Avec Valls, tolérance zéro pour les automobilistes, avec Taubira, tolérance illimitée pour les barbares

Christiane Taubira a fait sa rentrée en grande pompe, dans l’émission Des paroles et des actes, sur France 2. Nous avons ainsi eu droit, pendant plus de deux heures, à des postures hautes en couleur – sans mauvais jeu de mot quant aux origines de la dame, je préfère le préciser avant d’être frappé d’excommunication – ; et tout allait pour le mieux dans le monde irréel de la ministre de la Justice, rassasiée d’elle-même et bouffie d’un orgueil mitterrandien.

Tout allait pour le mieux ?

En fait, sur mon échelle de tolérance, rien n’allait, à commencer par l’insupportable arrogance de la Faucheuse de la place Vendôme à l’égard de ses contradicteurs. A l’observer on devinait l’ambiance dans son ministère, tandis qu’elle se défendait avec agressivité de l’omnipotence exercée sur ses collaborateurs, dont quelques-uns ont tout de même jeté l’éponge depuis son arrivée au ministère.

VallsTaubiraAyraultPassé l’épisode complaisant de son enfance, sa jeunesse et son ascension politique, vint le temps des questions d’abord gênantes, puis franchement dérangeantes. Là, le vernis craquela et la façade polie laissa place à une rage contenue seulement par la présence des caméras. Ce qui ne l’empêcha pas pour autant de réciter son catéchisme et nous vendre des « vérités absolues » dont on peut mesurer l’inanité au regard des faits. Seront donc concernés par la réforme pénale :

L’usage de stupéfiants ; les homicides involontaires ; les vols simples ; les escroqueries et les agressions sexuelles (hors viol, faut pas exagérer !).

On pourra gloser autour de ces « concepts » criminels – et dans certains cas, effectivement découvrir des « accidents » de la vie qui ont conduit les coupables à ces actes extrêmes –, mais ne serait-ce que pour le dernier des délits (« agressions sexuelles »), n’est-ce pas un blanc-seing délivré aux pervers sexuels et à d’autres qui traitent les femmes « infidèles » comme des proies ? Quand commence le viol : en cas de pénétration ? Le petit Robert l’affirme ; mais les victimes, qu’en pensent-elles ? Une fois n’est pas coutume, la mère d’une jeune femme violée par un fidèle de l’islam  nous livre un témoignage qui montre à quel point un agresseur sexuel est un violeur en puissance qui doit être surveillé en permanence et maintenu hors de la société. A ce témoignage, Christiane Taubira répondra : « Face aux victimes je fais silence », nous exhortant à la décence, un comble !

Au-delà des figures de style ironiques, je poserai simplement la question : la réforme pénale n’est-elle pas une invitation à libérer toutes les pulsions criminelles de chacun, particulièrement de ceux dont la haine de notre pays est un moteur existentiel ?

Est-il besoin, alors, de faire de la sécurité routière un enjeu majeur et dans le même temps envoyer un message de tolérance aux chauffards imbibés d’alcool ou sous l’emprise de substances narcotiques, qui commettront des « homicides involontaires », au sens strict du terme ? La sanction ne vaut que si elle est une sanction, pas un « sentiment de sanction » !

La garde des Sceaux martèle qu’en matière de culpabilité les faits doivent être établis. Certes. Mais désormais ceci ne s’adresse qu’aux victimes. Jadis, il fallait prouver son innocence, et cela donnait lieu, il est vrai, à des abus dans les décisions de justice. A présent, la victime est mise en situation de devoir prouver son état de victime. Le crime est donc en passe de régner.

Sachant que la plupart des personnes incarcérées sont originaires du continent africain, cette loi – et j’assume seul cette conviction affirmative – illustre dramatiquement ce repentir obsessionnel de l’esclavage et la colonisation. Et si je n’appelle pas à faire table-rase du passé, je demande de le laisser dormir et ne pas l’interpréter approximativement pour  justifier l’injustifiable.

Pas plus je ne réclame des camps de concentration pour les criminels. Je demande juste que soient réellement mises hors d’état de nuire les « cellules nécrosées » du corps national. Les Français sont épuisés par cette violence impunie, lassés d’être frappés – eux ! – par la loi, impitoyable pour les gens sans histoire.

Et puisque nombre de « penseurs » autorisés accablent Riposte laïque de toutes les tentations extrémistes, que proposent-ils à ces citoyens terrorisés, tapis chez eux, obligés de séquestrer leurs enfants pour éviter le pire ?

Quand bien-même on défendrait la réinsertion, la France n’a matériellement pas les moyens d’entretenir cette politique.

Je pourrais donc conclure avec moquerie. L’envie me manque. Je n’ai qu’une pensée désolée pour les futures victimes qui tomberont sous les coups de criminels « canonisés » par le système juridique à venir.

Charles Demassieux

[1]

 



[1] A la suite de mon dernier article, un lecteur a pointé une « grave » erreur de ma part concernant « l’accident ferroviaire » de Brétigny, cet été. Je corrige donc avec contrition : l’éclisse ayant provoqué le déraillement du train n’est pas tombée à plusieurs dizaines de mètres de sa position initiale. Mais elle a cependant été projetée et pas par l’opération du Saint-Esprit. Je maintiens donc mon « fantasme », monsieur Vincent Maunoury !

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