Ayant perdu le référendum, les Kanaks tentent le coup de force

Depuis quelques jours, la Nouvelle-Calédonie effectue un bond en arrière.

Il y a trente-six ans, 1984, les indépendantistes kanaks tentaient de parvenir à l’indépendance par la force. Ils recommencent.

Cette fois, ils légitiment leur violence par le fait que l’usine de traitement du nickel de Goro, au sud de la Province Sud, ne leur est pas donnée.

D’habitude, chaque fois qu’ils revendiquent quelque chose, l’État et les élus loyalistes se couchent. Pas cette fois. C’est l’originalité du moment. Mais ça ne durera pas.

Le propriétaire actuel de cette usine est un groupe brésilien, Vale, qui a décidé de la vendre. Deux acheteurs potentiels étaient sur les rangs : la compagnie minière du nord de l’île, Sofinor (une société kanake), associée aux Coréens de Korea Zinc, et un consortium associant Trafigura, société leader dans le commerce des minerais et la Nouvelle-Calédonie.

Les Kanaks ont leur usine de traitement du nickel dans le nord, l’usine de Koniambo, mais celle-ci ne leur suffit pas. La Sofinor (Société de Financement et d’Investissement de la Province Nord) et sa filiale la SMSP (Société Minière du Sud Pacifique) accumuleraient une dette de 80 milliards de FCFP.

Alors ils veulent également mettre la main sur les réserves minières du sud. Pour renflouer les caisses.

Ils ont donc profité de la mise en vente de l’usine Vale pour avancer leurs pions et la réclamer. Ils ont fondé à la va-vite un collectif « usine du sud : usine pays » et une Instance Coutumière Autochtone de Négociations (ICAN).

Grâce à ces instruments, moins de trois mois après avoir perdu le deuxième référendum par lequel la Nouvelle-Calédonie s’est prononcée une fois encore contre l’indépendance (4 octobre 2020), ils ont exercé une pression sur la Province Sud, la province résolument contre l’indépendance. Barrages routiers, grèves, menaces. Comme d’habitude la tribu de Saint-Louis a coupé toute circulation entre Nouméa et Mont-Dore, ville de la banlieue.

Mais, surprise, la société Korea Zinc s’est retirée. Et l’usine du Sud attribuée à l’offre Trafigura et Nouvelle-Calédonie.

Les indépendantistes se sont retrouvés comme des cons au milieu du radier.

Ils ont alors décidé de reprendre les violences là où ils les avaient laissées en 1988. Agressions, caillassages, une haine contre les Loyalistes que ceux-ci ont longtemps fait semblant de croire éteinte avec les Accords de Nouméa.

Des troupes kanakes ont tenté de converger vers Nouméa. Des barrages loyalistes les ont arrêtées, les armes à la main, à Bourail, La Foa, Boulouparis et à Mont-Dore, au croisement de la route de Plum et de Yaté, deux routes qui conduisent au Sud.

Des échanges de tirs, des incendies.

L’agression kanake a continué par l’assaut donné sur l’usine du Sud, usine classée Seveso. Victor Tutugoro, un des chefs de l’insurrection kanake, quand une journaliste lui dit que la destruction de l’usine menace 3 000 emplois, a lancé un retentissant : « Ben tant pis ! ».

Je pense que les Mélanésiens qui travaillent sur le site ont apprécié.

Les forces de l’ordre ont été héliportées pour tenter de la protéger. Une explosion sur le site ravagerait la région.

Des 4 X 4 leur ont foncé dessus. Ils ont dû les arrêter par des tirs à balles réelles.

Le site, d’après mes informations, est maintenant sous contrôle grâce aux employés de Vale  – une cinquantaine sont sur place, 300 ont été évacués par bateau – et aux gendarmes.

Toutefois les dégâts seraient importants.

Cette nouvelle guerre civile rend caducs l’accord de paix de 1988 et les engagements pris alors.

Elle montre le vrai visage du kanakysme vers lequel certains Calédoniens ont été tentés de se tourner. Ils n’ont rien à attendre de ces gens.

Au troisième référendum, s’il a lieu – pourquoi le faire puisque les Kanaks ont rompu le pacte ? – j’espère que les indépendantistes paieront très chers politiquement, électoralement et financièrement leurs actes.

Dans les premières heures de la poussée indépendantiste, un (ir)responsable loyaliste a proposé aux anti-indépendantistes de venir prendre un café devant la Province Sud pour manifester leur mécontentement devant les violences du FLNKS.

D’autres, devant la menace, font dans leurs braies et appellent comme d’habitude au dialogue et au consensus. Et à une marche bleu-blanc-rouge.

Calédoniens qui n’avez pas connu les combats des années 84-88, avez-vous compris que pour repousser Kanaky, boire un café à la Province Sud en brandissant connement un petit drapeau ne suffit pas ?

Bougez-vous pour aider ceux qui ont stoppé les Kanaks au pied du col de Mouirange, ceux qui les arrêtent sur la RT1, ceux qui demandent de l’aide à Pont-des-Français…

Marcus Graven

Vous pouvez retrouver tous mes articles sur

https://marcus.tvs24.ru

 

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26 Commentaires

  1. vous étiez au courant des résultats du referendum vous ?
    PAS MOI !
    C’ est dire si cela intéressent les journaleux en métropole …..

  2. De tout coeur avec les Français de Nouvelle-Calédonie !

    Sus aux canaques !

    Crevez-les tous ! Butez-les jusque dans les chiottes !

  3. « Il n’y a rien qui me rattache à la France » dit un kanak. Vous avez tout compris ! Vous voulez faire comme les algécrouilles ? votre indépendance ? ah ouais ! mais sauf celle de la cpam, de l’AME, de la sécu et du chômage tout ça payé par les français, car sans la France vous creveriez la gueule ouverte, tout comme les maghrébins. Décidément, y’a pas à dire ! les blancs c’est des pourris, juste bons à vous engraisser à rien foutre et à écouter vous plaindre.

    • Les chinois veillent..ils prendront notre place..
      Ils viennent en touristes depuis 40 ans..

  4. comme pour le reste parce que c est comme cela et pas autrement quoi que vous faites ou pensez et cela sera comme cela et pas autrement

  5. Tout cela est du Pipeau !
    De referendum en referendum;, 3°, voire 4°, la Démographie aura gagné !
    C’était couru d’avance !
    Pas vraiment… Nickel !

  6. La conjoncture actuelle française, (mais aussi mondiale) avivée par la fulgurance de l’information sur la planète, va ranimer le chaos partout où il était latent et en sommeil. L’intelligence et la conscience ne sont pas les points dominants des êtres humains, ils sont pour une grande majorité dans la revendication pulsionnelle, l’insatisfaction, la frustration psychologique, et la confusion mentale et idéologique.
    Le siècle actuel est en passe de devenir un des plus chaotiques sur le plan sociétal mondial, et les gouvernants ne sont pour beaucoup, non plus des chefs d’Etat, mais des individus arrivistes et ambitieux, fortement névrosés (d’ailleurs quel individu équilibré voudrait du pouvoir). Un proverbe disait le 21ème siècle sera spirituel ou ne sera pas….

  7. ce sont sûrement de gros mensonges monsieur marcus…
    sinon, tous les médias français en feraient des gorges chaudes voyons….
    j’ai confiance dans le journalisme libre et indépendant de mon pays .(rire)

    • Je suis sur place, et je puis vous assurer que cela est l’EXACTE VERITE !

  8. Depuis longtemps, les canaques du FNKS sont les chouchous du gouvernement français !! Voila la suite des évènement de 1986 !!

  9. ouvrez les yeux , je sais que vous avez delà diversifié vos hébergements mais il semble qui faille diversifier encore plus en Russie ou offshore si cela existe car l’URSS NAZI de MERDACRON s’étend ainsi que sa répression et son occultation des sites de résistance ,il faut maintenant non seulement un PLAN B mais UN PLAN C, D , e ETC et mettre des a present en ligne les liens de secours que le fil de la résistance et de l info contra ne soit pas brisé comme avec les précédents sites patriotes
    BON COURAGE
    comment vous aider ?

  10. posez-vous la question? derrière les chinois sont là, ils désirent s’approprier notre nouvelle calédonie

  11. Quand , quand dans ce pays déglingué partout , commencera-t-on à aligner devant un mur les types qui pratiquent la violence « politique » ?
    Pourquoi laisse-t-on infliger des dégats aux personnes et aux biens ?
    L’Etat a le monopole de la violence légitime , mo-no-pole !
    Ces types là enfreignent le monopole de l’Etat , ils doivent payer . Cher . Très cher . Ou alors l’Etat doit renoncer à ce monopole de façon claire .
    Mais comme d’hab on ne décide rien !

    • « L’Etat a le monopole de la violence » notamment contre les gilets jaunes et la manif pour tous.
      « légitime » d’après quels critères ?
      Il y aurait grand remplacement et grand remplacement.

    • Exactement comme de gaulle avait compris les Pieds-Noirs…

      « Je vous ai compris »… Appelle-moi con !

  12. Pourquoi écrivez-vous « Kanak », comme les anti-Français, et non « Canaque » à la française ?

    • Bonne remarque ! L’othographe canaque est la seule correcte.
      « kanak », c’est comme cela que les crouilles indépendantistes avaient décidé de se nommer, et ils ne l’avaient fait que dans un but de provocation.

  13. Il leur suffit de devenir démocrate et exiger des élections sans vérification d’identité ni liste électorale, puis le vote par correspondance, même après la date de l’élection.
    Avec 100 millions de bulletins, ça devrait le faire…

  14. Vous allez assister au meme bordel que celui de l’algérie de 54 a 62 …..attentats et paralysie des revenus du nikel . Ils n’ont toujours pas compris qu’il faut des cerveaux compétants pour gerer des entreprises et faire gagner le pain a des milliers d’ouvriers
    . Les algériens pensaient pouvoir se gratter les noix sous l’olivier au départ des PN ,il n’en fut rien car leur pétrole est de pietre qualité (couteux en raffinage) et le gaz consommé en France vient de la mer du nord et de Russie (idem pour l’uranuium dont la plus grande importation ne vient pas d’Afrique ) Les kanaks s’imaginent eux aussi se l’a jouer « prince saoudien » …..ils vont vite déchanter quand ils seront au pied du mur

    • « ils vont vite déchanter quand ils seront au pied du mur »
      Très possible mais c’est leur problème. On a jamais parlé gaulois en Kanaky/Nouvelle Calédonie.

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