Autriche : en 2016, arrêter d’être obsédé par 1940

Publié le 2 juin 2016 - par - 11 commentaires - 867 vues
Share

hitlersalutnazi
En Autriche, aux élections présidentielles du 21 mai 2016, le candidat du Freiheitspartei OEsterreichs Norbert Hofer a finalement reçu moins de 50 pour cent de suffrages. Dans toute l´Europe, les sympathisants de la gauche et les tenants de la « political correctess“ont poussé un ouf de soulagement.

Natif de Prague, je suis descendant de générations de sujets des empereurs d’Autriche.  Ceux qui aujourd’hui redoutent l’islamisation de l’Europe peuvent trouver intéressant que les pays de la couronne de Bohême (l’actuelle République Tchèque) devinrent possession des Habsbourgs d’Autriche en 1526, suite à la bataille de Mohácz, gagnée par les forces du Califat ottoman, dans laquelle notre dernier roi de la dynastie précédente perdit la vie. Les états généraux de Bohême, ainsi que ceux de Hongrie, élirent alors comme roi Ferdinand 1er de Habsbourg, duc d´Autriche, pour former un vaste ensemble, susceptible de défendre l´Europe contre l’invasion musulmane. Ce qui n’était initialement qu’une union personnelle s’est progressivement transformé en un empire unifié. Cet empire a réellement joué un rôle majeur dans la défense de l’Europe et la reconquête de ses parties perdues.
Ceux qui croient en la justice divine diront que ce n´était pas un hasard si cet empire prospérait tant qu´il s’acquittait de sa tâche – et qu´il se disloqua après que – en parfaite contradiction avec ce pourquoi il avait été constitué – il s’allia en 1914 contre les puissances de l’Entente avec le Califat ottoman qui allait déclencher le premier génocide du vingtième siècle, celui des Arméniens.
Mais l’empire d’Autriche n´a pas pu durer pour d´autres raisons encore. C´était un empire multinational, basé sur l´universalisme catholique. L’on peut poser la question de savoir dans quelle mesure cet universalisme était sincère. L’on y chantait « Gott erhalte unseren Kaiser, unser Land“ (Que Dieu préserve notre empereur, notre pays) dans toutes les langues de la monarchie. Mais derrière cette unanimité de façade chaque groupe ethnique luttait pour préserver sa personnalité et ses propres intérêts – surtout depuis que dans le sillage de la Révolution française, qui avait érigé la Nation en valeur suprême, l’universalisme catholique commençait à battre de l’aile.
Il faut reconnaître que l’idéal national jouait le rôle d´un puissant stimulant des activités économiques et culturelles. L’Autriche-Hongrie était dirigée surtout par les Allemands et les Hongrois, mais les autres nations de la monarchie s´efforçaient de compenser leur manque de pouvoir politique par des succès dans d´autres domaines. Pour les Tchèques, le 19e siècle était non seulement l´époque de la construction des chemins de fer, de l´industrialisation et d´un développement général prodigieux.

C’était aussi l´époque, où Smetana et Dvořák composaient leurs opéras et leurs symphonies. A Prague, où jusque là tous les théâtres ne jouaient qu’en allemand, l’on construisait le Théâtre national tchèque, grâce aux contributions de personnes même très modestes.
La musique, la littérature, le théâtre, les arts plastiques étaient appelés à témoigner de l´esprit national. Les compositeurs s´inspiraient des chansons populaires, des danses de villageois. Des romanciers écrivaient des livres rappelant l’héroisme de nos ancêtres.
Le grand Bedřich Smetana composa une série de poèmes symphoniques, intitulée « Ma patrie.“ Le plus connu d´entre eux s´appelle Vltava (Moldau), d´après le fleuve qui traverse notre pays. Il commence par des tons rappelant le bourdonnement de sa source et se termine par des sons majestueux évoquant l’endroit, où le fleuve se déverse dans les eaux de l’Elbe.
Toute cette culture avait pour objectif de renforcer l’amour de la patrie qui était considéré comme une vertu suprême. L´on estimait qu´un être humain ne pouvait se réaliser que dans l´accord et la coopération avec les autres. Pour cela, il fallait que ces autres fussent réellement ses semblables. L´on estimait qu´une personne ne peut pas se réaliser si elle est transplantée parmi des gens radicalement différents.

C’est précisément ce que veut imposer l’actuel système social. Il correspond aux intérêts des entrepreneurs souhaitant exploiter la main d’oeuvre immigrée et aux idéaux des gens de gauche qui se réfèrent peut-être aux fameux slogan « prolétaires de tous les pays, unissez vous,“ mais qui en réalité servent le grand capital multinational.
Ces gens de gauche vont peut-être m’inculper pour incitation à la haine racial, si je dis que je pourrais difficilement me marier avec Madame Taubira. Comme s’il n’était pas évident qu’elle non plus ne pourrait pas se sentir à l’aise avec quelqu’un comme moi. Sinon, pourquoi voulait-elle détacher sa Guyane natale de la France, avant de devenir membre d’un gouvernement français?
L’on commence en avoir assez de ces manipulations et de ces mensonges. C´est aussi peut-être la raison principale de la montée spectaculaire des partis et mouvements comme celui qui vient d´obtenir en Autriche plus de 49 pour cent de suffrages.
L’on peut aussi se poser la question de savoir pourquoi ce résultat fut obtenu en Autriche plutôt qu´en France, ou par exemple en Grande Bretagne, où récemment un musulman fut élu maire de Londres. Peut-être que les nations de l’Europe centrale, qui n´ont pas eu d´empires coloniaux, n’éprouvent pas le même complexe de culpabilité à l´égard des gens d´Afrique et d´Asie. Elles se sont contentées de se faire du mal les unes aux autres.
Est-ce à dire que nous sommes meilleurs que « les impérialistes occidentaux“? Surement pas! Et nous ne cherchons à oublier rien de notre histoire tragique. Parlant de l’Autriche, nous savons bien que c´était dans ce beau pays aux pieds des Alpes, avec ces magnifiques châteaux et églises baroques, ses valses et sa marche de Radetzky, que naquit Adolf Hitler.
Ma mère et mes grands parents vivaient jadis à Vienne, notre ancienne capitale. Ils pouvaient être assis dans un tramway à côté d´un modeste jeune homme qui allait devenir le chancelier du Reich, le maître de l´Europe et le plus grand criminel de l’histoire.
Il ne faut sûrement pas oublier ce passé-là. Mais en 1940, il ne faut pas faire la guerre de 1914. Et en 2016, il ne faut pas être obsédé par ce qui s´est passé en 1940. Il faut établir les priorités. Il faut avoir le courage de dire qu’actuellement la principale menace pour notre liberté, voire pour notre survie, c´est l’Islam radical. Nous devons donc nous réjouir du succès de tous ceux qui cherchent à l’endiguer.

Dr Martin Janeček

Print Friendly, PDF & Email
Share
Notifiez de
DURADUPIF

oui peut être le France, une fois encore, le catalyseur d’une vielle Europe harmonisée enfin et depuis par La Paix intérieure. La menace islamique et intérieure et eux frontières

anonymous

Ce que la France fera, l’Europe l’imitera. Et tant que la France restera muette, l’Europe ne bougera pas. Vérité et Jurisprudence millénaires. Le point de départ, le centre de gravité, c’est la France et d’ailleurs, concernant la politique migratoire, l’UE et les États européens n’ont fait en la matière que suivre et s’inspirer des politiques françaises. L’Autriche compte 49% de patriotes éveillés malgré ses élections truquées mais l’Europe attend que la France déclenche l’insurrection malgré la répression de ses libertés fondamentales. Nous attendons la faillite de l’État pour couper court aux bavardages : la révolution commence en France par les… lire la suite

Philippe

Notons quand même que les pays dans laquelle la droite « dure » fait le plus de voix sont les deux anciens pays maîtres de l’Empire des Habsbourg, l’Autriche et la Hongrie.

from Persia wiz love

Oui, les pays dans « laquelle » on connaît bien l’invasion islamique. Vlad au secours!

Philippe

Vous avez raison pour le féminin erroné mais pas tout-à-fait pour les pays : Budapest a bien été turc mais pas Vienne.
Quant à Vlad, il a essayé de s’opposer au sultan mais il a raté…

Petite mise au point : les gens des nations occidentales et particulièrement française n’ont aucun complexe colonialiste. Si la décolonisation de l’Algérie (terme impropre dans ce cas) fut douloureuse, celle des autres états africains fut quand même bien réussie. De toute façon, pour la jeune génération française qui n’a pas connu cela, ça ne veut rien dire. Cette prétendue culpabilité n’est que l’invention des revanchards ex colonisés, approuvée bien entendu par nos dirigeants pourris pour nous faire accepter l’immigration de masse. Vive les Autrichiens, peuple paisible et accueillant. Si l’Autriche grouillait de mosquées, de barbus et de voilées, pourquoi y… lire la suite

pierrerx940

on dirait valls sur la photos !
cevfq

anonymous

N’insultez pas Adolf qui avait beaucoup de défauts mais pas celui de Valls : il n’était pas fou.

Glazik

Moi je vois une similitude entre l’époque précédant l’avant deuxième guerre et l’actuelle, c’est le même aveuglement, les mêmes compromissions face au futur dictateur et bourreau.
Il y eu Hitler et mein kampf et nous avons aujourd’hui Erdogan et le coran.

from Persia wiz love

J’ai bien peur que les maladresses des soi-disant antiracistes poussent les gens à voir, inconsciemment, dans Hitler, l’image d’un sauveur. A force de traiter les gens qui sont juste contre l’immigration massive de fachos, le fascisme risque de changer de définition et la swastika de devenir le symbole de la résistance des habitants de souches, traité comme une race inférieur dans leur propre pays, contre l’invasion des immigrés idéalisés par la gauche et présenté comme une race supérieur qui mérite de dominer l’occident.

Les pays scandinaves n’ont pas de passé colonial non plus, ça ne les empêche pas d’être au moins aussi aliénés que nous vis à vis de la question islamique et migratoire.

Les pays occidentaux en Europe qui ont subi le joug « socialiste » (Hongrie, Pologne, ex Tchécoslovaquie, ex RDA) résistent mieux à l’offensive islamique que ceux qui ont « bénéficié » du très hard soft-power américain.

Quant à la Grèce, il suffit de voir ce qu’est devenu ce magnifique pays de résistants après quelques décennies de joug « occidental » !