Bauberot et la Libre Pensée : gare aux allahicards extrémistes !

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Le Monde publie un texte de Jean Baubérot intitulé: «Gare aux laïcards extrémistes». Le titre donne la couleur de la pensée de Baubérot surtout connu pour être un proche de Plenel, avoir un blog sur Médiapart, s’être opposé au sein de la commission Stasi au projet de loi qui allait aboutir à l’interdiction du port de signes religieux ostensibles à l’école, s’être autoproclamé spécialiste de la laïcité après avoir tenu une chaire «Histoire et sociologie de la laïcité» à l’Ecole pratique des hautes études.

Pour information, Jean Bauberot a également témoigné contre Pascal Hilout et Pierre Cassen à un procès contre ces deux piliers de Riposte laïque, et est régulièrement invité par l’Union des Organisations Islamiques de France (UOIF) au Bourget.

Baubérot n’est pas un ami de la laïcité défendue par Elisabeth Badinter et Malika Sorel-Sutter. C’est un partisan de l’«allahicité» prônée par Bianco et Cadène.

Il débute sa tribune en lançant que Valls n’avait pas à dénier à Bianco le droit de signer «un appel contre Daech». En fait d’appel contre l’Etat islamique, deux jours après les massacres parisiens du 13 novembre 2015, Bianco a cosigné avec une partie du gratin de l’islam politique en France une tribune intitulée «Nous sommes unis». Les signataires de cette tribune faisaient semblant de penser que les tueries du Bataclan et des terrasses parisiennes avaient pour but «au-delà du chiffre macabre des victimes, de provoquer la division d’une nation, d’une famille. Un piège nous est tendu! continuaient-ils. Nous devons refuser d’y succomber ! La division, la délation, la stigmatisation sont au cœur de ce piège sournois. Chaque fois que nous tentons hâtivement de désigner des responsables de ce crime dont seuls les auteurs sont coupables, nous tombons dans le piège d’une division programmée et orchestrée.»

Manœuvre grossière : il s’agissait de dédouaner l’islam de toute responsabilité dans les attentats et, au-delà, de crier à l’islamophobie si certains osaient établir un lien entre religion musulmane et massacres.

Puis, Baubérot fait appel à la Libre-Pensée pour défendre l’Observatoire de la laïcité. Cette dernière juge « inacceptables  » les attaques contre l’observatoire et dénonce les « conceptions liberticides » d’« Inquisiteurs d’un temps nouveau » dont se rendraient coupables tous ceux qui demandent la démission de Jean-Louis Bianco et la refondation de l’Observatoire.

Soutien peu pertinent quand on sait que la prétendue Libre-Pensée mène un combat essentiellement anticatholique et jamais antimusulman.

Il s’en prend ensuite copieusement au Haut Conseil à l’Intégration (HCI) qualifié de conseiller du prince, le prince étant bien entendu Nicolas Sarkozy. Mais surtout, il accuse le HCI d’être un pont entre laïcité et gallicanisme, doctrine religieuse et politique qui défend une Eglise catholique de France largement autonome par rapport à Rome.

En d’autres mots, pour Jean Baubérot, la laïcité dure est en fait un déguisement du catholicisme gallican.

Il fallait oser. Il l’a fait, écrivant «un courant gallican a continué à exister dans le camp laïque».

Enfin, en bon socialiste –il soutint Ségolène Royal avant d’appeler à voter Hollande, il encense l’hôte de l’Elysée pour avoir véritablement créé l’Observatoire de la laïcité et avoir supprimé le HCI.

Pensez, l’ex-HCI publia, à l’été 2013, un avis où il disait vouloir «étendre l’interdiction des signes religieux ostensibles à l’enseignement supérieur, faisant peu de cas des franchises universitaires», écrit Baubérot. Pour lui, visiblement interdire le voile islamique à l’université relève de l’horreur.

Il ajoute : « Le remplacement du HCI par l’Observatoire a une signification très claire, celle de considérer la laïcité comme s’appliquant à tous. Même s’il avait été moins ignare, le HCI symbolisait la réduction de la laïcité aux « problèmes » de l’immigration (…). Il faut donc rendre cette justice à François Hollande : il a remis la laïcité sur des rails non discriminatoires

L’anti-laïcité de Baubérot ne connaît aucune limite. Les défenseurs de la laïcité sont en fait «des gallicans républicains, (qui) rongent leur frein, n’(ayant) jamais véritablement accepté la légitimité de l’Observatoire. Un tweet pointant les raccourcis d’Elisabeth Badinter posté par le rapporteur de l’Observatoire de la laïcité sur son compte personnel a déclenché l’hallali. »

Pour lui, les défenseurs de la laïcité sont des «fondamentalistes» qui refusent «toute démarche de connaissance (…), toute démarche de sciences humaines et sociales». Quant à Valls en défendant Elisabeth Badinter et tançant Nicolas Cadène pour son tweet d’idiot utile, il s’est, pour Baubérot «livré, sans doute à son insu, à une apologie de l’obscurantisme».

L’idéologue de l’«allahicité» écrit que «face à l’importante augmentation d’actes antimusulmans, vouloir mettre ceux qui sont engagés dans le combat contre la haine anti-islam, quels que soient les désaccords que l’on peut avoir avec eux, hors du pacte républicain constitue une faute énorme, un acte totalement contre-productif dont le premier ministre sera comptable devant l’Histoire

Comme pour la majeure partie de la presse, pour Baubérot une tête de porc devant une mosquée est au moins aussi grave que de massacrer 130 personnes à la Kalachnikov dans les rues de Paris.

Il parvient à la conclusion qu’une «laïcité dite “ intransigeante ” (pour reprendre une expression de Valls) qui, contrairement à 1905, ne limite pas la neutralité religieuse à la puissance publique, atteint forcément les juifs. Ainsi la terrible agression de Marseille contre un enseignant juif le 11 janvier s’est-elle transformée, dans certains médias, en débat sur le droit de porter la kippa dans l’espace public. Quelle perversion !»

En effet, quelle perversion que d’écrire une telle chose, que de dire en filigrane, en prenant appui sur le port de la kippa, que la laïcité par son intransigeante interdit le niqab dans nos rues, interdit les accommodements déraisonnables avec une religion qui refuse tout compromis, une oumma qui veut conduire la société française dans son arrière-monde où la femme est une chose, les relations entre les humains de la terreur organisée, la littérature réduite à un livre inepte, la musique et le dessin des inventions sataniques…

Jean Baubérot, le « spécialiste » de la laïcité, en insultant les défenseurs de la laïcité (des «laïcards extrémistes») fait semblant de croire que celle-ci est l’ennemi n°1 de la République.

On est dans le cynisme le plus cru dont sont capables nos supposées élites.

Combien les «laïcards», ces athées “terroristes”, ces incroyants “fanatiques” ont-ils abattus de croyants en 2015? Combien les «allahicards» ont-ils massacré de personnes en France la même année?

Mais, selon Jean Baubérot, c’est des défenseurs de la laïcité qu’il faut se méfier.

Par sa mauvaise foi, Baubérot est un salaud quasi sartrien.

Marcus Graven

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5 Commentaires

  1. Ce type est absolument insupportable . Au procès de Pierre et Pascal il y a quelques années je me souviens d’un »témoignage » totalement fumeux et presque inaudible , d’un type à la limite du ridicule. A la fin j’ai demandé ce qu’il avait voulu dire, personne n’avait compris…..

  2. Si tu ne sais pas où tu vas, souviens-toi d’où tu viens. Il vient d’où ce mec, d’un cul de basse fosse ou quoi ? Pour qui se prend-il, on devrait de toute urgence lui conseiller de s’expatrier dans un pays où le « laïcisme intégriste » et le « gallicanisme » n’existent pas. Le Qatar, l’Arabie Séoudite, l’Iran …..Bon débarras !

  3. Jean Baubérot est un repoussoir absolu pour la libre pensée. Me voilà donc réduit à la pensée libre exempte du carcan de la » libre pensée ». Me voilà classé comme laïcard extrémiste, gallican en puissance, fondamentaliste qui refuse toute démarche de connaissance, et obscurantiste de surcroît. Heureusement que t’étais là Baubérot, pour m’éclairer !

  4. Mais qui c’est ce mec, il bave pour se faire connaître, et peut être croire de par sa position toucher un peu de la mäne arabesque, laissons le bavez , il n’a aucune importance

    • Je n’ai pas le « déplaisir » de le connaître, donc j’en suis fort aise, je n’aurai rien perdu.Car, en fin de compte ce mec là, comme disait coluche, à part baver sur les braves et honnêtes gens , et se faire l’avocat du diable, il fait quoi dans la vraie vie.
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