Bayrou se voit déjà à Matignon, avec Macron à l’Elysée

Libération : « Pas du tout à l’ordre du jour », selon Macron qui a assuré au micro de Jean-Jacques Bourdin, sur BFM TV-RMC, qu’il n’était pas question « pour le moment » de nommer Bayrou Premier ministre en cas d’élection… « Ça n’est d’ailleurs pas son souhait ».

Le Monde : « Présidentielle : Bayrou et Macron, une alliance sous conditions ». « J’ai décidé de faire à Emmanuel Macron une offre d’alliance […] Unissons nos forces. C’est […] un geste d’espoir pour notre pays » […] « Il a demandé une « véritable alternance, un vrai changement des pratiques et non pas un recyclage des pratiques anciennes ». Bayrou a réclamé l’introduction de la proportionnelle aux élections législatives. »

« Macron accepte l’alliance : « Je fais miens les quatre piliers sur lesquels cette alliance repose » […] Macron s’engage pour « une alternance véritable dans les orientations politiques… le respect du pluralisme politique et de l’identité de chaque formation. »

Libération : « Bayrou propose « une offre d’alliance » à Macron qui « accepte ». Macron voit « un tournant de la campagne » mais aussi « de la vie politique ». « L’alliance proposée par François Bayrou porte sur les valeurs et les idées » et « s’inscrit pleinement dans la démarche de renouvellement et de rassemblement qui, depuis le début, est la nôtre. C’est pourquoi je l’accepte… » (AFP).

Macron : « Je veux saluer la décision de François Bayrou. C’est un geste courageux, inédit et un tournant de la campagne présidentielle comme de notre vie politique. Je partage pleinement son jugement quant à la gravité de la situation actuelle de notre pays et des temps que traversent les Français. Il fait preuve d’un rare sens des responsabilités et de l’intérêt général. Sa proposition d’alliance est la marque d’une fidélité sans faille aux valeurs qui fondent notre pacte… »

Bayrou : « Si nous y parvenons, nous pouvons faire de grandes choses ensemble. »e Monde : « Les trois présidentielles de François Bayrou ». Depuis 2002, Bayrou a été candidat à chaque élection présidentielle […] En 2002, Bayrou se présente à l’élection présidentielle sous la bannière de l’Union pour la démocratie française (UDF, centre-droit). Il espère être le « troisième homme » face aux deux blocs que sont le RPR du président sortant, Chirac, et le Parti socialiste (PS) du premier ministre, Jospin. »

« Bayrou fait campagne sur la « relève », et met dos à dos ses adversaires, qu’il décrit comme les « frères siamois du même système vieilli », se partageant « un monopole à deux ».

2007 : « Le troisième homme de l’élection […] retente sa chance. Il mise sur le renouveau, parle de recomposition politique, propose l’instauration d’une VIe République. Il dénonce ce qu’il considère être un parti pris des médias au profit de ses concurrents, Sarkozy (UMP) et Ségolène Royal (PS). Au premier tour, il arrive en troisième position, avec 18,57 % des voix, derrière les candidats de l’UMP et du PS. »

En rupture avec la tradition de centre-droit de l’UDF, il annonce qu’il ne votera pas pour Sarkozy […] Il crée, après l’élection, le Mouvement démocrate (MoDem)… C’est pourquoi qu’on ı S’il  » l’ c’est-à-dire

2012 : « Hollande plutôt que Sarkozy ». Bayrou termine cinquième du premier tour avec 9,13 % des voix… il est devancé par Marine Le Pen et par Jean-Luc Mélenchon. »

Michel Houellebecq : Soumission : « Mardi 31 mai. L’information éclata peu après quatorze heures : l’UMP, l’UDI et le PS s’étaient entendus pour conclure un accord de gouvernement, un « front républicain » et se ralliaient au candidat de la Fraternité musulmane […] Sur les conditions de l’accord et la répartition des ministères, (on parlait de) la vanité des considérations politiciennes, l’urgence de l’unité nationale et de panser les plaies d’un pays divisé, etc. (avec) le retour de François Bayrou au premier plan de la scène politique. Il avait accepté un ticket avec Mohammed Ben Abbes qui s’était engagé à le nommer premier ministre s’il sortait victorieux de l’élection présidentielle […] Ce qui est extraordinaire chez Bayrou, ce qui le rend irremplaçable, c’est (que) son projet politique s’est toujours limité à son propre désir d’accéder par n’importe quel moyen à la “magistrature suprême” […] Il n’a jamais eu, ni même feint d’avoir la moindre idée personnelle […] Ça en fait l’homme politique idéal pour incarner la notion d’humanisme, d’autant qu’il se prend pour un grand pacificateur du dialogue interreligieux […] C’est exactement ce dont a besoin Ben Abbes, qui souhaite incarner un nouvel humanisme, présenter l’islam comme la forme achevée d’un humanisme nouveau, réunificateur […] Ben Abbes avait trouvé des accents presque mystiques, et où Bayrou, le visage auréolé d’un large sourire béat, avait à peu près joué le rôle de Jean Saucisse, le Hanswurst. » […]

« Bayrou est vraiment un animal politique sans consistance, tout juste bon à prendre des postures avantageuses dans les médias. Heureusement, c’est en pratique Ben Abbes qui a tout le pouvoir. Aussi, l’élection est couronnée par le choix judicieux de Bayrou comme premier ministre, prime bien méritée à l’opportunisme politique : qu’importent les idées pourvu qu’on ait le poste »

David Desgouilles dans Causeur : « Petit essai de présidentielle-fiction « . « 18 juin 2017 : le Premier ministre Bayrou démissionne… Macron pouvant difficilement nommer un membre du PS à Matignon, et compte tenu du fait que Juppé et NKM ne bougeraient pas, Bayrou était le seul homme à être taillé pour le poste. Et il ne pouvait pas refuser cette mission. C’était à lui de livrer la bataille contre Sarkozy, son  sièges du Modem, ni de coalition. Il était devenu de facto le général du futur parti du président. »

Le Figaro : « Bayrou : « Oui, Macron aura une majorité » […] « La majorité présidentielle aura-t-elle la majorité législative ? La réponse est oui car le choc de l’élection d’un nouveau président signifiera que les Français renvoient les deux partis traditionnels du monopole du pouvoir à leurs chères études, va entraîner une vague de soutiens aux élections législatives : « Vous dites qu’on ne le sait pas mais moi je le sais ! »

Thierry Michaud-Nérard

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3 Commentaires

  1. bayrou , le champion des voltes faces pour essayer d’étre dans un gouvernement quel qu’il soit , et tant qu’a faire pourquoi e pas mettre un imam ? Ceux qui voterons macron sont vraiment anti France ! … je n’ai pas oublié de MAJUSCULES .

  2. Pas très claire cette explication du rôle de Bayrou dans l’opération boboisée de Macron

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