Avec son projet de loi, Taubira va faire chuter le cours du Blanc

« Il n’y a plus de honte maintenant à cela : l’hypocrisie est un vice à la mode, et tous les vices à la mode passent pour vertus. Le personnage d’homme de bien est le meilleur de tous les personnages qu’on puisse jouer aujourd’hui, et la profession d’hypocrite a de merveilleux avantages. C’est un art de qui l’imposture est toujours respectée ; et quoiqu’on la découvre, on n’ose rien dire contre elle. Tous les autres vices des hommes sont exposés à la censure et chacun a la liberté de les attaquer hautement, mais l’hypocrisie est un vice privilégié, qui, de sa main, ferme la bouche à tout le monde, et jouit en repos d’une impunité souveraine. » (Molière, Dom Juan)

L’homme qui parle – hélas réduit trop souvent dans l’imaginaire populaire à un simple séducteur boulimique – verrait dans l’actuel gouvernement français l’incarnation même de ses dires. L’hypocrisie à visage de vertu chez ceux que nous sommes hélas enjoints d’appeler nos dirigeants – le délit de blasphème politique étant pour bientôt ! –, nous l’éprouvons à longueur d’étouffantes semaines.

Ri7taubira vengeresseCe gouvernement, sans hauteur et sans foi, a fait de la dissimulation un credo. Et tandis que la masse s’ébrouait – un peu trop fort à mon goût –  contre le mariage gay, et quand bien-même fallait-il un réel débat sur ce sujet de société, cette même masse se lèvera-t-elle pour protester contre le projet de loi génocidaire de Christiane Taubira ? La sabreuse, comme se plaît à l’afficher avec gourmandise Libération en une, prépare sa vengeance génétique : faire payer par tous les moyens au Blanc, dépositaire de la faute originelle de l’esclavage. Le Blanc sera-t-il la seule victime ? Combien d’hommes et de femmes venus d’ailleurs et parfaitement intégrés paieront eux aussi la facture, ces « traîtres à la cause » ! J’exagère, j’outrepasse, je calomnie, vous êtes sûrs ?

Le cours du Blanc a vertigineusement chuté depuis mai 2012, c’est un fait. Nos carcasses ne valent même pas la peine qu’on leur accorde la vérité. La thèse officielle ordonne le silence sur les cadavres de nos semblables : Brétigny est un « accident ferroviaire » ! Qu’importe la réalité qui se dessine horriblement – un acte criminel pur et simple –, il faut dissimuler ! Dix kilos de métal, serrés à l’aide de boulons, projetés à plusieurs dizaines de mètres et qui se fichent dans un aiguillage, c’est indiscutable, même si aucun ouragan n’a été signalé dans les environs ! Ne doutez pas : admettez !

Une à une les voix dissidentes sont décapitées, et la France se rougit de honte et de morts. Qu’une furie voilée se prétende agressée et la horde se soulève ; qu’un pauvre type fasse montre d’une bravoure devenue hors du commun et pas un ministre n’aura l’élémentaire décence de venir lui rendre hommage sur place. Telle est la France socialiste.

Ce n’est pas tout : François Hollande, qui fustigeait jadis la vanité de son prédécesseur à se hisser plus haut que lui, revêt une posture napoléonienne et s’apprête à enflammer la poudrière du monde : le Proche-Orient. Que lui importeront les représailles sur notre territoire, bien à l’abri des déflagrations dans son palais.

Pourtant, malgré le mépris affiché, les socialistes ne sont pas tranquilles : ils savent qu’ils ne sont plus maîtres du jeu, tâchant de discréditer çà et là leurs contradicteurs par tous les moyens. La censure, depuis qu’ils sont aux affaires, est devenue hargneuse, débordante et désordonnée comme une armée en déroute. Mais les sondages sont pourtant quasi-unanimes : l’insécurité est partout, elle angoisse les Français, qui rêvent à des lendemains sans rose. Ils sont assez lucides pour voir qu’on régularise le crime et châtie l’innocence, avec l’aide de fonctionnaires serviles et carriéristes.

Oui, l’emmerdant, c’est bien la rose, comme chantait un certain, et sur ses épines coulera le sang des nôtres jusqu’à notre réveil. Le plus tôt sera le mieux !

Charles Demassieux

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