrivé aux Etats-Unis avec peu d’argent, mais qui ont utilisé toute leur culture et tout leur savoir-faire pour devenir riches et puissants. Mais à la différence des Qataris ou des Chinois actuellement, ce n’était pas organisé. Juste des individus qui se trouvaient être juifs et qui ont travaillé pour réussir, uniquement pour leur propre personne, pas au service d’un pays, d’un gouvernement ou d’une religion. Pas de dessein ultérieur. D’ailleurs, ces juifs occidentaux ne sont pas aimés par beaucoup de juifs conservateurs israéliens, qui estiment qu’ils se sont éloignés des vraies valeurs.

On m’écoute mais j’ai comme l’impression que je n’ai pas convaincu. Je suis le premier à reconnaître que je suis un piètre débatteur. Je bégaie, j’ai quelques difficultés à trouver mes mots. Mais on m’écoute, c’est déjà ça. Pour je ne sais plus quelle raison, on revient un peu à l’éducation. Le manteau noir, d’origine algérienne, parle de ses cours d’histoire. Figurez-vous que, lorsqu’a été évoquée la Guerre d’Algérie, la prof avait eu le culot de le mettre à la porte! Tout ça parce qu’il avait simplement remis en question sa version des faits, apparemment pas assez pro-FLN à son goût. J’essaie de lui expliquer qu’elle est professeure d’histoire, autrement dit qu’elle est censée en savoir plus sur ce dont elle parle que l’élève, qui est censé être le réceptacle d’informations qu’elle prodigue. Bon, d’accord, je ne l’ai peut-être pas dit comme ça et c’est peut-être pour ça que j’ai été ignoré. J’aurais quand même essayé!

Lorsque vient mon arrêt, je quitte ces messieurs avec le même esprit convivial qui a été celui de la majorité du voyage. J’aurais eu une expérience particulièrement enrichissante. Ces jeunes étaient amicaux, a priori non-violents, et passer du temps avec eux a été, somme toute, assez divertissant. Mais leurs propos misogynes et antisémites m’ont beaucoup choqué. Et je n’ai pas parlé des clopes fumées dans le train! Bien que s’exprimant sans réelle haine, ils ont fait preuve d’une immaturité et d’un manque de savoir-vivre qui, je le crains, sont communes à de trop nombreux musulmans de leur génération (et donc de la mienne). Cette expérience illustre un fossé culturel entre Français de culture européenne et Français de culture musulmane qu’il faut impérativement combler par l’imposition de la culture française au détriment de tout ce qui, dans la culture musulmane, est incompatible avec elle. J’ignore ce que deviendront ces hommes, je leur souhaite de grandir dans leur tête et d’apprendre à respecter les femmes et les juifs. Je leur souhaite, en un mot, de devenir réellement Français.

Thomas Ricard




Je ne suis pas d’accord pour considérer mes amis musulmans comme des intrus ou des ennemis

La récente évolution de mon opinion sur l’islamisation de la France et de l’Occident doit beaucoup à Riposte Laïque, dont maints articles issus d’expériences personnelles m’ont ouvert les yeux. Pour cela, je vous en serais toujours reconnaissant. J’ai toujours des divergences avec un bon nombre de vos contributeurs réguliers, notamment sur la question de la nourriture halal dont l’existence ne me dérange pas en soi, mais je n’ai pas grand-chose à redire sur le fond. Cependant, j’ai constaté depuis quelques temps une montée inquiétante d’articles qui me semblent aller au-delà de la nécessaire critique de l’islam et défense de notre culture. Plus précisément, mes inquiétudes ont pris racine à la lecture d’un article de Jean Robin préconisant un « divorce » entre l’Islam et la France qui – et qu’il m’en excuse si je l’ai mal interprété – prendrait la forme d’un exil massif des musulmans hors de France. Plus récemment, un article de Roland Lasch affirme ni plus ni moins que seule une guerre civile entre non-musulmans et musulmans pourrait résoudre le problème!

En somme, chaque musulman vivant en France, pratiquant ou non, pacifique ou non, respectueux de la loi et de la culture française ou non, est désigné au mieux comme un intrus qu’il faut poliment escorter dehors, au pire comme un ennemi dont il faut se débarrasser! Jamais je n’adhérerais à une telle vision, jamais je ne considérerais mes amis musulmans, qui connaissent ma critique de leur religion et mon respect de leurs personnes, comme des intrus ou des ennemis. Certes, je ne suis pas naïf: Je suis conscient que 17% de musulmans veulent une application intégrale de la charia et 37% de musulmans une application partielle adaptée aux règles du pays, soit 54% au total pour la charia. Ces 54% doivent-ils pour autant tous être considérés comme ennemis ? Je n’y crois pas. Les « 37% », fraction la plus cruciale, n’ont pour la plupart pas, à mon sens, d’ambition de conquête. Leur ouverture à la possibilité d’introduire la charia en France n’est que le fruit pourri d’un multiculturalisme qui nous a privé d’une politique d’assimilation par l’éducation et la culture, nous conduisant à renoncer à l’idée de la supériorité de la culture française et de ses racines judéo-chrétiennes. Quoi d’étonnant alors que tant de musulmans ne comprennent ni ne respectent notre culture si nous-mêmes avons pendant trop longtemps oublié de la mettre en valeur.

Il n’existe pas de solution facile qui mettra définitivement fin au problème complexe qu’est l’islamisation de la France, et ni la déportation massive ni la guerre ne sont moralement défendables. Ce qu’il faut, c’est suspendre l’immigration pendant une dizaine d’années et mettre en place une politique encourageant l’assimilation aux valeurs et à la culture française, et punissant financièrement ceux qui refusent, de sorte à les encourager à partir. Le psychologue danois Nicolai Sennels a, sur JihadWatch (http://www.jihadwatch.org/2011/09/integration-immigration-and-islam-related-problems-24-suggestions-for-laws.html), établi une liste de propositions de lois qui vont dans ce sens. Il est déjà difficile de critiquer l’islam et d’alerter sur les dangers d’islamisation tout en se défendant de haine anti-musulmane. Ne commençons pas à donner raison à nos critiques.

Thomas Ricard




Le choix de construire une mosquée à Poitiers n’est pas anodin

Ayant souvent consulté leur site d’informations Novopress et pris connaissance de leur vision de la France et du monde, je n’ai pas de grandes sympathies pour le Bloc Identitaire et les groupes qui lui sont affiliés. Je ne partage ni leur mythification des racines pagano-chrétiennes de l’Europe, ni leur apologie de personnalités aussi peu recommandables que Léon Degrelle ou Benito Mussolini, ni leur désir d’une Europe blanche sans musulmans. Mais je n’ai aucun complexe à affirmer que je partage un certain nombre de leurs inquiétudes concernant l’islamisation de l’Europe, et je défends leur liberté d’exprimer ces inquiétudes, que cela plaise au système politico-médiatique ou non. Il est désolant de voir que l’on est aussi prompt et unanime à défendre justement l’occupation d’une église par Pussy Riot en Russie qu’à condamner celle d’une mosquée encore inachevée par Génération Identitaires. Hormis les revendications, pays et causes, où exactement est la différence ? Et quelle est cette « violence » que Jean-Luc Mélenchon déplore ? À ma connaissance, aucun des manifestants n’a agressé ou menacé qui que ce soit. À moins que la demande d’un référendum sur l’immigration et la construction de mosquées soit une nouvelle forme de violence jusqu’alors inconnue de ma part.

Si le fait d’exprimer sa désapprobation de cette manifestation n’est pas en soi condamnable, il y a un élément récurrent dans ces condamnations habituelles qui m’exaspère : la déploration qu’en France, on puisse s’en prendre à une religion. Ne vous en déplaise, messieurs Zekri, Copé, Mélenchon et Ayrault, haïr l’Islam, critiquer l’Islam, ce n’est pas haïr ou critiquer les musulmans. Certes, je me doute bien que Génération Identitaires, dont l’une des vidéos affirmait que « Kader ne sera jamais mon frère », ne porte pas les musulmans dans leur coeur. Mais pendant cette manifestation, ils n’ont pas explicitement appelé à la haine des musulmans, et n’en sont donc pas coupables en cette instance.

La construction d’une mosquée à Poitiers suscite légitimement des inquiétudes. Le choix de cette ville, symbole de l’arrêt de l’expansion islamique par Charles Martel en 732, n’est pas anodin et Boubaker El Hadj Amor, l’imam responsable du projet, le sait très bien. Il est membre l’UOIF, organisation dont les liens avec les Frères Musulmans sont connus et qui,  plus que Génération Identitaires, mérite la dissolution car, en tant que satellite des Frères Musulmans, il a pour objectif final d’imposer la charia en France, en attendant qu’il y ait suffisamment de musulmans en France pour que ce soit possible. Je n’aime pas la récupération qu’en font le Bloc Identitaire ainsi que de nombreux groupes d’extrême-droite ou de droite populiste, mais Charles Martel est une figure importante dans l’histoire de France, et son combat mérite d’être honoré. Non pas pour dire, comme le font les Identitaires, que les musulmans présents en France ont tous le même but de conquête que les envahisseurs du Califat Omeyyade (bien qu’ils servent souvent de pions inconscients par les groupes commes les Frères Musulmans) mais pour affirmer que la civilisation française, sa culture et ses valeurs judéo-chrétiennes sont bel et bien supérieures aux autres et valent la peine d’être défendues, et pour faire comprendre aux musulmans de France qu’ils en sont les héritiers par leur appartenance à cette nation, et que ceux qui rejettent ces valeurs et cette histoire ne sont pas dignes de l’honneur d’être Français.

J’espère que la justice française tranchera en faveur de la liberté d’expression.

Thomas Ricard




Face aux fous d’Allah, la lâcheté occidentale m’épouvante

Le déferlement de manifestations violentes à travers le monde musulman et, aux dernières nouvelles, en Australie et à Londres (de la part du bouffon Anjem Choudhary et de ses copains, toujours prêts pour un peu de pub) est terrifiant en soi. Le fait que ces défilés de monstres aux yeux fous vociférant leur haine de l’Occident et des incroyants aient été apparemment provoqués par la découverte sur Youtube d’extraits d’un obscur film amateur anti-Islam leur donne un aspect sombrement comique: On croirait presque à une satire absurdiste du monde musulman!

Pourtant, ce ne sont pas ces fous sanguinaires qui provoquent en moi la peur et l’indignation m’ayant poussés à rédiger ce billet. Selon le pays, ils représentent soit une mentalité majoritaire poussée à son paroxysme logique (Egypte, Pakistan, deux pays dans lesquels les châtiments barbares préconisés par la charia sont approuvés*), soit une minorité influente cherchant à pousser l’islamisation à son apogée et à réduire la majorité au silence obéissant (Tunisie, Indonésie, Turquie, Liban). Leur comportement est, somme toute, prévisible et ils ne sont que les bras armés d’organisations suprémacistes islamiques telles que les Frères Musulmans ou l’Organisation de la Conférence Islamique, dont le but est de convaincre l’Occident de taire, voire criminaliser la nécessaire critique de l’Islam, sous peine de voir de futures démonstrations de ce genre.

C’est là où interviennent ceux qui m’indignent et me terrifient : Les occidentaux qui, en condamnant à la fois la sauvagerie des hordes islamistes et le geste des auteurs de la vidéo, les mettent implicitement sur un même pied d’égalité et rendent implicitement ces derniers responsables des violences. Les politiciens qui s’empressent de désavouer la vidéo et de rassurer les musulmans sur le respect qu’ils ont pour leur religion, au lieu de se contenter de défendre la liberté d’expression sans réserve ni avis personnel sur la vidéo en question. Les journalistes qui utilisent le mot « islamophobe » sans esprit critique, sans s’interroger sur ses origines et le parti pris qu’il suggère. Les agents fédéraux américains, qui interrogent actuellement Nakoula Basseley Nakoula au sujet de ses liens avec la vidéo et de la possible violation de sa liberté conditionnelle suite à de précédentes condamnations pour petits délits. Ne nous y trompons pas, si Nakoula rentre en prison, ce sera en tant qu’agneau sacrifié pour apaiser les foules assoiffées de sang. Jamais le monde n’aura vu de capitulation aussi abjecte devant la barbarie depuis les Accords de Munich.

Je conclus sur une note d’espoir en opposant à l’image horrifiante de la dépouille de l’ambassadeur Stevens paradée par ses assassins, celle de citoyens libyens exprimant clairement leur rejet de la violence, leur honte pour leur pays et leur solidarité avec les victimes : http://www.theatlanticwire.com/politics/2012/09/does-not-represent-us-moving-photos-pro-american-rallies-libya/56803/

Qu’ils représentent la population musulmane globale mieux que les barbares ou pas (et l’optimiste que je suis tend vers une réponse positive), ils nous rappellent que le bien persiste à subsister même là où semble régner le mal. Mais si les élites occidentales poursuivent leurs concessions à la charia, si les peuples occidentaux manquent à leur devoir de leur rappeler leurs obligations et si les vrais modérés et réformistes musulmans ne parviennent pas à convaincre leurs peuples de libérer leurs esprits et défendre farouchement leur propre humanité, ces braves libyens ne compteront pour rien dans l’Histoire du monde.

Thomas Ricard




Etudiant de gauche, je me dois de défendre Marine Le Pen… hélas !

Tout comme des médecins peuvent partager le diagnostic d’une maladie mais diverger quant au remède approprié, on peut très bien partager le constat d’un homme ou d’une femme politique, voire d’un parti tout entier, sur certains problèmes mais être en profond désaccord avec leurs solutions proposées pour les résoudre ainsi qu’à la rhétorique employée pour les dénoncer. Ici, en l’occurrence, il s’agit des récents propos de Marine Le Pen comparant l’occupation illégale de certaines rues de France par certains musulmans à l’occupation de la France entière par les Nazis pendant la Seconde Guerre Mondiale. Je pourrais diverger sur la façon habile dont Madame Le Pen utilise la même méthode de provocation sur la Seconde Guerre Mondiale que son père mais de façon plus habile en faisant exactement l’inverse, mais là n’est pas la question. Qu’on le veuille ou non, il n’y a pas besoin d’être un adhérent aux idées du Front National pour voir que la situation qu’elle dénonce est réelle et inacceptable : Des rues entières de certains quartiers à forte population musulmane sont bloquées le vendredi afin que des musulmans, venant parfois d’autres quartiers, puissent y prier sous prétexte de manque de place dans la mosquée la plus proche, et ni la police, ni les préfectures, ni les mairies ne font quoi que ce soit pour les empêcher et, pis encore, parfois même y prennent part !
Tout cela a été dénoncé avec justesse par Riposte Laïque depuis un an, et bien qu’on en parle occasionnellement dans les médias, pas un effort n’a été fait de la part des hommes et femmes politiques et autres figures d’autorité pour remettre de l’ordre. Comment s’étonner ensuite que le Front National en fasse ses choux gras ? N’ont-ils toujours pas compris que leur inaction, ou pire leur complicité devant de tels évènements intolérables ne fait que pousser plus de gens vers les solutions extrêmes ? Je suis navré de voir que les seules réactions ont été une condamnation unanime des propos de Madame Le Pen, plutôt que des prières illégales qu’elle dénonce. Certes, madame Le Pen n’est pas entièrement innocente dans cette affaire : Sa comparaison de ces musulmans, qui ne sont pas forcément tous d’affreux fondamentalistes visant à imposer la charia en France, aux Nazis est excessive et stupide. Et, qu’elle le veuille ou non, beaucoup de gens ont cru voir dans ses paroles une comparaison de tous les musulmans de France alors qu’il est clair qu’elle ne visait que ces musulmans en particulier. Mais dans tous les cas, Marine Le Pen et sa popularité croissante dans une section de l’opinion publique française n’est que le symptôme du vrai mal qui ronge la France et qui est l’incapacité des pouvoirs publics à assimiler une partie importante de nos concitoyens issus de l’immigration, notamment musulmans, et à faire respecter la loi. Et les diverses lois dites « antiracistes » mais qui, par leur restreinte de la liberté d’expression et de débat, ne font qu’accroître le racisme de tous les côtés ainsi que l’électorat du FN, n’en sont que d’autres.
La bonne réaction serait, tout en dénonçant le caractère déplacé des propos de Mme Le Pen, de condamner fermement les prières illégales, d’exiger et d’obtenir l’interdiction de ces prières et de rétablir la loi républicaine dans ces quartiers en combattant l’Islam politique par l’éducation, une sécurité ferme mais juste mêlant prévention et répression, et une application non-négociable de la loi, au diable les exigences religieuses ou communautaires ! Si la mosquée est trop pleine, qu’ils se construisent eux-mêmes leur espace de prière avec leur argent, ou qu’ils prient à la maison !
Tout ceci vient d’un jeune étudiant de gauche qui, même s’il partage certains constats du Front National, ne partage ni leur vision archaïque et nationaliste de la France ni leurs solutions injustes et discriminatoires, et se désespère d’une gauche de plus en plus éloignée des préoccupations des Français mais envers qui il continuera de rester fidèle en espérant un vrai renouveau.
Thomas Ricard




Une France blanche et chrétienne à 100 %, c'est cela que vous voulez ?

RL,
Pardonnez le cliché, mais je ne sais toujours pas si je dois rire ou pleurer du spectacle déconcertant de bêtise dans lequel vous, les ligues de vertu anti-racistes, les musulmans prieurs de la Goutte d’Or et les diverses groupuscules d’extrême-droite vous êtes illustrés : Un véritable festival, que dis-je, une exposition universelle d’extrémistes bien-intentionnés, de petits soldats anti-musulmans et d’ayatollahs ultralaïcs, tous prétendant parler au nom d’une population française qui, pour la majeure partie, ignorait leur existence jusqu’à présent. Vous voir parler au nom des habitants du Quartier de la Goutte d’Or a été particulièrement amusant au vu des réactions des habitants eux-mêmes, qui donnent une vision tout de même plus complexe et nuancée de ce qui s’y passe que celle que vous donnez (cf : http://www.liberation.fr/societe/0101642120-a-la-goutte-d-or-le-probleme-ce-n-est-pas-les-musulmans-mais-les-dealers ;
http://www.marianne2.fr/Apero-Goutte-d-or-un-groupe-d-habitants-s-enerve_a194139.html ;
http://777socrate.blogspot.com/2010/06/de-lapero-geant-saucisson-pinard-de.html ;
http://www.rue89.com/2010/06/15/pas-besoin-dapero-il-y-a-du-vin-et-du-saucisson-a-la-goutte-dor-154991).
À les entendre, trouver du saucisson et du vin à la Goutte d’Or serait simple comme bonjour, contrairement à ce qu’affirme l’énigmatique Sylvie François (qui m’évoque de plus en plus George Kaplan de « La Mort Aux Trousses »), les relations entre non-musulmans et musulmans ne seraient pas si difficiles et les prières dans la rue (le seul point sur lequel je vous rejoint absolument, tant sur l’imposition de l’Islam sur la voie publique qu’elles constituent que sur l’inaction complice des responsables politiques) ne seraient qu’une inconvenance comparée à des problèmes plus graves tels que le trafic de drogue et la prostitution. En vérité, j’ai l’impression de vivre entre deux réalités parallèles. Au-delà de la présomption que vous avez de parler au nom de tous les français, j’ai été, comme de nombreux Français, choqué par votre association au Bloc Identitaire, responsables de la tristement célèbre « soupe au cochon ».
Partagez-vous vraiment leur objectif de voir une France 100% blanche et chrétienne, sans noirs, sans arabes et sans musulmans ? Est-ce vraiment la fin à laquelle vous espérez arriver ? Ou sommes-nous vraiment arrivés à un moment où la cause tout à fait honorable de se battre pour une République laïque et une meilleure intégration des musulmans justifie tous les moyens ? Je m’y refuse de le croire. Ces extrémistes ne font que nuire à la défense de la laïcité et de la France et ne représentent que leurs petites personnes.

Plus choquant encore pour moi a été votre véritable perversion de l’Appel du 18 Juin et de toute la symbolique de la Résistance. Vos egos ont-ils enflés à ce point que vous vous prenez pour des De Gaulle en puissance ? Comparez-vous sérieusement les musulmans (j’entends les musulmans en général, citoyens français ou immigrés lambda, pas les islamistes ni les occupants de certaines rues) aux Nazis ? Si tel est le cas, vous avez définitivement franchi la ligne d’horizon morale. Quel que soit le mal qu’on puisse dire de l’Islam et de Mahomet (et on peut en dire beaucoup !), comparer les musulmans aux Nazis est indigne d’une association comme la vôtre. Cessez d’adopter une position aussi manichéenne que celle qui consiste à qualifier d’ennemis tous ceux qui ne sont pas d’accord avec vous. Le récent post de « Cyrano » divisant la France entre ceux qui voudraient la sauver et ceux qui voudraient la transformer en territoire islamique incarne parfaitement cet état d’esprit. D’une certaine façon, vous imitez le mouvement « Tea Party » américain par votre vision bipolaire de la France et des Français et votre assurance de représenter une majorité de Français.
Je dois vous féliciter pour votre grand courage concernant le choix final du lieu de l’apéro : La place de l’Etoile à Paris ! Moi qui m’imaginais que vous alliez l’organiser dans un endroit un peu moins dangereux, comme Clichy-Sous-Bois, Trappes ou Villiers-Le-Bel, vous m’avez véritablement époustouflé par votre bravoure. D’ailleurs, pourquoi ne pas recommencer dans l’un de ces endroits ?
Pour ma part, je vis dans le Gard, département comprenant une population musulmane assez importante. Bien que n’habitant pas Nîmes, je m’y rends au moins cinq jours sur sept et assez régulièrement au Boulevard Gambetta. Ce n’est pas un quartier arabe à proprement parler mais on y trouve une multitude de restaurants halal et kebabs côtoyant bars, brasseries et restaurants traditionnels sans conflit. Pas de tags injurieux, pas de fenêtres brisées, pas d’agressions de commerçants…On peut même parfois y voir deux ou trois maghrébins prendre un verre au bar le plus proche tout comme on peut aperçevoir quotidiennement des blancs visiblement non-musulmans manger au fast-food halal du coin (j’avoue non sans une certaine honte commettre moi-même cette haute trahison à la patrie de temps en temps et y prendre plaisir). Quant aux femmes maghrébines, à vue d’oeil, je dirais qu’elles sont environ deux sur cinq à être voilées et zéro à mettre le voile intégral. Les rues de Nîmes, elles, sont bien trop occupées à être constamment rénovées pour un oui ou pour un non pour qu’elles servent à autre chose que d’être traversées par les piétons et les voitures, hormis les occasionnels mini-manifestations de grévistes.
Que vous ne vous mépreniez pas, je considère que les problème soulevés par cet apéros et ses bâtards sont bien réels (tentatives d’islamisation volontaire par des islamistes et parfois involontaires par des modérés, difficulté d’intégration d’une partie de la population musulmane) mais répondre au communautarisme par le communautarisme ne résoudra strictement rien. Les seuls effets positifs auront été la libération de la parole, toujours très importante dans l’ère de politiquement correct et d’autocensure dans laquelle nous vivons, et l’évocation dans les médias, pour la première fois, de ces prières insupportables. J’aurais seulement aimé que cela se soit fait avec plus de dignité.
À bon entendeur,
Thomas Ricard
jeune étudiant laïc gauchiste bien-pensant.