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Avec Ron de Santis l’Amérique pourrait retrouver un peu de bon sens

Cet homme a l’étoffe d’un présidentiable. Ses idées sont assez proches des nôtres. En toute hypothèse, loin des crapuleries des cyniques loufiats du Deep State.

Mais il y a le même problème qu’avec Giorgia Meloni. Ces deux-là, on les aime bien. Mais on les aimerait encore plus s’ils ne s’étaient pas laissés contaminer par la russophobie ambiante, assénée en permanence par les merdias.

Un succès qui ne doit rien au hasard

Les médias « progressistes » d’ici et d’ailleurs poussent des cris de vierges outragées à l’énoncé des actions passées et du programme du gouverneur de Floride, triomphalement réélu avec 59 % des suffrages alors qu’en 2018, il n’avait que 32 000 voix d’avance (soit 0,2 %) sur son adversaire.

Dans un « swing state » réputé pour ses tergiversations et ses majorités indécises, ses actions courageuses, à contre-courant de la doxa, l’ont propulsé au dessus du lot.

Pendant l’épidémie du Covid-19, il s’est activement opposé aux obligations vaccinales et au port des masques-muselières, et avait permis aux commerces et aux écoles de Floride de rouvrir bien avant le reste du pays. Pourtant, dans cet état où abondent les retraités, il n’y a pas eu plus de morts que chez les politicards véreux, commerciaux zélés de Big Pharma.

De Santis est aussi une voix parmi les plus percutantes fustigeant les « guerres culturelles » qui divisent l’Amérique. N’étant pas entravé par des lois scélérates et des délits d’opinion comme en France, il peut se permettre de dire ce qu’il pense des « wokes » et des BLM. Pour lui, quand ce ne sont pas de vulgaires délinquants, ce sont des ratés, opportunistes, agressifs et victimaires, auxquels il ne faut rien céder,

Par ailleurs, il a signé cette année une loi interdisant d’enseigner l’identité de genre à l’école primaire et de faire la promotion de l’homosexualité présentée comme une forme d’élégance et de distinction.

Ce n’est pas en Floride qu’on trouverait comme en France des enfants de 8 ou 9 ans au cerveau tourneboulé par des enseignants irresponsables, répéter leur leçon bien apprise : « Je n’ai pas encore choisi mon identité de genre, je ne sais pas si je préférerais être une fille ou un garçon.»

En réponse à l’appétence des bobos pour les immigrants clandestins, il avait suggéré de les mettre dans des avions à destination de Martha’s Vineyard, une île des plus huppées au Nord-Est des USA.

Une idée suivie par les gouverneurs républicains du Texas et de l’Arizona visant à envoyer les migrants vers les villes démocrates du nord et de l’est du pays.

Le sens du social et une sensibilité à l’environnement, sans l’hystérie de la gauche

Pour les bien-pensants, la cause est entendue, c’est un facho.

Pourtant, dès ses premiers mois de fonction, il a élargi l’accès aux chèques éducation dont bénéficient de facto une majorité d’Afro-Américains. Mais l’attribution se fait désormais au mérite, au vu des résultats scolaires, et en fonction des revenus familiaux. La couleur de peau ne confère plus le privilège de l’affirmative action (discrimination positive) à des cancres.

Question environnement, il a interdit la fracturation hydraulique dans les Ever Glades dont il veut protéger le faune et la flore. Mais il dit ne pas être convaincu par les discours sur le réchauffement anthropique généralisé. Les écolos purs et durs le traitent avec mépris d’environnementaliste.

Au plan sociétal, il a autorisé le cannabis thérapeutique dont chacun sait que c’est la porte dérobée pour l’usage « festif » sans le dire… Mais bon, allez, en se regardant bien droit dans les yeux, combien de gros fachos d’aujourd’hui n’ont jamais tété un petit joint dans leur jeunesse ?

S’il est par certains aspects proche des libertariens, cela ne l’empêche pas de rester attaché aux valeurs morales de la famille traditionnelle, à la différence de nombreux politicards de Washington, y compris chez les Républicains, dont certains sont des partouzards notoires, adeptes BSM et autres fantaisies… Encore heureux quand ils ne sont pas pédophiles.

Présentation de sa carrière par les merdias progressistes

Diplômé de Yale et de Harvard, deux des plus prestigieuses écoles de droit, il a été conseiller juridique de la marine américaine pendant 6 ans, de 2004 à 2010. C’est assez pour le présenter comme une espèce de culotte de peau aux vues étriquées, façon GI Joe. Toujours dans la nuance les gauchos.

En jouant sur les noms et les origines familiales, des journaleux pas racistes bien sûr, ont ensuite tenté d’en faire un consigliere de Cosa Nostra. Toujours dans la finesse les gauchards.

Pardi, d’origine italienne, il s’est rabiboché avec son challenger aux primaires Fred Costello pour piquer à la Chambre des représentants le siège d’une bobo démocrate wasp (white anglo saxon protestant, acronyme de guêpe). Parce que, en plus, il est catholique pratiquant.

Et cerise sur le gâteau empoisonné, le sénateur Marco Rubio a refusé de lui laisser son siège comme promis. Ce qui ne les a pas empêchés de rester en bons termes. Ah mamma mia, depuis qu’on encense aveuglément tous les nègres, la bonne société s’est rabattue sur d’autres boucs émissaires pour se défouler, et c’est tombé sur les Ritals !

Peut-il se mettre en travers de la route de Trump ?

Ron de Santis n’a que 44 ans et beaucoup d’ambition. Mais Trump est encore très apprécié d’une large fraction des électeurs républicains. D’autant qu’ils pensent qu’il faut laver l’affront dont il a été victime lors des fraudes de 2020, aggravées par l’injustice de ces juges de gauche complètement pourris qui ont refusé de voir des preuves qui crevaient les yeux.

En 2024, Trump aura 76 ans, et il ne pourra se présenter qu’une fois. La sagesse voudrait que De Santis figure sur le ticket comme vice-président. Il n’aura que 50 ans en 2028.

D’autant que sur le fond, ils partagent la même philosophie. « Je pense que la survie de ce qui fait l’Amérique nécessite une résurrection des vrais principes traditionnels des Américains. » a dit Ron. Don aurait pu dire la même chose.

Sinon, le risque est grand qu’une confrontation entre ces deux grands fauves aboutisse à un échec électoral, cette fois sans trucages. Non pas que les Républicains iraient voter démocrate, mais les déçus de n’avoir pas eu leur champion retenu aux primaires, pourraient s’abstenir de dépit.

D’ailleurs, il suffit de voir avec quelle gourmandise perverse, les journaputes gauchistes se dépensent pour flatter leur ennemi de classe et l’inciter à se présenter, afin de semer la confusion dans le camp adverse.

S’il était élu, il serait le deuxième président catholique après JFK. En France, on n’imagine pas l’importance que revêt la religion aux States. Et là, son épouse Casey a commis un faux pas selon nos standards, qui est probablement une initiative géniale selon leurs critères. Dans un court clip en noir et blanc, elle a présenté son homme comme investi d’une mission divine !

L’atout d’être contre une gauche qui commence à lasser ses supporters habituels

Impensable il y a quelques années, De Santis a remporté le comté à majorité hispanique de Miami-Dade, où aucun candidat républicain au poste de gouverneur n’avait été victorieux. Or si les Hispaniques votaient traditionnellement à gauche, beaucoup sont désormais attirés par l’autre camp. Surtout dans les communautés d’origines cubaine et vénézuélienne sensibles, et pour cause, au discours anti-socialiste. Ils ont payé assez cher pour voir.

Et puis, les Ritals et les Latinos se sentent proches, ils sont cathos, et trouvent qu’on en fait trop pour les nègres et pas assez pour eux.

À part ça, il méprise les Français. Mais peut-on le lui reprocher ?

« Vous vous imaginez si Poutine avait envahi la France, que les Français auraient résisté ? Probablement pas. Ce n’est pas dans leur mentalité. »

Il n’est pas agréable d’entendre un dirigeant étranger nous dire nos quatre vérités. Mais peut-on le blâmer de faire cette constatation ? Jusqu’en juin 1944, il y avait moins de 1 % de vrais Résistants. Les autres étaient soit collabos, soit corbeaux, soit profiteurs de guerre, soit indifférents ou paralysés par la trouille.

Peut-on le blâmer d’observer que, depuis 40 ans, la France s’est laissée envahir et conquérir, sans se défendre ? Pire, en collaborant à plus de 50 % avec des bandes de guenilleux et de pouilleux, armés d’un couteau de cuisine et d’une valise en carton. La cause est entendue. La majorité de nos chers compatriotes sont des pétochards doublés de traîtres. Et au pays des cow-boys et des gunmen, ça craint !

Christian Navis

Climats sous influence (climatorealist.blogspot.com)