Avec Ennahda, la mère célibataire Rachida Dati n'est pas près de pouvoir aller en Tunisie !

Du fait des dernières déclarations des dirigeants du parti Ennahda  en Tunisie, grand vainqueur des dernières élections, nous sommes dans l’obligation de conseiller amicalement à Rachida Dati, l’une des mères-célibataires les plus célèbres de France, de ne plus se rendre en Tunisie, ou bien z’alors de se régulariser vite fait avec un islamiste.
Les déclarations de Rached Gannouchi, comme quoi linguistiquement le français pollue l’arabe, nous avaient mis l’eau à la bouche, une cuillerée pour Jean-Baptiste Poquelin et une autre pour Jean de la Fontaine.
Or, une nouvelle étape vient d’être franchie par le parti Ennahda dans des propos opérant un lent demi-tour vers le moyen-âge :  Souad Abderrahim,  une pharmacienne de 47 ans, se présentant pour l’instant non voilée et qui était censée incarner la vitrine moderne, la caution féminine des islamistes du parti Ennahda, vient de sortir ses crocs en désignant certaines femmes tunisiennes comme des gibiers de potence.
Dans un premier temps  le 4 novembre dernier, dans un entretien au Parisien, , Souad Abderrahim     avait expliqué que « la Tunisie pratique un islam modéré, et qu’ Ennahda est un parti politique civil et modéré, respectueux des libertés », ajoutant que « non, la polygamie ne sera pas instaurée, non, on ne va pas imposer le voile »
On est en plein double discours (Tarik et Hani Ramadan doivent en saliver de concupiscence)  car lors d’un débat sur Monte Carlo Doualiya, la radio arabophone française, la nouvelle élue se serait violemment attaquée aux mères célibataires .
Selon elle, celles-ci seraient « une infamie » et ne « devraient pas aspirer à un cadre légal qui protège leurs droits ».
Les islamologues patentés feront la liaison avec le 2ème verset de la 24ème sourate du Coran ( « La Lumière » An-Nur) : « La fornicatrice et le fornicateur, fouettez-les chacun de cent coups de fouet. Et ne soyez point pris de pitié pour eux dans l’exécution de la loi d’Allah ……. et qu’un groupe de croyants assiste à leur punition », car étant donné qu’une mère célibataire a eu son enfant hors des liens du mariage, celle-ci ne peut qu’une fornicatrice. CQFD.
On nous rapporte que pour « Libération » qui du coup va être obligé de mettre de l’eau dans son vin , « la nouvelle élue », candidate à la présidence de l’Assemblée constituante, rien que ça cela donne des frissons dans le dos, adapte son discours selon que les médias sont francophones ou arabophones . Également, le journal traducteur « Slate Afrique » ne s’embarrasse pas de circonlocutions, quand il signale le jeu trouble « que les représentants d’Ennahda continuent d’entretenir après les élections ».
 Dans ce contexte extrêmement alarmant pour les droits et libertés individuelles, de quels poids seront les fortes déclarations de plusieurs personnalités tunisiennes critiquant ouvertement Souad Abderrahim, notamment de Madame Karima Brini, présidente de l’Association des femmes citoyennes du Kef et celles de Mohamed Ali Charmi, professeur à l’ENSI Tunis (Institut d’informatique), qui a adressé sur son blog à Souad Abderrahim une lettre ouverte qui est un modèle du genre en matière de réaction aux ruses des soi-disant musulmans modérés. Je vous laisse vous régaler !!
HUINENG

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