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Avec Macron, la République du simulacre au Panthéon est En Marche

Libé : Hommage de Macron devant un cercueil vide au Panthéon : « Ma France En Marche, c’est Joséphine ! » La cérémonie du cercueil vide a été pensée par l’Élysée, qui souligne l’engagement de Macron pour la vacuité et pour le simulacre de la République En Marche. Pour Macron, ce simulacre de cérémonie devait être un moyen de montrer quelle France il veut, à l’orée d’une campagne présidentielle dominée par des débats sur l’immigration. L’occasion de dépoussiérer le Panthéon avec un cercueil contenant de la terre.

Macron : Joséphine Baker « portait une certaine idée de l’homme » mais pas de la femme ?

Une cérémonie de façade pour la télé et  le cinéma de la campagne représidentielle.

Ce soir, c’est Emmanuel Macron En Marche à Bobino face au Panthéon ! Le cercueil vide en route vers le Panthéon est porté par six militaires de l’armée de l’air, dont Joséphine Baker était sous-lieutenant. Le cercueil vide de l’artiste a été vu à la télé remonter la rue Soufflot, dans le froid de la campagne présidentielle.

Les enfants de Joséphine Baker ont préféré que la dépouille de leur mère continue à reposer dans le cimetière marin à Monaco, où elle est enterrée depuis avril 1975. C’est un cercueil vide qui entre au Panthéon pour Macron en campagne présidentielle, avec seulement quatre poignées de terre.

Bernard Martoia est sévère pour Macron sur Dreuz.info : « La République en perdition a recours à une « panthéonisation » pour garder la flamme qui vacille. Prévu à l’origine, pour être une église qui abriterait la châsse de Sainte Geneviève, laquelle sauva Paris à deux reprises, ce monument, à peine achevé, fut prestement récupéré par les Jacobins pour le transformer en temple voué au culte des grands hommes.

« C’était un geste fort pour asseoir la légitimité de cette première république (1792-1804). La tradition veut que chaque président de la république choisisse un personnage illustre pour remplir le Panthéon.

« Quelques familles ou descendants s’opposent au sacrilège de déterrer leurs défunts pour emplir ce temple de la franc-maçonnerie qui ne dit pas son nom. Le corps de Joséphine Baker est resté au cimetière de Monaco. C’est très bien ainsi. Laissez-la reposer en paix face à la mer ! Mais ça n’a pas empêché Macron de « panthéoniser » la chanteuse en remplissant son cercueil de terre. Le ridicule ne tue pas en Macronie.

« La république en perdition de valeurs a recours à cet artifice pour garder la flamme qui vacille.

« Mais quiconque s’aventurant au delà du rez-de-chaussée de ce temple païen jugera la visite dans la crypte souterraine à la fois morbide et glaciale.

« On n’a qu’une envie, c’est de fuir ce lieu encensé par les républicains.

« C’est tout le contraire de la magnifique chapelle royale Saint-Louis à Dreux, baignée par la lumière du soleil, où reposent les catafalques de la branche de la famille d’Orléans. Je garde un souvenir impérissable de ce lieu sacré sur la colline boisée de cèdres. Mais comment pourrait-il en être autrement alors que les Français ne croient plus en Dieu ? Il faut bien leur offrir un succédané car l’homme ne peut vivre sans une part de mysticisme et de sacré. Joséphine Baker vaut bien cette commémoration grandiloquente.

« Pauvre France ! »

« Le débat politique s’enfonce de jour en jour dans une hypocrisie populiste et mensongère qu’il faut combattre par tous les moyens et certainement par les symboles, écrit Dov Alfon, directeur de la rédaction de Libération. Le fronton des « grands hommes » aurait-il vécu ? Hissée au-dessus de l’entrée principale du Panthéon, la formule interpelle : « Aux grands hommes, la patrie reconnaissante. » Et se pose aujourd’hui avec Macron, et avec de plus en plus d’acuité, la question de la pertinence de cette devise. Faut-il la retirer ?

« Un cercueil vide au Panthéon. Macron est loin d’incarner une certaine idée de la France ! »

« Cette entrée au Panthéon est malheureusement une manipulation politique de Macron.

« Joséphine Baker méritait beaucoup mieux que ça. » (Dreuz.info)

 Thierry Michaud-Nérard