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Le monde merveilleux d’Avaaz et ses surprises

Tout le monde connaît le site de pétitions en ligne Avaaz. Créé par un milliardaire américain (non, ce n’est pas Soros, mais j’ai oublié son nom), Avaaz, qui se présente comme une plateforme du doux nom bien galvaudé de citoyenne, permet à chacun de lancer gratuitement sa pétition en ligne, mais fait quasiment exclusivement la promotion de ses propres pétitions. Pour ces dernières, qui sont toujours orientées vers l’alter-mondialisme (contre le réchauffement climatique, contre Donald Trump, tout récemment contre François Fillon…) la promotion est massive, par l’envoi de millions de courriels caractérisés par la pression de l’urgence sur le malheureux destinataire sommé de se décider dans la minute qui suit (« plus que 24 heures pour signer avant le prochain sommet de l’ONU« , etc.). Peu de chances que votre pétition bénéficie d’une telle promotion si vous demandez l’arrêt de l’immigration ou si vous soutenez un candidat populiste !

J’ai toujours trouvé ces procédés un peu douteux, mais après tout c’est de bonne guerre, chacun utilise les armes dont il dispose, celles des techniques publicitaires incluses, et on restait encore libre de ne pas signer.

Mais Avaaz vient de franchir un nouveau pas, et cette fois-ci, c’est la liberté de choix du lecteur qui est bafouée. Qu’on en juge par la lettre de protestation que je leur ai récemment adressée sur leur site.

Bonjour.

J’ai cliqué sur le lien d’un de vos e-mails (campagne pour l’exclusion d’un député polonais du parlement européen) et j’ai directement abouti sur une page « Merci d’avoir signé ».

Je n’ai JAMAIS signé cette pétition ! J’ai juste ouvert le lien pour voir de quoi il s’agissait.

J’ai pour habitude de ne pas signer vos pétitions car je les trouve politiquement orientées à sens unique, mais c’est votre droit le plus strict. Je reste toutefois abonné pour me tenir informé.

Mais ce procédé de signature automatique est absolument trompeur, infâme et déloyal !

Quoi qu’ait pu faire ce député, je refuse catégoriquement que ma signature figure sous cette pétition, et je vous somme de la retirer. Je suis décidé à engager des poursuites à votre encontre si vous ne le faites pas. Mon nom et mon adresse e-mail figurent dans l’en-tête du présent e-mail, et à l’heure à laquelle je vous écris, soit quelques minutes après avoir cliqué sur le lien, vous avez 499.257 signatures. Voici le lien vers la pétition : https://secure.avaaz.org/campaign/fr/eu_toxic_mep_loc/?aqEMwab

Je ne vous salue pas.

Bien entendu, je n’ai pas reçu de réponse. Nous voilà prévenus : dorénavant, quand nous recevrons un courriel d’Avaaz, il ne suffira plus de lire leur prose et ricanant et en se disant « P… qu’est-ce qu’ils sont ch… », mais il faudra SURTOUT éviter de cliquer sur les liens dans le courriel, sans quoi vous risqueriez de vous trouver signataire d’une pétition contre, pour prendre un exemple qui parlera à tout le monde ici, la candidate pour qui vous avez prévu de voter aux prochaines élections !

Vincent Maunoury




Que faire face à la guerre : proposer nos compétences

Guerre+civile+ethniqueCe qui arrive était prévisible, presque prévu.
Voici un avis du bien-aimé califat, que j’ai trouvé sur un site plutôt bien-pensant, et qui s’obstine à ne pas voir le rôle de l’islam dans tout ça (« Les Crises » pour ne pas le nommer). Je ne connais pas la source, mais elle ne doit pas être trop difficile à trouver, et la phraséologie – « 200 croisés tués » – est on ne peut plus claire :
 

Que faire ? Dénoncer l’idéologie de l’Islam sur Riposte Laïque, c’est bien mais c’est inutile pour le moment, je suppose que tous les lecteurs sont déjà au courant. Continuer à dénoncer la responsabilité de nos gouvernements successifs, c’est bien aussi, mais ça ne mène pas très loin.
Pour ceux comme moi qui n’ont pas envie de déclencher une guerre civile, et qui n’y sont de toutes façons en rien préparés, que peuvent-ils faire ? (de fait elle est déjà déclenchée, mais est-ce efficace de répondre à des fusillades par d’autres fusillades ?) Attendre les élections régionales si elles ont bien lieu ?
Proposer nos compétences – nous avons tous des compétences utiles, même si ce ne sont pas des compétences au combat, il y a la toute la logistique et l’intendance – à l’armée légale et légitime de notre pays, si tant est qu’elle puisse et souhaite intervenir ? Faire un appel en ce sens, tant auprès des volontaires que des autorités militaires ?
La Première Guerre mondiale n’aurait pas été gagnée sans les marraines de soldats, les infirmières de l’arrière et les ouvriers des usines.
Les marraines, les infirmières et les ouvriers, c’est nous.
N’hésitez pas à y aller de vos propositions, ça urge si vous n’avez pas envie de vous voir massacrés, vous ou votre famille et vos amis…
Vincent Maunoury
 




Valls a osé : "ne pas confondre liberté d'expression et blasphème"

Charlie-VoyanceOn entend beaucoup parler en ce moment d’un voyage qu’a fait notre Premier ministre dans un avion de la République. Il a voyagé avec sa famille, ce serait un abus des biens de l’état… Bon, un texto confirme qu’aucune rencontre officielle n’était prévue pendant ce voyage, soit…
Franchement, qu’un Premier ministre, si du moins il faisait du bon travail au service de son pays, utilise un avion privé pour s’accorder un moment de détente ne me choque pas plus que ça. Que le Président de la République mente pour le couvrir, c’est déjà plus grave. Qu’il rembourse les places de sa famille, je trouve ça ridicule. S’il avait fait, comme je disais, du bon travail pour son pays, je trouve qu’il aurait dû taper du poing sur la table et dire : « Oui, j’utilise les avions de l’état pour mes loisirs, c’est la compensation du travail énorme que j’abats pour le bien de mon pays. Il n’est pas question que je rembourse un centime. Si les électeurs en sont mécontents, qu’ils me le fassent savoir aux prochaines élections. »
Mais… fait-il du bon travail au service de son pays ?
Cette affaire de match de football à Berlin (notons que c’était pour applaudir une équipe étrangère, mais passons, on a le droit de tenir à ses racines…), qui a été gonflée et montée en épingle par tous les media, a fait passer sous silence une affaire que je trouve autrement plus grave. A ma connaissance, seule Christine Tasin en a parlé, dans son site Résistance Républicaine.
http://resistancerepublicaine.eu/2015/manuel-valls-donne-raison-aux-assassins-de-charlie-hebdo-destitution/
Voici les faits, sur BFM-TV :
http://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/valls-au-congres-du-ps-nous-etions-tous-charlie-le-11-janvier-548444.html
Déjà, qu’un Premier ministre en exercice, Premier ministre de tout le peuple français, prenne la parole de cette façon lors du congrès d’un parti politique me paraît plutôt choquant, et je ne suis d’ailleurs pas sûr qu’il y soit autorisé.
Mais que nous dit-il ?
« C’est à nous de transmettre, d’expliquer, de redire notre histoire, nos valeurs, pour que l’on arrête de tout confondre : liberté d’expression et blasphème, caricature et stigmatisation, humour et intolérance! »
Ai-je bien entendu ? « Ne pas confondre liberté d’expression et blasphème » ?
Un chef de gouvernement nous demande d’enfreindre la loi, en l’occurrence celle de 1905, qui abolit le délit de blasphème ?
Ne devrait-il pas être destitué à la minute même et jugé pour haute trahison ? J’aimerai qu’un juriste nous renseigne sur la possibilité d’une action dans ce sens.
La parole est libre en France, et tout individu a le droit de prononcer cette phrase, Monsieur Valls tout autant qu’un autre. Mais à la seule condition de démissionner au préalable de son poste de responsabilité et d’assumer en tant que simple citoyen son appel à ne pas respecter les lois.
Je ne vois qu’une seule réponse à sa déclaration : sa destitution IMMEDIATE et sa comparution devant une haute cour de justice pour haute trahison, pas moins.
Ajoutant l’injure à la trahison – pour le coup, je ne pense pas que ce soit passible de l’application de la loi, mais tout de même – il conclut par « Voilà pourquoi nous étions tous Charlie le 11 janvier et voilà pourquoi nous le demeurons. »
Monsieur Valls sait-il seulement ce qu’est Charlie Hebdo ? A-t-il vu comme moi, depuis l’époque de Hara-Kiri Hebdo, ce journal se battre férocement pour le droit au blasphème, aux blasphèmes de toutes sortes, avec un mauvais goût qu’on peut trouver douteux mais qui fait partie comme le disait Jean Dutourd, cet écrivaillon au style obscène, adepte de toujours des dictatures, de « tout l’attirail de la liberté », tomber et tomber encore sous le coup de la loi scélérate de 1949 pour se relever à chaque fois ? Charlie, grâce à qui on peut – encore pour quelque temps – se foutre de la gueule des religions et des puissants de toutes sorte… On a trop oublié ce qu’on leur devait, aux Charlie !
Je demande la destitution immédiate de Manuel Valls et son remplacement par Michel Houellebecq – si tant est qu’il accepte le poste, ce qui m’étonnerait – Michel Houellebecq, qui déclare, lui :
« La liberté d’expression n’a pas à s’arrêter devant ce que tel ou tel tient pour sacré, ni même à en tenir compte. Elle a le droit de jeter de l’huile sur le feu. Elle n’a pas vocation à maintenir la cohésion sociale, ni l’unité nationale ; le “vivre ensemble” ne la concerne nullement. On ne saurait lui enjoindre de se montrer responsable ; elle ne l’est pas. Ces différents points ne sont pas négociables. »
http://www.lesinrocks.com/2015/01/15/actualite/michel-houellebecq-la-liberte-dexpression-le-droit-de-jeter-de-lhuile-sur-le-feu-11547097/
Vincent Maunoury
Et tiens, pendant que j’y suis, pour ceux qui veulent continuer de pouvoir écrire le nom de liberté, voici une pétition pour sauvegarder notre liberté, celle d’informer, cette fois-ci :
https://www.change.org/p/ne-laissons-pas-les-entreprises-dicter-l-info-stop-directive-secret-des-affaires-tradesecrets?recruiter=1020825&utm_campaign=signature_receipt&utm_medium=email&utm_source=share_petition
 




Est-ce le moment de mener une bataille des mots autour de la République ?

Islamectomie Plus PédaloJ’ai un peu de mal à comprendre ce qui se passe à RL, ces jours-ci…

Christine Tasin, avec qui je ne suis pourtant pas souvent d’accord, me paraît parler avec la voix du bon sens : la république est un ensemble d’acquis, de valeurs, de droits et de devoirs, qui peuvent même venir d’avant son avènement (certains droits et libertés datant d’ailleurs, de façon pas si surprenante que ça, du règne du malheureux Louis XVI !), et qui forment tout de même un sacré « corpus » civilisationnel !

Je suis bien surpris de voir Jacques Philarcheïn, qui m’avait habitué à une certaine puissance d’analyse, comparer « république » et « république islamique ». Dès qu’on y ajoute un adjectif, ce n’est plus la république ! C’est comme les couples « laïcité »/ »laïcité ouverte », ou bien « démocratie »/ »démocratie populaire ». Dans tous les cas, l’adjectif est en trop.

Quoi qu’il en soit, malgré mes lettres où je donne peut-être l’impression de pinailler sur des éclisses de voie ferrée et des contraintes de cisaillement, je suis très attaché à cet acquis républicain, civilisationnel, comment l’appeler ? Je suis peut-être plus attaché à la civilisation occidentale qu’à la France, d’autres seront peut-être plus attachés à un aspect ou à un autre de notre CIVILISATION, acquise de haute lutte au cours des siècles, ils l’appeleront patrie, démocratie, république, France, cher pays de mon enfance, peu importe… Je pourrais être espagnol, anglais ou suédois et avoir un roi pour faire joli et dépenser un peu d’argent du contribuable, ça ne m’empêcherait pas de vivre avec ce même acquis civilisationnel, la démocratie et tout ce qui va avec : la liberté, l’état de droit, etc.

Or, si quelques pays européens, notamment la Suisse, le Danemark et les Pays-Bas, ont des partis explicitement partisans de la préservation de la civilisation contre l’islam, et qui commencent à avoir de l’audience, chez nous (rien n’étant parfait en ce bas-monde, notre république ne l’est pas non plus…) force est de constater qu’après un bavard inactif nous avons élu faute d’autre chose à notre disposition un inactif silencieux (de très peu et avec peu d’électeurs, ce qui est tout de même un signe) et qu’on n’est pas très bien barrés. Quant à la troisième du podium, il me semble d’après ses déclarations récentes qu’elle est en train de retourner sa veste au sujet de l’islam ; je peux me tromper, mais c’est bien ce qu’il m’a semblé.

Bref… On est mal barrés, et c’est peut-être pas trop le moment de s’engager dans des batailles de vocabulaire… Je trouve en l’occurence que la verte simplicité de Christine Tasin dans son dernier article est fort salutaire.

Sinon on fait quoi concrètement ? De nouvelles assises contre l’islamisation ? Un nouvel apéro-saucisson ? Offrir chacun à un ami la BD de Charb sur la vie de Mahomet (même si je la trouve encore un peu trop gentille, elle a le mérite d’exister, et c’est le seul truc grand public disponible en français. Même si c’est mal dessiné, je trouve que c’est une lecture qui devrait être recommandée dans les écoles).

D’autres idées ?

Vincent Maunoury

 

En tout cas, arrêtez de taper sur la république, la pauvre, il y a déjà assez de gens qui s’en chargent !




Il faut que la peur change de camp et que les lecteurs de Riposte Laïque apprennent à se faire respecter

La peur doit changer de camp. Ou plutôt, parce que je n’ai pas spécialement envie de faire peur aux gens, on ne va plus se laisser marcher sur les pieds.

Il y a quelques mois dans le métro, une femme voilée avec un landau me demande de l’aider à descendre les escaliers. Je la regarde droit dans les yeux et je lui dis, fermement mais très poliment : « Désolé, je ne parle pas aux femmes voilées. » et je dévale les escaliers.

Rien dans ma phrase qui tombe sous le coup de la loi, le voile n’est pas une race, et personne ne peut m’obliger à parler à qui je ne veux pas. Quand à cette femme, je n’ai rien contre elle personnellement, mais qu’elle se démerde avec son voile et son landau.

Aujourd’hui dans le train, je suis assis en face d’une femme noire, la quarantaine, qui parle au téléphone, d’abord en français avec l’accent de l’Afrique de l’Ouest, très différent de l’accent antillais, puis dans une langue africaine que je n’ai pas dans l’oreille.

Il faut dire que je parle, plus ou moins bien, dix langues dont une africaine, et que j’en reconnais au minimum une bonne vingtaine à l’oreille dont cinq ou six langues africaines. Ajoutez à cela que je suis très bavard, je l’avoue, et que j’aime bien échanger quelques mots avec mes voisins de transports en commun.

Donc quand j’entends une langue que je ne reconnais pas (et parfois que je connais, car avec les dialectes et les accents régionaux il m’est arrivé de prendre le portugais pour du russe !), je demande souvent aux personnes quelle est la langue qu’ils parlent, c’est mon petit plaisir, ma petite curiosité. La plupart du temps, passé le premier instant de méfiance, les gens me répondent sur un ton mi-étonné mi-amusé, et souvent, on continue à papoter de choses et d’autres et quand arrive la station où descendent les uns ou les autres, on se quitte sur un sourire.

Ca ne s’est pas passé comme ça cette fois-ci. « Qu’est-ce que ça peut vous faire ? » J’explique, toujours très poliment, et en évitant que la dame pense que je veux la draguer ou quoi que ce soit d’autre, que je suis traducteur, que je m’intéresse aux langues, que je connais un peu les langues africaines, j’en cite quelques-unes, que je parle moi-même (un peu) sérère, langue que la dame n’a pas l’air de connaître, et que c’est une simple curiosité de ma part. Toujours aussi revêche et agressive, la dame me dit que de toutes façons si elle me le dit je n’y comprendrai rien, et un peu énervé, je lui demande : « Mais enfin, ça vous dérange ? C’est juste par curiosité, je m’intéresse aux langues, c’est tout ! » « Oui, ça me dérange, et c’est une langue africaine, vous n’y comprendrez rien… » etc., etc.

Elle se remet à téléphoner… Je réfléchis un peu dans mon coin… Quand le train arrive à Paris, j’attends l’arrêt complet pour qu’il n’y ait plus de bruits de freins, je me lève, et je me penche vers elle pour lui dire, avec une voix assez forte pour couvrir celle de son correspondant, sur un ton très calme et déterminé : « Si je peux me permettre de vous donner un conseil, vous devriez éviter de juger les gens sur la couleur de leur peau. Je connais certainement bien mieux l’Afrique que vous. Et je n’avais aucune intention de vous agresser. J’ai la peau blanche, mais je connais certainement bien mieux l’Afrique que vous. Alors évitez d’être raciste, hein ! ».

En ayant bien choisi mes mots pour éviter de tomber sous le coup de la loi… Ici, la personne raciste, c’est elle, et c’est uniquement ça que je lui fais remarquer. Je ne dis rien de la couleur de sa peau, je ne parle que de la couleur de la mienne, que je lui demande de respecter. Surtout, rien qui puisse m’amener devant la 17ème Chambre Correctionnelle, c’est important !

Pendant toute ma tirade, elle me regarde héberluée, des éclairs de haine et de surprise dans les yeux, mais sans dire un mot et sans trouver à me répondre. Je sors du train. Je me dis que voilà une dame qui haïra peut-être encore davantage les blancs qu’avant, mais au moins elle saura qu’on ne peut pas leur dire n’importe quoi sans quelques conséquences.

Nous avons maintenant un Président socialiste, et de toutes façons je n’attendais rien d’une réélection de Sarkozy, mais le monde occidental est en train de vivre un réel retournement de mentalité, il faut en profiter pour enfoncer le clou.

Je n’ai rien contre les noirs, les jaunes ou les bleus, mais j’ai quelque chose contre les gens qui ne sont pas aimables avec moi. Je parle trop certes, mais cette dame pouvait toujours me dire qu’elle était occupée (elle ne l’était pas au moment où je lui ai adressé la parole, elle avait fini sa première conversation), et je n’aime pas qu’on me méprise à cause de la couleur de ma peau – sous-entendu : je ne peux rien connaître aux langues de l’Afrique puisque je suis blanc.

Riposte Laïque compte plus de 30.000 lecteurs, dont j’imagine que beaucoup habitent dans les grandes villes, empruntent les transports en commun et sont parfois, même s’ils ne sont pas comme moi enclins à adresser la parole à tous les gens qui les entourent, victimes de comportements plus ou moins haineux ou condescendants de ce genre. Sur 30.000, ça fait au bas mot, j’imagine, 10.000 à qui ce genre de choses sont arrivées, et qui dorénavant peuvent décider de répondre au lieu de se taire. Dans les années 60, Rosa Park a fait changer les lois et les mentalités à elle toute seule.

Je me suis longtemps demandé quelles actions concrètes on pouvait mener pour ramener la civilité autour de nous, et l’action de notre ami Roger sur la viande halal m’a fait réfléchir. Si une majorité des lecteurs de Riposte Laïque, lorsqu’ils sont confrontés à des attitudes de ce genre, clouent le bec avec leur interlocuteur avec calme et fermeté – surtout, encore une fois, en choisissant ses mots pour rester inattaquable – je pense que ça permettrait de faire comprendre à certains que l’homme blanc, non musulman, etc., n’est pas une chiffe molle qu’on peut houspiller à sa guise. Si en plus on peut retourner contre l’agresseur l’insulte suprême du racisme, il y a là de quoi embrouiller pas mal d’esprits ! Essayez, vous verrez, l’effet de stupeur est garanti !

Evidemment, en face d’une bande d’une dizaine de djeuns qui sont prêts à vous faire la peau si vous la ramenez trop c’est plus difficile – ça m’est arrivé une fois, et là j’ai dû m’écraser… Mais pourquoi ne pas apprendre le karaté, le krav-maga, le judo, la lutte bretonne ou sénégalaise, la boxe, le combat de rue ou le sambo ? Ca peut toujours servir contre une bande de voyous, les lâches ne tiennent jamais longtemps contre quelqu’un qui se défend vraiment.

Le but pour moi n’est pas d’inciter les lecteurs de Riposte Laïque à transformer les trains de banlieue en champ de bataille, d’autant plus que personnellement j’adore papoter avec mes voisins, et qu’en général si je dérange, la personne sait me le faire comprendre sans agressivité et je respecte son désir de rester seule avec elle-même, mais de faire comprendre à certains mal embouchés que c’est fini, les gens aimables, et dans ce cas précis les blancs, non musulmans etc., ne sont plus décidés à se laisser marcher sur les pieds. Qu’ils rendront à chacun la monnaie de sa pièce : si la pièce est bonne, je rendrai la monnaie au centuple et avec grand plaisir, mais si la pièce est de singe, je rendrai de la monnaie de singe, au centuple aussi.

A mon avis, les temps sont mûrs pour faire passer ce message.

Dans le train du retour, j’ai eu le plaisir de papoter avec un monsieur noir qui s’est assis en face de moi avec un soupir de soulagement :

–         Ca fait du bien d’être assis, hein ?

–         Ah oui ! J’étais vraiment fatigué…

–         Et patati et patata…

Nom d’un chien, qu’est-ce que ça fait plaisir de parler avec des gens aimables !

Vincent Maunoury




Seul le refus de l’islamisation de notre pays peut fédérer l’ensemble du lectorat de Riposte Laïque

Je viens de me taper l’intégralité des 3 vidéos d’Envoyé Spécial.

http://ripostelaique.com/envoye-special-mesdames-je-suis-indignee-de-ce-que-vous-avez-fait-de-mon-temoignage.html

http://ripostelaique.com/envoye-special-soignons-les-myriam-picard-et-anne-zelensky-qui-osent-avoir-peur-de-lislam.html

Malgré l’incroyable partialité du « reportage », si on peut appeler ça comme ça (je salue d’ailleurs, le calme et la clarté d’Anne Zelensky, qu’elle réussit à garder malgré les questions biaisées de la journaliste, et la lucidité de Myriam Picard), à un moment de la troisième vidéo, une journaliste mentionne le côté très fédérateur de la lutte contre l’islam. Bien obligée, quand même, de reconnaître que c’est une préoccupation majeure d’un grand nombre de français…

C’est pourquoi, moi dont c’est aussi une préoccupation majeure, je m’évertue souvent dans mes courriers à demander que Riposte Laïque s’en tienne aux sujets fédérateurs. L’islam, le manque de réaction des pouvoirs publics (voire les dérives de la justice) devant cette menace, éventuellement le déficit de démocratie dont souffre l’Europe sous sa forme actuelle, puisque ce dernier problème rejoint les deux premiers, mais de grâce, de grâce, qu’on évite les sempiternels refrains contre les langues régionales (je vois d’ailleurs que je ne suis pas le seul à protester quand ce sujet est abordé), le nucléaire, la crise financière et les méchants banquiers, sujet d’une telle complexité qu’on ne peut pas le traiter sans avoir de solides connaissances sur la manière dont fonctionne l’économie, et que sais-je encore ?

La lutte contre l’islam et son système totalitaire, par contre, fédère, et fédère pratiquement tout le monde : des gens comme Christine Tasin qui pensent que les langues régionales n’ont pas à recevoir de statut quelconque en France, et qui est pro-nucléaire (tout ça, c’est d’ailleurs son droit le plus strict), des gens comme moi qui sont antinucléaires et qui pensent que les langues régionales sont une partie du patrimoine culturel de l’humanité qu’il faut préserver de la disparition, des gens comme Jacques Philarcheïn qui voient une main-mise de l’économie sur le politique, et des gens comme moi qui considèrent tout simplement que le précédent gouvernement grec a joué au poker sur des avoirs douteux, et que les banques qui ont pris le risque de lui accorder des prêts vont en payer le prix fort autant que le peuple grec, des gens comme Pierre Cassen qui a un passé trotskyste et dont je pense qu’il lui en reste quelque chose (ce qui est toujours son droit le plus strict), et des gens comme moi qui n’ont jamais été attirés par ce genre d’idées, des français comme nous, des anglais, des néerlandais, des suisses, des canadiens, des américains, des indonésiens (j’en connais personnellement, qui ont de plus en plus peur du tournant islamique que prend leur pays), des sénégalais musulmans qui ne savent plus trop où ils en sont ni où en est leur pays, probablement des sud-américains, mais je ne parle ni l’espagnol ni le portugais donc je ne suis pas trop au courant de ce côté-là, des russes, des suédois, des australiens, des philippins, des hindous… Et j’en oublie, forcément ! Ah oui, le blogueur saoudien condamné à mort, et emprisonné en Malaisie où il s’était enfui, pour avoir laissé entendre sur internet qu’il était athée…

Quel est le point commun entre tous ces gens-là ? La chose autour de laquelle tous peuvent se fédérer et qui les préoccupe tous ? Sinon la montée de l’islam le plus totalitaire ?

C’est pour cela que je t’envoie parfois des courriers un peu rageurs, je le reconnais… Mais au-delà de toutes nos différences – on peut supposer que même dans un monde apaisé, les intérêts des hindous ne seront pas forcément ceux des français, mais que la concurrence économique, pour ne parler que d’elle, s’exercera pacifiquement – un problème majeur, réel, nous préoccupe tous ! C’est encore pour cela que j’avais râlé quand tu n’avais pas publié l’information – 3 lignes auraient suffi – sur la motion prise par l’assemblée nationale du Québec contre des prédicateurs islamistes à Montréal, lesquels ont dû, devant l’indignation générale et le refus d’une grande chaîne hôtelière de les héberger, annuler leur conférence, ce qui est une grande victoire, dans une Province canadienne francophone, qui plus est !

Je sais, la critique est facile ! Mais quoi qu’il en soit, je me sens dans le même combat que Myriam Picard, chrétienne lucide, Anne Zelensky, féministe, Pascal Hilout, fils d’une femme voilée, Roger Heurtebise, français de souche inquiet comme moi, et pour ce qui concerne l’islam (et la laïcité, je n’oublie pas l’existence de chrétiens de l’obédience Institut Civitas), que Christine Tasin, Pierre Cassen et Jacques Philarcheïn, pour ne citer qu’eux. Peu m’importe que la France soit une « République une et indivisible », une monarchie parlementaire ou une république fédérale. Dans tous les pays libres où règnent ces différents systèmes, qu’il s’agisse de pays unilingues ou quadrilingues, de pays alimentés par l’énergie nucléaire, hydraulique ou éolienne, de pays plutôt à gauche ou plutôt à droite, il y a des voix, et non des moindres, qui se lèvent pour défendre la démocratie, la liberté d’expression et la douceur de vivre qui ont été acquises de longue lutte au cours des siècles. L’une de ces voix connues s’exprime d’ailleurs aussi bien en français qu’en allemand, et j’imagine probablement aussi en italien et peut-être même en romanche ! J’imagine que tu vois de qui je veux parler !

Vincent Maunoury




Québec : Laissons chanter une fillette de maternelle, même si ses parents musulmans s'y opposent !

Les média québecquois, ces jours-ci, nous informent d’un accommodement « raisonnable » comme on appelle cela outre-Atlantique. Il faut savoir que ces accommodements dits raisonnables sont tout à fait officiels au Canada. Vous pourrez trouver quelques précisions sur Wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Accommodement_raisonnable
Les parents musulmans d’une petite fille scolarisée en maternelle dans le quartier Saint Michel de Montréal ont réclamé que leur fillette soit protégée de la musique et du chant, qui, comme chacun sait, sont haram. Au lieu de renvoyer dans leurs cordes ces parents indignes en leur signifiant que l’enseignement obligatoire était le même pour tous, l’école a obtempéré, en équipant la malheureuse gamine d’un casque anti-bruit pendant les heures de musique et de chant ! Je n’ose imaginer l’ambiance pendant les cours de chant, ni ce que peut ressentir la pauvre petite fille en voyant ses camarades de classe chanter sans pouvoir les entendre avec son casque sur la tête.
L’affaire est en train de déclencher un tollé dans les média du Canada, aussi bien anglophones que francophones, et la Ministre de l’ Éducation du Québec, qui a déclaré que cet accommodement était raisonnable, est reçoit en ce moment même un abondant courrier de protestation. Étant donné que le Québec a remporté récemment quelques victoires retentissantes contre l’islamisation rampante, en particulier par une motion de l’Assemblée Nationale contre la tenue d’une conférence de prêcheurs islamiques, je pense qu’il est important d’encourager la tendance en écrivant massivement de France, et du reste du monde. Je donne ci-dessous à titre d’exemple la lettre que j’ai moi-même envoyée, n’hésitez pas à vous en inspirer si vous manquez d’idées, c’est libre de droits ! Ajoutez les arguments qui vous viendront à l’esprit, j’ai dû en oublier pas mal !
Voici des articles de presse qui ont dévoilé l’affaire :
http://www.ledevoir.com/societe/education/338797/une-fillette-musulmane-a-l-abri-de-la-musique-a-la-maternelle
http://fr.canoe.ca/infos/quebeccanada/archives/2011/12/20111219-062500.html
Une vidéo d’Hélène Bertrand, de l’Alliance des Professeurs du Québec :
http://fr.video.canoe.tv/video/en-vedette/en-vedette-aujourdhui/1906868890/pas-de-musique-en-classe-helene-bertrand-a-lcn/1334990476001
Et enfin, l’article de Poste de Veille, un excellent site islamolucide québecquois, que je recommande à tous :
http://www.postedeveille.ca/2011/12/qu%C3%A9bec-la-musique-a-l-ecole-cest-haram.html
Sur Poste de Veille, vous pourrez également trouver toutes les informations sur les récentes actions réussies auprès du gouvernement provincial québecquois, ainsi que bien d’autres articles intéressants sur l’islamisme, l’islam, etc.
Voici l’adresse de Madame l’Honorable Line Beauchamp, Ministre de l’Education, du Loisir et du Sport et Vice-première ministre du Québec (formules d’usage au Canada) :  line.beauchamp@mels.gouv.qc.ca
Ainsi que sa page internet sur le site de l’Assemblée Nationale du Québec : http://www.assnat.qc.ca/fr/deputes/beauchamp-line-663/coordonnees.html
Le Canada étant un pays fédéral, j’ai un peu de mal à m’y retrouver entre gouvernements fédéral et provinciaux, mais en tout état de cause, pour l’affaire qui nous intéresse ici, c’est bien Line Beauchamp, ministre du gouvernement provincial du Québec, qui est concernée.
Donc, amis lecteurs, tous à nos plumes !
Vincent Maunoury
Exemple de lettre :
Nom
Adresse
France
Madame l’Honorable Line Beauchamp
Ministre de l’ Éducation, du Loisir et du Sport et Vice-première ministre du Québec
(Ville), le 21 décembre 2011
Madame la Ministre,
Bien que citoyen français et ne résidant pas au Québec, je me permets de vous écrire au sujet d’un cas que je trouve révoltant, que j’ai lu dans le journal Le Devoir.
Il s’agit d’une fillette scolarisée en école maternelle et que ses parents, pour des raisons religieuses, souhaitent priver de cours de musique. L’école a donc décidé de faire porter un casque anti-bruit à cette fillette pendant les heures de musique et de chant. Je lis dans l’article que vous considérez cet accommodement comme raisonnable.
Puis-je vous rappeler, Madame la Ministre, qu’au tournant du XIXème siècle et du XXème siècle, la majorité des nations ont rendu l’école obligatoire ? Et que cette obligation n’a pas été édictée à l’encontre des enfants paresseux, mais à celle des parents, qui perdaient ainsi une main-d’œuvre gratuite pour les travaux des champs et de l’atelier ? Il n’a pas été question d’accommodements à l’époque pour les parents, et on a ensuite vu éclore toute une génération d’ingénieurs, de chercheurs, de médecins, d’artistes, d’écrivains, de philosophes, qui ont concouru à nous amener au point de développement que l’on sait.
Par ailleurs, vous parlez de la nécessité d’intégrer cette fillette, qui justifierait selon vous cet accommodement. En dehors du fait que je ne vois pas très bien comment le port d’un casque de martien peut favoriser son intégration au sein de ses camarades, la mission de l’école maternelle n’est-elle pas d’inculquer aux enfants, dès le plus jeune âge, les notions de traitement égal pour tous et de dignité humaine ? Ceci ajouté au rôle d’apprentissage à la socialisation, et non à la discrimination ! Ici, nous assistons à une double discrimination, voire même une double exclusion : celle des enfants qui chantent d’un côté et celle de la fillette rendue artificiellement sourde de l’autre.
Enfin, toutes les connaissances en psychologie enfantine nous apprennent qu’il y a peu de souffrances aussi grandes pour un petit enfant que de se sentir différent de ses camarades, ceci pouvant aller jusqu’à un profond sentiment de rejet. Tous les ingrédients sont ici réunis pour que cette fillette se sente rejetée par ses camarades de classe, et pour que les autres enfants considèrent qu’elle manifeste du mépris à leur égard. Ajoutons à cela que la musique, et surtout le chant, étant l’une des activités préférées des enfants de cet âge, il s’agit là de cruauté à l’égard de cette enfant.
Aussi, je vous fais confiance pour reconsidérer votre avis et pour obliger cette école à passer outre les exigences fantaisistes – et nocives – des parents, voire même pour diligenter une enquête s’il s’avérait que cette fillette était victime d’autres mauvais traitements de la part de ses parents.
Je vous prie d’agréer, Madame la Ministre, l’expression de ma plus haute considération.
(signature)




Le Kazakhstan, pivot de l'Asie centrale : quelle politique face à l'islam ?

Suite aux diverses nouvelles parues dans Riposte Laïque concernant le Kazakhstan : tenue à Astana de la réunion de l’OCI qui demande aux Pays-Bas la condamnation de Geert Wilders, présentation d’autres revendications islamiques par un délégué kazakh de l’OSCE, on peut se demander quelle est la politique officielle de ce pays, qui sous l’impulsion du gouvernement semi-autoritaire de Noursoultan Nazarbayev, avait, seul des ex-républiques soviétiques d’Asie centrale, résolument suivi la voie de la modernisation et de la laïcité. Le Kazakhstan indépendant, sous la houlette de son premier président, avait brillamment réussi, entre autres grâce à ses immenses ressources naturelles, mais aussi grâce à son volontarisme et à sa position stratégique sur les voies d’échanges commerciaux entre la Chine d’une part, et la Russie et l’Europe d’autre part, son décollage économique. Les ressources naturelles exploitables du pays sont immenses, mais très tôt, le Kazakhstan avait aussi travaillé à remettre en état son réseau de transport, conscient de sa position clé, concurrente de celle jusqu’alors incontournable du chemin de fer transsibérien, qui, on le sait peu, achemine une très grande partie des produits manufacturés japonais et coréens vers les marchés européens. Cette volonté affirmée a permis au Kazakhstan de convaincre la Chine de prolonger le chemin de fer Pékin – Ürümqi jusqu’à la frontière kazakhe, la liaison ferroviaire étant fonctionnelle depuis plusieurs années déjà, et considérée comme stratégique par les deux pays, qui travaillent avec la société espagnole Talgo pour remédier à la différence d’écartement des voies entre les deux pays. A l’ouest, le Kazakhstan travaille activement à la résolution des conflits dans le Caucase, afin d’assurer la continuité et la sécurité des itinéraires commerciaux au-delà de la Mer Caspienne. L’agriculture n’est pas en reste, bénéficiant d’un immense potentiel de terres arables encore inexploitées, et le secteur des services génère désormais 51% du PIB, l’ancienne capitale Almaty ayant d’ores et déjà rejoint le club des grandes places financières asiatiques. Enfin, les problèmes écologiques ne sont pas négligés, un plan de sauvetage de la Mer d’Aral ayant déjà permis d’inverser son assèchement dans la partie nord, et la décontamination du champ de tirs nucléaires soviétique de Semipalatinsk, ainsi que les recherches sur la radioprotection des populations affectées, constituant l’un des grands chantiers nationaux depuis l’indépendance.
Nazarbayev, à qui il faut reconnaître, à défaut d’un esprit totalement démocratique, une grande efficacité dans la gestion de son pays, avait également fait l’un de ses objectifs de placer le Kazakhstan dans la situation d’un état médiateur dans de nombreux conflits, le positionnant ainsi comme acteur diplomatique majeur sur la scène internationale. Cet objectif a lui aussi été atteint, d’autant plus qu’il avait également fait le choix d’une neutralité déclarée, devenant le premier pays entièrement dénucléarisé de l’ex-URSS et du monde, bien avant l’Ukraine, où la question de la restitution de l’arsenal nucléaire avait longtemps été source de tensions avec Moscou. D’autre part, le pays a réussi à garder son indépendance politique tant vis-à-vis de Moscou que de Washington ou de Pékin, jouant sur sa position de pivot de l’Asie Centrale. On doit particulièrement noter que parmi les nombreux interlocuteurs privilégiés du Kazakhstan – dont la France – des relations diplomatiques soutenues ont été tissées dès l’indépendance avec Israël, avec de nombreuses visites d’ État et l’amitié personnelle qui lie Noursoultan Nazarbayev et Shimon Peres, ce qui fait du Kazakhstan l’un des rares soutiens d’Israël au sein de l’OCI ! La consécration de ces efforts pour le Kazakhstan a été sa nomination à la présidence de l’OSCE, présidence qu’il exerce depuis 2010. Mais dans ce programme de médiation étaient également incluses les médiations entre l’OCI et le reste du monde, en particulier les pays occidentaux, idée qui n’était pas sans intérêt, mais qui peut amener à certaines compromissions : qui dit médiation dit toujours négociation et concessions de part et d’autre…
Pourtant, sur le plan de la laïcité, le Kazakhstan a été le premier pays de l’histoire contemporaine, et à notre connaissance le seul au monde, A INTERDIRE LA DIFFUSION DE SOURATES DU CORAN car « elles incitent à l’extrémisme » et pour des raisons de « sécurité nationale intérieure ». Cela s’est passé en juillet 2009, et c’est resté totalement inaperçu dans les média ; à la même époque, la Suisse était quasiment mise au ban des nations pour son intention de tenir un référendum sur l’interdiction des minarets ! Le choix des sourates laisse un peu rêveur, car ce ne sont pas forcément les plus guerrières qui ont été interdites, mais enfin cela a été fait et cela démontrait une très claire volonté politique de combattre sinon l’islam, du moins ses excès, dans un pays qui compte 30% de chrétiens (essentiellement russes) et 65% de musulmans, majoritairement kazakhs. Le Kazakhstan compte également près de 130 ethnies, des allemands aux coréens, dont certaines descendantes de peuples exilés en Asie Centrale par Staline, et a adopté dès son indépendance une constitution laïque, avec la volonté déclarée d’assurer la coexistence pacifique et constructive de toutes les composantes de la société kazakhe. Objectif qui semble lui aussi atteint, car le Kazakhstan est seul resté indemne des guerres civiles ouvertes ou larvées qui ont atteint les autres républiques d’Asie Centrale.
C’est pour cela que l’on peut vraiment s’interroger sur les derniers évènements, dans lesquels le Kazakhstan est cité. Espérons que cela ne remet pas en cause la politique qui a été engagée depuis l’indépendance… D’autre part, si Nazarbayev a décroché un troisième mandat exceptionnel de président, à titre de fondateur du Kazakhstan indépendant, quelle sera la politique de ses successeurs ? Indifférence ? Volonté de ménager la chèvre islamique et le chou occidental ? Mise en minorité au sein de l’OCI ? N’étant pas dans le secret des dieux, il paraît difficile de tirer aucune conclusion, mais les toutes dernières nouvelles surprennent ; sans imaginer qu’il s’agisse d’un revirement du gouvernement kazakh, peut-être celui-ci observe-t-il tout au moins une certaine « prudence » vis-à-vis de ses « amis » de l’OCI, prudence qui ne manque pas d’inquiéter, car jusqu’ou pourrait-elle aller ?
Beaucoup de questions, auxquelles nous n’avons pas les réponses ! Nous ne cherchons pas ici à nous faire les propagandistes de Nazarbayev, connaissant surtout les résultats économiques et diplomatiques de sa politique, et les qualités démocratiques ou non de son régime n’étant pas le sujet du présent article. D’autre part, l’histoire récente a montré que les jugements hâtifs au sujet des « dictateurs » ou des « sauveurs providentiels » des pays issus de l’ex-bloc communiste menaient souvent à des erreurs monumentales. Mais en ce qui concerne les faits présentés : interdiction des sourates du coran, ils sont incontestables, n’ayant jamais été démentis par qui que ce soit, et sur le plan de la politique intérieure, si Nazarbayev est souvent contesté sur le plan politique (brutalité policières et judiciaires, accusations d’enrichissement personnel de sa famille), il est de fait que grâce à ses qualités d’homme d’état, de gestionnaire et de négociateur, le Kazakhstan est un pays stable et qu’il n’a pas subi de conflits ethniques ni religieux, ni servi de base arrière aux talibans. D’autre part, on peut imaginer que la population trouve son compte à cette stabilité ainsi qu’au développement économique, autre probable raison de la réussite de la politique d’indépendance vis-à-vis des trois puissances rivales que sont la Russie, les États-Unis et la Chine dans la région, le régime de Nazarbayev n’atteignant tout de même pas aux niveaux de dictature et de culte de la personnalité qui sévissent aux Turkménistan et Ouzbékistan voisins.
C’est pourquoi la politique future du Kazakhstan, devenu interlocuteur incontournable dans les relations internationales, semble particulièrement intéressante à suivre. Quel avenir choisira le pays qui réussit l’exploit de visiter ou d’inviter à intervalles rapprochés la France laïque, le Vatican catholique, l’Arabie Saoudite, Israël et l’Iran, l’Arménie et l’Azerbaïdjan, la Russie et la Géorgie, les États-Unis, la Chine, et qui a organisé les Jeux Panasiatiques d’hiver de 2011 à Almaty, où les athlètes taïwanais ont pu affronter ceux de la République Populaire de Chine ?
Pour les lecteurs qui souhaiteraient lire l’article original concernant les sourates interdites en 2009, dont la traduction en français a été publiée par Islam NW et reprise in extenso par Eurokaz News, il est disponible ici (1). Il s’agit de la traduction non modifiée d’un article paru en arabe sur Islamonline sous la plume d’Abu Ayoub. L’article en français a également été publié dans Le Post, mais il a disparu, l’article étant toujours en ligne sur Eurokaz News et Islam NW (2). L’original en arabe semble également avoir été retiré d’Islamonline.
Le Kazakhstan interdit des sourates du Coran :
(1) – http://eurokaznews.blogspot.com/2009/10/le-kazakhstan-interdit-des-sourates-du.html
(2) – http://islamnw.wordpress.com/2009/10/10/le-kazakhstan-interdit-des-sourates-du-coran/
Vincent Maunoury
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Sources :
– Eurokaz News, Islam NW, Le Post, Islamonline (liens ci-dessus)
– Riposte Laïque :
http://ripostelaique.com/loci-fait-pression-en-vain-sur-les-pays-bas-pour-museler-geert-wilders.html
http://ripostelaique.com/le-cfcm-le-ccif-et-le-cojep-sappuient-sur-losce-pour-museler-la-critique-de-lislam.html
– SaphirNews :
http://www.saphirnews.com/Islamophobie-l-OSCE-a-l-ecoute-des-musulmans_a12804.html
– Wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Kazakhstan
http://en.wikipedia.org/wiki/2011_Asian_Winter_Games
(anglais)
– Pierre-Luc Séguillon, Gerald Freedman et Pierre le Beller, « Kazakhstan, pivot de l’Eurasie », PRESTIGE COMMUNICATION, octobre 2010, Paris : il s’agit d’un petit livre à la gloire de Noursoultan Nazarbayev, mais derrière l’aspect propagande, ce livre reste très intéressant car il relate assez fidélement (pour autant que l’on puisse en juger depuis la France, mais toute la chronologie et de nombreux faits sont tout de même facilement vérifiables) l’histoire de la construction du Kazakhstan à partir de l’éclatement de l’Union Soviétique.
– La Vie du Rail
– Rail International
– Via Libre (revue des Chemins de Fer Espagnols)
– Société Talgo/Proyecto Unichanger :
http://www.talgo.com/pdf/DossierFr.pdf
(en espagnol) :
http://www.talgo.com/pdf/corporativo_spa%20DEF.pdf
(pages 22 à 31)
http://www.unichanger.es/ficheros/documentos/publicos/unichanger.pdf
– El Exportador, 2003 (espagnol) :
http://www.el-exportador.com/012003/digital/empresas_actualidad6.asp
Ces quatre derniers liens sont plus particulièrement dédiés à ceux qui, comme l’auteur de l’article, sont amoureux des chemins de fer, mais si vous partagez ma passion, je vous les recommande vivement, car en plus d’être passionnants, ils montrent bien quel avenir les nouvelles technologies ferroviaires pourraient ouvrir au Kazakhstan dans le domaine des échanges commerciaux entre l’Europe et l’Asie… si le pays reste laïque et voué à son développement économique et social !




Nucléaire : Riposte Laïque se met à porter les mêmes œillères qu'il reproche à ses adversaires

Face à un danger, l’attitude saine a toujours consisté à le regarder en face et à l’étudier. C’est ce que fait Riposte Laïque face à l’islamisation, et qu’il reproche, à juste titre, à des personnes comme Cohn-Bendit de refuser de faire. Mais depuis la catastrophe de Fukushima, force est de constater qu’il est tombé exactement dans le même travers ! Cyrano glorifie les cégétistes (dont les 16èmes mois sont payés par les contribuables français) qui réagissent par la force des poings aux arguments scientifiques, et Christine Tasin invite, pour les besoins de son article, un expert dont la compétence en la matière semble proche de zéro, et se convertit tout d’un coup au mythe du réchauffement de la planète, qui contrairement au danger de la radioactivité, n’a pas encore été prouvé ! Au sujet de Tchernobyl, cet « expert », non content de présenter un chiffre de 4000 cancers de la thyroïde dont on se demande d’où il sort, ignore résolument les 800.000 liquidateurs de la centrale, dont 125.000, soit plus de un sur huit, seraient morts à l’heure actuelle, ce qui fait beaucoup pour des hommes jeunes. Cerise sur le gâteau, cet expert « oublie » de mentionner la théorie de l’approche linéaire sans seuil aux faibles doses de radiations, ne serait-ce que pour la contester. Enfin, comble de l’ineptie scientifique, il mentionne à l’appui de ses dires le fameux réacteur nucléaire naturel du Gabon ! Ce réacteur naturel ayant été actif il y a deux milliards d’années, la plupart de ses produits de fission et de son combustible ont eu largement le temps de se dégrader en produits non radioactifs, et on ne voit pas très bien ce que cela peut apporter à la connaissance de l’industrie nucléaire contemporaine ! Il faudrait que des géologues aient pu trouver des résidus de ce réacteur à travers le monde. Une telle étude serait riche d’enseignements, mais à ma connaissance, elle n’a jamais été entreprise.
L’énergie nucléaire, un bref bilan
Raisonnons comme les compagnies d’assurance, qui, en bons capitalistes sachant compter, incluent dans tous les contrats (vous pourrez vérifier sur votre police d’assurance voiture ou logement) la clause d’exclusion pour « les risques résultant de la fission du noyau de l’atome ». A la naissance de l’industrie nucléaire, les assureurs n’avaient pas le recul nécessaire pour estimer le risque et ont donc logiquement inclus cette clause dans leurs contrats. Le risque, en matière d’assurance, se calcule ainsi : dégâts maximum connus pour le type d’accident considéré x occurrence statistique des accidents, ce qui est facile à calculer, par exemple, en matière d’accidents automobiles. En matière nucléaire, l’occurrence statistique était prétendument égale à zéro, tandis que les dégâts maximum à prévoir étaient la disparition totale de l’humanité, soit l’infini x zéro, ce qui n’est guère rassurant pour un assureur. La suite des évènements ne les a pas amenés à supprimer cette clause, car il s’avère en 2011 que le risque statistique est de plus d’un accident grave tous les dix ans. Voici la liste de ces accidents graves, cette liste excluant les accidents militaires (sous-marins nucléaires disparus en mer, bombes atomiques perdues ou éventrées au sol) et les accidents dus à des sources radioactives médicales, ne retenant que les accidents très graves, qualifiés de catastrophes, survenus à des réacteurs nucléaires terrestres. Les accidents dits mineurs, même ayant provoqué des relâchements de radioactivité dans l’environnement, sont donc exclus de cette liste :
– 1952 : Réacteur de Chalk River (Ontario, Canada)
– 1957 : Réacteur de Kyshtym, dans la région de Tcheliabinsk (Sibérie occidentale, URSS)
– 1957 : Usine de Winsdcale, dans le Nord-Ouest de l’Angleterre (Angleterre, Royaume-Uni)
– 1959 : Réacteur du Santa Susana Field Laboratory (Californie, Etats-Unis)
– 1979 : Réacteur n° 2 de Three Miles Island (Pennsylvannie, Etat-Unis)
– 1986 : Réacteur n° 4 de Tchernobyl (Ukraine, URSS)
– 2011 : Centrale de Fukushima Dai-Ichi, 6 réacteurs (Préfecture de Fukushima, Japon)
S’il est trop tôt pour faire le bilan de la catastrophe de Fukushima, le risque de fusion d’un ou de plusieurs cœurs, de destruction de la mégalopole Tokyo – Yokohama – Nagoya – Kobe – Osaka et de forte contamination radioactive de la planète entière étant toujours présent, on peut tirer un bilan relativement sommaire des autres catastrophes. Sommaire parce que bien souvent les doses de radioactivité libérées n’ont pas été évaluées, et que, dans tous les cas, aucune enquête épidémiologique n’a été menée, sauf parfois dans les environs immédiats des centrales, mais il ne s’agit que d’études très partielles. Toutes ces catastrophes ont provoqué d’énormes rejets de radioactivité dans l’environnement : à Chalk River, les rejets liquides ont été évacués dans un lac voisin, et ils se sont déchargés dans la rivière émissaire du lac, d’où ils sont « partis dans la nature ». La catastrophe de Kyshtym a produit au sol une « plume » hautement radioactive d’environ 250 kilomètres sur 10, atteignant par endroits des niveaux de 2 curies par kilomètre carrés, et les déchets, aussi bien en fonctionnement normal que suite à la catastrophe, ont été rejetés dans le lac Karachaï, lieu le plus radioactif du monde, où un séjour de deux heures à proximité du lac est mortel. Après la catastrophe de Windscale, il a été retrouvé des radio-isotopes jusque dans la toundra canadienne. Le site de Windscale, rebaptisé en Sellafield après la catastrophe, est le plus radioactif d’Europe occidentale, et le taux de leucémies dans la région est de 1000% supérieur au taux normal. On trouve très peu de données sur le Santa Susana Field Laboratory, mais l’Institute for Energy and Environnmental Research a estimé que les rejets d’iode radioactif avait été de 80 à 100 fois plus élevés que ceux relevés pour Three Miles Island. En ce qui concerne les conséquences sanitaires de Three Miles Island, une étude de l’Université de Caroline du Nord indique des taux de cancers et de leucémies supérieurs de 200% à 1000% à la normale dans la région environnante. Pour Tchernobyl, on ne dispose pas de données épidémiologiques fiables, mais il faut mentionner le taux avéré de plus d’un mort sur huit chez les fameux « liquidateurs » de la centrale, taux qui pourrait même être supérieur, car les liquidateurs ayant été principalement recrutés – de force – dans les ex-républiques soviétiques satellites de la Russie, et étant retournés majoritairement chez eux après l’éclatement de l’URSS, on ne dispose d’aucun suivi, et on ne connaît pas les causes de décès. Il est évident que tous les décès ne sont pas dus à la radioactivité, mais un taux de mortalité de 1 pour 8 en une vingtaine d’années pour des hommes jeunes est extrêmement élevé. Des scientifiques de l’ex-Union Soviétique ont tenté de réaliser une étude épidémiologique, mais ont subi toutes sortes de pressions, et l’un d’entre eux a même été emprisonné de nombreuses années en Biélorussie. De toutes ces catastrophes, on peut retenir les décès avérés et la création de deux zones interdites : l’une autour de Tchernobyl, et l’autre, immense, dans la région de Kyshtym. Cette dernière zone a été classée en 1988 en « parc naturel », gardé militairement. Il est fort possible qu’une zone interdite soit créée dans les années qui viennent autour de Fukushima, ce qui, dans un pays à forte densité de population comme le Japon, créera des problèmes autrement plus difficiles à résoudre qu’en Sibérie Occidentale.
Comment faire un bilan sanitaire de toutes ces catastrophes ? Il s’agit là d’une tâche énorme, qui demanderait des moyens gouvernementaux au niveau mondial. On peut seulement se livrer à quelques hypothèses, et quoi qu’il en soit, considérer que les chiffres officiels, que ce soit sous Staline ou dans les pays démocratiques, sont largement sous-évalués. Tout d’abord, les niveaux de dangerosité admis pendant de longues années par l’OMS étaient basés sur les études faites sur les survivants d’Hiroshima et de Nagasaki, dont on a commencé à s’apercevoir dans les années 50 que leurs résultats étaient erronés, mais les critiques ont été étouffées sous la pression de l’industrie nucléaire pendant plusieurs décennies ; les données venant des études d’Hiroshima et de Nagasaki étaient encore en vigueur auprés de l’OMS après Tchernobyl. En particulier, ces études tendaient à démontrer qu’il existait un seuil en dessous duquel la radioactivité n’était pas dangereuse, notion qui a été contestée pour la première fois par Alice Stewart vers 1950. Des études entreprises alors par Alice Stewart, Rosalie Bertell et John Goffman ont tendu à démontrer l’inexistence de l’effet de seuil et la nocivité de la radioactivité aux plus infimes doses. Alice Stewart était partie de la constatation que les taux de leucémies avaient fait un bond gigantesque dans les années 50 par rapport aux années d’avant-guerre, et avait fait le rapprochement avec les essais atomiques atmosphériques, ce qui l’avait amené à effectuer une étude sur les travailleurs de l’usine nucléaire de Hanford, dans l’Etat de Washington aux Etats-Unis. Les diverses études de ces trois chercheurs ont eu un retentissement mondial, retentissement tellement fort qu’ils se sont vus tous les trois totalement bloqués dans leurs carrières scientifiques sous la pression de l’industrie nucléaire, et donc mis dans l’impossibilité matérielle d’entreprendre des études de plus grande ampleur.
Selon Alice Stewart, toutes les leucémies seraient provoquées par la radioactivité, qu’elle soit naturelle ou due à l’activité humaine (elle a en particulier découvert la forte influence des examens radiologiques des femmes enceintes sur l’apparition de la leucémie chez l’enfant). Sur la radioactivité naturelle, souvent invoquée comme excuse par les tenants de l’énergie nucléaire, il faut donner quelques précisions. Tout d’abord, on sait de longue date que dans les régions à forte radioactivité naturelle, telles que la Bretagne, le taux de malformations congénitales est très supérieur à la moyenne. Ensuite, cette radioactivité se limite à un rayonnement externe, tandis que la radioactivité artificielle, pour une dose identique, est bien souvent ingérée avec des aliments contaminés, et, à ce titre, va se fixer dans le corps et continuer à y rayonner pendant des durées dépendant de la période de demi-vie de chaque élément (quelques semaines pour l’iode radioactif dont la période est de huit jours, toute la vie pour le césium et le strontium radioactifs, dont la période est d’environ trente ans). Etant donné le peu d’études réalisées en dehors de celles de Stewart, Bertell et Gofman, et l’absence totale d’études statistiques de grande ampleur, ainsi que l’effet de « dilution » de la radioactivité artificielle (quasi-impossibilité de tracer l’origine d’un cancer), la communauté scientifique est actuellement très partagée sur le sujet, ce dont profite abondamment l’industrie nucléaire dans sa propagande. Il s’agit bien de propagande, car dans toutes ses communications vis-à-vis du public, elle a constamment repris les chiffres les plus bas, alors qu’il existe des fourchettes, par exemple pour Tchernobyl, de 56 à 1 million de morts, mais il est tout aussi malhonnête de parler de 56 morts qu’il le serait de parler de 1 million de morts sans commenter ces chiffres. Enfin, lorsque l’on parle de radioactivité, on pense tout de suite au cancer et à la leucémie, mais il ne faut pas oublier que les effets sur la santé sont bien plus nombreux, allant de l’affaiblissement du système immunitaire aux mutations génétiques pouvant s’étaler sur plusieurs générations.
Le cas de la France
La France dans le domaine nucléaire est un cas particulier. Contrairement à ce que suggère Christine Tasin dans son article, personne, c’est à souhaiter, n’espère une catastrophe nucléaire en France, mais il faut noter que la France est le pays le plus nucléarisé du monde, produisant, d’après les documents qu’EDF envoie à chaque abonné, 82,1% de son électricité par l’énergie nucléaire (facture EDF du mois de mars 2011). S’il est vrai que par plusieurs aspect, le nucléaire français est plus sûr que dans d’autres pays, la France est en revanche le créateur du combustible Mox, qu’elle emploie dans près de la moitié de ses réacteurs. Or le Mox contient du plutonium, dont la dose létale pour un être humain est de 0,7 microgramme, ce qui signifie que 50 grammes suffiraient à éliminer Tokyo, Yokohama, Nagoya, Kobe et Osaka de la surface de la planète, et qu’il faudrait 5 kilogrammes pour tuer l’humanité toute entière. Ajoutons à cela que le Mox rend les réacteurs beaucoup plus difficiles à piloter qu’avec l’uranium enrichi classique, et que les accidents de criticité (réaction en chaîne, ou, autrement dit, démarrage d’une bombe atomique) sont possibles. La France n’a fort heureusement pas connu de catastrophe nucléaire, mais elle a connu de nombreux incidents – dont au moins un accident de criticité – qui ont tous été – heureusement – stoppés avant de tourner à la catastrophe. Certains de ces « incidents » ont provoqué des rejets de radioactivité dans l’environnement. L’un des plus graves, et qui a bien failli tourner à la catastrophe, s’est produit à la centrale du Blayais, située en plein cœur du vignoble bordelais. Ajoutons que plusieurs centrales, telles que la centrale de Fessenheim, l’une des plus anciennes de France, sont situées en zone sismique. En ce qui concerne le volet économique, le programme nucléaire français a été initié par le Général de Gaulle pour des raisons militaires, et a toujours été un gouffre financier en raison des énormes investissements nécessaires. L’électricité que la France revend à bas prix aux autres pays européens a été financée par les contribuables français depuis les années 50, et EDF reste toujours l’entreprise la plus endettée de France, bien loin devant la SNCF, ce qui curieusement ne fait jamais les gros titres des journaux comme pour la SNCF.
Fukushima
Il est difficile de parler de Fukushima pour le moment, car à l’heure de la rédaction de cet article, aucun des réacteurs n’est sous contrôle. Grâce au sacrifice volontaire des « équipes des 50 », dont il faut saluer l’héroïsme, la température du combustible des cœurs et des piscines est redescendue en dessous de 100° Celsius, au prix d’un arrosage extérieur qui a d’ailleurs pour effet de rejeter davantage d’isotopes radioactifs dans l’atmosphère et dans les eaux, mais aucune stabilisation définitive ni aucun confinement de la radioactivité ne seront possible tant que les systèmes de refroidissement n’auront pas redémarré, et la fusion d’un cœur reste toujours possible, ce qui, dans le pire des cas, s’il s’agissait du réacteur n° 3 fonctionnant au Mox, pourrait envoyer du plutonium sur Tokyo. Même si ce scénario reste peu probable, il est trop effroyable pour envisager avec une sérénité une probabilité de 1 sur 1 million ! Le redémarrage des pompes de refroidissement, annoncé pour la semaine dernière, devrait avoir lieu, selon les derniers communiqués, dans les semaines, voire dans les mois qui viennent, car les équipes de secours doivent vérifier un à un tous les composants pour éviter une nouvelle catastrophe lors de la remise sous tension, ces vérifications étant rendues encore plus difficiles par les niveaux très élevés de radioactivité dans les parties concernées du site. Tant que ce redémarrage n’aura pas eu lieu, l’humanité vivra avec une bombe à retardement au-dessus de la tête, si tant est qu’aucune tuyauterie des systèmes de refroidissement n’ait été endommagée, auquel cas il faudra trouver d’autres solutions pour la neutralisation définitive du combustible et son confinement. Lorsque ces opérations auront été menées à bien, il faudra alors procéder à un travail de confinement, d’évaluation de la radioactivité rejetée, de décontamination des régions touchées –une zone d’interdiction à la présence humaine n’étant pas à exclure, comme nous l’avons vu – et de neutralisation définitive (par quels moyens, cela reste à inventer) du site. Le tout pourrait prendre plusieurs années.
En guise de conclusion
En guise de conclusion, on n’en sait pas grand-chose sur les dangers du nucléaire ! Mais face à un danger, se boucher les yeux est la pire des attitudes possibles, nous l’avons suffisamment reproché à nos adversaires pour ne pas faire comme eux ! Comme pour l’islamisation, nous devons examiner les faits, non les ressentis, notre fierté nationale dût-elle en souffrir, et en tirer les conclusions. Tout comme la crainte de l’islam n’est pas réservée aux fascistes, la crainte du nucléaire n’est pas réservée aux anciens de mai 68 ou aux partisans de la privatisation d’EDF (cette privatisation n’étant que purement rhétorique, car quel investisseur voudrait racheter une entreprise aussi lourdement endettée, et qui est déjà grevée de ses futures dépenses de démantèlement des centrales hors-service ?). Personne n’a dit qu’il serait facile de se passer de l’électricité d’origine nucléaire, mais nécessité fait loi, et si c’est la survie de l’humanité qui est en jeu, il lui faudra bien trouver d’autres solutions pour son approvisionnement en énergie. Non, Cohn-Bendit n’est pas crédible quand il demande un référendum sur le nucléaire après avoir refusé comme il l’a fait un référendum sur les minarets, mais nous ne le serions pas plus si nous refusions un référendum sur le nucléaire après nous être réjouis de celui sur les minarets. Espérons qu’encore une fois, la petite Suisse va nous montrer le chemin !
Vincent Maunoury




C'est très bien que Riposte Laïque permette à Hubert Staline de s'exprimer !

Je n’ai pas le temps d’écrire longuement, mais je suis bien content de voir que des lecteurs ont écrit contre les éructations meurtrières et franchement débiles d’Hubert Sage. Je suis également bien content que Myriam soit collaboratrice de RL, car bien qu’athée indécrottable, ça me fait du bien qu’elle soit là pour rappeler que l’Europe a des racines chrétiennes, que les chrétiens sont actuellement, encore, plus nombreux en Europe que les musulmans, que le christianisme est une religion d’amour, des propres mots de son créateur, qu’apparemment Hubert n’a jamais lu, et qu’elle manifeste sa solidarité envers ses frères d’Orient. Bravo Myriam, et continuez, vous êtes un rayon de soleil dans Riposte Laïque.
Quant à Hubert, il faudrait qu’il relise son histoire de France, il s’aperceverait que Louis XVI a été le roi qui a émancipé les juifs et les protestants, qui n’a jamais déclenché une seule guerre sous son règne mais qui par contre a créé l’armée puissante qui a été capable de gagner toutes les guerres de la révolution, qui a soutenu une république sous le nouveau monde, et, surtout, qui a dû sa chute au fait qu’il a été le premier à lutter contre les privilèges de la noblesse pour défendre le peuple.
Mais tant mieux si Hubert peut continuer d’éructer sur Riposte Laïque, c’est ça la liberté d’expression. (J’ai beaucoup apprécié l’article de la semaine dernière sur Noam Chomsky, qui citait « La liberté d’expression, c’est le droit pour Staline de s’exprimer ») RL permet au petit Hubert Staline de s’exprimer, et même si je ne l’aime pas du tout, c’est très bien comme ça.
Vincent Maunoury