Barbares, barbarie nos députés emploient des mots forts contre l'intégrisme islamique

Lors de l’affaire des caricatures François Cavanna, dans un article intitulé : « Chasse Dieu à coups de pied, il revient enturbanné » disait que les chrétiens et les juifs quand ils étaient victimes de moqueries mêmes envers leurs Dieux n’étaient pas prêts à déclencher la guerre sainte, et il ajoutait : L’Islam lui, oui. Tout au moins, je me plais à le croire, une frange d’excités de l’Islam. Or l’Islam est partout en occident. Et donc partout où est l’Islam, cette minorité d’excités est aussi . Il faut dire que la peur règne » Ainsi parlait cet humoriste dans le Charlie hebdo du 8 février 2004 lors de l’affaire des caricatures.
Alors on ne peut qu’être très positivement impressionné par la détermination des députés de la commission Gérin. Ils pourraient avoir peur, mais non ils n’ont pas peur. Remercions-les pour cela. Remercions-les pour leur analyse clairvoyante des phénomènes burqa, voile intégral, de tout ce qu’il y autour et au dessous et de leur détermination à apporter des réponses.

Ils ont bien identifié les hommes derrière les femmes portant la burqa, le niqab le voile intégral, ils les nomment : Salafistes, Tablighs et wahabbites, certains font même référence aux Taliban, et emploient les mots forts tels que barbares et barbarie. Face aux intervenants mous qui ne voient rien, qui n’ont pas compris les vrais dangers pour notre société, ou qui ont des objectifs cachés que nous ignorons, ils ne s’en laissent pas compter. Ils ont sur certains chercheurs l’avantage d’être des femmes et hommes de terrain au contact des vrais problèmes que ces agressions vestimentaires infligent à la population française et au malaise qui s’installe.
Devant la clairvoyance de ces femmes et hommes on peut se poser quelques questions : Comment et pourquoi n’a-t-on pas pu empêcher ces prédicateurs d’entrer en France ? Pourquoi n’a-t-on pas stoppé cette poussée fondamentaliste il y a 20 ans alors que tous les Français, musulmans ou non, la voyait sévir et progresser dans les cités ? Pourquoi a-t-on récupéré sur le sol de France des prédicateurs dont, pour certains, les prêches étaient interdits dans leurs pays d’origine ? Qui porte la responsabilité de ces longues années d’aveuglement devant la montée de l’intégrisme musulman dans notre pays ? La tâche n’en est que plus difficile aujourd’hui pour nos élus, mais ils s’y attèlent avec une rigueur et un courage exemplaires. Ils auditionnent à Paris, mais aussi en province, ils écoutent ils débattent. Dans ces débats ils ne s’en laissent pas compter par tous ceux qui voudraient que surtout on ne fasse rien face au problème posé. Sans doute ont-ils conscience que c’est maintenant ou jamais qu’il faut agir et nous devons les remercier pour cela.
Leur tâche n’est pas facile, leurs décisions devront être claires. Bien que certains leur demandent de ne pas stigmatiser la femme qui porte le voile intégral, il semble actuellement évident, pour tout le monde, que le stigmate c’est le costume lui-même que certains musulmans imposent à leurs compagnes et que c’est aussi, souvent, de l’auto stigmatisation ou une volonté délibérée de provoquer la République. Que cette tenue soit subie ou revendiquée, ils la jugent intolérable dans l’espace public.
On pourrait donc maintenant conseiller aux membres de cette commission de réfléchir à la violence que ces « niqab, burqa ou voile intégral », provoquent chez la personne qui les voit ou les côtoie. Le droit à la provocation est-il un droit religieux ? Il faut entendre les personnes que cette indignité féminine choque. La protection des non-croyants s’impose dans les espaces ouverts et partagés. Puisque les députés veulent couvrir très largement le problème ils devront aussi analyser pourquoi certains se permettent la prière sur le trottoir ?
Sans doute faudra-t-il une réaffirmation et une consolidation de l’idée de la laïcité car en 1905 l’Islam n’existait pas en France et aucune religion depuis lors, n’a été aussi loin dans les excès de violence envers les femmes et envers les autres.
Chantal Crabère

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