Baby Loup : la laïcité agressée, les autorités complices

Publié le 28 novembre 2013 - par - 1 240 vues
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Sur la saga Baby-Loup

baby-loupC’est une notion qui va dans un sens mais pas dans l’autre, vous allez voir pourquoi. Nous sommes dans le dernier épisode en date de la saga Baby-Loup, cette crèche de la banlieue parisienne qui fait un travail remarquable en ouvrant sept jour sur sept et vingt-quatre heures sur vingt-quatre pour rendre la vie possible à des familles aux horaires biscornus. On est dans une structure exemplaire dont la France devrait être fière et qui devrait faire des petits. Eh bien non ! On ne lui créé que des emmerdes. A commencer par cette musulmane qui, après un congé  revient en portant le voile des bonnes pratiquantes. La directrice dont il faut dire le nom : Natalia Baleato, une femme remarquable même si c’est une étrangère, lui fait comprendre que dans le système laïque qui est le sien et où, tant bien que mal, les religions cohabitent, il n’est pas question d’exhiber la sienne. Elle la licencie. Au nom de l’adage un peu oublié que charbonnier est maître chez lui. Sans peut-être le savoir, elle fait sienne la doctrine d’un rabbin célèbre (nom connu de la rédaction) qui disait que la religion, que la prière, c’était entre quatre murs et que autrui n’avait pas à en connaître. La justice, dans ce pays procédurier qu’est la France, s’est emparé de l’affaire et fait un va-et-vient ridicule qui dit tantôt que la directrice a raison, tantôt qu’elle a tort. La musulmane entretient le suspense en menaçant d’aller jusqu’à Strasbourg pour avoir enfin gain de cause. Remarque : elle doit être ‘au pèze’ pour se payer des avocats gourmands et ravis de l’aubaine. C’est que c’est sa conscience religieuse qui parle. On peut se demander à quoi ressemble une conscience, en principe invisible. Porte-t-elle une robe à fleur et des escarpins ?

Le problème est celui-ci : la dame prétend que son licenciement est incompatible avec sa religion. Nos systèmes occidentaux se posent toujours gravement la question de savoir si la loi est compatible avec les usages religieux alors  que cela devrait être l’inverse. Au Tibet, un des modes funéraires est de placer le mort sur un rocher et faire bouffer son cadavre par les vautours et les bêtes errantes. Rien n’empêcherait une communauté tibétaine vivant en Suisse de procéder de cette manière en se réclamant de la liberté du culte des ancêtres. Et nos autorités de fermer l’oeil.

Nous devons donc, dans nos pays laïques ou presque demander que la compatibilité aille dans le bon sens et que la religion, autorisée certes, ne prenne pas le pas sur nos lois. Amen ou quoi.

Résultat des courses pour Baby Loup : ils sont obligés de déménager et de quitter un environnement désormais hostile. Ils sont en butte à des brimades, voire à des violences. L’identité de leurs auteurs est également connue de la rédaction.

André Thomann

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