Avant de parler d’incitation au meurtre, que certains sites musulmans apprennent le Français !

Publié le 29 septembre 2011 - par - 3 211 vues
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La tranche de vie enregistrée rues Myrha et Polonceau le 16 Septembre dernier mérite incontestablement d’entrer dans la catégorie des grands documents mondiaux « pris sur le vif », le mot vif étant en l’occurrence l’aimable réduction d’un discours consacré à la haine des autres, à l’appel au meurtre et à l’apologie de l’insurrection.

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Ce jour-là, un tribun sans doute lecteur des diatribes de la Terreur de 1792, guettant l’approbation de ses commensaux, prenant de la force laryngée à mesure qu’il s’écoutait vociférer, a diffusé, main levée, salive prête à jaillir, un certain nombre d’annonces que le commun des citoyens aurait tout intérêt à considérer comme fondées. 

Les mots étant ce qu’ils sont quelle que soit la bouche qui les profère, des locutions comme « ça va péter dans les quartiers… avec un effet de poudre », « on va  prendre les armes », « les petits vont nous suivre »…… réclament que l’on s’intéresse de près à eux, et lorsque notre Saint-Just des faubourgs tance les Renseignements Généraux, le rendez-vous qu’il donne aux tenants de l’ordre public pour en découdre avec eux le plus rapidement possible prend la dimension nouvelle, publique, d’un projet mis au jour et simplement accéléré par l’urgence de quelques règles républicaines enfin appliquées. Je maintiens ici que l’acceptation par l' »évêché » coranique de la migration des prieurs de rue vers la caserne du boulevard Ney fait désormais sortir du bois ceux que les molles compromissions pré-électorales des dominants musulmans met dans une rage pour le moins audible. Je maintiens aussi que l’Islam implanté en France manœuvre, concède, louvoie, et qu’il le fera désormais paisiblement jusqu’au printemps prochain. Je le comprends, il a l’avenir devant lui.

Revenons à nos moutons salafistes rendus furieux par les atermoiements des « modérés ». Doux poète, écrivais-je dans mon précédent billet en évoquant la belle figure sous keffieh (payant des impôts, dont acte. Recevant des subventions? Le mystère demeure entier) proposée à notre fascination sans borne. C’est à la cité tout entière que notre imprécateur s’adresse dans son envoi. À l’entendre, il n’y aura bientôt dans nos villes nul endroit qui ne soit à l’abri des flammes de la révolte quant à celle-ci, si j’ai bien compris, elle sera celle des jeunes, encouragée par des septuagénaires gaulois poussés à bout, le tout formant une armée que des chefs impétueux conduiront au cœur de la bête française, pour lui faire rendre gorge.

Sont-ce là des propos pacificateurs? Et les gens qui, dans les pas de ce monsieur, s’en allèrent rêver tout haut, dans les rues d’une ville nommée Paris, d’égorger les Juifs, sont-ils vraiment ces damnés de la terre que chouchoutent nos chercheurs de voix errantes et de prolétariats aléatoires? Nulle voix autorisée ne s’étant élevée pour me rassurer sur ces points précis, j’ai donc décidé de prendre position.   

Face à une telle poussée d’hormones guerrières, j’ai émis l’hypothèse qu’ici ou là de par le monde, un père de famille pareillement menacé s’armerait peut-être et se préparerait au combat. Tel un essaim d’ hyménoptères dans un verger de Guyenne, la bien-pensance au garde-à-vous s’est mise à bourdonner dans mon cube d’air, avec pour inévitables cages-à-miel les associations spécialisées dans la traque du moindre signal sémantique trahissant son fasciste, son raciste, son xénophobe, son islamo-sceptique. Et voilà que par un joli tour de magie, je suis devenu celui qui veut prendre les armes pour régler leur compte à ces gentils messagers de la paix universelle.  Bigre, quel retournement!

Aussi m’empresserai-je auprès des tribunaux appelés à la rescousse, pour leur crier mon innocence. On s’arme, d’après moi, de courage, de détermination, de foi même. On fait des réserves de bonnes intentions, on se blinde de compassion, on porte sur soi l’armure de la civilisation. Où serait donc le mal?

Quant au combat, il est limpide et porte un nom : liberté ; des hommes et des femmes, des enfants, des juges, des politiques et des plombiers polonais. Il est pour le Droit, l’égalité, contre la soumission, le mensonge, la volonté de dominer. Il se mène pour le bonheur des gens, contre leur mise en esclavage, pour qu’ils soient délivrés de leurs peurs, contre une société uniformisée par des lois absurdes masquant le sadisme et  le mépris derrière la façade du dogme. 

Où est la menace dans cet inventaire-là? Veut-on me faire croire qu’elle est dans la démocratie républicaine qui nous tient lieu de colonne vertébrale ? 

Mais parce qu’il faut bien sourire dans ce monde corseté, en fin de compte assez lugubre, mes censeurs se sont offert le luxe d’un de ces contre-sens sublimant l’agonie de notre système enseignant, une de ces perles stigmatisant (je pèse mon mot) la difficile adéquation d’une culture bi-millénaire avec son avatar « tendance ».  Avertissant les bobos et autres crétins utiles du danger qu’ils couraient à choyer ceux-là mêmes qui les pendraient avec plaisir à des grues de chantier, je me vois, par une interprétation surréaliste des règles de la grammaire, taxé de vouloir appliquer la méthode aux tenants du Califat mondial.  Alors que vingt pays au moins,  se chargent des travaux pratiques,  je voudrais, moi qui ai peut-être soigné, quelque part dans le monde, le tonton ou le cousin du Fouquier-Tinville de la rue Polonceau, monter un tel spectacle ! Dois-je considérer cela comme une accusation? Voire une dénonciation calomnieuse?

Il serait temps qu’un certain nombre de gens, dans ce pays, se mettent à un usage efficient de la langue autochtone dès lors qu’ils décident de s’en servir publiquement. Sans quoi les honnêtes gens, las d’être ainsi accusés à tort, seraient en droit de demander réparation des dégâts collatéraux de ce qu’il est bien convenu d’appeler, concernant les bases de ladite langue, une ignorance crasse. Le fait de ne rien savoir n’autorise pas à dire n’importe quoi. Audiard avait balayé par avance mon argument d’une phrase définitive : « les cons, ça ose tout, c’est à ça qu’on les reconnaît » . Ajoutons que çà peut aussi se retrouver devant les tribunaux. Comme tout le monde. 

Alain Dubos

 

 

 

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