Bac Nord : la France a perdu le Nord

Publié le 31 août 2021 - par - 24 commentaires - 2 444 vues
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Le film Bac Nord a été terminé en 2020, mais le confinement en a retardé la mise sur le marché. Il est actuellement diffusé un peu partout. Courez le voir et faites-en un succès commercial, ne serait-ce que pour faire la nique (pas niquer – encore que…) aux socialauds, à Macron, à Darmanin, aux politiciens et aux inquisiteurs de la justice et des médias.

C’est la suite ou l’épilogue de Police que Maurice Pialat a réalisé en 1985. 35 ans ou un tiers de siècle plus tard, Bac Nord montre ce que sont devenus les délinquants et criminels tunisiens que traquaient, avec les méthodes de la police d’alors, le policier Mangin, joué par Depardieu. En 1985, ces voyous étaient des gagne-petit ; ils craignaient les policiers, surtout ceux qui effectuaient les missions que l’État leur confiait ; ils étaient organisés certes, mais comme des amateurs ; leurs réseaux avaient des mailles trop larges ou étaient pleins de trous. Avant que les socialauds n’abandonnent les cités, quartiers, banlieues, grandes villes aux immigrés ou aux criminels, il était aisé à des policiers résolus de les empêcher de nuire.

Aujourd’hui, c’est impossible. Ces criminels sont surarmés et ont des armes de guerre, ils roulent dans des véhicules rapides, ils disposent de territoires, les cités, dont ils interdisent l’accès aux autorités élues, aux fonctionnaires français et bien entendu à la police. Ce ne sont plus des gangs, c’est une armée étrangère à la France, riche, efficace, puissante. Elle  vend aux idiots utiles de la bobocratie des drogues avilissantes et elle conquiert de nouveaux territoires. Elle a pour alliés l’islam, les imams, les habitués des mosquées et pour ennemis la France et la police qui représente encore la France à proximité de leurs territoires.

Voilà ce que montre le film sans la rhétorique ampoulée des politiciens, sans la moindre indignation à la BHL, sans la benoîte obséquiosité des médias, froidement, réalistement. La caméra est un scalpel de chirurgien ; elle montre les tumeurs et les métastases. Enfin, grâce à ce film, les citoyens ont le droit de voir la réalité de l’immigration, de la criminalité, des cités, quartiers, banlieues. On se demande comment les différentes commissions du cinéma ont accepté de financer ce film ; ou bien les membres de ces commissions, dont celle de l’avance sur recettes, n’ont pas lu le scénario ou ils sont trop sots pour comprendre quoi que ce soit à ce qu’il a de subversif. Certes, la paresse, l’inculture et l’illettrisme des puissants sont des atouts dont les résistants peuvent se servir, mais il est désespérant de compter sur le désastre pour voir une œuvre digne de la France.

Bac Nord est aussi un révélateur, une sorte de papier de tournesol négatif. Les chaînes de service public – qui n’est pas un service et qui n’a rien de public – diffusent depuis quarante ans deux ou trois fois par semaine des séries, dites policières, avec juges d’instruction (de plus en plus de jugesses), avec procureurs (de plus en plus de – reuses ou de – reures), avec enquêteurs (de plus en plus de – quêteuses ou de – quêteures) et avec délinquants, criminels ou voyous, tous authentiques Français ou Françaises, des Français en chair et en os, pas de papier. Il est inutile de citer les titres. On en dénombre près de cent en vingt ou trente ans. Ces séries qui sont nulles (cela va soi, il est inutile de le préciser) apparaissent, en comparaison de Bac Nord, pour ce qu’elles sont véritablement, à savoir une entreprise de camouflage ou, pis, de falsification du réel. Le réel y est caché, masqué, déformé, de peur que les citoyens, qui ont perdu la vue et l’ouïe en regardant cette télévision, ne ressentent le moindre désir d’entrouvrir un œil et n’en finissent avec l’aveuglement volontaire et la servitude de même tonneau qui va avec.

L’histoire de Bac Nord est limpide. Trois policiers de terrain, membres de la Brigade anti-criminalité dans les quartiers Nord de Marseille, sont résolus à accomplir le travail pour lequel ils ont été recrutés et pour lequel l’État et les citoyens les rémunèrent : arrêter les voyous, mettre fin aux trafics innombrables, permettre aux habitants des cités de vivre aussi normalement que les autres. Liberté, égalité, fraternité n’est pas pour eux une simple devise ; c’est la raison d’être de leur engagement dans la police nationale. Ils réussissent à infiltrer et à faire tomber un puissant réseau de trafiquants, violents, surarmés, assurés de leur impunité et qui terrifient les habitants de tout un quartier. Mais les truands, qui ont perdu plusieurs millions, leurs avocats, leurs clients et la hiérarchie policière n’apprécient pas ce succès. Alors, IGPN, justice évidemment, presse prennent pour cibles, non pas les voyous, mais les trois policiers : enquête, chantage, prison, mauvais traitements, menaces et exclusion de la police. Le film n’a que des mérites, dont celui-ci : il trace une ligne de démarcation nette entre ces trois citoyens attachés à leur pays et des bandes de salopards qui haïssent la France et s’acharnent sur ceux qui la défendent : les inspecteurs généraux et la hiérarchie aux ordres du pouvoir politique ; la justice évidemment, procureur et juge d’instruction, qui ne sont pas de la graine de racaille, mais des plantes vivaces et épanouies qui colonisent tout ; les politiciens, dont Hollande et Valls, lui qui accuse les citoyens de la Bac Nord de salir la République, lui qui souille tout ce dont il s’approche, la France et même la Catalogne.

En réalité, nihil novi sub sole. Le film décrit une situation que la France a, hélas !, déjà connue au cours du XXe siècle. Entre 1914 et 1918 et entre 1940 et 1945, des citoyens courageux se sont fait tirer dans le dos, parce qu’ils combattaient l’ennemi en première ligne, et les tireurs justiciers étaient les planqués  de l’arrière ou les collabos. De fait, un siècle après la Première Guerre mondiale, dans les années 2010, des policiers qui risquent leur vie en combattant les ennemis de la France et des Français sont persécutés : et par qui ? Par les mêmes planqués que ceux de 1914 ou les mêmes collabos que ceux de 1940.

Etienne Dolet          

 

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Notifiez de
lamoussa

A quand un film qui retrace la vie dans un pays démocratique des exclus de cinéma, restaurant, train a grande vitesse, centres commerciaux, pour la seule raison qu’un pouvoir élu veut leur pourrir la vie ?

patriote

En 1995, juste avant la réforme JUPPÉ, un inspecteur des RG m’expliqua qu’ils avaient reçu l’ordre de surveiller particulièrement les classes moyennes qui commençaient à s’agiter et de laisser tranquille les habitants des ” quartiers ” afin qu’ils puissent se stabiliser économiquement et socialement;

J’ai pu vérifier, à la même époque, que cette consigne était également appliquée dans une grande ville régionale par le préfet de région et le préfet chargé de la sécurité publique qui expliquèrent à un maire d’arrondissement, se plaignant de l’augmentation des trafics en tout genre dont celui de la drogue et leur demandant d’intervenir, qu’il valait mieux laisser faire ces trafics plutôt que de voir grossir les files d’attente à l’aide sociale.

Aujourd’hui le résultat est là, terrible !

astrid

L’affaire se passe dans le Nord. Une policière à la sortie d’un “pot” bien arrosé entre collègues, s’est “amusée” à envoyer des décharges de taser sur son collègue qui conduisait.
Six policiers dans la voiture. Naturellement, accident. Des policiers se sont enfuis.
L’imbécile va être poursuivie ainsi que les policiers accusés de délit de fuite.
L’avocat en charge de la défense de la policière qualifie lui-même l’acte de la policière comme “imbécile”.
On ne peut que s’interroger sur le niveau de recrutement dans la police de tels individus : elle et les policiers qui se sont enfuis. On est consterné de découvrir que de tels individus portent par leur stupidité atteinte à l’honneur de la Police.

Henri

Pourquoi demander un tel niveau de rigueur morale à des policiers qui sont, somme toute des fonctionnaires de rang subalterne, dans un pays où les ministres de la justice et de l’intérieur sont mis en examen ?
Pour avoir été de la “maison” pendant presque 30 ans, je me garderai bien de vous en raconter qqs unes auxquelles j’ai assisté (et participé !) car vous semblez particulièrement coincée.
Vous savez, quand on a à faire du matin au soir, et parfois même le soir avec la lie de la société, on a besoin parfois de s’envoyer en l’air pour oublier, et ce n’est pas vers une dame patronnesse comme vous qu’on se tourne.

astrid

On oblige personne à faire un métier qu’il ne supporte pas.

Mantalo

astrid,

ça se passe vers Roubaix ou Tourcoing, je ne sais plus. De grandes “chances” que ce soit des policiers hallal……….

astrid

Mantalo : c’est à Roubaix effectivement. Assez d’accord avec votre observation.

Stéphanie D.

Pour aller au cinéma il faut un passe nazitaire: donc pas moyen.
Et de toutes façons je n’ai aucune envie de filer du fric à ces minables acteurs (ou chanteurs) Français qui n’ont même pas été foutu d’ouvrir leur gueule contre le gouverne-ment depuis un an et demi.
Ni ciné, ni achat en DVD, pas plus que de visionnage en streaming.
Qu’ils aillent se faire…

adagiocrescendo

le cinema est gratuit chez vous en streaming , pour ne parler que de ce film bac nord il sortait a peine en salle que deja dispo en streaming

Mantalo

Une prune de 135€ pour “”déversement de liquide insalubre hors des emplacements autorisés””.
C’est ce qu’a reçu un automobiliste de 64 ans pour avoir pissé discrètement au bord d’une aire d’arrêt sur une route. Il se retenait depuis longtemps et n’en pouvait plus….

Dans le cas présent ce sont les gendarmes, ceux que certains prétendent sensés.
Cruchot ?

astrid

On leur a dit d’avoir le sens des responsabilités. Certains prennent ça au pied de la lettre.

Gelase

C est une statistique avant tout..

Le chti français

Pour voir le film faut aller au ciné, or beaucoup de lecteur RL n’ont pas de passe sanitaire, on va devoir attendre la sortie en dvd .

Stéphanie D.

Même pas! On ne les pas entendu depuis un an et demi nos acteurs qui n’ont pas dû trop souffrir des mesures prises par Sous-Merdacron.

adagiocrescendo

le streaming est gratuit sur votre ordi depuis votre canapé

patphil

quand on veut on peut mais quand on ne veut pas…
comment les zélites parisiennes se fourniraient en poudre blanche , en pétards brun etc.

jerhum

vrala une bonne question a poser a ce porc de ducon moretti !!!!

Theodore

Courez le voir et faites-en un succès commercial, ne serait-ce que pour faire la nique (pas niquer – encore que…) aux socialauds / dixit

J ai vu ! Socialauds vous dites ? Alors cher monsieur Dolet sachez que votre gilles lellouche ( socialaud ! Mais portefeuille en suisse ) dezinguait il y a pas si longtemps ALAIN DELON et BRIGITTE BARDOT pour des idees differentes des siennes…
https://www.purepeople.com/article/gilles-lellouche-dezingue-alain-delon-et-brigitte-bardot_a338276/1
Moi je n ai pas oublie ! Et si son zouzgef dans le film vous impressionne moi pas, il a surtout senti le vent tourne pour 2022 et apres… donc retournage de veste

nicolachaos

il faut l’excuser il est sortit lessivé du tournage d’Astérix en prenant le rôle de Gérard Depardieu, il est à bout de nerfs quoi et concernant Delon et BB sans commentaire

Tonton

On se fout de ce que dit Lellouche du moment qu’il a fait le job…

Theodore

Vous vous en foutez… moi pas et d autres non plus ! Nuance

Mantalo

Exact Théodore.
Un type qui a accès à tous les micros et toutes les caméras, donc qui expose son opinion sur de nombreux sujets.
Hors de question.de rester indifférent à ce que ces gens-ĺà nous racontent.
Nous avons le droit de donner un avis sur ceux qui croient être indispensables.

Comme disaient un ancien de mon premier boulot : “des indispensables y’en a plein les cimetières….! “

Mantalo

disait

Theodore

“Nous avons le droit de donner un avis sur ceux qui croient être indispensables.” Dixit

Absolument, surtout que ce types d individus ont toujours des discours a geometrie variable… ils sentent le vent tourner comme les bonnes girouettes qu ils sont.
Je l imagine meme pas ( lui et ses nombreux copains du metier ) faire ce type de film il y a 5 ans… ( pas meme l ancien flic olivier marchal )
En realite les donneurs d ordres ( type bollore pour cnews ) ont flaires le pognon a faire avec les idees de droites et surtout d extreme droite en terme de creations ou de medias… ( vu la demande et l esperance du peuple )

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