Bernard Guetta et Jacques Attali, deux savants fous de l'islam

L’ilsam, libérateur, universel et fraternel ?

Il y a quelques mois je ressortais et rediffusais un article écrit à la suite de propos de Jacques Attali. Mais rien n’y fait. L’homme – qui ose prostituer le nom de Marx, au compte de politiques destructives en matière de salaires, de retraite, en matière de protection sociale et de souveraineté populaire, persiste et signe.
Jacques Attali vient donc, une nouvelle fois, de se placer à contrecourant des aspirations populaires et des exigences de la préservation des acquis des lumières, en tant que fondements de la Démocratie politique comme cadre indispensable au progrès humain. Il vient aussi de débiter une série de perles économiques pour justifier l’augmentation de l’armée de réserve de forces de travail, au motif que l’ouverture libre et illimitée du pays à la main d’œuvre immigrée sauverait retraites et emplois…
Une nouvelle fois, cet ambitieux petit camelot de la politique, se rendant sur les plateaux de télévision en cherchant à se faire passer pour un « amoureux du judaïsme et un grand admirateur du Talmud », vient de nous pondre un nouvel œuf périmé en arrivant au monde, vantant pour la seconde fois le caractère « libérateur » et hautement civilisateur de l’islam…
Les paroles du conseiller du défunt Mitterrand méritent de passer à la postérité, au même titre que celle du Maréchal Bazaine quand ce dernier cherchait son armée.
Ecoutons-le encore, le Conseiller du Président Mitterrand.
Cela vaut vraiment le coup de faire un petit détour, pour mesurer le degré de bêtise satisfaite d’un homme qui se prend pour un penseur :
« L’islam est une des dimensions de la civilisation européenne, depuis l’origine de l’islam et l’origine de l’Europe ».
Cela fera chaud au cœur des francs et des gallos romains qui ont bataillé à Poitiers.
L’Europe n’existait donc pas avant le djihad qui a tenu en état de guerre toute la péninsule ibérique pendant sept siècles ?
Ce serait le premier et le second djihad qui auraient été à l’origine de l’Europe ?
On peut voir les choses ainsi : sans les tentatives de conquêtes arabes et ottomanes cherchant à réduire les européens au statut qu’eurent les Berbères, après la destruction de leur culture et de leur agriculture, les Européens n’existeraient pas, leur culture non plus ? Ridicule !
Ce que nous apprend le messie Attali réconfortera certainement les populations du sud-est de la France. Deux siècles durant, ces populations eurent à subir un harcèlement permanent de la part de bandes pillardes, des bandes retranchées dans la région qui porte pour cela ce nom, « le massif des Maures », à partir de laquelle elles lançaient les rezzou. Cette guerre, dont on parle peu, pollua la vie quotidienne des populations provençales pendant tous les 8ème et 9ème siècles. Evidemment, cette guerre, c’était pour la bonne cause, elle contribuait à apporter une culture qui est une des forces de l’Europe.
Merci monsieur Attali, lui diront, s’ils pouvaient parler, les mânes des esclaves, ces hommes, ces femmes et ces enfants, razziés sur les côtes de Provence, de Corse, d’Italie, d’Espagne, et vendus sur les marchés aux esclaves de l’Afrique du nord.
On va me dire que j’ai une dent contre notre distingué lecteur du Talmud. Voyons cela, écoutons-le encore le brave et grand esprit. Il interroge doctement l’avenir :
« Comment va-t-on faire pour aller très loin dans l’intégration de cette culture musulmane dans cette fierté de l’Europe, dont elle est l’une des forces, l’un des atouts dont l’Europe a besoin ».
Je parlais de faire chaud au cœur.
Le roi polonais Jan Sobieski (dit Jean III) doit se dire qu’il a eut tord, qu’il a eut grandement tord, qu’il a commis un impair terrible en réunissant une armée qui a défait le deuxième grand djihad, devant Vienne en 1683.
Evidemment, on peut voir les choses autrement. Pour éviter une troisième tentative ottomane d’étendre à l’Autriche le Califat islamique ottoman, le monarque polonais pu réunir une armée de 65000 hommes, formée pour moitié de Polonais et pour moitié d’Allemands et d’Autrichiens. Grace à cette culture musulmane apportée par les sabres ottomans et la chasse aux esclaves, on a vu, en 1940, comment la victoire polonaise face aux incursions incessantes des djihadistes et des esclavagistes a bâti l’Europe et scellé une amitié européenne entre les deux nations germaniques et la nation slave ?
Monsieur Attali a surement une réponse. Je la devine : S’il lui avait pris l’idée d’aller jouer aux billes, au roi de Pologne, l’Autriche aurait disparu. Elle se serait fondue dans les frontières du Califat ottoman. Hitler serait devenu janissaire, il n’y aurait pas eu de shoah…mais seulement de la dhimmitude jusqu’au cœur de l’Europe. Evidemment, vu sous cet angle, l’apport de l’islam à l’Europe… Merci monsieur Attali.
Pendant le second conflit mondial, on a beaucoup pu apprécier l’atout dont nous parle le distingué Attali.
Le Mufti Husseini, -inspirateur du Hamas, vient encore de nous dire le chef du califat à Gaza-, au lieu de ne recruter que vingt mille jeunes musulmans des Balkans pour les Waffen SS aurait probablement pu en recruter beaucoup, beaucoup plus.
Au lieu seul d’un camp d’extermination, tenu exclusivement par les SS Anschar, sans aucune présence dirigeante et technique allemande, – SS musulmans dont la sauvagerie sadique des méthodes de mise à mort par égorgement et décapitation choquera même l’inspecteur SS collaborateur direct d’Himmler-, au lieu d’un camp de mise à mort, nous en aurions eu des dizaines. Quel atout pour l’Europe ?
La récente déclaration de Jacques Attali au quotidien israélien Haaretz à provoqué bien naturellement des remous. A l’en croire, en France, il n’y a pas d’antisémitisme. Et ce qu’on peut croire en la matière est le fruit d’actions propagandistes inconsidérées d’Israël et d’associations juives qui ne méritent pas d’être respectées.
Pour ce qui concerne l’état national du peuple juif, ce serait un second Israël appelé à disparaître, comme le premier il y a 26 siècles, puis comme a disparu la Galilée juive du 17ème siècle. Ce que l’islam avait vendu, cher, très cher, via Suleyman le Magnifique, l’islam l’avait repris…
Ce que la SDN, puis les Nations Unies reconnaîtront et accorderont chichement, en 1920-21 et 1947, est menacé d’être remis en cause. En effet, la nouvelle majorité djihadiste siégeant à l’ONU, -tout à la dévotion de l’admirateur d’Hitler qui a réprimé les manifestations de millions d’iraniens protestant contre son putsch électoral-, pense et dit, comme lui, qu’il faut annuler l’arbitrage international de 1920-21 et 1947 et que l’on doit sans tarder remettre en cause la restauration des droits nationaux du peuple juif..
Aux déclarations de l’ancien conseiller du Président Mitterrand s’ajoutent celles de Bernard Guetta.
Ainsi, cet Israël restauré dans ses prérogatives politiques en 1948, cet Israël qui voudrait nous faire croire à l’existence de l’antisémitisme en France (Attali), serait voué à disparaître, non après avoir provoqué tensions et conflits (Bernard Guetta).
Il y a presque trois ans, j’écrivais les lignes ci-après, provoquées par des déclarations de nos deux compères. Elles montrent qu’il y a une continuité certaine, en matière de déclarations hostiles à l’existence d’Israël en tant qu’état nation, du côté du couple d’iconoclastes VIP, manifestement tenants endurcis de l’antisionisme « Juif ». Elles montrent, ici, que les deux hommes sont deux espèces de bourgeois de Calais, s’inclinant bien bas, comme leurs prédécesseurs, devant l’idéologie qui exige la disparition d’un Israël qui, par sa simple existence, dément certains de ses dogmes parmi les plus agressifs.
« (…) libérateur, universel et fraternel »
C’est ce qu’écrivait Jacques Attali, dans l’express du 9 février dernier, parlant de l’islam. Il rajoutait, et « religion de l’individu seul face à dieu ».
C’est sûrement vrai que les croyants alignés, plongeant vers le sol tous en même temps, pratiquant la prière comme une sorte de cérémonie militaire, comme une présentation aux couleurs, d’un certain monothéisme, sont « seuls face à Dieu ».

Libérateur et fraternel ?

C’est ce qu’ont dû se dire, la Kahina, leur reine, et les tribus berbères résistant les armes à la main, plusieurs décennies durant, à la libération et à la fraternité universelle répandues à la pointe de sabres acérés.
Des Ingrats ces berbères, ils n’appréciaient pas la nouvelle veltanschaung venue d’ailleurs.
Ils devaient être comme nous autres démocrates « hyper laïques », ils n’appréciaient pas le cadeau du prophète mecquois. Ils ne savaient pas voir le cadeau offert, les ingrats.
Quant aux Espagnols et aux Juifs vivant à leurs côtés depuis l’époque des établissements phéniciens puis carthaginois, les uns et les autres soumis à l’infériorité institutionnelle de la dhimmitude, puis aux conversions forcées des dynasties almohades et almoravides, quels ingrats eux aussi. Ils ne surent manifestement pas apprécier, comme il se devait, l’invitation, peut être insistante mais tellement fraternelle et si libératrice. L’Oumma universelle ne les passionnait pas. Ils n’avaient pas lu Attali et Guetta.
Maimonide, s’il avait connu les écrits des deux hommes, n’aurait certainement pas rejeté, dés son arrivée en Egypte auprès du Sultan, la conversion que lui avait fait imposer, pour le bien de son âme la dynastie issue des Salafistes de l’époque, lesquels avaient renversé les Omeyyades et leur régime de dhimmitude affaiblie.
Au Yémen, les siècles avaient beau passer, les Juifs ne se résolvaient toujours pas à vouloir apprécier la sollicitude libératrice, fraternelle et universelle. Des ingrats eux aussi. Ils n’appréciaient pas que les autorités leur enlèvent leurs orphelins pour les remettre sur le bon chemin, libérateur, universel et fraternel. La sollicitude la plus douce et sincère peut-être parfois incomprise…

Bernard Guetta, invité à l’émission de Moatti, semble, lui aussi, fasciné et faire partie de ces défenseurs du fraternel universel de ce début de 21ème siècle.
Il reproche leur irresponsabilité irrespectueuse aux dessinateurs Danois, ainsi qu’à tous ceux qui se sont solidarisés avec leurs dessins. Ils insulteraient, les uns et les autres, sous le fallacieux prétexte de la liberté d’expression, une communauté humaine fraternelle, libératrice et universelle. Les dessinateurs Danois et leurs supporters jetteraient de l’huile sur le feu, pour jouir d’un attribut pas vraiment indispensable : la liberté de pensée et celle d’exprimer cette pensée.
Mais au fait monsieur Guetta, de quel « feu » parlez-vous ? Qui est ce feu ?
Comment en effet jeter de l’huile sur le feu s’il n’y en a pas ?
Quitte à être redondant, je veux reposer ma question autrement : on ne peut jeter de l’huile sur le feu que s’il y a un feu.
Alors il y a feu ! Est-ce un feu universel, libérateur et fraternel ?
Bernard Guetta voudrait voir en Bin Laden et Cie une excroissance passagère et marginal sur le corps sain, libérateur, fraternel et universel d’un monothéisme essentiellement respectueux des autres et pacifiste.
Le prophète médino-mecquois du 7ème siècle, s’il a bien existé, aurait été une sorte de Gandhi, n’ayant pris les armes qu’à l’insu de son plein gré. Et le caractère fondamentalement doux du message demeurerait pour toujours l’essence de celui-ci, sous des gangues passagères qui ne devraient pas empêcher de découvrir chaque jour le principal.
Pourquoi pas.

Une question à nos deux savants de l’islam et à leurs conseillers

Qui était cet Abou Lahab dont le prédicateur médinois réclame, je cite le texte : « qu’il périsse brûlé ainsi que sa femme » ? Je ne suis pas aussi savant que nos deux VIP, alors je leur adresse ma question. Je voudrai bien suivre Jacques Attali sur son sentier de Damas, mais je ne peux réprimer cette double question :
– Qui était cet Abou Lahab ?
– Quelles étaient ces « victimes » que le prédicateur invite à « immoler » ?
Ces deux fragments d’un prêche universel, libérateur et fraternel, révèlent quelque chose qui parcours cet universalisme pacifique et libérateur, universalisme qui dit « confirmer » les livres d’avant en affirmant dans le même temps que leurs éditeurs, leurs bibliothécaires pointilleux et leurs colporteurs consciencieux les ont caviardé, sans dire quand, par qui et où, ni ce qui était effectivement écrit sur ces pages avant que la censure infidèle n’apporte des modifications. Quelles modifications ? Mystère et boule de gomme ! Confirmation- démenti donc, le message libérateur, fraternel et universel.
Ici et là, le message libérateur, fraternel et universel, selon Jacques Attali, décrit une vie de délices sans fin, après que l’on aura renoncé de soi-même à la vie présente sur le chemin de la défense glorieuse de la seule vraie foi.
Des vierges, dont la virginité – est conservée pour les hommes dignes de les recevoir- se reconstitue en permanence, ont été crées pour eux.

Comment gagner ce droit à la félicité définitive ?

Parmi les sentiers escarpés qui y mènent, l’invitation à « faire un grand carnage des infidèles rencontrés, et à serrer les entraves des captifs ».
N’est-ce pas ce qu’a appliqué, à la lettre, le chef en fuite du gang des kidnappeurs de Bagneux ?
Je n’ai rien à rajouter, le duo Attali- Guetta m’a convaincu. Quoi de plus universel et libérateur que la satisfaction des ondes qui sont concentrés dans les replis de l’inconscient ?
Wilhelm Reich a beaucoup écrit lui aussi sur la question.
Freud, qui ne prétendait pas à la fonction de prophète, nous a décrit précisément l’affaire.
Une autre question cependant :
Que signifie le sens qu’ils attribuent au mot libérateur ?

Explication

Du 7ème au 20ème siècle, 17 millions d’Africains ont été razziés, ligotés, emmenés loin de leurs villages par les guerriers des aristocraties militaires africaines, organisées en état de type despotique oriental sur la base d’un mode de production asiatique, au sens que le marxisme classique a donné à ce terme.
Dix sept millions d’Africains ont vécu cela et se sont retrouvés, attachés, liés les uns aux autres, entravés par des cordes, en longues colonnes, presque nus, ayant à supporter des chaleurs suffocantes, à pieds, traversant le Sahara jusqu’aux lieux de vente de la chair noire, en vue de devenir esclave : travailleur agricole, esclave garde de sultan, esclave rendu eunuque, esclave de harem (concubine). Certains, -comme leurs onze millions de semblables déportés vers les Amériques-, iront plus loin que les marchés d’esclaves de l’Afrique du nord, l’Egypte, la péninsule arabique, le Moyen-Orient et la Perse. On les entassera sur des boutres négriers, et vogue la galère vers les places négrières des îles de la future Indonésie, l’inde et même la Chine.
Leur sort était-il plus enviable que celui de leurs frères enfermés dans les casemates de Gorée puis enchaînés dans les cales des vaisseaux négriers de la traite transatlantique ?

Une différence cependant, et de taille

Les esclaves arrachés à l’Afrique pour les marchés orientaux bénéficieront d’un traitement mental de faveur, manifestement libérateur.
Alors que les Afro-Américains, les Afro-Antillais, les Afro-Brésiliens, sont parvenus à conserver des pans de leur identité, qu’ils revendiquent en général avec fierté, leurs frères qui reçurent le message libérateur, fraternel et universel ne savent pas qu’ils sont « Afro ». Ils se croient autochtones, un peu méprisés certes, par les gens plus clairs, mais ils se croient des autochtones Irakiens de l’arabistan ou autochtones iranien du Kouzistan. Ils ont perdu un pan de leur mémoire.
Il faut croire que pour nos deux messieurs ce n’est pas important que ces hommes et ces femmes sachent ou ignorent, -ces fils ou ces filles d’esclaves-, qu’ils viennent d’Afrique et qu’une culture digne de respect y existait, en dépit d’un mode de production esclavagiste (Rome et Athènes furent de grandes civilisations assises elles aussi sur un mode de production esclavagiste). S’ils ignorent qu’ils sont fils ou filles de l’Afrique noire, quelle importance… vous croyez vraiment ? Cet Alzheimer, un progrès sûrement, si l’on doit vous croire… Merci pour eux, messieurs.
Alain Rubin

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