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La NR relaie la propagande d’une Israélienne pro-palestinienne

Regard « pro-palestinien » d’une Israélienne sur le conflit actuel au Moyen-Orient proposé par La NR de l’Indre

Le moins qu’on puisse dire c’est que ce « regard », le premier offert par la NR sur le conflit israélo-palestinien avait de quoi surprendre puisque c’est celui d’une Israélienne qui pleurniche sur ces pauvres Palestiniens qui, une fois de plus, s’en sont pourtant pris violemment à Israël !

Le 15 mai au matin, en tout début de parution, se trouvait sur le site internet de la NR de l’Indre le titre suivant:

INDRE : LE REGARD DE TANIA SHEFLAN SUR LE CONFLIT ISRAÉLO-PALESTINIEN

https://www.lanouvellerepublique.fr/indre/indre-le-regard-de-tania-sheflan-sur-le-conflit-israelo-palestinien

Après lecture de l’article, signé Pierre-Yves Rochcongar, on pouvait se demander si ce n’était pas plutôt le regard du journaliste sur le conflit qui nous était donné en toute (im)partialité bien sûr, qualité dont se revendique en toute foi la presse subventionnée mais qui par trop souvent est loin de refléter la réalité des événements, comme en témoigne l’existence des sites de réinformation qui existent chaque jour plus nombreux, preuve de la « confiance » des lecteurs concernant la presse « officielle » !

Ne nous donner que le regard larmoyant d’une Israélienne qui s’apitoie exagérément sur les Palestiniens n’est pas très conforme à ce que pensent les Israéliens car ils soutiennent très majoritairement l’action de leurs dirigeants.

En ouvrant le journal dans sa version papier, on trouvait le même article garnissant avantageusement la page 2 mais au titre très conforme à la teneur de l’article :

TANIA SHEFLAN: « DÉSOLÉE, DÉGOÛTÉE, DÉSESPÉRÉE »

Extraits : A l’évocation de ce conflit interminable, les yeux de Tania se remplissent de larmes. Ses convictions de juive sont peu orthodoxes… »Les plus malheureux dans tout ça, ce sont les palestiniens coincés à Gaza… Des générations de Palestiniens, qui ont été virés de chez eux depuis des années, vivent dans les camps de réfugiés depuis des années. C’est de la souffrance et ça engendre une extrême pauvreté. Tout cela cultive le racisme et la haine…ça me désole, ça me dégoute, ça me désespère… »

Pour elle, Israël vit dans une sorte de paranoïa permanente… Et de raconter par exemple qu’une de ses sœurs vit non loin de Gaza dans « un village entouré de barbelés, de portails électriques installés à chaque entrée et des bases militaires tout autour »…

Je ne sais si l’article aura fait beaucoup pleurer dans les chaumières du Berry où vit maintenant celle qu’on peut qualifier de renégate compte-tenu de ses propos dans les dernières lignes :

… Jeune, Tania Sheflan ne se posait pas autant de questions sur son pays. A tel point qu’elle a fait ses 2 ans obligatoires dans l’armée israélienne. Aujourd’hui, je ferais le choix d’aller en prison (sic). Et le journaliste de conclure : Pas orthodoxe mais radical !

Je ne sais pas si j’ai raison, mais après lecture de l’article, j’ai eu comme l’idée que le journaliste Pierre-Yves Rochcongar n’était pas sans savoir ce qu’il allait entendre et peut-être même ce qu’il voulait entendre car récemment il a consacré plusieurs articles à cette même personne :

https://www.lanouvellerepublique.fr/indre/commune/arthon/arthon-indre-la-maraichere-au-bord-de-la-crise-de-nerf

https://www.lanouvellerepublique.fr/indre/commune/arthon/arthon-indre-la-circassienne-tania-sheflan-revit-dans-son-maraicher

https://www.lanouvellerepublique.fr/indre/commune/arthon/une-agricultrice-tres-impliquee-dans-la-vie-locale

L’ensemble offre une bio atypique d’une personne qui a posé ses valises il y a peu dans l’Indre pour cultiver son jardin et vivre de la vente de ses fruits et légumes bio. Elle a fait partie de l’équipe d’Israël de natation synchronisée, a pratiqué la danse, école de cirque à Lille, ensuite circassienne avec la spécialité de contorsionnisme pendant 11 ans, puis depuis son installation à Arthon, cours de chant lyrique, harpe, clarinette et récemment études horticoles etc. En quelque sorte une « touche-à-tout »… on pourrait même dire qu’elle n’a pas « deux pieds dans le même sabot » !

Pour revenir sur ses propos débités au journaliste, l’expression « paranoïa permanente » m’a vraiment choquée en parlant d’Israël qui se surprotègerait donc de façon inutile voire ridicule.

Si les Israéliens sont obligés de s’entourer de tant de protections, ce n’est sûrement pas pour le plaisir de vivre ainsi et de gaspiller leurs finances : c’est une question vitale quand on vit proche d’une populace haineuse qui passe facilement à l’action quand il s’agit de détruire, tuer, en n’épargnant même pas parfois sa propre population… et ensuite de pleurnicher en accusant injustement et perfidement Israël de déclencher les hostilités !

Ce 15 mai, d’ailleurs, le Premier ministre Benjamin Netanyahu le rappelait à propos de ce dernier conflit provoqué par les Palestiniens : « cela fait 5 jours que le Hamas a tiré des missiles sur  Jérusalem et d’autres villes israéliennes dans un attaque non provoquée… Il vise nos civils et se cache derrière des civils palestiniens, les utilisant comme boucliers humains… »

Françoise Lerat

PS : À mon tour de cultiver la paranoïa : dans le titre d’un article que j’ai mentionné plus haut, on trouve présentée non pas « l’Israélienne Tania Sheflan » mais « la Circassienne Tania Sheflan ». C’est vrai que dans le langage courant le terme « circassien » désigne un artiste de cirque, mais il s’agit en fait d’une faute étymologique, « circassien » au sens propre est la dénomination d’une personne originaire du nord du Caucase. Vivent d’ailleurs en Israël des Circassiens israéliens, musulmans sunnites qui ne constituent que 0,06 % de la population israélienne. (Il y a en tout 17,7 % de musulmans en Israël)… Alors Tania Sheflan circassienne et circassienne ? Bien sûr je ne saurais répondre…