Bayonne, symbole d’une nouvelle culture de gauche qui préfère l’agression à la discussion

Publié le 2 mars 2012 - par - 1 484 vues
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L’accueil de Nicolas Sarkozy à Bayonne vient rappeler une fois de plus l’intolérance de la gauche vis-à-vis de tous ceux qui ne pensent pas comme elle. A la manière des communistes chinois avec leur petit livre rouge, les braves socialistes brandissent le programme de leur Mao du jour : François Hollande. La bible. La seule pensée possible. Et gare à celui ou celle qui oserait proposer une vision différente. Sans cordon de police que se serait-il passé ? Voilà LA question qui mérite d’être posée. On lynche ? On frappe ? On supprime ? Que signifie leur attitude ? Que proposent-ils en réalité ? Un seul candidat ? François Hollande un point c’est tout ? La bousculade de Bayonne est révélatrice de l’état d’esprit de la gauche en 2012. Significative de l’intolérance à laquelle elle est arrivée vis-à-vis de ses contradicteurs. Pour ces gens-là le débat ne doit pas avoir lieu. L’adversaire politique est devenue l’ennemi à abattre. Aucune discussion possible.

Dans la foulée, les médias tentent de minimiser, voire de passer sous silence l’aspect « militants socialiste » de l’affaire préférant attribuer la seule responsabilité de l’émeute à un mouvement autonomiste alors que les images prouvent qu’il ne s’agit pas que de cela, bien au contraire. Sur LCI, plutôt que de déplorer l’entrave à la démocratie, un journaliste dénonce à mots couverts l’intervention rapide d’un cordon de CRS pour protéger Nicolas Sarkozy. L’inversion des valeurs fonctionne à plein régime. Sans doute aurait-il préféré que le président sortant soit livré à la foule.

Si l’on en juge par les divers incidents qui émaillent ce début de campagne électorale, le principe du vote démocratique dérange la gauche : Nicolas Sarkozy à deux doigts du lynchage à Bayonne, Marine Le Pen interdite de parole à Dauphine, Nicolas Dupont-Aignan insulté et menacé par des militants du Front de gauche. Non décidément, accepter des candidats qui tiennent un discours différent est au-dessus de leur force.

Ce nouveau conformisme indument baptisée « la gauche » semble aliéné à des idéaux romantiques qu’il ne peut supporter de voir mis en doute. Et ces braves gens, sûrs de leur bon droit veulent imposer leur pensée qui est forcément la bonne puisque pavée de bonnes intentions. En ce qui me concerne, la seule vue de ces militants brandissant haineusement le programme de François Hollande suffit à me convaincre de ne pas voter pour lui.

Yann Galopin

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