Avec les Anglais, immigration et mésentente cordiale

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Immigration et mésentente cordiale :

C’est maintenant par paquet de mille que chaque semaine des migrants, clandestins en Europe, clandestins en France, tentent de passer la Manche sur des embarcations de fortune pour débarquer en Grande-Bretagne.

Si j’étais un migrant, je chercherais bien sûr à m’infiltrer en Europe ; c’est facile, et j’irais de préférence dans le pays qui m’offre les meilleures « prestations ». Je ne risque pas grand-chose de la part des autorités locales et ce sera toujours mieux que là d’où je viens.

Si j’étais Anglais, j’approuverais M. Johnson qui ne veut pas de tous ces étrangers, et qui demande à la France de bien vouloir garder ou récupérer ceux qu’elle a été incapable d’empêcher de pénétrer sur son propre territoire.

Mais je suis Français. Voir partir ceux qu’on n’a pas invités ne me chagrine pas. Mais cette réaction primaire passée, je suis obligé d’admettre que les Anglais n’ont pas tort. Même sans les accords du Touquet, le problème serait le même. Nous sommes outrés de leur prétention de nous renvoyer  ces clandestins. Je me demande pourquoi. Imaginons que les Polonais et les Allemands laissent passer ceux qui assaillent actuellement la frontière est de l’Europe. Imaginons que ces indésirables parviennent sur le Rhin et cherchent à entrer chez nous. Ne serions-nous pas aussi fondés à demander aux Allemands de les reprendre ? N’est-ce pas ce que nous essayons de faire de façon sporadique avec l’Italie ? Parfois avec l’Espagne ?

On se tord les mains ; que faire ? On découvre soudain qu’on peut interpeller quelques « passeurs » d’où viendrait tout le mal. Ils profitent du trafic, l’organisent et doivent être poursuivis. Mais ils n’en sont pas la cause. Il y a ceux qui pensent que la solution est à chercher à la source, et veulent convaincre que les flux se tariront quand les populations des pays pauvres ne chercheront plus ailleurs ce qu’elles ont chez elles. Il faut donc selon eux aider massivement les pays d’origine, africains surtout. Mais n’est-ce pas ce qu’on fait déjà ? Et qui peut croire que même aidés davantage (à supposer que l’aide ne finisse pas comme souvent dans les poches des dirigeants), leur croissance économique pourra, d’abord équilibrer, puis dépasser leur démographie démente ? Mission impossible !

Je ne vois que trois chemins pour enrayer le tsunami migratoire qui s’intensifie ; car la preuve est faite de l’impuissance de l’Europe, voire de sa complicité que révèlent les missions d’accueil, pas de refoulement, confiées à l’indigente Frontex. Et ces chemins doivent être empruntés simultanément.

D’abord, il faut cesser d’être attractif. Les pays européens doivent supprimer toute aide, toute facilité accordée aux clandestins, dans quelque domaine que ce soit. Il se saura rapidement qu’il n’y a rien à attendre de nous.

Ensuite, il faut que les gouvernements cessent d’être les complices actifs de cette invasion, en supprimant toute subvention publique accordée aux ONG dont c’est le fonds de commerce, et en limitant les secours des marines nationales aux seules vraies détresses maritimes, avec débarquements des victimes sur la côte la plus proche.

Enfin, il faut renvoyer chez eux tous les clandestins. Pour les pays d’origine qui refuseraient de les reprendre, les moyens de pression ne manquent pas : suppression des aides, suspension des transferts de fonds de leurs ressortissants réguliers présents en France, restrictions financières et de mouvement pour les dirigeants. En attendant l’accord des pays d’origine, la mise en camp de rétention peut s’avérer nécessaire.

Tout cela n’excluant pas les contrôles aux frontières comme il est légitime. On peut espérer que si l’exutoire européen disparaît, les pays africains se décideront enfin à instaurer un contrôle des naissances efficaces.

Si tout échoue ou s’avère insuffisant, il nous restera la force ; si nous nous en donnons les moyens.

Mais tout cela, qui nécessitera de tordre le bras à l’UE et de nous donner des règles adaptées à la situation, demande un chef et un gouvernement, soucieux d’abord du sort des Français, et qui tournent le dos à la médiocrité, la faiblesse et l’hypocrisie de nos gouvernants actuels.

Pour l’instant, sur ce sujet, je ne donne pas tort aux Anglais. Le mal est d’abord chez nous.

Général (2S) Roland Dubois

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8 Commentaires

  1. les britanniques expulsent ils les migrants clandestins ? non, comme en france ils en profitent pour faire baisser les salaires des nationaux

  2. Cette brouille montée en épingle permet de faire oublier le problème de la pêche qui n’est toujours pas réglé, si c’était le cas, ça se saurait, allo les médias.

  3. Excellent raisonnement ! Il n’y a plus qu’à appliquer les conclusions. Il y a bien quelques candidats à la présidentielle qui proposent vos solutions. Mais il faut, s’ils veulent faire campagne, qu’ils s’entendent en faveur du mieux placé au lieu de se tirer dans les pattes comme actuellement. MLP est pitoyable et minable, Z a dit qu’il était prêt à une alliance et à des accords pour que la cause patriote ne soit pas torpillée par sa propre division. MLP répond simplement que son rival doit retirer sa candidature !

    • Les anglais qui n’ont eu aucune empathie et n’ont jamais aidé les Irlandais et les Ecossais sont maintenant portes grandes ouvertes aux immigrants. S’ils avaient gardé leurs compatriotes au lieu de les jeter à la mer ou aux charniers, ils auraient moins de problèmes à gérer. Eux qui ont été de vrais colonisateurs ne font pas « repentance » pourtant ils ont bien profité des leurs qu’ils ont toujours sous leur garde encore aujourd’hui!

  4. Quand on pense qu’ils ont réussi à contenir les allemands et qu’ils se laissent envahir par cette pourriture…
    Jetez tout ça à la mer !!!

  5. 27 morts dans le naufrage d’un Zodiac surchargé !….. et plus de 22000 qui ont réussi a passer ! Taux de réussite = 99,97 % !!!
    Et on parle de catastrophe humanitaire !!!!

  6. Nous devons à Jacques Chirac les accords du Touquet signés en Février 2003. C’est quand même triste de voir les dégâts occasionnés par certains Présidents de la République. Les anglais sont quand même assez grands pour renvoyer chez eux les immigrés qu’ils refusent.

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