Ayrault contre le FN : heureusement que le ridicule ne tue pas…

Jean Marc Ayrault, effrayé par le risque d’un désastre électoral, vient de déclarer que « les républicains devraient tout faire pour qu’il n’y ait aucune possibilité qu’il y ait un maire Front national dans une commune de France ». Voilà un pitoyable sectarisme qu’on verrait mieux dans la bouche d’un Poutine que venant du premier ministre d’une grande démocratie. Car refuser aux électeurs du Front National, chaque jour plus nombreux, le droit d’élire un maire de leur sensibilité politique, est un véritable déni de démocratie. Le FN est-il un parti illégal ? Si oui, il faut l’interdire. Est-il un parti anti républicain ? Si oui, que monsieur Ayrault nous explique pourquoi. Car aimer sa patrie et son histoire, défendre ses racines judéo-chrétiennes et sa culture gréco-latine, combattre la montée des communautarismes qui lézardent la société et défendre en priorité les intérêts de la France et des Français contre l’impérialisme bruxellois, est-ce être un odieux ennemi de la république ? C’est ce que semble penser le chef du gouvernement.

Quant à prétendre que les élus FN seraient de mauvais gestionnaires, voilà encore une affirmation qui ne manque pas de sel. Quand on a échoué dans tous les domaines, qu’on a cassé la dynamique économique du pays par une fiscalité démentielle, quand on est incapable de maîtriser les déficits et l’endettement du pays qui atteint 2000 milliards ou 30000 euros par citoyen bébés compris, quand on pulvérise chaque jour les records du chômage et des faillites, quand on n’a jamais eu le courage d’entamer la moindre réforme salvatrice, on est vraiment mal placé pour donner des leçons de bonne gestion à quiconque. Avant d’accabler ceux qui n’ont jamais gouverné, et ne sont donc aucunement responsables de l’effondrement économique de notre pays, monsieur Ayrault a t-il autre chose à nous proposer que son bilan calamiteux et sa culture de l’échec ? Non. Par conséquent il ferait mieux de se taire au lieu de proférer des âneries, qui n’éviteront pas à la gauche au pouvoir, la claque électorale monumentale qu’elle mérite.

Jacques Guillemain

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