Avril 1961 : la manipulation gaulliste autour du « putsch » des généraux

Le 8 janvier 1961 se déroulait le référendum sur l’autodétermination, offerte à l’Algérie par de Gaulle. 75,25% des suffrages exprimés en métropole l’approuvent.

Dans sa très grande majorité, les officiers supérieurs de l’armée française sont hostiles à cette politique d’abandon.

Les colonels Argoud, Gardes, Godard et Lacheroy demandent au général Challe de s’y opposer par la force, si nécessaire. Le général Challe hésite. Il n’est pas convaincu de l’opportunité de cette «rébellion patriotique», mais fini par accepter d’y participer (mais surtout encouragé par le colonel de Boissieu, cousin du gendre de de Gaulle, qui aussitôt en réfère au chef de l’Etat).

Le 19 avril je me trouve à Madrid, chez Pierre Lagaillarde, résidence La Torre, Plaza d’Espana, délégué par M. Georges Bidault auprès du général Salan, dans l’objectif d’officialiser l’OAS.

Le général Salan nous informe qu’il a l’intention de rejoindre dans les jours qui suivent les putschistes à Alger et, de mon côté, je rentre à Paris.

Dans la nuit du 20 au 21 avril, les paras du 1er REP, sous les ordres du commandant Hélie Denoix de Saint-Marc, s’emparent des points stratégiques à Alger, notamment le Gouvernement Général, l’Hôtel de Ville, Radio-Alger et l’aéroport de Maison Blanche et neutralisent les plus hauts responsables civils et militaires sans la moindre effusion de sang.

Le 21 avril à 19 h. le général Challe s’exprime sur Radio-Alger : « Je suis à Alger, avec les généraux Zeller et Jouhaux et en liaison avec le général Salan, (qui se trouvait à Madrid et a  rejoint le « putsch » deux jous plus tard, le 23 avril) pour tenir notre serment, le serment de l’armée française de garder l’Algérie pour que nos morts ne soient pas morts pour rien. Un gouvernement d’abandon s’apprête aujourd’hui à livrer définitivement l’Algérie à l’organisation extérieure de la rébellion. L’armée ne faillira pas à sa mission et les ordres que je donnerai n’auront jamais d’autres buts. »

Quatre régiments de parachutistes sont aux ordres des quatre généraux : les 1er et 2e REP et les 14e et 18e RCP ainsi que le Groupement des commandos de l’air.

Mais ce que les généraux et les officiers ignorent c’est qu’ils sont surveillés et mis sur écoute depuis plusieurs mois par les services du renseignement militaire, le SDECE de Constantin Melnik et la Préfecture de police de Maurice Papon.

Tenu donc informé par le Premier ministre, Michel Debré, l’homme de tous les complots, de Gaulle sait qu’il se prépare un complot en Algérie et cela ne l’inquiète pas, bien au contraire. Il suit les événements heure par heure et a déjà envisagé comment en tirer parti, afin de cimenter un pouvoir qu’il ne possède pas encore totalement, à cause de l’opposition systématique de toute la gauche.

En décembre 1960, il a réclamé les « pleins pouvoirs » qui lui ont été refusés par le Président du Conseil Constitutionnel, Léon Noël, puisque les institutions en France n’étaient pas menacées par les évènements d’Algérie.

Dans la semaine qui précède le 20 avril 1961, la veille du putsch, de Gaulle a en sa possession une liste presque complète des officiers engagés dans cette « mutinerie », aussi bien en Algérie qu’en métropole et nous en aurons très bientôt la preuve.

Dès 6 h. du matin, ce 21 avril, De Gaulle fait appréhender en métropole, à Paris, le général Faure et 6 officiers.

Il a toutes les cartes en mains pour chasser de l’armée les officiers qui, dans leur grande majorité, sont hostiles à sa politique d’abandon de l’Algérie.

Dès lors, c’est à lui de jouer, de déployer sa stratégie, afin d’obtenir les « pleins pouvoirs » de l’article 16, qui lui permettront de réformer la Constitution, notamment sur l’élection du Président de la République au suffrage universel : le but à atteindre.

Lorsqu’il prend la parole, le 23 avril, au journal télévisé de 20 h, revêtu de son uniforme de général, de Gaulle sait déjà que le « complot » a échoué, mais « il faut que la France métropolitaine ait peur ! »

Il n’a jamais été question une seule seconde, à Alger, d’une action militaire des putschistes sur Paris, ou en un autre lieu de la métropole, mais il est indispensable de le faire croire aux Français.

La leçon des « barricades » en janvier 1960, a bien été retenue.

De Gaulle s’adresse aux Français avec son sens inné de la dramatisation et son talent de comédien. C’est un grand numéro d’acteur.

Maître dans l’art de la rhétorique, il affiche son mépris pour un : « pronuncamiento militaire » organisé par un quarteron de généraux en retraite et un groupe d’officiers partisans, ambitieux et fanatiques. L’état est bafoué, la nation bravée, et par qui ? Par des hommes dont c’était le devoir, l’honneur, la raison d’être, de servir et d’obéir. Françaises, Français, aidez-moi ! Devant le malheur qui plane sur la patrie et devant la menace qui pèse sur la république, j’ai décidé de mettre en œuvre l’article 16 de notre constitution. »

Dès qu’il lâche le micro, à 0 h 45, c’est le Premier ministre, Michel Debré qui s’en empare. Il complète le scénario catastrophe : « de nombreux renseignements, précis et concordants, nous informent d’une très prochaine action militaire en métropole ». Il dramatise la situation en faisant croire que l’on s’attend à des parachutages, ou des atterrissages, de troupes factieuses pour tenter de s’emparer du pouvoir « Il supplie tous les « patriotes » français, de quelque bord qu’ils soient, de se rendre, « à pied ou en voiture » sur les aéroports, place de la Concorde, dès que les sirènes retentiront, afin de s’opposer aux paras, aux « putchistes », qui menacent de sauter sur Paris ».

Les radios et la télévision émettent sans interruption durant 3 jours, diffusant alarmes et fausses nouvelles.

Les partis de gauche, les communistes, les socialistes, les syndicats, les « Droits de l’homme » se mobilisent et appellent à descendre dans les rues. Des dizaines de milliers de personnes, environ un million en métropole, sont volontaires pour soutenir de Gaulle et sauver la Patrie en danger.

Une douzaine de vieux chars « Shermann » se positionnent autour de l’Assemblée Nationale, non armés, uniquement pour de la figuration.

La capitale est pratiquement en état de siège. C’est la guerre !

C’est surtout une « intox » distillée avec un machiavélisme hors du commun par un maître en la matière.

Ce que la France ignorait, ce que toute la gauche ignorait, c’est qu’ils avaient été magistralement manipulés dans l’unique objectif de faire obtenir à de Gaulle les pleins pouvoirs que lui accordait l’article 16, promulgué dans la foulée le 25 avril par l’Assemblée Nationale.

De Gaulle sait pourquoi le putsch a échoué. Le colonel de Boissieu l’a tenu informé directement que le général Challe, refusant d’armer les civils, a quitté «le quarteron de généraux factieux » et qu’à l’exception d’environ deux mille paras, l’armée, les « appelés » surtout, ne s’impliquait pas. (Dans un précédent article, en janvier, j’ai démontré que si les IUT (250.000 hommes armés) n’avaient pas été dissoutes, lors des « barricades », en 1960, ce « putsch » aurait très certainement imposé ses droits en Algérie – Plus de détails dans mon livre « J’accuse de Gaulle – édition 2016)

En 1970, lorsque paraîtront ses « Mémoires d’espoir », de Gaulle ne dissimule pas qu’il était certain que les mobiles de ce « quarteron » n’étaient pas la prise du pouvoir en métropole.

Mettant en parallèle son action en juin 1940 et celles du « quarteron » en 1962, il constatera : « La rébellion devient héroïque quand elle réussit et trahison quand elle échoue ! ».

Manuel Gomez

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44 Commentaires

  1. De Gaulle auto-proclamé Chef de l’Etat a toujours agi par ruse. Churchill, Roosevelt et Staline avaient choisi un autre général pour diriger la France mais de Gaulle les a pris de vitesse et a défilé sur les Champs Elysées alors qu’il ne s’était pas battu lui même. Quelle ambition démesurée ! quelle confiance en lui ! Et quelle honte d’avoir dans son gouvernement un Maurice Papon, un des responsables de la déportation des Juifs. Ensuite, la trahison envers les Français d’Algérie « je vous ai compris ! », sans oublier ses ordres à l’armée française de tirer sur des civils français (une centaine de morts). De Gaulle a été le premier à trahir la France en ouvrant la voie à l’immigration maghrébine (les mêmes qui avaient foutu les Français dehors !)

  2. bonsoir M. GOMEZ,
    comme d’habitude, très bon article et bien documenté. Cependant, je vous pose la question suivante : pouvions à ce moment là encore garder l’Algérie ? Alors que nous venions de donner l’indépendance à tous les pays composant l’AEF et l’AOF ainsi qu’au Maroc et à la Tunisie. Par ailleurs, j’avais à cette époque 4 oncles et cousins qui avaitent servis ou bien servaient encore en Algérie, et je peux vous assurer qu’ils ne souhaitaient qu’une chose : revenir en métropole, indépendance ou pas. Ils se sont pourtant courageusement battus et ont été décorés de la croix de la valeur militaire (pour 3 d’entre eux qui servaient dans des régiments d’infanterie) et de la medaille des bléssés (pour un d’entre eux). Cette guerre inquiétait tout ceux qui avait de la famille là bas.

    • La Tunisie n’était pas « française » mais « sous protectorat français », et est devenue indépendante qu’après l’indépendance de l’Algérie.

  3. Et je ne peut m’empêcher de faire le parallèle entre les destins de Pétain et DE GAULLE. DE GAULLE qui lui n’hésita pas à enfreindre lois et règlements et à déserter (pour la bonne cause surtout quand vous êtes vainqueur) l’armée française qui combat encore alors que l’armistice s’il est envisagé n’est pas obtenu ! Le même condamna d’emblée les généraux qui s’insurgeaient parce qu’un président bradait une partie du territoire national (ce qui est une trahison non autorisée par la constitution) au FLN qui pourtant avait perdu la guerre !. Pour faire mieux il faudra se lever de bonne heure.De fait DE GAULLE s’est retrouvé dans la position de celui qu’il condamnait en 40, mais lui gagna la partie. Malheur aux vaincus !

    • De Gaulle n’a pas déserté;il n’était plus sous les drapeaux …Pétain demanda l’armistice le 17 juin 1940 …Le présidait ne bradait rien;la France ne pouvait plus se maintenir en Algérie .Le FLN était vaincu …oui et alors ? Si on avait insisté,le terrorisme aurait repris de plus belle .Qu’eût il fallu faire selon vous ? Toujours la même question à laquelle il n’y a jamais de réponse ;et pour cause …

      • Vous vous trompez ! DE GAULLE a été nommé général à titre temporaire pour exercer les fonctions de secrétaire d’état à la guerre dans le gouvernement de Paul REYNAUD. Le gouvernement REYNAUD est dissous, DE GAULLE redevient Colonel et doit se remettre aux ordres du général en chef qui lui trouve une autre affectation !C’est ainsi dans les armées. Le gouvernement Pétrain auquel dans un premier temps il croit, ne le reprend pas et il part en catastrophe avec le gébnéral SPEARS en Angleterre. L’armée française étant toujours au combat sur le territoire français vous appelez ça comment vous sinon de la désertion devant l’ennemi ?. En ce qui concerne l’Algérie, ce pays était à l’époque trois départements français et non plus une colonie et personne constitutionnellement n’a le droit de

        • Ce que vous dites est inexact ;De Gaulle fût nommé général à TT alors qu’il commandait une division blindée comme colonel .Etre promu à TT
          autrement dit sans avoir été inscrit sur la liste d’avancement sanctionne de grands mérites .Le Général ne souhaitait nullement appartenir au gouvernement Pétain,car il refusait l’armistice qui fût demandé par le
          Maréchal le 17 juin …

      • Personne n’a le droit constitutionnellement de brader une partie du territoire français sans l’aval du parlement, or c’est ce qu’il fit même si dans le fond il avait raison.Et il y avait sûrement d’autres façons de donner l’indépendance aux algériens encore aurait il fallut qu’ils puissent choisir en toute connaissance de cause, mais il y avait aussi la guerre froide et la Gauche anti patriote qui sabotait à l’envie ce que le gouvernement demandait à l’armée de faire !. Résultats des morts de part et d’autres et du ressentiment durables et malgré tout un amour immodéré pour la France vu les migrations entre nos deux pays à moins que ce ne soit pour d’autres raisons !….

        • L’indépendance de l’Algérie fût approuvée par le peuple français .

  4. jeune nation,avec pierre sidos,preconisait de faire venir des europeens en algerie,de maniere a arrimer,definitivement la rive sud de la mediterranee,a l’europe. Ce sont les racistes Francais(la gauche,le patronat) qui par egoisme,ideologie,n’ont pas voulu garder 9 millions de francais musulmans dans la republique,car depuis 1958,ils avaient tous les droits.

  5. Que fallait il faire M.Gomez pour que l’Algérie soit française tout en étant apaisée ?
    Dites le nous enfin …Vos éructations répétées contre le Général ne nous éclairent en rien ;bien au contraire .

    • Notez que la France juste avant son départ dépensait encore sans compter pour rattraper certains retards pris et moderniser ce pays, l’Algérie. Tout avait été entrepris pour cela puisque nous étions sensés rester et tout à coup on abandonne tout à des criminels qui se cachent derrière un patriotisme de façade pour satisfaire finalement l’ego de DE GAULLE qui veut, via l’arme nucléaire faire entrer la France parmi les grands pays dirigeants du monde !.Si nous étions restés et avec l’élan pris nous aurions , peut-être fait de ce pays l’Algérie couplée à la France, une nation digne des USA.Sauf, sauf, que nos us et coutumes et religions sont éloignés et qu’à terme il est probable que ce pays que nous avons créée de toute pièce ait pris son indépendance comme les autres !

      • Nous ne pouvions pas maintenir 500 000 militaires en Algérie …Algérie française ;politiquement cela se serait réglé comment avec les algériens ?

        • Et comment avaons nous régler le problème avec nos autres colonies africaines ?

          • Rien à voir avec les départements algériens et le million de
            français .

  6. Gomez est enfermé dans ses certitudes. Surtout n’essayez pas de l’en dissuader. Si le putsch des généraux a échoué, il y a une raison que Gomez ne veut pas savoir et qui pourtant est donnée par des historiens honnêtes non inféodés au chef d’état

  7. Les français n’ont pas voulu de l’Algérie française, ils ont aujourd’hui la France algérienne, nord-africaine, maghrébine, subsaharienne, africaine et moyenne-orientale !
    Il ne reste plus aux français de souche européenne qu’à créer le Front de Libération de la France (FLF) et la boucle sera bouclée…

  8. Manuel Gomez rafraîchit les mémoires des vieux coucous, contrarie les idolâtres de De Gaulle, et alerte les têtes de linottes. Parfait! Continuez M. Gomez.

    • N’importe quoi, y a rien a rafraîchir ! Faut juste faire preuve d’un peut de logique et réfléchir aux conséquences du maintien de l’Algérie dans la nation française. Soyez réaliste !

  9. L’Algérie française,une utopie …1 million de français ne pouvaient continuer à diriger le pays contre 9 millions de musulmans ;quel que soit le statut adopté .
    M.Gomez remet sans cesse la question sur le tapis,aveuglé par sa haine envers le Général ;sans dire ce qu’il eût fallu faire .
    On imagine 35 millions d’algériens  » français  » islamiques en libre circulation entre les deux rives de
    la Méditerranée ;un cauchemar .

    • Sauf si l’Algérie est développée à l’image de l’Europe, mais alors c’est l’afrique sub saharienne qui serait remontée profiter des « avantages » consentis par le pays ainsi créée.

  10. Je serais plutôt d’accord avec vous (malgré quelques réserves)… mais dans votre rappel historique à une semaine des élections j’y vois une manoeuvre perverse, pas franchement saine.
    Quel est son but ? Encore un petit coup de division ?
    Rancoeur quand tu nous tiens !…

    • Ce ne sont que les faits historiques que nombre de gens veulent taire et éventuellement « tordre » afin de déformer la réalité. J’ai servi de 58 à 61 au 18° RCP et en suis fier ; j’ai donc participé avec mon régiment et son Chef de Corps, le Colonel Masselot, au putsch d’Alger jusqu’à la dissolution de notre régiment le 21 avril 1961.J’ajoute que le 18° RCP était un régiment constitué majoritairement de soldat du contingent (appelés) et qu’il n’y a eu lors de cet événement aucune désertion.Je garderai toujours de la rancœur envers ceux qui nous ont condamnés, ceux qui ont refusé de nous prêter assistance en nous fournissant nourriture après la dissolution alors que le régiment se trouvait en Oranie et que nous devions rejoindre notre base arrière à Philippeville.

      • Para, je vous salue pour ce que vous avez fait. Vous avez su garder votre honneur, contrairement à de trop nombreux traîtres. Je suis né à Bab el Oued en 1962, issu de familles de « pieds noirs » venus d’Alsace et d’Italie à la fin du 19ème siècle. Mes parents, grands-parents, oncles et tantes ont participé à la révolte contre la trahison gaullo-gauchiste (ça rappelle le front républicain, non ?), certains au sein de l’OAS. Ils m’ont parlé des attentats, des porteurs de valise du FLN, de la bataille d’Alger, des combats dans le bled. Ils m’ont parlé des Paras et Légionnaires avec lesquels ils fraternisaient parce que frères de combat pour sauvegarder ce magnifique territoire.

  11. Nicolas L. Je pense que vous faites erreur. L’algérie restée française eut été attractive et non répulsive. Il y avait de grandes ressources et il fallait les européens pour valoriser…la preuve en est que les pieds-noirs partis, le pays est retourné au tiers-monde. Mais qu’importe, degol voulait la gloire, il l’a eue !

    • Oui bien sûre, de grandes ressources dont les bénéfices serviraient à entretenir 40 millions de muzzs qui de toute façon cracheraient en leur haine sur la France. Et pensez aussi à tous ceux qui viendraient en métropole où le niveau de vie est meilleur, on serait envahit ! Démographiquement on ferait pas le poids face à eux; voyez déjà l’état de notre pays aujourd’hui parce que nos gouvernements on était incapables d’être raisonnable sur l’immigration. Alors comme je l’ai dis en dessous vous voyez quelqu’un comme sarko, hollande ou macron gérer ce que j’appelle un bourbier !? Ils se plieront tout simplement aux exigences des muzzs pour avoir la paix comme ils le font aujourd’hui avec la racaille !

  12. À une semaine du premier tour de la présidentielle vous êtes encore là à diviser les patriotes avec vos vieilles rancoeurs; ne vous en déplaise, le général De Gaulle fut le meilleur chef d’état que nous ayons eu sous la 5e république.
    Sincèrement réfléchissez, si nous avions gardé l’Algérie, c’est pas 10 voir 15 millions de musulmans que nous aurions mais une quarantaine de millions avec en prime une frontière bien trop vaste pour être sécurisé et qui laisserait passer des flots de migrants !Vous imaginez, plus de 40 millions de muzzs à entretenir dont une majorité nous serait hostiles ! Vous voyez des types comme Sarkozy, Hollande ou pire Macron gérer ce bourbier !??

    • Nous ne sommes pas à l’abri de votre hypothèse ! Les muzzs viendront de toute façon quand leur président cassera sa pipe, ce qui déclenchera une révolution chez eux: cette vague de migrants sera uniquement pour la Métropole.

      • Effectivement. En plus Macron veut encore plus d’Algériens en France.

        Le jour où Bouteflika disparaitra il y aura des heurts en Algérie ( gouvernement contres islamistes ) A partir de là on peut tabler sur une immigration d’un millions d’algériens en France.
        Que fera le gouvernement français ? Là est la question.

    • Je suis en désaccord total sur votre vision. Si l’Algérie était restée française, la France aurait pu continuer le développement de ces 3 départements riches en ressources économiques et humaines, pour devenir la première puissance européenne et la troisième puissance mondiale. Grâce à ce développement, les musulmans, qui étaient majoritairement pro-Algérie française s’ils n’avaient été terrorisés par le FLN, auraient évolué naturellement dans un cadre positif. Une société occidentalisée aurait incité les musulmans à faire moins d’enfants de par l’émancipation des femmes musulmanes, uniquement destinées à la procréation selon les lois coraniques. Le problème de l’islam radical n’aurait jamais vu le jour. Quant à de Gaulle, c’est, avec Mitterrand, le plus grand imposteur de la Vème.

      • Mais bien sûre, riches en ressources naturelles mais pas suffisantes pour employer des dizaines de milliers de pieds noires et 30 millions d’arabes (les 10 millions d’autres serait partit en métropole).
        Ah et vous avez surement songé au fait qu’il faudrait donner le droit de vote à ces muzzs, ce qui nous aurait laissé de grandes chances d’être gouverné par un gouvernement et un parlement islamophile voir pire, musulman. Le problème de l’islam radical serait toujours là, s’il ne viendrait pas d’ici il viendrait de l’étranger (monarchies du golf, autres pays du maghreb) voyez ce que ça donne en Lybie, en Turquie, en Russie ou en Syrie.

        • Vous semblez ignorer que le présence française avait établi un système social d’émancipation des musulmans. Les Européens, les Arabes et les Kabyles travaillaient et vivaient ensemble, selon les lois françaises. Les musulmans appréciaient l’ascenseur social à la française, système qui n’existe pas dans le Coran. La natalité galopante n’aurait pas duré car l’Algérie était en pleine croissance. N’oubliez pas que ce phénomène de natalité est inversement proportionnel au degré de développement d’un pays. L’Algérie restée française aurait attiré d’autres Européens pour le travail, et les ressources naturelles et touristiques avaient de quoi faire vivre des millions de nouveaux venus.

          • Oui mais,comment ? Qu’eût il fallu faire,étant entendu que les islamiques entendaient bien commander un territoire qu’ils considéraient comme le leur …à tort d’ailleurs,les arabo-musulmans étant eux aussi des colonisateurs,mais complètement stériles .Au moins les français construisirent ils l’essentiel de l’Algérie .

          • Mais bordel de merde nous sommes français et notre pognon n’est pas destiné à fabriquer des ascenseurs sociaux pour toute l’Afrique ! La stupide aventure coloniale est le poignard dans le dos de la nation française ! Elle a ruiné le paysan français et engraissé les parasites ! Ras le bol ! De Gaulle a raisonné franc ce que des Gomez et consorts ne peuvent comprendre !
            Si la maghrébie vous manque à ce point retournez y, l’arbre finit toujours par tomber du côté où il penche !

          • Merci pour votre analyse Baribal, vous qui avez été un témoin direct de cette triste histoire.L’on sent bien dans trop de commentaires, l’arrogance de ceux qui n’ont pas votre expérience mais s’imaginent savoir tout sur tout.Ils régurgitent en réalité cette vision déformée de l’histoire, par la Doxa vouée au seul culte de la personnalité du Général De Gaulle.Je salue au passage le courage de Manuel Gomez qui se risque sans faillir, à rétablir le sens de l’histoire, n’en déplaise aux groupies gaullistes.

        • 1 million de pieds-noirs et 9 millions d’algériens (et non pas 30 millions) en 1960.

      • Baribal, entièrement d’accord avec vous à 150%. Et il ne faut pas oublier que nous avions les puits de pétrole qui allait représenter la richesse que l’on sait.

    • Nicolas. L
      Vous ne vous êtes jamais posé la question de savoir pourquoi le algériens ne sont jamais venus envahir la France pendant 132 ans du temps de l’Algérie française !
      Vous ne vous êtes jamais demandé pourquoi ils nous envahissent aujourd’hui alors que cela ne leur est jamais venu à l’esprit auparavant !
      Vous ne vous êtes jamais demandé une seule fois si De Gaulle n’était pas responsable de cet catastrophe !
      Je n’ai jamais insulté personne ici …. mais vous me donnez envie de le faire … car j’en ai raz la casquette de constater autant de soumission à la « doxa » ambiante de la part de nos concitoyens qui ne raisonnent que par « merdia » interposées …
      La vraie calamité … elle est là !

      • Pendant la majeure partie de ces 132 années la France faisait la différence entre les français et les populations indigènes (politique racial). Les arabes n’étaient pas considérés comme citoyens français, et dont étaient en quelque sorte la « propriété » de l’état français, ils étaient invité à rester à leur place dans le territoire algérien. Mais comme le disait De Gaulle, il aurait bien été obligé à les reconnaître comme étant des français à part entière ce qui aurait évidemment posé bons nombres de problèmes !

        • Vous oubliez une chose,les dignitaires algériens refusèrent la nationalité française au XIX°s car les lois de la République étaient en contradiction avec l’islam …Les juifs bénéficièrent du décret Cremieux pour devenir français .

          • Vous parler là qu’une minorité de la population mais vous pouvez pas nier que bons nombres d’algériens seraient venu s’installer en métropole là où le niveau de vie est plus élevé. Qu’ils adhérent ou non à nos valeurs/lois n’y aurait rien changé; on voit bien aujourd’hui que beaucoup de « français de papier » d’origines magrébines crachent quotidiennement sur notre pays et ne se sentent pas du tout français, je le constate ici à Paris, pourtant ils y restent.

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