Avec 5 ans de Macron, la France est devenue plus faible

Cela fait donc une semaine que Vladimir Poutine a organisé l’invasion de l’Ukraine suite à deux décennies de déstabilisation anti-russe. Depuis une semaine je n’entends qu’un seul son de cloche anti-Poutine celui-ci assimilé parfois à Hitler (pourtant je ne vois pas de camp d’extermination) auquel on a même reproché d’avoir envahi la Tchétchénie (république russe il me semble).

Mais au-delà de cela, je vois que personne ne pose la question du timing. Pourquoi maintenant ? Certes à cause de la guerre du Donbass mais il me semble qu’un élément important semble oublié. Cela se produit sous la présidence de Biden. Sleepy Joe n’a jamais aussi bien mérité son surnom. Cet homme incapable de gagner régulièrement une élection nationale (il y a eu bourrage d’urnes pour l’élection présidentielle mais aussi pour les primaires démocrates qui auraient dû en toute logique être remportées par Bernie Sanders) éclate par sa médiocrité.

Et cela tous les dirigeants du monde le voient encore mieux que nous (c’est leur métier). La faiblesse de Biden, Poutine & Co l’ont mesurée. Biden est bidon (je sais elle est facile), un imposteur, il est Président un peu comme un gars qui aurait gagné Roland-Garros parce que les dix premiers mondiaux auraient déclaré forfait.

Alors forcément dans le rapport de force et dans la diplomatie, le résultat est terrifiant et spectaculaire. En un an il y a donc dans le bilan la perte de l’Afghanistan (avec l’armement laissé sur place !) et un soutien ambigu de surcroît à minima à l’Ukraine : il aurait sans doute mieux fallu ne rien dire plutôt que de bien préciser que l’armée américaine n’interviendrait pas.

L’État profond américain a promu un tocard manipulable comme président oubliant semble-t-il qu’un tocard par définition est incapable de gagner quoi que ce soit particulièrement une confrontation diplomatique.

Notons qu’en 1962 l’URSS avait essayé de poser des missiles à Cuba estimant que Kennedy était faible (car trop beau gosse ?). Mais c’était une erreur, même s’il ne voulait pas une escalade Kennedy n’était pas faible et Kroutchev fit intelligemment machine arrière.

Par ailleurs je vois que nos médias parlent de l’enlisement de l’armée russe seulement au bout d’une semaine simplement parce que Kiev n’est pas encore tombée. Prompts en besogne dans le bilan dans la mesure où il nuit à Poutine.

Notons que les leaders français sont extrêmement  faibles eux aussi. D’abord Le Drian rappelle que l’Otan (et non la France) est une puissance nucléaire. Puis Bruno Le Maire menace la Russie d’une guerre économique qu’il n’a évidemment pas les moyens de mener et s’excuse donc dans la soirée car il veut conserver sa place. Comment voulez-vous que le message soit perçu à l’étranger ? Au mieux à la rigolade, au pire au mépris.

Macron semble pour l’instant tout de même un peu plus mesuré mais son discours d’hier rappelait celui contre le Covid (« Nous sommes en guerre. ») avec un ton plus trouillard. Eh oui, on ne lutte pas contre la Russie avec un plan de confinements. Confinements qui sans rien sauver ont ruiné la France qui n’est donc plus en mesure de mener une guerre. Guerre non souhaitable, cela va de soi, mais de toute façon on ne peut pas la mener. Parce qu’entre autres on a envoyé promener la politique prônée par le général de Villiers qui soulignait l’insuffisance du programme militaire.

La France est devenue faible et pour qu’elle redevienne forte, il faut changer de président. Avec Zemmour par exemple.

Platon du Vercors

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2 Commentaires

  1. chute du pib en parité de pouvoir d’achat par habitant

    fausse croissance
    =
    endettement/déficit commercial (juste consommer)
    +
    déficit position extérieure (vendre l’appart en viager)
    +
    importation de population qui dépense/ »croit » (bétonner le jardin et leur filer vos économies)
    +
    inflation vraie non prise en compte (actifs réels, immobilier, matières premières, terres agricoles, or)

  2. En 1962, ce fut surtout une partie d’échec, jeu dont les russes sont assez forts : le retrait des futures bases russes à Cuba et le demi tour de la flotte russe avec le matos contre le retrait et l’assurance formelle de ne pas installer de bases de fusée en Italie ; à cette époque l’URSS était toute puissante et le message a été bien compris. Cinquante ans plus tard la Russie a tenté en vain de limiter les dégâts avec le Dombass pendant dix ans ; il a fallut qu’elle montre ses muscles pour se faire entendre. C’est grave que les occidentaux et l’Otan soient devenus autistes à ce point.

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