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Kosovo : quand des dessins d'enfants dérangent la vérité officielle…

Le 26 mai dernier, se tenait le vernissage de clôture d’une exposition singulière au Centre culturel russe : des dessins d’enfants du Kosovo. Celle-ci, pour des raisons obscures*, avait été expulsée fin février de la mairie du 17e arrondissement où elle avait été initialement mise en place.
Bel et bien installés dans cette gracieuse enclave russe en territoire parisien, les dessins d’enfants du Kosovo ne risquaient plus de troubler l’ordre public. Je veux dire : isolés dans cet espace confidentiel, à la diplomatie spécifique, les dessins des enfants du Kosovo ne risquaient plus de contredire la vérité officielle sur cette guerre édictée par la « communauté internationale ».
Les porte parole médiatiques de cette version officielle s’étant évidemment appliqués à ignorer cette exposition, les visiteurs y étaient venus par les chemins buissonniers de la Résistance et du bouche à oreille, conférant à cette manifestation une ambiance rare, recueillie, où l’on devinait que chaque personne présente était amie ou bien amie d’amis.
Accrochés dans deux salons élégants et contigus, baignés de lumière naturelle, les dessins des enfants du Kosovo interpellaient comme des cris lointains et silencieux.
Comme tous les dessins d’enfants qui connaissent la réalité de la guerre, ils présentent cet émouvant paradoxe de représenter le pire avec la beauté que confère la grâce ingénue de l’expression enfantine. Ils relatent pourtant sans concession la brutalité et la violence de la guerre, la tragédie humaine qu’elle charrie : le feu des incendies et des armes, le sang et la détresse de ceux qui la subissent. Ce sont là, hélas, des images qui valent pour toutes les guerres, aux quatre coins du monde.

Il y a toutefois quelque chose de singulier qui frappe dans ces dessins d’enfants du Kosovo, qui se manifeste en premier plan : la représentation de la destruction radicale d’une civilisation. Par le meurtre de ses derniers témoins vivants et par l’effacement conjoint, méthodique, de toutes les traces architecturales et culturelles de ceux qui les ont précédés : monastères, icônes et croix chrétiennes sont représentés avec insistance dans ces dessins, disparaissant comme dans la réalité dans des brasiers géants.
Une autre particularité interpelle, parce qu’elle est rare dans les dessins d’enfants : leur caractère didactique qui confère à certains la puissance évocatrice de dessins de presse. Je pense notamment à ce tragique visage d’enfant tracé à l’encre noire dans les contours d’une carte du Kosovo grillagée et barbelée. Et aussi à ce remarquable dessin gouaché représentant un soldat de la KFOR, tenant en laisse une colombe de la paix baillonnée. Ces dessins, qui contredisent avec éclat la vérité officielle, ouvrent une large fenêtre sur la réalité politique et la vie quotidienne des derniers Serbe du Kosovo.
Cette réalité dessinée par les enfants du Kosovo fut confirmée à l’issue du vernissage de l’exposition par la projection d’un film aussi éprouvant qu’émouvant On y découvre les derniers habitants serbes du Kosovo, contraints de vivre enfermés dans des villages minuscules entourés de barbelés, enclavés dans un environnement si hostile qu’il leur faut, pour en sortir, être accompagnés de forces militaires. Une modalité de déplacement assurée par la KFOR, force armée de cette « communauté internationale » entichée de « multiculturalisme », mais qui participe dans les faits du séparatisme ethno-religieux et, implicitement, de cette injonction bien connue qui le conditionne, faite aux derniers chrétiens du Kosovo : la valise ou le cercueil.
Valentin Harbal
Cette exposition, organisée par l’Association Vérité et Justice, avait été tout d’abord mise en place à la mairie du 17e qui, la veille de son inauguration, était revenue sur son accord et avait exigé son décrochage, au motif que c’était une exposition moins « humanitaire » que politique. Le bruit courut aussi que des menaces avaient été proférées envers les responsables de la mairie pour annuler cette exposition.
http://www.b-i-infos.com/association_verite_et_justice.php
Presse : B.I. : http://www.b-i-infos.com




S'abstenir, c'est se rouler soi-même dans la farine européiste

Quand je regarde la profession de foi de la plupart des candidats, qui rivalisent sur les podiums comme des boutiques concurrentes – alors qu’ils ont voté de plein accord tous les traités qui nous ont mené à la catastrophe et 97% des décisions scandaleuses émises à Bruxelles – je ne vois dans ces professions de foi que des mensonges qui n’engagent que ceux qui y croient.
D’ aucuns préconisent de s’abstenir.
Pour ma part, je n’ai rien contre l’abstention. Quand on n’a le choix qu’entre la peste et le choléra, comme ce fut le cas aux dernières présidentielles, je pense que le mieux est en effet de s’abstenir.
Mais nous ne sommes pas du tout dans ce cas de figure. Il est donc impératif de considérer les choses autrement.
Les européistes déclarent à qui veut l’entendre qu’il faut aller voter.
Ce à quoi ils appellent, c’est évidemment à voter… pour eux ! Pas à voter tout court. Il est évident que les européistes, s’ils souhaitent le meilleur score pour eux, se satisferaient aussi d’une forte abstention…aux dépens des Nonistes.
Mais cette invitation à voter des européistes fonctionne aussi comme un leurre, assez efficace si l’on considère les appels à l’abstention de leurs opposants.
C’est là une grosse ficelle dans laquelle il serait dommage de se laisser prendre :
Car s’il est vrai que les européistes de tous poils aimeraient bien qu’une majorité d’électeurs votent pour eux, la situation s’est tellement dégradée qu’ils savent bien que c’est strictement impossible qu’on vote pour eux massivement. Alors ce dont ils rêvent secrètement, c’est de l’abstention de tous les mécontents. Si tous les Nonistes pouvaient s’abstenir de voter…
C’est là-dessus qu’ils tablent pour gagner.
Mais il faudrait qu’ils soient bien bêtes pour l’avouer.
En sollicitant ostensiblement le vote des Français, ce qu’ils espèrent, c’est mobiliser leur électorat mais aussi provoquer la réaction usuelle des mécontents : « ah, ils veulent qu’on aille voter, eh bien on n’ira pas ! ».

C’est ainsi qu’ils espèrent gagner.
Bien que nos « gouvernances » n’hésitent pas à bafouer le suffrage universel, on peut comprendre que ça leur simplifierait les choses si les Français eux-mêmes assumaient de se censurer !
Une fois les suffrages exprimés, l’abstention est vite oubliée et les « vainqueurs » (qui parfois se permettent de plastronner dès l’issue du dépouillement) se dépêchent de mettre en application leurs projets.
Vous vous rappelez du référendum sur le quinquennat ? presque 70% d’abstentions. Qui s’en souvient ? Et ça ne nous a pas épargné son application.
L’abstention suscitera quelques jours des regrets hypocrites puis on l’oubliera. Auparavant, on s’appliquera à lui déniera toute signification en l’interprétant comme la réaction un peu stupide, boudeuse, d’un peuple français fâché avec l’hôte de l’Elysée.
Pour nos « gouvernances », mieux vaut donc que les Français, majoritairement mécontents, s’abstiennent de voter plutôt qu’ils votent pour un candidat dont le projet dénonce explicitement leur politique européenne.
L’un des candidat en présence plaide pour une Europe des Nations, pour un protectionnisme européen (contre les délocalisations, le dumping social), pour une sortie de la France de l’OTAN, pour la dissolution de la Commission européenne et contre l’entrée de la Turquie en Europe.
Ce n’est pas en s’abstenant mais en votant pour lui que pourra s’exprimer clairement l’opposition à la politique sacrificielle de Bruxelles.
Valentin Harbal
Pour que l’information soit complète, Riposte Laïque porte à la connaissance de ses lecteurs cet appel publié par le Comité Valmy, qui ne partage pas l’analyse de Valentin Harbal.
http://www.comite-valmy.org/spip.php?article282