Benjamin Téoule, le chevalier blanc du journalisme montpellierain

Benjamin Téoule le « chevalier blanc », le maître-quenellier et l’écolo : petite leçon de journalisme façon « Mediapart »

12/02/2021 – 19 h 00 Montpellier (Lengadoc Info) – On l’a dit et répété, la dernière élection municipale à Montpellier a été probablement la plus chaotique de France. Tous les partis se sont entre-déchirés, au point, parfois, de terminer devant les tribunaux. Mais alors que les élections sont terminées depuis plus de sept mois, une nouvelle affaire vient révéler certaines bassesses électorales. Une affaire qui n’éclabousse pas seulement le milieu politique local mais aussi un journaliste, Benjamin Téoule.

Benjamin Téoule, le « chevalier blanc » du journalisme montpelliérain

En 2017, Benjamin Téoule fonde Le d’Oc, un média qui se veut « une alternative médiatique locale pour essayer de répondre à la crise morale et économique qui frappe la presse ». À l’époque cet ancien journaliste de L’Agglorieuse ne cache pas une certaine amertume vis-à-vis du milieu médiatique local, au point de commettre le péché de féliciter (en privé) l’ancien rédacteur en chef de Lengadoc Info après que ce dernier avait publié un article sur des subventions attribuées au Club de la Presse Occitanie.

Le d’Oc et son patron se sont rapprochés de Mediapart tant sur la forme, l’investigation, que sur le fond, optant pour une ligne éditoriale solidement ancrée à gauche et faisant de la lutte contre « l’extrême droite » un de leurs sujets favoris, au point de créer récemment un partenariat avec divers sites d’extrême gauche locaux dont certains sont tenus par des militants « antifas » connus pour leur violence et leurs casiers judiciaires.

Un rapprochement Le d’Oc/Mediapart © @BenjaminTeoule

Ainsi adoubé par Mediapart, Téoule, qui « pige » aussi pour Le Point, se glisse alors dans le rôle du « chevalier blanc » du journalisme montpelliérain. Il faut reconnaître que, la plupart du temps, les enquêtes de son média sont de bonne qualité… sauf lorsqu’il s’agit de « l’extrême droite » contre qui Téoule à tendance à s’emporter un peu vite et sombrer dans la caricature journalistique. Comme la fois où Benjamin Téoule dénonce dans un article partisan, l’« Etrange silence sur une nouvelle agression commise par Olivier Roudier, de La Ligue du Midi » en passant sous silence – étrangement – l’agression subie la même semaine par Olivier Roudier par plusieurs militants antifas lui occasionnant 45 jours d’ITT. Ou cette fois encore où Le d’Oc a dénoncé « les lâches exactions » de la Ligue du Midi après qu’une journaliste de l’AFP s’était fait voler son téléphone portable lors d’un hommage à Jeanne d’Arc. Le procureur de la République reconnaîtra quelques jours plus tard qu’il n’y avait pas de lien entre le voleur en question et la Ligue du Midi…

Le journaliste de gauche qui complotait avec un élu d’extrême droite

Mais c’est un tout autre vol de téléphone qui nous intéresse aujourd’hui. En l’occurrence, celui de Jean-Yves Dormagen, professeur de sciences politiques à la faculté de Montpellier et directeur de campagne, à l’époque, de Clothilde Ollier (écologiste). Un portable qui fut volé lors des dernières municipales par Djamel Boumaaz, alors conseiller municipal de Montpellier classé à l’extrême droite de l’échiquier politique et connu pour ses provocations assumées flirtant avec l’antisémitisme (bien que lui-même se défende d’être antisémite).

Pour résumer l’affaire (pour plus d’informations, lire les articles très intéressants de L’Agglorieuse et du Figaro sur le sujet), Djamel Boumaaz publie sur son compte Twitter les résultats d’un sondage commandé par l’équipe d’Ollier avant sa publication officielle. Jean-Yves Dormagen rencontre donc Boumaaz afin de savoir qui est la taupe qui lui a fourni les résultats du sondage. Boumaaz s’aperçoit alors que le directeur de campagne de la candidate écologiste est en train de l’enregistrer avec son téléphone. Ni une, ni deux, Boumaaz « pique » le téléphone de Dormagen avant de prendre la fuite. L’élu (Boumaaz) passe alors une série de coups de fil à divers responsables politiques de la gauche locale (Patrick Vignal, Manu Reynaud, etc) et à… Benjamin Téoule.

Ce dernier voit dans cette affaire, cette fois-ci, non plus une « lâche exaction » de l’extrême droite mais l’occasion de, selon les propres mots de Téoule, « tuer définitivement » Dormagen en faisant fuiter dans Le d’Oc le fait que le directeur de campagne d’Ollier « veut rencontrer le sulfureux Djamel Boumaaz ».

Mais ce qu’ignorent Téoule et Boumaaz, c’est que le téléphone de Dormagen… enregistre toujours ! Les extraits de la conversation diffusés par le Figaro prouvent sans ambiguïté que Benjamin Téoule complotait avec Djamel Boumaaz pour nuire à Dormagen. Voilà donc le « chevalier blanc » du journalisme montpelliérain pris en flagrant délit de collusion avec l’extrême droite dieudonniste.

Étrangement, cette affaire n’est sortie que très récemment (7 mois après). Mediapart a reconnu avoir eu l’enregistrement, peu après l’épisode, sans pour autant le rendre public. Pourquoi ? Étant donné les protagonistes et les milieux concernés, la diffusion de cet enregistrement aurait pu avoir des conséquences considérables sur l’élection municipale.

Quant à Benjamin Téoule, il semble particulièrement bien s’en tirer. Mediapart lui a pardonné ses fautes : « son site est un partenaire de confiance qui réalise un travail remarquable dans le marigot politique déliquescent montpelliérain et héraultais, notamment en enquêtant sans relâche sur l’extrême droite locale » explique Stéphane Alliès, co-directeur de la rédaction de Mediapart.

Cerise sur le gâteau, on apprend selon le Figaro, que le chevalier (plus très) blanc serait sur le point d’être embauché par la mairie de Montpellier ! On comprend mieux désormais certains articles laudatifs du sieur Téoule envers le nouveau maire de Montpellier.

Martial Roudier

Benjamin Téoule le « chevalier blanc », le maître-quenellier et l’écolo : petite leçon de journalisme façon « Mediapart »

Photos : Lengadoc Info

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3 Commentaires

  1. C’est marrant, j’sais pas pourquoi, je me méfie toujours des prénommés Benjamin ou Djamel… Non, j’sais pas pourquoi, ppffff!, c’est con hein !?

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