Bartolone et la maçonnerie : à qui perd gagne

Claude-Bartolone-1Claude Bartolone, en bon socialiste, convaincu de détenir le sens du bien et les rênes de la  vérité, intégrale bien qu’intangible, a voulu  se parer de la panoplie de  l’homme inspiré refusant l’hypothèse de la défaite.
Gagner dans le grand Paris, c’était gravir les marches du Parthénon, c’était s’emparer des clés du domaine de la cité, c’était endosser la toge de la sagesse et c’était enfin, pensait-il, montrer l’exemple au reste de la troupe.
Le troupeau, lui, se montrait fébrile, hésitant, inquiet. A Calais, à Marseille, à Nice, il lui fallait ratisser large. Les coalitions, on le vit, se firent, pour le moins assemblages hétéroclites voire contre nature. Elles se firent véritables collusions. Bien sûr les frères maçons furent sollicités pour procéder au grand rassemblement de l’autre république, celle qui précisément se démarque de la véritable République, celle des citoyens authentiques, ceux de la vraie vie.
Pour Claude Bartolone, accéder à la Présidence de la Région la plus prospère de France, c’était surtout gagner en notoriété, dans le pays mais surtout dans le parti socialiste où il constituait jusqu’alors au pire « quotité » négligeable et au mieux une espèce de « second couteau » lourdaud et un peu tâche entre Le Drian et Macron.
Pourtant, depuis 1974, il avait connu un parcours presque sans faute… Sans faute, certes, mais sans grand danger aussi, toujours mis dans des conditions idéales pour accéder à des conquêtes déjà acquises ou quasiment réalisées.
Cette fois, la partie était vraiment plus sérieuse, l’adversaire autrement coriace et le contexte se définissait en forme de lourd passif, certes collectif mais néanmoins partagé.
Dans son cas, le petit arrangement à l’ombre douillette et occulte de la loge où se côtoient tous les caciques de droite et de gauche (les seules à n’y point siéger étant ceux du Front national pour cause de « barrage ») n’a pas fonctionné. Comme il n’y avait pas de menace frontiste les frères sont restés « neutres ».
Le sachant, notre homme n’omit surtout pas de « garder deux fers au feu ». Devenir Président de région était tentant, on voit bien pourquoi. Mais, si l’on sait toujours ce que l’on a, ce que l’on possède, on ne peut, évidemment prédire avec certitude ce que l’on aura. Aussi était-il prévoyant de « ménager la chèvre et le chou » c’est-à-dire quoiqu’il arrive de préserver un intérêt ici quand on ferraillait là-bas.
C’est pourquoi, au détriment de la règle républicaine coutumière, il ne démissionna pas de la Présidence de l’Assemblée Nationale à l’instant d’entrer en campagne, ce que nul ne lui reprocha sérieusement.
Il y a conflit d’intérêt arguèrent justement mais très mollement ses adversaires Valérie Pécresse en tête.
Silence et indifférence furent le contenu méprisant de sa réponse. Aucune règle ne l’obligeait vraiment à céder à la nécessité d’une saine éthique qui aurait rendu la lutte plus claire et surtout plus loyale.
Mais chacun le sait bien, le cœur a des raisons que la raison ne connaît pas dit-on quand on veut justifier l’injustifiable !
Ici il est question d’une morale « vériste » qu’un principe de réalité rejette avec une opportunité douteuse.
Hélas, mille fois hélas, les Franciliens, instruits de la gestion du quidam dans son département, dans sa ville et dans son ministère ainsi que de sa posture au « perchoir » choisirent majoritairement de ne pas lui faire confiance pour la région.
Comme on l’a vu le lascar détenant plus d’un tour dans son sac, avait gardé « une poire pour la soif ».
Qu’à cela ne tienne se dit le bonhomme surpris mais prévoyant, retournons au métier car les collègues ne me refuserons aucun accueille chaleureux. Bingo !
La morale de cette aventure foireuse aurait pu être « bien mal acquis ne profite jamais » !
Que nenni !
Car hélas encore ! L’homme élevé au lait mitterrandien,  imprégné de la potion fabusienne et  instruit du pragmatisme opportun de la gauche, retrouva ipso facto la fonction régalienne et accessoirement très « lucrative et gratifiante », de Président de l’Assemblée Nationale, qu’en fait il n’avait jamais perdue puisque ses bons amis la lui avait gardé au chaud.
Vous avez dit moral ?
Jean-Jacques Fifre 

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5 Commentaires

  1. « il semblerait qu’il y a de plus en plus de Franc-Maçons qui maintenant vont au FN »
    Comment le savez-vous??

  2. marie
    L’hôpital public c’est pour les sans dent mais pas pour un homme de « cette qualité »

  3. Un honte
    qui plus est il a stigmatise neuilly et va en bln socialo se faire soigner non a l hopital public tres bon et bien gere par touraine mais A L HOPITAL PRIVE DE NEUILLY
    VAS Y COMMRENDRE AR.ANDE

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