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Bernard Cazeneuve : J’ai trouvé la paix depuis ma conversion à l’islam

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Notre collaboratrice, déjà auteur, l’an passé, d’une interview mémorable de Manuel Valls, le premier jour d’avril 2015, a réussi, cette année, une autre prouesse : obtenir un entretien avec le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve en personne. Pour cela, elle s’est rendue dans la luxueuse demeure que « R2D2 » possède, à Cherbourg. Après avoir été fouillée par l’équipe de sécurité du ministre, elle a été accompagnée par son secrétaire dans le bureau de travail du locataire de la place Beauvau. L’entretien commence à ce moment-là…

 

cazeneuveimam2Riposte Laïque : Bonjour Monsieur le ministre. Mais… vous êtes en djellaba ?

Bernard Cazeneuve : Et alors, cela vous dérange ? Pourquoi devrais-je toujours m’habiller à l’européenne, alors que 15 millions de nos compatriotes sont issus d’Afrique ? N’est-ce pas une forme de colonialisme que de leur imposer nos coutumes et nos tenues ? C’est ma façon à moi de leur souhaiter la bienvenue en France, et je ne vous autorise pas à me traiter d’islamo-collabo pour cela…

Riposte Laïque : Cela promet ! Je voulais d’abord vous remercier de nous avoir accordé cette interview…

Bernard Cazeneuve : Vous n’avez surtout pas à me remercier. J’ai tenu à voir à quoi ressemblait une collaboratrice de ce journal fasciste et raciste qu’est Riposte Laïque, et je voulais en profiter pour vous livrer quelques scoops, tant que vous existez encore…

CazeneuveplainteRLRiposte Laïque : C’est une menace, Monsieur le ministre ?

Bernard Cazeneuve : N’utilisez pas les grands mots, Madame. Je voulais vous annoncer en exclusivité (et croyez-moi, j’y prends un grand plaisir), que mes services ont décidé de vous rayer de la carte, Riposte Laïque, ainsi que quelques autres sites de la fachosphère. Vous savez que j’ai déjà déposé plainte à quatre reprises contre vous, et que j’ai donné l’ordre à Méric, le chef de la police de Paris, de faire de même. Mais nous allons aller plus loin, chère Madame. Nous considérons que vous êtes les responsables des attentats de Charlie Hebdo, du Bataclan et de Bruxelles…

Riposte Laïque : Vous plaisantez, Monsieur le ministre…

Bernard Cazeneuve : Chère Madame, je ne plaisante jamais quand j’exerce mes fonctions, ni d’ailleurs en dehors. Je considère tout simplement, et le Président de la République, ainsi que le Premier ministre, partagent mon point de vue, que ce sont des gens comme vous qui poussent les musulmans, honorables croyants paisibles en général, à la radicalisation. Si vous n’écriviez pas les calomnies nauséeuses que vous proférez sur l’islam, il n’y aurait pas eu tous ces massacres parisiens, tous ces massacres bruxellois, ni même la décapitation d’Hervé Cornara…

(Il éclate alors en sanglots, et il lui faut une bonne minute pour pouvoir parler de nouveau).

Ri7cazeneuve pleureuseVous incarnez la haine de l’Autre, vous êtes le contraire du « Vivre ensemble » et de la tolérance. Vous êtes plus dangereux que l’Etat islamique. Le plus grave est que vous êtes de plus en plus lus, et de plus en plus écoutés. Donc, nous devons mettre fin à votre pouvoir de nuisance, par tous les moyens, et nous allons le faire, pour sauver les valeurs de la République, la démocratie, l’universalisme et la vision d’une France ouverte à l’Autre.

Riposte Laïque : Et par quels moyens, Monsieur le ministre ?

Bernard Cazeneuve : C’est fort simple. L’état d’urgence nous donne toutes les possibilités de vous rayer de la carte. Nous allons vous assimiler à une organisation terroriste. D’après vous, pourquoi un ministre comme moi a déposé plainte quatre fois contre un site comme le vôtre ? Pour œuvrer à cela. Vous avez osé, les premiers, publier la photo d’Hervé Cornara (snif, snif) décapité. Nous allons donc communiquer sur le thème que vous êtes les complices de l’Etat islamique, comme nous le faisons pour le Front national, et que vous avez relayé sa propagande. Nous allons lancer nos meilleurs journalistes sur ce dossier : Askolovitch, Plenel, Fourest, Cohen. Et nous ferons fermer votre site pour atteinte à la sûreté de l’Etat et incitation à la haine, c’est aussi simple que cela ! Nous nous sommes faits la main sur Minurne-Résistance et Islam et Vérités du curé Pagés, et cela a fort bien marché. Pas de raison qu’il n’en aille pas de même avec vous. Et Fdesouche sera le suivant !

Riposte Laïque : Donc, si je vous comprends bien, Riposte Laïque, à vos yeux, est bien plus dangereux que les tueurs islamistes ?

Bernard Cazeneuve : Vous me comprenez bien. Et je vais même aller plus loin. Je rêve d’un procès où vos différents directeurs de publication seraient traînés devant les tribunaux, et finiraient en prison. J’enverrai un jour mes policiers arrêter votre fondateur, que je déteste, Pierre Cassen. Mais nous irons aussi chercher en Suisse Danielle Borer et Alain Jean-Mairet. Et nous extraderons de Thailande Khadija Ait M’Barek ! Et tout ce beau monde se retrouvera derrière les barreaux ! Ainsi que tous ceux qui ont écrit dans Riposte Laïque. Un Nuremberg contre vous tous ! Vous m’avez ridiculisé en balançant mon surnom « R2D2 ». Vous me tournez en dérision tous les jours, par les dessins de votre Ri7 et vos autres caricaturistes. Je vais me venger, vous allez payer, et cher…

(Il est alors pris d’un tremblement nerveux, a le visage déformé par des rictus, mais il arrive à fouiller dans sa poche, et à attraper des comprimés qu’il avale compulsivement. Immédiatement, il paraît calmé…)

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Riposte Laïque : Mais, monsieur le ministre, si vous faites cela, vous allez devoir enfermer nos 2.000 contributeurs , alors que les prisons sont pleines, et que vous ne voulez pas en construire de nouvelles

Bernard Cazeneuve : On libérera, s’il le faut, 5.000 victimes, que vous appelez racailles, des inégalités sociales et des préjugés des racistes français, pour enfermer les islamophobes qui écrivent sur votre site nuisible et dangereux… De toutes façons, on va tous les libérer, pour enfermer à la place vos lecteurs racistes ! On a leurs noms !

Riposte Laïque : Monsieur le ministre, quelle est la France de vos rêves ?

Bernard Cazeneuve : La France de mes rêves, mais c’est le monde, chère Madame. Il n’y a que 65 millions de Français, sur une planète qui compte 7 milliards d’habitants. Soit moins de 1 %. Dans ces conditions, pourquoi la France serait-elle peuplée de plus de 1 % de Français d’origine ? Pourquoi, alors qu’ils représentent 99 % de l’Humanité, les citoyens du monde non-Français ne seraient que 20 % en France ? C’est pour lutter contre toutes ces discriminations que je fais de la politique, et que j’ai adhéré au PS. C’est pour accélérer ce processus que je favorise la venue de centaines de milliers de migrants, et bientôt des millions, en France. Je suis fier de participer à l’accélération de l’abolition des frontières, et d’un monde où chacun aura le droit, quelle que soit son lieu de naissance, de s’installer là où il veut.

cazeneuve-dans-ses-oeuvresRiposte Laïque : Monsieur le ministre, puis-je vous poser deux questions ? Etes-vous converti à l’islam, et confirmez-vous les propos de Philippe de Villiers qui a accusé la classe politique française d’être payée par le Qatar et l’Arabie saoudite ?

Bernard Cazeneuve : J’étais franc-maçon, mais j’ai trouvé la paix depuis ma conversion à l’islam. Je fais mes cinq prières par jour, je mange halal, et j’ai pu installer quatre femmes dans cette maison où je vous reçois. Je suis un homme comblé. Je suis un pacifiste, et l’Europe, jusqu’à ce jour, n’a engendré que guerres et massacres, rappelez-vous 1914 et 1939, et n’oubliez pas que le communisme et le fascisme viennent du Vieux-Continent. Seul l’islam, une fois qu’il aura reconstitué le Grand Califat, est porteur de paix. C’est pourquoi j’accepte volontiers les dons modestes qui me sont faits, tous les mois, venant des pays du Golfe, pour préparer la paix que seuls les musulmans peuvent nous préserver.

Riposte Laïque : Une dernière question, Monsieur le ministre, bien dans vos baskets ?

Bernard Cazeneuve :  Bien dans mes babouches. Allah akbar !

Le ministre, les yeux fixes, se remet à trembler, et semble entrer en transes. Il déroule son tapis de prières, et se jette à genoux dessus, se cognant vigoureusement le front au sol, les fesses en l’air. Inquiète, notre journaliste préfère se lever et partir discrètement, mettant fin à l’entretien…

Propos recueillis par Jeanne Bourdillon