Aylan Kurdi et Elian le Cubain : étrange similitude à 16 ans d’intervalle

Publié le 18 septembre 2015 - par - 4 commentaires - 1 263 vues
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UnioneuropeennenoyeeL’affaire du petit Aylan Kurdi, retrouvé noyé sur une plage turque le 2 septembre dernier, rappelle étrangement l’affaire d’un petit garçon cubain repêché dans les eaux de l’Atlantique pendant qu’il fuyait le régime dictatorial de Cuba. Il y a 16 ans.
Etrangement, le petit enfant cubain s’appelait Elian. Un nom tellement proche de Aylan. Il allait avoir 6 ans.

Cela s’est passé en 1999. Le 25 novembre de cette année, jour de Thanksgiving aux Etats-Unis, les garde-côtes américains de la Floride repêchent un garçon accroché à un tube qui flotte dans les eaux de l’océan Atlantique. On saura plus tard qu’il est l’un des trois survivants d’un bateau qui avait fait naufrage en fuyant Cuba quelques heures plutôt pour rejoindre Miami avec quatorze personnes à bord. La mère d’Elian, divorcée, a péri durant le naufrage (son père étant resté dans l’ile).
Elian est alors confié à son oncle et à sa tante, réfugiés cubains de longue date à Miami. Il devient très vite le « symbole de liberté » des 800 000 membres de cette communauté de réfugiés cubains en Floride.

Des milliers de posters sont réalisés à son effigie, le décrivant comme le « dernier martyr de Fidel Castro ». Tout le monde accuse le régime cubain d’être derrière cette tragédie. Tout le monde clame que c’est Castro le responsable.

La similitude, à 16 ans d’intervalle, entre ces deux affaires est frappante. Il s’agit dans les deux cas de deux enfants. Tous les deux des garçons. Presque de même nom. Tous deux vont être entrainés dans une fuite avec leurs familles. La fuite d’un régime dictatorial pour l’un, d’une situation de guerre pour l’autre. Une fuite pour tous les deux à bord de bateaux. En bravant les eaux de l’océan et de la mer. Tous les deux vont tomber en naufrage. Elian va être sauvé, Aylan sera, lui, retrouvé inerte au bord d’une plage. Les mamans des deux enfants ont aussi péri dans le naufrage.

Une question taraude l’esprit : N’a-t-on pas juste exhibé cette histoire cubaine et ne l’a-t-on pas remodelée pour les besoins de l’actualité ? L’histoire d’Elian le Cubain est vraie. Tout ce qu’il y a de vrai. On ne peut pas dire autant de celle de Aylan le Kurde. Beaucoup de questions restent en suspens.

Au point où en sont les choses et au point où en est la perfidie des medias, une histoire fabriquée de toutes pièces pour des besoins de propagande, ne serait point étonnante.

La prévarication des medias officiels nous a accoutumés à des histoires à forte tendance de préfabrication.

La presse occidentale excelle depuis quelques années dans la prévarication. Ce n’est point un mystère. On se rappellera toujours de l’histoire des charniers de Timisoara, une manipulation médiatique exagérée à outrance au lendemain de la chute de Ceausescu et durant laquelle on exhiba des centaines de corps mutilés et ligotés aux fils barbelés et supposés avoir été retrouvés dans les cellules du régime. Il s’avèrera plus tard que les corps provenaient d’un cimetière et que les « tortures » leur ont été infligées post mortem. Toutes les presses du monde sont tombées dans le panneau. Mais celle qui est tombée le plus profondément possible dans le piège est bien la presse française.

De l’affaire du petit Elian le Cubain, l’histoire retiendra, contre vents et marées, que malgré toutes les tentations de l’Occident et des hotdog américains à la sauce tartare, un garçon cubain, élevé à Cuba, a tenu à rentrer chez lui, dans son pays, à Cuba.
Il est rentré chez lui. Il était loin de comprendre qu’on se servait de lui. Il voulait juste rentrer chez lui. Parce qu’il aimait son père. Parce qu’il aimait son pays.

Il est actuellement étudiant en ingénierie industrielle dans une université cubaine de la province de Mantazas. Et il vient de se fiancer…

Qui des refugiés déferlant actuellement sur l’Europe est prêt à retourner dans son pays parce qu’il aime sa famille, son pays ?

Messin’Issa

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Notifiez de
Roban

Lorsque la mer rejette un corps ou un tronc d’arbre c’est toujours face à la mer et non pas les pieds devant !

NADJAZA

Bien vu,Roban

jino

Dans le genre reportage trafiqué et mensonger celui sur Poutine en vilain chasseur exterminateur des tigres de Sibérie alors qu’en. réalité il participait en compagnie de scientifiques à. un programme de préservation de l’espèce. Images choisies, coupées, trafiquées, fusil à fléchettes hypodermiques filmé de loin, tigre couché par terre endormi faisant croire qu’il était mort. Je précise que ce reportage avait été créé au moment où Brigitte Bardot (très proche de Marine) vantait le patriotisme de Poutine.

Pivoine

Merci pour ce rappel des faits.
« Etrangement, le petit enfant cubain s’appelait Elian. Un nom tellement proche de Aylan. »
C’est drôle comme il y a toujours des similitudes dans l’Histoire…