Aveyres et porc à la cantine : qu’attendent les parents d’élèves pour soutenir leur maire ?

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2013/03/05/01016-20130305ARTFIG00460-gironde-polemique-autour-d-un-menu-unique-a-l-ecole.php
 
Depuis 16 ans, Benoît Gheyssens, le maire d’Aveyres, petite commune girondine de 1900 habitants servait des plats de substitution pour les élèves ne mangeant pas de porc.

L’école compte 180 élèves dont 28 de confession musulmane. 

15% des élèves

On a bien compris que le menu de substitution en question concernait en priorité la religion musulmane -mais pas seulement, nous le verrons plus après- pour laquelle cet animal fait partie du  » haram  » (interdit).

… » Selon la mairie, proposer deux plats distincts est trop coûteux, mais pose aussi des problèmes de gaspillage lorsque les enfants ont le choix. Le maire explique: «Souvent les enfants qui n’avaient pas le plat de substitution le réclamaient aussi, délaissant le porc. Cela faisait mal au cœur de beaucoup de personnel de voir les quantités gaspillées.»

De notre temps, quand on rechignait à manger tel aliment, premièrement, on nous obligeait à en prendre une petite cuillère pour apprendre à manger de tout, deuxièmement, si des raisons de santé évidentes rendaient l’ingestion formellement déconseillée, la maman qui n’avait ni le temps ni l’envie de préparer autre chose pour l’exception de la famille décrétait  » t’as qu’à manger plus de pain » ou  » tu mangeras plus au goûter » ou encore, dans les bons jours versait une portion de dessert plus avantageuse.

Mais voilà, les temps changent, les  » 5 fruits et légumes par jour  » sont passés par là, les parents sont devenus très soucieux de ce que l’Etat donne à leurs enfants dans les cantines tandis qu’ils ne sont guère regardants sur toutes les saloperies sucrées et salées ingurgitées à la maison ( et partout ailleurs ), sans parler de leur argent de poche qui part en fumée tout en encrassant leurs pauvres poumons  ! 

Alors, être privé de viande 1 repas par semaine ne devrait pas les tuer !

Que Monsieur le Maire, médecin de son état, montre toute sa bonne volonté en proposant dans l’entrée à la cantine de mettre thon ou oeufs pour assurer la quantité protéinée jugée vitale ne change pourtant pas la donne, et on ne comprend plus trop bien pourquoi certaines familles vont jusqu’à dire qu’elles  » ne veulent pas forcément du halal ou du kasher mais uniquement un repas de substitution protéiné « .

Que les indispensables protéines soient dans l’entrée plutôt que dans le plat principal de substitution :

1- Qu’est-ce -que ça change ? Rien !

Donc

2- De qui se moque t-on ?

Myriam Meyran, directrice de l’association scolaire locale et élue au conseil municipale « dit « comprendre les parents qui paniquent et sont inquiets »  et «  trouve que c’est dommage de stigmatiser autant les enfants « .

Madame Meyran est une Dame Patronnesse pétrie de bons sentiments et de louables pensées, elle utilise les mots adéquats en pareille situation.

« Panique » : on imagine bien cette digne et respectable dame paniquer, en effet, si d’aventure des familles en colère pénétraient son bureau et si parmi elles se trouvaient 1 ou 2 barbus très menaçants. Pour les vieillards rancis que nous sommes et qui avons été éduqués à l’ aune de l’ exigence, nous dirions qu’être poursuivis par un inconnu crée une situation de panique, qu’un enfant qui n’est pas rentré à la maison bien après l’heure habituelle crée un état de panique, ou encore,  un chèque qui ne nous est  pas encore parvenu alors que la banque se montre menaçante créé un moment de panique. 

Mais que ajouter des protéines dans les entrées pour compenser l’absence de plat de substitution, c’est créer de la panique chez certains parents, cela relève de la connerie la plus indécrottable !

 » C’est dommage de stigmatiser autant les enfants », s’affole cette brave directrice.

Nous aurions mieux compris « c’est inadmissible de stigmatiser », ou c’est « intolérable », mais votre « c’est dommage de stigmatiser », Madame Meyran,  est complètement inapproprié.  C’est même une sorte de  « merveilleux malheur » : un oxymoron. Oymoron suivi d’un pléonasme :  » stigmatiser autant « . Le premier terme se suffit à lui -même.

L’élue au conseil municipal ne connaît même pas les subtilités élémentaires de la langue de Molière.

Ce sont elles, toutes les Myriam Meyran, ces personnes qui se prosternent devant Mahomet qui stigmatisent ceux-là mêmes qu’elles défendent avec une soumission et une condescendance aussi béates que méprisables.

« Mon souci, minaude cette Sainte Patronne, c’est avant tout les enfants, qu’ils mangent tous ensemble et de façon équilibrée »

Mais, Madame l’élue municipale, vous savez bien que d’ores et déjà, dans de nombreuses écoles, certains petits musulmans ne veulent pas manger aux côtés des mangeurs de porc ! Comment remédierez  -vous à ce souci si cela arrive dans l’école de votre village ? Moi , je crois savoir : les petits mécréants mangeurs de porc n’en mangeront plus pour que  » tous les enfants mangent tous ensemble « . Pour ne pas offusquer les représentants de la religion d’amour, de tolérance et de paix.

Au delà de l’ aspect religieux manifesté par les réactions des familles musulmanes « stigmatisées » mais poussées à cela par certains de nos élus (dont Madame Meyran, l’élue d’Aveyres), ce qui frappe tout autant, c’est le narcissisme exacerbé de ces concitoyens, leurs revendications individuelles transformant des points de détails en des impératifs essentiels, presque vitaux. Ce que veulent  « ces familles ni halal ni kasher », c’est avoir droit à un substitut de repas. Comme les 15 % des petits musulmans.

De renoncements en compromis, de compromissions en concessions, nos élus ont crée de toutes pièces un climat humain complètement fou où chacun fait bien pire que revendiquer une différence à ceci ou à cela, il l’ impose à la collectivité et la lui fait payer,  à tous les sens du terme, au nom de la tolérance et du bien vivre ensemble.

En réalité, nos élus ont fabriqué une usine à gaz qui, tôt et plus très tard, nous explosera tous à la face.

Il faudrait beaucoup beaucoup de Benoît Gheyssens dans chacune de nos communes !

Caroline Corbières

 
 
 
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