Bagnolet : après la madrassa illégale, trafic d’armes et de drogue dans un garage municipal !

Publié le 6 juin 2013 - par - 3 924 vues
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Bagnolet est en ce moment la ville par laquelle les scandales n’en finissent plus d’arriver.

Après la madrassa illégale dans des locaux municipaux, c’est au tour des services techniques de la ville de faire la une de l’actualité. En effet, soupçonnés depuis environ deux ans de faire du trafic de stupéfiants, deux agents du service technique ont fait l’objet d’une interpellation musclée ce mercredi matin par la brigade des stupéfiants de Paris. Durant l’interpellation, 9 kilos de cocaïne, des bijoux, un gilet pare-balles, une grosse somme d’argent, ainsi que des armes ont été trouvées dans le garage municipal de la rue Camélinat, notamment un pistolet Glock (les Glock sont notamment utilisés par certains policiers ainsi que par le GIGN et le Raid), une kalachnikov et un fusil à pompe.

Il s’agit de deux agents âgés d’une trentaine d’années, dont le directeur du service chargé de l’entretien des véhicules municipaux, et son adjoint. Les deux ont été placés en garde à vue, ainsi qu’un troisième larron, frère de l’un des deux suspects, interpelé lui en Seine-et-Marne.

Le 4×4 Mercedes du responsable du service, qui possédait également une moto, a été enlevé par les policiers après que les chiens de la brigade cynophile se soient rués dessus dès l’ouverture du coffre.

Le maire Marc Everbecq (PC), celui qui n’a aucun état d’âme à offrir les clés de la ville aux associations islamistes du coin, s’est fendu d’un commentaire dans lequel il s’est déclaré consterné et effaré (« On est tombé de l’armoire en apprenant qu’ils étaient impliqués dans une telle histoire »), alors qu’il est de notoriété publique à Bagnolet que la famille de l’une des personnes interpelées aurait bénéficié de largesses de sa part afin de favoriser l’implantation de sa communauté.

Dans le communiqué édité sur le site de la mairie, il se déclare en colère et assure les habitants de sa plus grande fermeté à l’avenir (1). M. Everbecq entretenait pourtant des rapports très privilégiés avec ces individus. En effet, d’après le personnel de la mairie il protégeait depuis longtemps le directeur du service, lequel avait été promu à ce poste sans la moindre qualification ni diplôme. Il l’aurait ainsi « couvert tant et plus », au point qu’à la mairie ces malfrats étaient même surnommés « les chouchous du maire et de son DGS » (Directeur Général des Services).

Quelle était la contrepartie pour ces petits arrangements entre amis ?

Un ancien ouvrier-jardinier renvoyait en avril 2011 sa médaille d’honneur du travail au maire avec un courrier joint dans lequel, désabusé, il évoquait la dégradation de la situation sociale à Bagnolet depuis l’arrivée de M. Everbecq, ses projets somptuaires alors que les caisses de la ville sont vides, et surtout l’embauche douteuse du directeur de son service ainsi que son comportement méprisant qui en dit long sur les critères de recrutement locaux (2) :

« (…) Mépris à propos de l’embauche à la tête de notre service d’un directeur qui n’a ni les qualités professionnelles (il n’a jamais travaillé auparavant dans un service espaces verts et encore moins travaillé sur le terrain), ni les qualités humaines (aucune compétence quant à la direction d’un service au sein d’une collectivité) ».

Il évoque deux cadres contraints de demander leur mutation, car« dégoûtés par les promesses qu’on leur a fait miroiter à leur embauche et l’ambiance générale régnant dans l’administration communale », ainsi que le« mépris à propos de l’embauche d’ouvriers qui n’ont pas la formation ni aucune qualification pour travailler au sein de notre service. A noter que le « Directeur des Services Techniques » s’est permis un jour de dire que « pour pousser une tondeuse, il n’y avait pas besoin de diplôme » ! Embaucheriez-vous sans diplôme un électricien ou un plombier pour faire ces métiers ? ». 

A cette lettre, était apporté le commentaire suivant :

« Pour avoir travaillée dans les mêmes conditions que dans ton service; j’ai eu a supporté des supérieurs hiérarchiques incompétents et tyranniques. J’ai souffert de leur appropriation des outils de travail du service (véhicule de service) pour leur besoins personnels : combien de véhicules de services sont en fait, devenus des véhicules privés, de fonction pour certains Directeurs. Je connais ces responsables qui non seulement; profitent de ces véhicules à titre privé; mais qui ont également « le toupet » de se faire remplir le réservoir d’essence pour des activités de loisirs. Si la mairie souhaite faire des économies, j’ai quelques recettes : supprimer les véhicules de fonction, revoir à la baisse certaines indemnités aux Elus et frais somptueux à certains DG et Directeurs, plus de clientélisme, renfort d’agents et de moyens matériels dans les services rendus A LA POPULATION et diminution de ceux affectés à l’évènementiel et aux Cabinets privés lors des assises, arrêt des crédits toxiques pour équilibrer le budget, arrêt de la vente de terrains à perte aux promoteurs immobiliers etc…

Enfin, Arrêt de la maltraitance du personnel communal par certains cadres dirigeants qui ne se préoccupent que de leur train de vie proffessionnelle, de leur avantages, qui sont de « petits tyrans » et qui ne supportent pas la démocratie.

Dailleurs, leur devise préférée:  » On se soumet ou on se demêt  » laisse songeur et révolté ».

Il s’en passe décidément de belles à Bagnolet, ville communiste, et le prochain conseil municipal prévu le 19 juin prochain risque d’être plutôt mouvementé.

Caroline Alamachère

(1)  http://www.ville-bagnolet.fr/index.php/lire-actualite/items/communique-du-maire-du-5-juin-2013-339.html

(2)  http://www.bagnoletenvert.com/article-lettre-ouverte-de-l-ouvrier-jardinier-loic-blavet-au-maire-de-bagnolet-73253883.html

 

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