Avec la victoire de Pécresse, les Franciliens l’ont échappé belle…

Publié le 20 décembre 2015 - par - 9 commentaires - 1 511 vues

BartoloneCosseLaurent

Les franciliens et franciliennes l’ont échappé belle ce 13 décembre 2015 ! Pourquoi ?

C’est avec un peu moins de deux points d’écarts (+1,62 %), que le désir de renouvellement et d’alternance politique s’est à nouveau manifesté en Ile de France. Les résultats de ce scrutin au premier tour furent un véritable électrochoc pour la gauche actuelle au pouvoir. Peu de surprise en revanche au second tour malgré des triangulaires et un scrutin serré, entre les deux adversaires politiques vedettes du bipartisme. Les instituts de sondage avaient doctement tout prédit.

Durant 17 années de gestion de notre Région, avec pour cette Gauche là une recomposition socialo communiste, nous avons vu : exploser nos impôts ; gaspiller nos deniers de contribuables; cibler un clientélisme pour l’attribution des subventions et des contrats; bétonner, densifier, salir, enlaidir, voire ne plus entretenir nos villes, de banlieues ; saturer les moyens de transports devenus vite insuffisants ; nous avons vu de très nombreuses pannes et retards sur le RER_Araréfier l’emploi notamment celui des jeunes sans réponse de formation associé; s’expatrier des jeunes diplômés pour un avenir meilleur ailleurs et… bien d’autres choses encore, peu avouables !

L’échec électoral de M. Bartolone, à la tête de la Région IdF, nous a préservés du matraquage fiscal nous évitant de subir le même sort que celui de son bilan désastreux lorsqu’il était à la tête du département de Seine Saint-Denis. C’était avant sa promotion au mérite, donc avant que M. Hollande ne l’installe sur le perchoir de l’Assemblée nationale, au grand regret de Mme Royal, mère de ses quatre enfants. Sa gestion calamiteuse et dispendieuse – à l’image de celle de la Mairie de Paris (400 millions d’euros de déficit en 2015!) – a été sévèrement soulignée en rouge par la Chambre Régionale des Comptes. Depuis, le voilà en convalo après ses propos démagos, prêt à se repercher à l’Assemblée malgré sa déculottée!… Or, la question doit être posée : M. le Président, un élu battu, donc rejeté démocratiquement par ses électeurs… par le peuple, lors d’une élection quelconque d’ailleurs, doit-il partir ou rester ?

L’alternance électorale et le changement de trajectoire devraient être portés par la société civile en ordre en marche contre le monde politique. Le 13 déc. dernier, cette alternance a positionné majoritairement le peuple de France à droite de l’échiquier politique. Or, paradoxalement son gouvernement est à gauche. Face à la vague électorale d’insurrection civique du premier tour, le gouvernement Hollande pour se donner un sursis lui a opposé un front républicain, au second tour. Ainsi, en opposant la France à la République, le monde politique qui prône, avec beaucoup d’hypocrisie, le vivre ensemble et le rassemblement, est entré en crise.

Une crise qui semble viser surtout les partis politiques hermétiques à la société civile. Ainsi comment un membre du gouvernement (Jean-Yves Le Drian) peut-il cumuler et assumer efficacement à la fois sa fonction de ministre des Armées alors que le pays est déclaré officiellement en guerre et la fonction de président du Conseil général de Bretagne? Permettez-moi d’en douter !

Or, pour faire barrage au FN arrivé en tête du 1er tour dans 6 Régions sur 13, le 1er ministre Manuel Valls du gouvernement Hollande 1er, emporté par son combat personnel aura beaucoup mobilisé et rassemblé contre le Fhaine pour faire gagner la République contre la France. Or, bien que déterminé et face au désaveu électoral de son engagement, il a exigé des listes du PS, arrivées en 3e position, de se désister pour faire gagner le candidat Ripoublicain mieux placé.

Ce fut chose faite. Mais si aucune des 13 régions n’a été gagnée par le FN, en contre-partie, il n’y a eu aucun élu socialiste siégeant dans ces nouveaux Conseils régionaux en question !

Faut-il y voir une stratégie électorale, un concubinage notoire, qui appellerait à un prochain renvoi d’ascenseur implicite pour les présidentielles de 2017? Dans ce cadre, un second tour Sarkozy /Hollande ou Le Pen /Hollande arrangerait bien les affaires du président sortant M. Hollande pour garder le pouvoir. Tous unis contre le FN, et au besoin ranimer un nouveau front républicain, moribond entre les LR-PS (ex UMPS) alliés ou complices ! Victor Hugo disait que s’il fallait rompre un seul de ces liens politiques, la démocratie n’aurait plus de sens sur terre!…

De même, en surdiabolisant le parti Bleu marine en Fhaine, Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV – dans une répugnante comparaison – aurait assimilé  la « toxicité politique » du FN à celle du Daesh, pour lequel il y voyait le même repli identitaire. D’où l’avalanche de tweets sur les vidéos barbares du Daesh émis par Marine Le Pen, au risque d’encourager le voyeurisme ! Résultat : Cazeneuve vilipende à coups de Gourdin par une enquête préliminaire Marine Le Pen pour diffusion d’images violentes sur Tweeter. En dénonçant la radicalisation de l’islam, de l’islamo fascisme, Marine Le Pen ramasse la prime de la lâcheté de nos élus politiques, du déni de la bien pensance, du piège de la justice. Or le sens d’une position de repli esquive, minimise, euphémise en arguant que les terroristes français sont les enfants perdus du djihad, les tueurs fous d’Allah des cas de psychiatrie.

Ne voit-on pas là une opportunité historique de mettre la société civile en ordre de marche contre le monde politique qui lui ment, l’exploite, l’afflige, l’opprime, la manipule? Devra t-on, un jour tondre comme des moutons, la caste des journaleux aux ordres qui ne veulent pas nommer l’ennemi par son nom, ni son idéologie, ni sa religion, ni intégrer le fait que la France est en guerre contre l’islamisme radical de Daesh, et que ne pas nommer les choses ajoutera du malheur au monde, comme le disait A. Camus ? Ne pas nommer l’ennemi, c’est tomber dans la guerre civile lorsque le réel fera effraction. Nous sommes en guerre et mener cette guerre devient une nécessité absolue.

Mais, comment expliquer à M. Valls les non-dits de cette élection? Dans une vraie démocratie libérale et tolérante, ses convictions profondes deviennent autant respectables que celles du tiers des électeurs français qu’il diabolise et radicalise? Seule une autarcie moyenâgeuse donnerait raison aux propos intolérants de M. Valls.

Alors, pourquoi ne pas vouloir entendre le peuple de France, dont le diagnostic du message électoral relève d’une profonde et bien réelle crise identitaire? Au fond, ne seraient-ce pas les mêmes électeurs qu’il avait méprisés lors de la Manif pour Tous et contre le Mariage pour Tous, qui lui adressent à nouveau le même message ? Son désaccord, son entêtement, sa surdité, sa violence feront peut-être demain, le lit de la charia pour tous,suivie de la mort des judéo- croisés et mécréants par égorgement ?

Comment encore ne pas compromettre la matrice culturelle et idéologique de notre société du « vivre ensemble » et de la « tolérance », puis refuser d’entendre le message clair d’électeurs, de plus en plus nombreux, de plus en plus inquiets, exprimant par les urnes une crise existentielle majeure. Pourquoi redoutent-ils tant de voir s’effacer: leurs valeurs, leur histoire, leur culture, leur civilisation judéo-chrétienne, leur identité nationale face à un multiculturalisme venu du fond des âges, insensé et incontrôlé ?

Cette société mondialisée qui veut en finir avec le salariat dans notre roman national, sape la Nation dans ses fondements et favorise l’entrée du cheval de Troie de l’islam dans l’Europe via son U.E. La ligne de fracture semble se situer à partir des échecs de l’assimilation et de l’intégration  d’une école de la République en proie au multiculturalisme et au stalinisme, sans espoir de lendemain.

M. Valls fait seul volte face à une société civile inquiète qui refuse de traverser dans les clous. Vis à vis du tripartisme émergeant qu’il estime être une arnaque politique, il s’entête et va de déconvenues en déconvenues. Près de sept millions d’électeurs arnaqués n’est-ce pas faire insulte au respect de la démocratie par les urnes, par les suffrages ? M. Valls refuse de se poser la question de savoir pourquoi tant de Français votent FN ? L’ennemi numéro 1 à abattre est-il le Fhaine ou les radicaux islamistes français de l’intérieur qui ont importé le djihad et perpétré tant de massacres inimaginables en France depuis janvier 2015 ?

Les électeurs français en ont eu assez de l’hypocrisie de MM. Valls et Bartolone. Ce dernier porteur des valeurs du PS, afin de battre Mme Pecresse, n’a pas hésité à s’allier avec l’extrème gauche, avec l’islamo gauchisme des islamistes, avec les Indigènes de la République, avec cette nouvelle gauche néo-marxiste, et avec tous ceux qui importent en conjonction le culte de l’antisémitisme, de la haine, et de la violence dans notre pays.

A la veille du second tour de cette élection, la palme du cynisme le plus révoltant et de l’hypocrisie totale vient de la féministe Clémentine Autin (PCF) , N°2 sur la liste M. Bartolone pour le PS en Ile de France qui a appelé à se rendre ( sans y aller elle-même dit-on ) au meeting d’un islamiste intellectuel peu fréquentable Tarik Ramadan, qui a milité pour un moratoire visant la lapidation des femmes. Un comble !

La tête de liste du PS s’est à son tour distinguée en accusant ignominieusement son adversaire féminine ( accessoirement députée à l’Assemblée nationale qu’il préside) (sic) : « de vouloir défendre Versailles, Neuilly et la race blanche ». Avec ces propos, on ressent bien le respect de nos députés par le haut perché. Ces propos traduisent l’idéologie de Terra Nova, ce Think Tank socialiste qui préconise d’abandonner le petit blanc pour draguer l’électorat black, beur, arabo musulman de nos banlieues.

Les électeurs franciliens en ont eu assez de voir le PS donner des leçons de bonne conduite à tout le monde sauf à lui-même. Un parti politique ne peut pas donner des leçons de morale à un autre parti alors que lui-même fréquente l’infréquentable. C’est le même déni ( camp du bien et du mal) qui fait inverser les responsabilités pour répandre la fausse rumeur que c’est l’islamophobie et les Français les vrais coupables des tueries au Bataclan et des terrasses des restaurants du 11e arr. Ce message sur le déni, pourtant clair, ne semble pas passer dans la classe politique au pouvoir. Les conséquences à tirer s’expliquent par la faillite  de la classe politique.

Pas étonnant ensuite que par réflexe identitaire, les électeurs du FN ont reporté leur voix de droite sur Mme Pecresse au second tour. Soutien politique de Valérie Pécresse, je les en félicite.

Patrick Granville

 

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Notifiez de
Jean-marc Pfister

Le mérite de cette élection aura été de faire tomber les masques des fachos au pouvoir , celui de la haine de ce pouvoir pour les Français désireux de se préserver de la menace Islamiste. La menace de guerre civile brandie par Valls en cas de victoire du FN ne se produira pas à l’endroit où il le croit. Le djihad à commencé au Bataclan , il se poursuit dans nos tribunaux véreux (condamnation pour haine raciale contre Zemmour). Nos dirigeants vivent dans le déni , l’Europe vie dans le déni . Le plus grave défaut du FN dans le fond c’est d’avoir raison trop tôt , patience!

Patrick Granville

Ceux qui ont pris en otage la République pour en faire une ripouxblique ont du soucis à se faire en 2017 car la France est debout. L’inversion des valeurs par le déni du réel, fait de ceux qui sont au pouvoir des démocrates les mains propres on l’a vu avec Barto et ses affidés. Entre l’islamo-fascisme émergeant, l’islamisation du pays et le front national les francais sauront où trouver refuge.

Christine L

Parce que Pécresse vaut mieux que Bartolone ? Je sens qu’il y en a qui vont tomber de haut ! Je précise, pour qu’il n’y ait aucune ambiguïté, que j’ai voté F.N au 1er ET au second tour.

Patrick Granville

Je pense qu’en tant qu’électrice de droite c’était une erreur de voter pour le FN au second tour en Île de France. Il fallait de toutes forces faire barrage au PS allié de circonstance à l’extrême gauche la plus désunie et la plus dangereuse pour l’avenir des Franciliens. Habitant de Calais j’aurais voté FN aux deux tours sans hésité.

Auguste

Le réflexe identitaire a joué dans l’autre sens. Les Républicains et le PS ont démontré qu’ils sont identiques.

marie

Et silence sur les autonomistes corses qui defendent leur nation
marine defend la nation francaise
le ps hurle
et se tait contre les corses

Lulu

Les vrais coupables sont les mondialistes qui font entrer puis laissent faire . La cote de popularité de FH augmentant avec les attentats , il faut s’attendre à en avoir en 2017 . Il pourra ainsi déclarer la loi martiale et suspendre les élections .

Patrick Granville

C’est sans compter au risque d’un coup d’état militaire par un gégéne 3 ou 4 étoiles qui aura décidé que la sécurité des Francais n’est plus assurée ni par FH ni par BC. Alors couvre feu, chars et barrages dans tout le pays avec les queues dans les boulangeries. Tout est possible avec l’intrusion du réel.

hathoriti

Merci, cher monsieur Granville, d’avoir fait la différence entre la France et la République. Que vive la France et que crève la République ! Personnellement, je préfère la “res publica”.

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