Avec Le Robert, célébrons l’avènement du « iel » !

Le Robert est avant tout un marchand de dictionnaires. Il lui faut absolument se démarquer pour enfoncer la concurrence. Son service marketing lui a donc fait une suggestion novatrice et pragmatique.

Désormais, ce dico de référence s’enorgueillit du pronom iel. Ce nouveau terme vous évitera de mégenrer, ce qui est devenu une faute gravissime voire un intolérable défaut de savoir-vivre.

Grâce à iel,  pronom personnel sujet de la troisième personne, du singulier et du pluriel, employé pour évoquer un être quel que soit son genre, vous pourrez demeurer dans l’imprécision la plus totale, sans heurter qui que ce soit. Pacem in terris.

Iel n’étant pas encore reconnu par cette poussiéreuse Académie française,  ce pronom est considéré neutre, ce qui en français prend les formes du genre non marqué, c’est-à-dire du masculin.  Les adjectifs se rapportant à cette locution sont au masculin et donc désormais terriblement discriminants. Il va falloir aussi changer cela très vite.

 Parler d’un colosse barbu en écrivant il est méchant, sauf si vous êtes certain qu’il s’agit bien d’un homme, en bref, qu’il vous l’a précisé, est devenu dangereux et surtout, fort  inconvenant. Ce pronom favorisera vos relations avec les non binaires, individus ni homme ni femme,  les deux, ou diverses combinaisons des deux… À l’usage, vous vérifierez combien c’est beaucoup plus pratique. Iel peut aussi s’utiliser pour les chiens, les chats, les poissons rouges, les pangolins, les plantes, les meubles, les Martiens, etc.

Voilà une nouvelle qui va ravir Sandrine Rousseau, Marlène Schiappa, Caroline de Hass, iel en seront très contents, comme paraît-il 47 % des Français qui seraient adeptes de l’écriture inclusive, probablement sans vraiment savoir ce qu’il en est et comment la pratiquer car ce n’est pas encore enseigné dans les crèches. Blanquer est encore et toujours en retard. Sa circulaire LGBTQWHGKLPZBMXW ne vient que de sortir…

Après la féminisation des noms, l’accord de genre, la règle de proximité, l’utilisation systématique du masculin et du féminin, ceux et celles, l’utilisation du point médian (tou·te·s), l’introduction de ce pronom inclusif va grandement faciliter l’accès à orthographe aux 9 % d’illettrés et aux dyslexiques.

Heureusement, ce langage commence a bien s’implanter, il est couramment employé par Science Po, certaines universités (Toulouse, Lille…), des  municipalités (PS et EELV), des partis politiques (EELV, LFI), des syndicats (CGT), mais aussi de quelques médias (Libération ou Mediapart). 

Pour l’heure, nous ignorons quel sera l’avis d’Éric Zemmour, iel ne s’est pas encore prononcé sur cet avènement.

Mitrophane Crapoussin

Remarquable leçon de savoir-vivre et de non-binarité.

image_pdf
12
0

9 Commentaires

  1. Quelque chose me dit que le petit Robert n’est pas à la veille de sauter la rousse. Quant à l’autre tache de la vidéo, il n’est pas besoin d’avoir fait Polytechnique pour voir qu’effectivement ce n’est pas un homme ni une femme : c’est juste un jobard qui, petit, a eu le feu dans son berceau et les pompiers ont éteint à coup de pelle. Ses parents auraient du le jeter.

    • « un jobard qui, petit, a eu le feu dans son berceau et les pompiers ont éteint à coup de pelle. » Ah ah ah ! Celle-là (pardon : ciel là [euh… c’est bizarre quand même, non?]) je la (ou plutôt : la·e) ressortirai !

  2. Je me suis assis sur un tabouret mais elle était trop basse, alors je me suis assis sur une chaise et il était juste au bon hauteur… Finalement ce n’est pas si compliqué.e.s que ça d’être wokophone!

  3. Les mots dénaturés! La langue française assassinée!
    Alain Rey a été grand pourvoyeur de néologismes anglosaxons creux, rassemblés dans « son » dictionnaire. Et les sociologues ne sont pas en reste, qui dévoient le sens des mots afin que les journaleux et la djustice puissent s’en servir contre nos libertés.
    Islamophobie, ou PEUR de l’islam, est l’archétype de cette félonie.
    Quand on lit des hebdos mondialo-macronistes, comme l’est devenu marianne, le lecteur est obligé de « s’infuser » des dizaines d’anglicismes à la limite du slang,(argot de banlieues US) sans vraiment comprendre, sinon qu’il s’agit de bobioïtude communautariste.
    La plus stupide des inventions placées dans le robert est bien « bogue » (enveloppe de châtaigne) inspiré de « bug », (cafard, en américain) qui désigne une panne de logiciel informatique. Tout ça parce qu’un jour, un insecte avait provoqué une panne dans une installation. Enveloppe végétale, cafard, panne informatique… celui qui voit un rapport le dit aux autres!

    Pour l’heure, woke, très « fashion » chez les zécolos-gauchos urbains, tient la vedette, après vegan, et autres identités communautaristes importées des US, of course!
    On n’arrête pas le mondiali’zeum!

  4. c’est leur façon à eux de dézinguer les élèves qui peinent à apprendre le français, compliquer au lieu de simplifier, voilà leur dernière arme

  5. Ils se permettent de changer notre orthographe, notre grammaire, notre français…on invente même des mots..on est challengé, coaché… notre petit Manu se permet bien de changer le bleu de notre drapeau !!

    • Quand on a laissé, il y a une quinzaine d’années, le mot anglo-saxo-américain DRIVE envahir nos grandes surfaces françaises et autres magasins de bricolage, il n’est pas étonnant de voir surgir n’importe quoi dans notre si chère langue française de plus en plus utilisée avec au grand maximum avec 400 mots par ses locuteurs…Paul Robert, le pied-noir, est mort en 1980, Alain Rey l’année dernière. Quant à Pierre Larousse…

Les commentaires sont fermés.