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Béziers : il y a longtemps que le préfet de Bousquet aurait dû être révoqué

DeBousquetJe sais, cela est dangereux d’écrire sur les préfets de Valls-Cazeneuve. Ainsi, pour avoir qualifié l’ineffable préfet Boucault, aujourd’hui heureux retraité, d’incompétent, notre amie Josiane Filio a été poursuivie devant les tribunaux, condamnée une première fois, avant d’être relaxée. Il est arrivé la même chose à Richard Roudier, président de la Ligue du Midi, face au bien susceptible préfet socialiste.
Peu après, le préfet de Belfort, Jean-Robert Lopez, avait annoncé avoir déposé une plainte contre Danielle Moulins, qui lui avait pourtant fait l’honneur de le couronner lèche-babouches de la semaine, en raison de son action en faveur de l’abattoir halal mobile de Belfort. Quelle ingratitude.
Je vais donc vivre dangereusement, comme l’a fait notre ami Empedoclates avec le préfet de Corse, en vous parlant de celui de l’Hérault, le nommé Pierre de Bousquet de Florian.
C’est un énarque qu’on dit proche de Jacques Chirac. Nicolas Sarkozy l’a suspecté, alors qu’il était directeur de la DST, d’avoir enquêté sur ses prétendus comptes occultes, lors de la fameuse affaire de Clearstream.
En toute logique, il dut, suite à la victoire électorale de Sarkozy, en 2007, quitter ce poste. La République étant bonne mère avec ceux qu’elle vire d’une fonction, le brave homme se retrouvera donc préfet, et se promènera de Calais en Normandie, où Guéant le nommera en 2012, avant la défaite de l’UMP.
Est-ce pour ce passé à la DST où il parut manoeuvrer contre Sarkozy que les socialistes le laissèrent en place, alors qu’ils firent un grand ménage chez tous les préfets nommés entre 2007 et 2012 ?
Toujours est-il que notre valeureux préfet, ancien chef de la DST, se vit nommer dans l’Hérault en décembre 2012, poste qu’il doit occuper jusqu’au 31 décembre 2015.
Nous avions cru comprendre qu’un préfet devait absolument respecter la neutralité de sa fonction, et ne pas mettre en avant ses options politiques. Cela s’appelle avoir le sens de l’Etat.
Pourtant, le 12 septembre dernier, à Paris, à la maison de la Chimie, c’est cet homme, Préfet de la République, se croyant revenu à la DST, qui à deux reprises (55e seconde et fin de la vidéo de 2′) se permit d’essayer d’arracher le téléphone portable sur lequel le courageux Julien Sanchez, maire FN de Beaucaire, devant 600 socialistes à migrants hostiles, lisait le texte de son intervention. Il essaiera également de lui arracher le micro.

Cela veut dire que dans la France de Valls et Cazeneuve, un préfet peut se permettre d’essayer d’empêcher de parler, en l’attaquant physiquement, un maire élu par ses concitoyens, sans que cela ne pose de problème à son ministre. En effet, le valeureux préfet ne recevra pas la moindre sanction de la part du ministre de l’Intérieur, pour ce viol grotesque de sa fonction, et son absence totale de sens de l’Etat.
Pierre de Bousquet de Florian, homme de droite, a voulu, par ce geste scandaleux, donner des gages à ses nouveaux maîtres, leur montrant que pour les basses œuvres, ils pouvaient compter sur lui.
C’est cet homme qui refuse la garde biterroise, que Robert Ménard voulait constituer avec d’anciens militaires, policiers ou pompiers, afin d’aider les forces de l’ordre épuisées par l’Etat d’urgence. C’est encore ce monsieur qui s’est félicité de la présence de la garde musulmane d’une dizaine de personnes, constituée d’extrémistes dénoncés par Robert Ménard, lors de la messe de Noël de Béziers. Et bien évidemment, son ministre de tutelle, surnommé R2D2, mais aussi l’imam Cazeneuve, a opiné dans le même sens.
tweet CazeEst-il besoin de préciser que si nous étions dans un véritable Etat de droit, ce personnage aurait été révoqué depuis longtemps, pour faute professionnelle. Chez les socialistes, cela lui vaudra probablement une promotion de Cazeneuve, ravi de pouvoir compter sur un homme que, manifestement, les scrupules n’étouffent pas, pour de futures missions au service de la République socialiste.
Paul Le Poulpe